Les Nuits de Mashhad
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Juan 75
Juan 75

78 abonnés 488 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2022
La réalisation est implacable et d'une dureté à la hauteur de son sujet c'est-à-dire la violence faite aux femmes en Iran mais plus largement dans le monde car il traite aussi de la prostitution sociale. Les acteurs sont extraordinaires et la lumière digne d'un grand polar. Le scénario est très bien ficelé et permet d'entrer dans la psychologie des personnages sans entraver la portée collective du message. Le prix d'interprétation féminine était une évidence lors du dernier festival de Cannes. La réalisation est soutenu par une musique qui donne un climat extraordinaire.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2022
À Mashhad, la ville sainte d'Iran, à la frontière de l'Afghanistan, un tueur en série a assassiné en 2000 et en 2011 une quinzaine de prostituées. Il les attirait chez lui, les étranglait et se débarrassait de leurs dépouilles dans des terrains vagues. Son procès déchira l'opinion publique iranienne, une partie d'entre elle prenant fait et cause pour lui, estimant qu'il faisait œuvre de salubrité publique en libérant la ville de femmes de mauvaise vie.

Le réalisateur Ali Abbasi, né en Iran, mais aujourd'hui installé en Suède, s'est saisi de ce fait divers. Il n'a pas eu le droit de tourner en Iran et a reconstitué les lieux en Jordanie. Son film  précédent, "Border", m'avait enthousiasmé - au point de figurer dans mon Top 10 en 2019 ; mais "Les Nuits de Mashhad" ne lui ressemble en rien.

Impressionné par ce fait divers, Ali Abbasi a eu l'idée d'inventer une courageuse journaliste. Palliant l'impéritie de la police qui, par incompétence ou par refus tacite, néglige l'enquête, elle traque elle-même le tueur en série au risque de sa vie. Le rôle joué par Zar Amir Ebrahimi lui a valu le prix d'interprétation féminine à Cannes. Sans doute le personnage est-il courageux et l'actrice l'interprète-t-elle avec une belle conviction. Mais de là à lui décerner un prix, il y a un pas que seule la bien-pensance - et l'absence de toute autre récompense octroyée à ce film au palmarès cannois - permet d'expliquer.

"Les Nuits de Mashhad" est un film violent. Il est d'ailleurs à bon droit interdit aux moins de douze ans. Il filme longuement l’agonie de trois femmes selon le même modus operandi. Certaines critiques lui reprochent, non sans motif, sa complaisance et son voyeurisme.
Il ne s'agit pas d'un polar à proprement parler. Il n'y a aucun doute sur l'identité du meurtrier, Saeed, un maçon, marié et père de famille, dont la caméra suit la vie sans histoire. Parallèlement, elle suit cette journaliste qui rencontre plusieurs obstacles pour mener à bien son enquête, le moindre n'étant pas l'inertie des autorités religieuses.

Quitte à déflorer le scénario - lecteurs allergiques aux spoilers, n'allez pas plus loin - il faut dire que le film compte une seconde partie après l'arrestation de Saeed. Il change de registre : il passe du thriller nocturne et poisseux au procès et aux enjeux politiques qu'il soulève. Hélas, "Les Nuits de Mashhad" est déjà bien entamé et semble manquer de temps pour développer cette partie-là. C'est d'autant plus dommage que c'était peut-être le plus intéressant. On est frustré d'un procès bâclé en quelques minutes à peine. On aurait aimé que le réalisateur prenne son temps pour nous raconter, en changeant peut-être de focale, et en se plaçant cette fois-ci du point de vue des autorités, le défi posé par un meurtrier invoquant la même idéologie moralisatrice et misogyne que celle de ses juges.
lmc-3

307 abonnés 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2022
(en VO)
Surprenant de puissance.
Tiré de faits réels; Dur, le film met en brillance son thème avec poigne et est très fougueux dans son regard social et politique.
Dénonciateur, le spectateur se demande sans cesse quelle sera la conclusion du film pseudo-Iranien.
Une belle révélation.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2024
En 2022, le réalisateur danois né à Téhéran, Ali Abbasi, s’inspire d’un fait divers sordide pour porter un regard critique sur une société iranienne où patriarcat et conservatisme religieux prédominent. Conçu comme un thriller, ce film retrace l’enquête journalistique d’une jeune femme pour démasquer un tueur en série s’attaquant aux prostituées de la ville sainte de Mashhad. La charge contre la corruption des autorités du pays, le fanatisme islamiste et la misogynie reste sans concession et est accentuée par une intrigue captivante. Les psychopathes existent partout dans le monde mais lorsqu’ils sont soutenus par leur environnement culturel ils en deviennent encore plus odieux. Bref, une œuvre politique engagée qui lui a valu une condamnation ferme de la part de l’Iran.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2022
C’est un thriller, basé sur une histoire vraie, retraçant l’histoire d’un serial killer ayant décidé de «purifier» Mashhad des prostitués au nom de dieu. Il est réalisé par Ali Abbasi, un réalisateur Danois d’origine Iranienne. On comprend très vite pourquoi le film n’a pas été tourné en Iran, tant le film critiquera la misogynie extrême du peuple, la corruption de sa société et la façon dont elle a accouché d’un tel monstre.

De même ce n’est pas anodin qu’un des premiers rôles soit campé par Zar Amir Ebrahimi, une Iranienne qui a été condamnée et a dû fuir son pays, suite à la divulgation d’une sextape. Elle y incarne même une journaliste dont le personnage fictif qui a été créé pour le film et qui en deviendra même la représentation de la misogynie subit par les femmes.
Mais même si elle a un rôle central concernant la traque du tueur, le film surprendra en prenant le parti pris de faire du personnage du psychopathe son protagoniste, incarné par un Mehdi Bajestani glaçant.

La première partie est un thriller très cru et naturaliste. Il mettra constamment le spectateur dans une situation de malaise, jusqu’à filmer les meurtres de façon très crue et frontale, mais sans jamais être dans la complaisance, en montrant justement ce que la société ne voulait pas voir à l’époque.
Mais le film prendra réellement son envol dans sa deuxième partie après un virage assez surprenant (j’aurai d’ailleurs même aimé que le film s’attarde plus sur cette partie). Il deviendra même passionnant par le regard qu’il porte sur la société Iranienne et pouvoir de masse qu’une religion peut avoir sur le peuple. En ce sens, il rappelle la très bonne série SUR ORDRE DE DIEU, où il est aussi question de féminicide et de la place de la femme dans une communauté mormons.

Bref un triller extrêmement efficace et perturbant. Un film qui fera se questionner le spectateur et clairement ne le laissera pas indemne, à l’image de sa scène finale aussi terrifiante que lourde de sens…

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Bradley C
Bradley C

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2022
Un thriller qui n'en n'ai pas un car on connaît le tueur depuis le début, l'intrigue n'est pas très bien menée
Seul le dernier 1/4 d'heure est à suspens.
Mais ce film va bien au-delà d'une histoire de serial killer. Il dénonce la société où ma vertu est la règle officielle mais où ni victimes ni leurs parents ne peuvent se faire entendre. Où l'on oublie que pour chaque prostituée il y a un client
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2023
Terrible histoire vraie de ce tueur psychopathe bon père de famille par ailleurs!
Il mène le jihad contre le vice, il se veut éradicateur de femmes impures et fier de l'être.
C'est un monstre soutenu par l'impéritie religieuse de toute une société. Et la réalisation révèle tous les aspects sordides : on assiste aux étranglements dans sa propre maison, à la fascination aveugle de son fils et de sa femme et des habitants de la ville qui iront jusqu'à se cotiser pour lui, spoiler: à la pendaison proprement dite
. Le procès est fascinant : : il revendique ses 17 crimes et en promet d'autres (certain de son innocence et de l'issue du procès).
La journaliste s'implique totalement comme une véritable enquêteuse- justicière. L'actrice a été récompensée à Cannes; pourtant sans charisme, son jeu sobre est anodin.
Ce film est une belle condamnation de l'obscurantisme!
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 novembre 2024
Ankabut-e moqaddas confirme la médiocrité du cinéma d’Ali Abbasi, réalisateur du surestimé Gräns (2018) où s’observait déjà une complaisance dans le filmage de la monstruosité humaine. Il s’agit cette fois d’un sujet de société brûlant, reconstitution d’un fait divers survenu en Iran au début des années 2000 : un spoiler: tueur de prostituées
justifie ses actes par le souci de purger la société d’un fléau jugé incompatible avec les textes sacrés et, par conséquent, avec la volonté de Dieu. Le récit hésite en permanence entre le point de vue de la journaliste, grossièrement écrit et négligé, et celui du bourreau qui le fascine au point de prendre le pas sur l’enquête : la caméra semble se repaître des spoiler: visages tuméfiés et édentés
, et sa fétichisation de certaines parties du corps comme la bouche ou les pieds construit à l’écran une impression curieuse d’obsession mimétique de la démence de Saeed Azimi. C’est aussitôt tout un discours politique qui s’écroule, incohérent dans la mesure où ce que nous montre l’image s’oppose aux intentions d’Ali Abbasi qui, eux, sont explicités par les dialogues du duo d’enquêteurs. Reste une immersion terrifiante dans l’Iran contemporaine où femme rime avec négation de ses droits et de son identité, mise en scène avec efficacité.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2022
Iran, en 2001, une journaliste de Téhéran se rend dans la ville Sainte de Mashhad pour enquêter sur une série de féminicides. Sur place, elle ne tarde pas à s’apercevoir que les autorités locales ne feront pas le moindre effort pour élucider l’affaire.

Avec Les Nuits de Mashhad (2022), Ali Abbasi nous entraîne dans une chasse à l’homme palpitante. On découvre rapidement qui se cache sous les traits du serial-killer comme pour mieux se mettre à sa place, pour mieux suivre chacun de ses faits et gestes. Dans les faubourgs les plus mal famés de Mashhad, sur sa mobylette, Saeed est à la recherche de sa prochaine proie. Il est très pieux et se persuade que sa mission divine, celle de purifier la ville, est le souhait de son imam. Ses victimes quant à elles ont toutes le même pédigrée, ce sont des femmes seules, sans argent, des camées livrées à elles-mêmes et qui tentent de subsister comme elles le peuvent. Face à Saeed, on retrouve Rahimi, une jeune journaliste déterminée à ne pas se faire marcher dessus, face à la misogynie ambiante (qui gangrène aussi bien la société que les forces de l’ordre).

Le réalisateur Ali Abbasi s’est inspiré ici d’un fait réel survenu entre 2000 & 2001 à Mashhad, lorsque Saeed Hanaei, un maçon & père de famille, s’était donné pour mission de nettoyer les rues de la ville, de la purifier de ses péchés en assassinant les prostituées qui gangrénaient la ville Sainte (on lui impute 16 meurtres). Un fait divers qui défraya la chronique et pour cause, ce qui est raconté dans le film est plus ou moins ce qui s’est réellement passé (excepté le personnage de la journaliste qui a bien plus d’importance qu’elle n’a pu en avoir réellement, cela permettait au réalisateur d’insister sur la misogynie qui règne en Iran). Lorsque le serial-killer fut arrêté, il est devenu un héros national pour une certaine frange de la population qui se reconnaissait dans ses agissements. spoiler: Suite à son procès, si Saeed Hanaei a pu échapper à la sentence des 100 coups de fouet, il n’en sera pas de même pour sa pendaison (jusqu’au bout il pensait pouvoir y réchapper, comme s’il avait des complices au sein même de la prison).
On ne connaîtra jamais le fin mot de l’histoire et pour cause, aucun journaliste n’a pu être témoin de son exécution.

Contrairement à La Loi de Téhéran (2019) de Saeed Roustayi, celui-ci n’est pas un film iranien puisqu’il s’agit d’une coproduction entre plusieurs pays européens. Il est évidement qu’il n’aurait jamais pu voir le jour dans son pays d’origine, le gouvernement iranien n’ayant pas apprécié sa sélection au Festival de Cannes et encore moins que Zahra Amir Ebrahimi se voit couronner du Prix d'Interprétation Féminine. Signalons d’ailleurs les excellentes interprétations des acteurs, notamment Mehdi Bajestani qui incarne le serial-killer.

Il en résulte un thriller glaçant, de par la façon avec laquelle le réalisateur est parvenu à nous entraîner dans cette effroyable histoire et d’une autre, lorsque l’on découvre que les citoyens prennent fait et cause pour le meurtrier.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2022
La première chose qui importe pourtant dans le film reste justement la ville de Mashhad qui intrigue forcément et, en tant qu'occidentaux, on a peut-être du mal à imaginer autant de prostituées dans une ville sainte musulmane. Néanmoins, le cinéaste a dû tourner hors d'Iran pour éviter la censure. On le comprend, on pense à des passages de meurtres en gros plan, à une scène d'amour plutôt crue ou même une certaine idée de la corruption. Le scénario met en parallèle l'enquête de la journaliste et le quotidien du tueur en série qui nous est divulgué dès les premières minutes. Pour la journaliste, il y a évidemment toute la difficulté de faire son travail dans une société aussi patriarcale, misogyne et finalement d'une hypocrisie infecte, d'autant plus quand les victimes sont des prostituées dont tout le monde se fout. Pour le tueur, ce qui compte c'est de montrer un homme "normal", l'homme est sans envergure, il est juste un terroriste des bas fonds d'une ville, un parmi tant d'autres qui s'attaquent aux cibles les plus faciles de sa communauté. Ali Abbasi signe un thriller avec toute la dimension islamique inhérente à l'Iran ce qui donne aussi un drame social qui n'est pas anodin.
Site : Selenie
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2022
Le cinéma iranien nous donne encore une occasion de lever le voile sur ce pays fermé à nos valeurs occidentales, théocratique, socialement violent et au régime honni éloigné de nos standards. On ne chipotera pas sur le fait que le réalisateur exilé n’est plus vraiment iranien dans la mesure où son sujet s’inspire grandement d’une affaire criminelle du cru. Ce registre cinématographique a souvent pour vocation première de témoigner afin que la société qui est le terrain de l’action se voie à l’écran comme elle est et peut-être finisse un jour par évoluer. Sauf que les autorités iraniennes ne goûtent pas à ce film et l’interdisent chez eux. Même dans les Secrets de tournage on ne saura pas trop pourquoi. On relèvera qu’il y a certaine vérité non dissimulée : car toute sainte qu’elle est, la ville est le terrain d’action de prostituées (il faut bien qu’il y ait des « clients » mais qui donc dans la ville sainte ?). Comme souligné dans les dialogues prêtés à une autorité (religieuse, cela va de soi), les femmes ne se prostituent que parce que la société ne leur offre que pauvreté et absence d’avenir. Cette société, c’est le régime des Mollahs bien entendu. On peut penser que c’est ça qui ne leur plait pas, du tout, du tout... Dans ce scénario où tout le monde n’est pas beau, le spectateur d’ici ne pourra sans doute pas manquer de relever que la peine de mort n’émeut ni n’interroge pas plus que ça, assortie de 100 coups de fouets avant pour relations illégitimes (un viol, appelons-les choses par leur nom). C’est l’héroïne journaliste et enquêtrice qui s’interrogera d’ailleurs sur la parfaite exécution de la sentence et nous donnera bien l’air de s’en satisfaire. Matière à réflexion que tout ça ...
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2023
Une plongée terrifiante dans les arcanes politico-judiciaires iraniennes, au coeur d'un système patriarcal religieux dans lequel une journaliste intègre se démène avec ténacité pour informer et défendre. Intelligemment mis en scène grâce à l'audacieuse double narration alternant entre l'enquêtrice et l'araignée, ce qui permet de resserrer symétriquement les étaux, ainsi qu'à une ambiance (principalement) nocturne étouffante, le récit inspiré de véritables crimes en séries joue avec de bas instincts tout en osant blâmer les préceptes prétendus moraux d'allégories de l'intolérance et du fanatisme. Malgré un montage maladroit sur quelques enchaînements, le rythme s'accélère comme notre pouls. Saisissant.
maatkare
maatkare

85 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2022
un claque glaçante autant sur la forme que sur le fond. Quand un société du désir interdit légitime toute violence.
interprétation impeccable.
novemberromeo
novemberromeo

54 abonnés 780 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2023
Film traitant d'un fait divers ayant marqué la société iranienne au début des années 2000, "les nuits de Mashhad" est un thriller plutôt efficace. S'il traite de la société iranienne que nous connaissons au final assez mal, nous découvrons alors des aspects somme toute méconnus de celle-ci. En effet la presse semble beaucoup plus libre et intrusive qu'on ne le subodore. Pareillement, au plan de la justice, on s'aperçoit d'une certaine distance que peut prendre le juge avec l'argument strictement religieux revendiqué par le tueur. Concernant ce dernier justement, je trouve que Mehdi Bajestani, qui joue le rôle du tueur en série, porte bien plus ce long métrage que l'actrice. Celle-ci est plutôt figée et affiche un jeu d'acteur assez répétitif. Au niveau technique, c'est plutôt correct sur le plan de la photographie et des plans séquences. L'ensemble est assez réussi.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2023
Pour le décrire en quelques mots je dirais que c est le croisement de Seven, du cinéma coréen, dans une ville sainte en Iran. A travers l histoire de son tueur en série de prostituées Ali Abbasi fait surtout un film social sur un pays évidemment la religion a une place centrale, sur la place de la femme dans cette société, sur la crise économique qui accentue la corruption, sur la transmission de la violence. Il bénéficie de l’interprétation habitée de son actrice principale qui donne vie à son personnage atypique. Bien écrit, d’une grande audace, n’hésitant pas à bousculer son spectateur, c’est bien plus qu’un simple polar bien exécuté.
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