Les Nuits de Mashhad
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Simoun
Simoun

18 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2022
Cru et cruel, mais fort et poignant. Malgré une violence qui frôle l'insupportable, on reste captivé du début à la fin.
DESFLIMS
DESFLIMS

53 abonnés 158 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2023
Résumé à la con : Une histoire aussi vraie que glauque entre une journaliste qui a une grosse paire d’ovaire et un mec à la masculinité bien toxique qui préfère cacher la poussière sous le tapis.

L’avis cool : LES NUITS DE MASHHAD c’est un film aussi réaliste que poisseux qui vous balade dans une ambiance à mi-chemin entre une enquête où vous allez suivre les tribulations d’une journaliste engagée et la psychologie d’un tueur fanatique. Les acteurs sont impressionnants et délivrent avec beaucoup de justesse l’ambivalence d’une société iranienne des années 2000 qui entreprend son terrifiant basculement vers la condition des femmes toujours plus problématique et que l’on connaît aujourd’hui dans la société Iranienne.

L’avis moins cool : Un film vertigineux à ne pas voir comme un simple polar qui traite d’un énième tueur en série. La seconde lecture plus politique du film qui aborde des thèmes chers à ce réalisateur et que l’on retrouve par ailleurs dans l’excellentissime BORDER (la différence, l’identité, l’aspect communautaire, etc) est presque plus intéressante que son concept de film noir tiré d’une histoire vraie qui souffre de quelques redondances, notamment au sujet de la reconstitution des meurtres. La musique de MARTIN DIRKOV est quant à elle absolument incroyable et risque de vous marquer durablement.

D’autres polars du genre qui flirtent avec le glauque:
- LA LOI DE TÉHÉRAN, 2021 - Saeed Roustaee
- LE CAIRE CONFIDENTIEL, 2017 - Tarik Saleh
Aurégane Lemière
Aurégane Lemière

15 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2022
Ça fait peur. Le film dresse un portrait de Mashhad comme une ville incarnée par le Mal. Un tueur en série assassine des prostituées pour leur impureté. Il veut nettoyer la ville de leur impiété. Sa famille, et la population plus généralement, le défend. À leurs yeux, il est un justicier, un chevalier blanc au service de Dieu, sur Terre pour une mission : débarrasser la ville de la profanation, du blasphème, incarnée par ces femmes, droguées, prostituées.

Le personnage principale, Rahimi, jouée par Zar Amir Ebrahimi, est une journaliste enquêtant sur l'affaire. Elle se heurte à un nombre incalculable de difficultés, mais elle continue. Elle se bat comme une lionne pour aller au bout de son investigation et que justice soit rendue. Un personnage incroyable, magnifiquement incarné.

Le film dénonce l'intégrisme, la proximité entre les instances de pouvoir judiciaire et religieux en Iran (incarné par l'imam), la condition féminine ou encore la précarité de la population.
Ce film est une vraie gifle. Et c'est d'ailleurs bien plus qu'un film ; c'est un acte politique. On ne peut être qu'admiratif d'une telle prise de position. L'équipe du film ne vit pas en Iran. Ils ne peuvent pas se rendre à Téhéran sans risquer d'avoir de gros ennuis. Ils sont sous le coup de menaces de la part de personnalités politiques iraniennes.

Cela donne envie de se renseigner plus avant sur la situation en Iran. L'histoire étant inspirée de faits réels, le film fait l'effet d'un lancement d'alerte. Ce rôle de dénonciation, il le joue parfaitement. Il ne reste plus qu'à se documenter et éprouver la résistance nécessaire contre de tels systèmes, pourris jusqu'à l'os.
Margauxcornetto
Margauxcornetto

14 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2022
D'un réalisme époustouflant ! Ce film reste tout a fait traumatisant et permet de filer une belle claque aux spectateurs qui sont face à la dure réalitée. Cette femme, la journaliste, mais quelle actrice ! Son personnage parait presque lui même "psychopathe" et perturbé pour pousser ses objectifs au point ou elle en risque sa vie uniquement pour faire avancer les choses. Mais cela ne s'en arrête pas là ! Et c'est bien ce rebondissement après l'accusation et les émeutes qui manifestent pour la libération du coupable qui sont les plus horribles. Cela montre bien que nous devons ouvrir les yeux sur le monde et que non loin de là il peut y avoir de dures injustices et crimes horrible qui parfois restent impunis.
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 171 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2022
Pas d'ennui dans ce film ou l'interprétation est impeccable. Parfois le propos est un brin trop démonstratif, la scène de fin notamment.
Le réalisateur veut trop démontrer l'impact du regard de la société sur le comportement du fils de la veuve ou sur la veuve elle même.
A ce niveau on pourrait penser à une caricature.
J'ai bien aimé le regard du réalisateur sur le régime Iranien ( justice et armée comprise ) qui se raccroche à la folie supposée du "héros de Mashhad " ...avant de trouver la seule solution propre à ce régime.
Le "héros" lui s'en remet clairement à l'imam Reza, dans une scène saisissante, qui est le fou dans cette tartufferie organisée par l'Etat ?
Fred ciné
Fred ciné

11 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 juillet 2022
Poignant du début à la fin. C est tellement bien réalisé qu on a l impression d etre spectateur d un documentaire. Les acteurs sont époustouflants. On plonge dans un univers glauque et tout n est qu insécurité. Quelle claque pour notre bien-pensance maladive...
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2022
Implacable

L’iranien Ali Abbasi propose un formidable polar qui ne pourra que provoquer la polémique, non pas sur le fond mais sur la forme. Iran 2001, une journaliste de Téhéran plonge dans les faubourgs les plus mal famés de la ville sainte de Mashhad pour enquêter sur une série de féminicides. Elle va s’apercevoir rapidement que les autorités locales ne sont pas pressées de voir l’affaire résolue. Ces crimes seraient l’œuvre d’un seul homme, qui prétend purifier la ville de ses péchés, en s’attaquant la nuit aux prostituées. 116 minutes très dérangeantes marquées par certaine scène à la limite du soutenable.
Le précédent film d’Abbasi, qui a la double nationalité iranienne et suédoise, se passait en Scandinavie, et s’était, lui aussi, révélé pour le moins troublant, il s’agit de Border en 2019. Cette fois il développe avec force un implacable réquisitoire contre la société des Mollahs et surtout contre le sort fait aux femmes. Le scénario est basé sur un fait divers réel auquel le cinéaste a commencé à s’intéresser lorsqu’on s’est mis à considérer le tueur en série comme un héros – et qu’on a raconté qu’il accomplissait son devoir religieux en assassinant des prostituées dans les rues de Mashhad. Ce qui est troublant ici, c’est que meurtrier n’est pas un type manipulateur et dégage même une certaine honnêteté. Sans pour autant approuver ses actes, cela rend son histoire et son personnage plus complexes qu’on ne pourrait le penser. Ce film n’aborde pas la dimension énigmatique d’un tueur en série, mais la banalité de l’existence de Saeed, garçon fruste et sans relief. Ce qui crée la polémique, c’est que le réalisateur a choisi de nous montrer plusieurs des meurtres en gros plans, dans les moindres détails et dans la durée. Etait-ce vraiment indispensable à la compréhension psychologique du tueur ? Abbasi pense que oui. Le débat est ouvert.
Côté casting, on est gâtés. Cannes a décerné son Prix d’interprétation féminine à Zar Amir Ebrahimi. Mais, celui qui donne tout l’intérêt à cette histoire, le formidable Mehdi Bajestani, qui, même si le tournage eu lieu en Jordanie – pour des raisons que vous devinez aisément -, a pris des risques en incarnant ce tueur de femmes. J’ajouterai à ce haut d’affiche le très bon Arash Ashtiani. Un dernier mot : encore une fois, les distributeurs hexagonaux se sont plantés dans les grandes largeurs avec ce titre d’une banalité à pleurer, surtout quand on sait que l’original, Holy Spider, pouvait se traduire par sainte Araignée voire Araignée divine, ce qui avait tout de même une autre allure. Quoi qu’on en pense, il reste un constat terrifiant sur la condition des femmes en Iran. Un drame qui en dit autant sur le fanatisme de l’acte que l’état moral de la société dans laquelle – et même pour laquelle – il agit. Insoutenable mais tellement utile.
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2023
Une histoire tirée de fait réel. Un film sombre, dure mais important à montrer. J'avais pris une vraie claque au cinéma.
L'histoire est palpitante, la réalisation est très réussi.
Attention le film n'est pas à mettre entre toutes les mains.
Une franche réussite !
Nine
Nine

14 abonnés 154 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 juillet 2022
J' aime les thrillers qui font suivre simultanément le cheminement des enquêteurs et du tueur. Le sujet est prenant, et implacable sur la condition féminine en Iran, mais celà nous apprend-il grand chose ? Est-ce utile de filmer en temps réel autant de strangulations, scènes particulièrement dures ? Pourquoi la question sur la condition d'extrême pauvreté des femmes tuées n'est-elle pas posée au tueur et à ses proches ? Sur la fin on tourne toujours sur la même doctrine religieuse, cela finit par sembler long.
Enfin, j'ai beaucoup apprécié le jeu de l'actrice principale, qui a un très beau rôle, mais de là à lui donner un prix à Cannes, je trouve cela exagéré.
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 387 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2023
Les films iraniens ne sont jamais très enjoués, celui-ci confirme la règle.
J'ai aimé le personnage de la journaliste, un peu seule dans sa quête de la vérité, et son contact sur place qui n'ose rien.
J'ai eu de la peine pour les femmes obligées de se prostituer pour pouvoir manger et parfois faire vivre leurs enfants.
J'ai été en colère contre le tueur (nous savons rapidement qui c'est) qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.
J'ai eu des sentiments ambivalents pour la femme du tueur qui à la fois approuve son mari, mais lui reproche d'avoir mis la famille dans les problèmes.
Le réalisateur montre en creux une certaine corruption du système policier et judiciaire.
Un film noir mais qui éclaire sur un fait divers sordide.
mouitido
mouitido

9 abonnés 39 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2022
Rien a dire une, perfection. Proche du chef d'ouvre, il manque pas grand chose.
Ici, on joue, pas vraiment avec nos nerf. Mon on nous prend souvent a contre pied.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 juillet 2022
J'avoue ne pas très bien comprendre certaines critiques de la presse qui dénoncent dans ce film la victoire du "machisme d'Etat" qui règne en Iran. Il me semble que le gouvernement et la justice iraniens, en l'occurrence, sortent relativement indemnes de l'aventure. Ce serait plutôt le peuple iranien de la " ville sainte" de Mashhad qui en prenne pour son grade, plus en tout cas que les autorités. Quant aux lenteurs de la police, elles peuvent en effet correspondre à un manque de volonté à vouloir mettre la main sur l'assassin, puisque tout le monde comprend qu'il agit au nom de l'islam et de l'imam Reza, considéré comme un saint ! Mais si nous examinons un peu notre propre pays et l'état de notre police et de notre justice, il y a bien des crimes qui restent non-résolus, pour lesquels la police, visiblement, traîne les pieds, tandis que d'autres le sont dans les délais les plus brefs, les enquêteurs déployant moyens et énergie. Et souvent, ces deux cas renvoient à des victimes appartenant à des classes sociales différentes. En tout cas, ce thriller politico-religieux est passionnant de bout en bout, jusqu'aux trois scènes finales, assez surprenantes et qui maintiennent le spectateur en haleine.
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2023
Cannes a encore frappé. Dans la mélasse, un caillou gras fait toujours mauvais effet.
On a beaucoup entendu dire de mal du second film d’Ali Abbasi, internationalement intitulé « Holy Spider » avant d’être renommé sans mauvais goût par les distributeurs français : « Les nuits de Mashhad ».

Etonnamment, le film a posé problème à beaucoup d’accrédités au fond de leur velours rouge et de leurs souliers vernis. En effet, un film sur quatre se défend des perceptions bien-pensantes du spectateur européen et affirme mordicus une pensée politique qui, il est vrai, peut se nicher sous un geste esthétique qu’il faut regarder par deux fois.

Voilà ici l’exemple-type d’un film qui vaut beaucoup plus que ce à quoi il a été réduit ; à savoir, a-t-on pu lire, une oeuvre complaisante voire fascinée par la pourriture qu’il dénonce, enfoncant des portes ouvertes. Pourtant, j’aimerais bien demander qui avait vraiment vu auparavant dans la catégorie fait divers sordide et film de dénonciation, un regard aussi tendu et au cordeau sur la corruption idéologique, sociale, philosophique et fondamentalement intrinsèque de l’Iran. Il est vrai qu’Abbasi revêt son film, dès le début, d’un montage sonore et de gros plans possiblement tapageurs. Il est vrai aussi que le film ne recule pas vraiment devant ces effets; mais qui donc a bien regardé au-delà, c’est-à-dire où mènent ces gestes de mise en scène ?
En réalité, ils sont l’alphabet social, le règne audio-visuel et le détournement de la pensée que le récit met justement en scène.
Abbasi sait ce que le cinéma permet de manipulation et de force, et il met ces outils au service d’une réflexion qui mérite une véritable relecture.

On a pu lire des choses aberrantes sur le film, comme si tout le monde était justement tombé dans le piège du modèle du film criminel américain ; des lignes répétées jusqu’à plus soif ont été écrites sur le ridicule du tueur en série, d’une maladresse grotesque. Ha ! Mais voilà exactement de quoi parle le film. Non pas de la banalité du mal, mais bel et bien du mécanisme vertigineux d’un type comme un autre, c’est-à-dire aucunement génie du mal mais grain de sable dans un coeur social et religieux tentaculaire. Un type comme un autre, c’est-à-dire, justement, qu’un autre aurait pu le faire, ou bien tous les autres. Qu’est-ce là qui a donc pu faire rire les spectateurs ? Le film d’Abbasi parle magistralement de cette échelle de la société, de ce point de vue globalisant, et étrangement et aussi nihiliste soit-il, sans être détestable. La maladresse humaine, voire un brin idiote de ce père de famille enraye la machine à mythologies du cinéma criminel. Abbasi touche de près et courageusement le fond du problème, par la répétition des meurtres, leur séquençage violent et absurde, leur absence de maîtrise et d’anticipation, et montre avec une véritable acuité les sentiments tapis qui animent ces personnages-types. Honte, colère, désarroi, frustration de ne pas pouvoir servir Dieu pour une raison sainte, tout dans le film met à mal les mécanismes d’une dérive religieuse et sociologique inscrite dans l’Iran de Mashhad au début des années 2000. Sans surprise, la validité du discours fait tout autant réfléchir aujourd’hui où la question de la violence faite au femmes ressurgit partout sur le globe.
En suivant le parcours désolé et désolant d‘un obscurantiste banal, Abbasi tend un puissant miroir aux sociétés religieuses de tout ordre ; si l’homme n’obéit pas à ses émotions réelles, à son empathie, et qu’il s’en remet abstraitement à l’Idée, alors nous devons tous reposer la question des fonctions religieuses dans le système social. Plus encore que ce schéma somme toute banal, le dernier tiers rabat les cartes en mettant en scène l’engouement de l’opinion public et la défense aberrante d’une purification par la violence. Le système politique et ses institutions, prises au piège, ne peuvent y répondre que par la corruption et l’impuissance.

Fort de ce constat, Abbasi montre que la mise à mort de l’assassin, outre l’inchangé, renvoie purement et simplement les institutions juridiques au même statut que celui qu’elles éliminent ; un meurtre est un meurtre.
Il faut voir ce film sec et gras, vraiment intelligent parce qu’il dépasse les normes primaires des points de vue et embrasse avec ambivalence le bon et le mauvais. Au final, aucun doute sur le regard dépité que l’auteur porte sur le monde ; les dernières images, glaçantes, montrent frontalement et avec une violence cette fois vraiment dérangeante, l’hérédité du crime. Loin d’être sans espoir, le constat demeure en revanche sans appel, et le film de se montrer bien moins paresseux que l’armada d’accrédités fatigués au fond de leurs fauteuils, Salle Lumière, à taper sur les doigts d’un vilain petit canard qui a fait la lumière sur l’ombre.
Climax
Climax

10 abonnés 295 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2023
Un film terrifiant tiré d'une histoire vraie sur un serial killer en Iran, décidé à tuer toutes les prostituées de sa ville. C'est pas tous les jours qu'on voit un polar iranien et ça vaut le coup ! Le film suit le serial killer entre ses meurtres et sa vie en bon père de famille et en parallèle, on suit l'enquête d'une journaliste prête à tout pour trouver le tueur. quitte à risquer sa vie. Le film ne s'intéresse pas tant à la psychologie du tueur qu'à la place des femmes en Iran. On a beau connaître l'identité du tueur des le début, le spectateur est tenu en haleine par les difficultés de la journaliste à avancer dans son enquête, à côté de policiers qui ne font rien pour l'arrêter. Un film glaçant riche en tension et en émotions qui ne laissera pas indifférent. La mise en scène d'Ali Abassi sonne toujours juste.
Adrien Renault
Adrien Renault

11 abonnés 106 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 août 2022
Pour être totalement franc je ne sais pas tellement comment noter ce film. Je le trouve à la fois bien réalisé et à la fois très dérangeant. Montrer à quel point les terroristes peuvent être encensés est une chose mais je trouve que c'était vraiment trop. La manière de tourner les scènes amènent presque à plaindre le terroriste et je trouve qu'une autre approche aurait été plus opportune
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