Les Nuits de Mashhad
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135 critiques spectateurs

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djami M.
djami M.

16 abonnés 71 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 août 2022
Quel excellent film ! Qui aurait mérité plus de prix à Cannes
Le sujet est intelligemment filmé et interprété par les acteurs tous excellents (surtout l'acteur qui joue le tueur)
On ne s'ennuie pas une seconde
Vraiment à voir !
Margauxcornetto
Margauxcornetto

14 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2022
D'un réalisme époustouflant ! Ce film reste tout a fait traumatisant et permet de filer une belle claque aux spectateurs qui sont face à la dure réalitée. Cette femme, la journaliste, mais quelle actrice ! Son personnage parait presque lui même "psychopathe" et perturbé pour pousser ses objectifs au point ou elle en risque sa vie uniquement pour faire avancer les choses. Mais cela ne s'en arrête pas là ! Et c'est bien ce rebondissement après l'accusation et les émeutes qui manifestent pour la libération du coupable qui sont les plus horribles. Cela montre bien que nous devons ouvrir les yeux sur le monde et que non loin de là il peut y avoir de dures injustices et crimes horrible qui parfois restent impunis.
Adrien Renault
Adrien Renault

11 abonnés 106 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 août 2022
Pour être totalement franc je ne sais pas tellement comment noter ce film. Je le trouve à la fois bien réalisé et à la fois très dérangeant. Montrer à quel point les terroristes peuvent être encensés est une chose mais je trouve que c'était vraiment trop. La manière de tourner les scènes amènent presque à plaindre le terroriste et je trouve qu'une autre approche aurait été plus opportune
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2022
À Mashhad, la ville sainte d'Iran, à la frontière de l'Afghanistan, un tueur en série a assassiné en 2000 et en 2011 une quinzaine de prostituées. Il les attirait chez lui, les étranglait et se débarrassait de leurs dépouilles dans des terrains vagues. Son procès déchira l'opinion publique iranienne, une partie d'entre elle prenant fait et cause pour lui, estimant qu'il faisait œuvre de salubrité publique en libérant la ville de femmes de mauvaise vie.

Le réalisateur Ali Abbasi, né en Iran, mais aujourd'hui installé en Suède, s'est saisi de ce fait divers. Il n'a pas eu le droit de tourner en Iran et a reconstitué les lieux en Jordanie. Son film  précédent, "Border", m'avait enthousiasmé - au point de figurer dans mon Top 10 en 2019 ; mais "Les Nuits de Mashhad" ne lui ressemble en rien.

Impressionné par ce fait divers, Ali Abbasi a eu l'idée d'inventer une courageuse journaliste. Palliant l'impéritie de la police qui, par incompétence ou par refus tacite, néglige l'enquête, elle traque elle-même le tueur en série au risque de sa vie. Le rôle joué par Zar Amir Ebrahimi lui a valu le prix d'interprétation féminine à Cannes. Sans doute le personnage est-il courageux et l'actrice l'interprète-t-elle avec une belle conviction. Mais de là à lui décerner un prix, il y a un pas que seule la bien-pensance - et l'absence de toute autre récompense octroyée à ce film au palmarès cannois - permet d'expliquer.

"Les Nuits de Mashhad" est un film violent. Il est d'ailleurs à bon droit interdit aux moins de douze ans. Il filme longuement l’agonie de trois femmes selon le même modus operandi. Certaines critiques lui reprochent, non sans motif, sa complaisance et son voyeurisme.
Il ne s'agit pas d'un polar à proprement parler. Il n'y a aucun doute sur l'identité du meurtrier, Saeed, un maçon, marié et père de famille, dont la caméra suit la vie sans histoire. Parallèlement, elle suit cette journaliste qui rencontre plusieurs obstacles pour mener à bien son enquête, le moindre n'étant pas l'inertie des autorités religieuses.

Quitte à déflorer le scénario - lecteurs allergiques aux spoilers, n'allez pas plus loin - il faut dire que le film compte une seconde partie après l'arrestation de Saeed. Il change de registre : il passe du thriller nocturne et poisseux au procès et aux enjeux politiques qu'il soulève. Hélas, "Les Nuits de Mashhad" est déjà bien entamé et semble manquer de temps pour développer cette partie-là. C'est d'autant plus dommage que c'était peut-être le plus intéressant. On est frustré d'un procès bâclé en quelques minutes à peine. On aurait aimé que le réalisateur prenne son temps pour nous raconter, en changeant peut-être de focale, et en se plaçant cette fois-ci du point de vue des autorités, le défi posé par un meurtrier invoquant la même idéologie moralisatrice et misogyne que celle de ses juges.
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 août 2022
Intérêt principal de ce film , la découverte en partie de la société iranienne , pas attirante !!! et la fin du film. Sinon , une histoire inspirée de fait reels , assez brut ( plusieurs étranglement ) et donc pas drôle.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2022
Implacable

L’iranien Ali Abbasi propose un formidable polar qui ne pourra que provoquer la polémique, non pas sur le fond mais sur la forme. Iran 2001, une journaliste de Téhéran plonge dans les faubourgs les plus mal famés de la ville sainte de Mashhad pour enquêter sur une série de féminicides. Elle va s’apercevoir rapidement que les autorités locales ne sont pas pressées de voir l’affaire résolue. Ces crimes seraient l’œuvre d’un seul homme, qui prétend purifier la ville de ses péchés, en s’attaquant la nuit aux prostituées. 116 minutes très dérangeantes marquées par certaine scène à la limite du soutenable.
Le précédent film d’Abbasi, qui a la double nationalité iranienne et suédoise, se passait en Scandinavie, et s’était, lui aussi, révélé pour le moins troublant, il s’agit de Border en 2019. Cette fois il développe avec force un implacable réquisitoire contre la société des Mollahs et surtout contre le sort fait aux femmes. Le scénario est basé sur un fait divers réel auquel le cinéaste a commencé à s’intéresser lorsqu’on s’est mis à considérer le tueur en série comme un héros – et qu’on a raconté qu’il accomplissait son devoir religieux en assassinant des prostituées dans les rues de Mashhad. Ce qui est troublant ici, c’est que meurtrier n’est pas un type manipulateur et dégage même une certaine honnêteté. Sans pour autant approuver ses actes, cela rend son histoire et son personnage plus complexes qu’on ne pourrait le penser. Ce film n’aborde pas la dimension énigmatique d’un tueur en série, mais la banalité de l’existence de Saeed, garçon fruste et sans relief. Ce qui crée la polémique, c’est que le réalisateur a choisi de nous montrer plusieurs des meurtres en gros plans, dans les moindres détails et dans la durée. Etait-ce vraiment indispensable à la compréhension psychologique du tueur ? Abbasi pense que oui. Le débat est ouvert.
Côté casting, on est gâtés. Cannes a décerné son Prix d’interprétation féminine à Zar Amir Ebrahimi. Mais, celui qui donne tout l’intérêt à cette histoire, le formidable Mehdi Bajestani, qui, même si le tournage eu lieu en Jordanie – pour des raisons que vous devinez aisément -, a pris des risques en incarnant ce tueur de femmes. J’ajouterai à ce haut d’affiche le très bon Arash Ashtiani. Un dernier mot : encore une fois, les distributeurs hexagonaux se sont plantés dans les grandes largeurs avec ce titre d’une banalité à pleurer, surtout quand on sait que l’original, Holy Spider, pouvait se traduire par sainte Araignée voire Araignée divine, ce qui avait tout de même une autre allure. Quoi qu’on en pense, il reste un constat terrifiant sur la condition des femmes en Iran. Un drame qui en dit autant sur le fanatisme de l’acte que l’état moral de la société dans laquelle – et même pour laquelle – il agit. Insoutenable mais tellement utile.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2022
« Les nuits de Mashhad » (2022) est le 3ème long métrage de Ali Abbasi, réalisateur Danois et Iranien mais qui a quitté son pays il y a 20 ans, le film ayant été tourné en Jordanie mais en persan. Nous sommes à Mashhad, la 2ème ville de l’Iran (3,5 millions d’habitants) mais sa capitale spirituelle en raison d’un pèlerinage pour le martyr, l’imam Reza. Une jeune journaliste de Téhéran - Rahimi (Zahra Amir Ebrahimi) – va plonger dans les faubourgs mal famés de la ville pour enquêter sur une série de 16 féminicides ne touchant que des prostituées souvent droguées. Elle va vite constater que les autorités locales (police et justice) ne sont pas trop pressées de voir l’affaire résolue et sont très machistes. La procédure similaire des meurtres désigne un tueur en série, Saeed (Mehdi Bajestani) surnommé « L’Araignée », un ouvrier maçon père de 2 enfants, très pieux et ancien vétéran de la guerre Iran-Irak. Et ce n’est qu’en prenant la place d’une de ses potentielles victimes, que Rahimi arrivera à le démasquer avec comme seul aide le correspondant local de son journal. Bon nombre de personnes approuve la démarche de « l’Araignée » qui ne regrette rien car il est « fou de Dieu » et veut purifier la ville sainte en menant un Djihad contre le vice. Le procès s’ouvrira…
Un film très fort pour lequel Mehdi Bajestani (qui vit à Paris) a reçu le prix d’interprétation à Cannes et dont la toute dernière scène nous laisse quelque peu dubitatifs.
Marshall_BeeBee
Marshall_BeeBee

20 abonnés 105 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2022
Un thriller sur le fond assez simple, mais qui trouve toute sa richesse dans son environnement : la langue, les décors, les jeux de pouvoir, la religion, la mentalité et la culture différence.. On perd tout ses repères, et on regarde les événements se dérouler en se demandant où est ce qu'ils vont aboutir
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 août 2022
J'aurai aimé être captivé par cette histoire de tueur de prostituées en Iran mais les nuits de Mashaad, s'il est sans nul doute un film politique important qui dénonce à la fois la corruption et le fanatique religieux, est cinématographiquement plutôt faible. Le scénario déroule son programme sans surprise d'une manière schématique presque didactique jusqu'à un final qui dans sa volonté de glacer le sang du spectateur, demeure un brin superficiel. Vaguement glauque dans sa description des bas-fonds de Mashhad, le film est néanmoins parfois d'une grande brutalité dans la mise en images des meurtres. Si certains thèmes notamment le lien entre la sexualité et la religion sont assez passionnants, ils sont souvent traités de manière elliptique. On peut aussi se demander les raisons du prix d'interprétation féminin pour une actrice livre une prestation certes correcte mais loin d'être exceptionnelle. Bref, les nuits de Mashhad n'est pas dénué d'intérêt et soulève des problèmes sociétaux importants mais il est avant tout un film de tueur en série des plus communs.
Stéphanie G
Stéphanie G

22 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 août 2022
Un bon scénario sur un sujet nécessaire mais une réalisation tantôt brouillonne tantôt lourdingue. Dommage
Sysy D.
Sysy D.

8 abonnés 81 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2022
Mashhad ville sainte en Iran est en proie à des crimes de prostituées violents. Une journaliste de Téhéran, sanctionnée, arrive à l'antenne locale de son journal pour enquêter. Après un traquenard organisé contre le tueur, elle parvient à le faire boucler en taule pour être jugé aux assises. C'est sans compter les enjeux politiques, la population et la famille du tueur...

Film iranien sur un fait divers qui s'est déroulé en Iran début des années 2000. Intéressant car il traite de faits divers horribles et violents mais hélas ! somme toute universels : les tueurs en série. Et la société iranienne n'est pas épargnée. D'ailleurs le réalisateur vous fait poser la question : pourquoi serait-elle épargnée ? Car le film est une critique (facile certain.es diront, pas faux en même temps) d'une société théocratique, qui contrôlent et relativisent les droits et les libertés des Femmes, qui se veut vertueuse au sens religieux du terme, sans problèmes sociétaux type prostitution, drogue, où le sexe n'existe pas etc...mais qui est comme les autres notamment les sociétés occidentales qu'elle excrète. Le film est clair et direct sur ces différents points.

Les personnages sont bien définis et ne tombent pas dans la caricature. Les prostituées, souvent toxicomanes, sont crûment montrées. La journaliste, trop libre, est malmenée par un pouvoir ultra-machiste. Enfin, le tueur en série souffrant de graves troubles psychologiques est bien dessiné. D'ailleurs, l'actrice principale a reçu le prix d'interprétation à Cannes en 2022 pour ce film. En fait, l'acteur jouant le tueur aurait dû recevoir ce prix pour son interprétation car il est très juste dans sa psychose, dans sa défense fondée sur la religion (les prostituées sont des femmes vicieuses et corrompues, il faut les châtier). Expression du visage, attitude physique, voix etc...tout y est.

Néanmoins, on sent la patte européenne de la production. Le film n'a pas été tourné en Iran (impossible) mais à côté La Loi de Téhéran est vraiment bien installée, inscrite dans ce qu'est l'Iran d'aujourd'hui. Là, le compte y est mais la touche européenne en plus. Dommage !

Thriller de l'été à voir !
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2022
Dès la première minute, Ali Abassi nous « prend par la main » dans cette descente dans les bas-fonds de Mashhad, au plus profond de l’âme d’un tueur, dans les bas-fonds de l’âme humaine. Et il ne nous la lâche pas jusqu’à la fin !
La description des meurtres est glaçante et affreusement réaliste. La personnalité du tueur, ancien combattant, nostalgique des solutions extrême est troublante. Mais le plus passionnant reste la description de cette civilisation millénaire aux fonctionnements pour le moins déroutants – pour nous occidentaux. Ali Abassi nous confronte à une autre vue du monde, de la justice, de la morale. Une piqure de rappel violente et bouleversante que les paradigmes qui gèrent notre société occidentalo-chrétienne ne sont pas universels … ni même planétaires. C’est ainsi qu’un peuple en arrive à justifier des assassinats de femmes, crimes moins grave que d’offenser Dieu en (sur)vivant de ses charmes !
Si Mehdi Bajestani est troublant dans le rôle du soldat traumatisé et fanatisé, Zar Amir Ebrahimi est bouleversante en journaliste investie. Par sa conscience, elle porte le film. Magnifique performance !
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2022
Un film prenant, doté d'une réalisation efficace.
Les Nuits de Mashhad se construit autour de deux points de vue, de deux personnages, Saeed un tueur en série qui chaque semaine emmène une prostituée chez lui pour l'étrangler, et Rahimi une journaliste enquêtant sur ce dernier. Cette dualité nous permet de balayer un grand nombre de sujets et de rendre compte de l'ambivalence de la société iranienne.
Cet équilibre, bien que déroutant, donne toute sa force à l'oeuvre d'Ali Abbasi.
Bernard F
Bernard F

35 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2022
Très bon film qui joue sur les deux "points de vue": celui de l'assassin et celui de la recherche de la vérité au travers de la journaliste. C'est bien réalisé et interprété. Le film montre l'intolérance de la société iranienne religieuse sur ce qu'elle considère comme des déviances. On pourrait sans doute faire exactement le même film sur un sujet comme l'homosexualité. Il suffirait de transposer. Juste une question: comment interpréter la promesse faite à l'assassin de s'en tirer à la fin du film? Promesse, qui plus est, non tenue.
B B
B B

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0,5
Publiée le 1 août 2022
Si vous voulez passer une soirée glauque avec 4 étranglements et meurtres de femmes filmés en détail venez tout de suite voir ce film. Une telle rage pour montrer ces détails sordides pose question.
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