Le synopsis d’Allociné est excellent —il n’en dit pas plus qu’il n’en faut. « Deux hommes prennent la route, de Lausanne vers le sud de la France, dans un corbillard. Ils se connaissent peu, ont peu de choses en commun, du moins le croient-ils. » Quand on n’en a pas plus d’idée (c’est-à-dire quand on a pu miraculeusement échapper aux spoilers), le film vous fait découvrir bien autre chose qu’un road-movie sur deux hommes et un corbillard. Si en plus, vous ignorez qui est Alexandre Jollien, alors vous avez tout bon : vous êtes prêts pour une balade initiatique, non pas dans les hauteurs irrespirables des hautes montagnes, mais dans le plat pays des prés où fleurissent les pâquerettes, là où se trouvent des hommes ordinaires, que la vie ordinaire a blessés (c’est le cas de l’un des deux) ou qu’elle a tenté de formater (l’autre est devenu comme son père). Des hommes ordinaires avec leurs mensonges qui n’en sont pas vraiment, avec leurs handicaps qui n’en sont pas tant que ça. Des hommes ordinaires qui, dans leurs cas, ont une formidable (mais discrète —ça va de pair) réserve d’humanité —humanité qui ne se conçoit pas sans pouvoir rire de soi, ni savoir rire des autres. De ce fait, on pleure et on rit avec ce film. Mais on aurait tort de ne pas le prendre au sérieux (surtout quand il nous interroge, nous, d’abord sur l’état de nos amitiés, ensuite sur notre attitude face à la différence). C’est un film simple et rapide, mais original et émouvant, dont les cocasseries et les rappels philosophiques valent leur pesant de cacahuètes. On ne s’ennuie pas une seconde. C’est à peine s’il y a une digression qui agace. On a pu penser à Rain Man (1988) et à Forrest Gump (1994), parfois, mais sans plus. En revanche, on a pensé au roman Mes Amis (1924), sauf qu’ici l’errance éloigne du dénuement existentiel et mène nos deux compères à son antipode. On n’a pas compris le titre. A.G.
De nombreuses citations de philosophes reconnus s' égrainent tout au long du film. On ne peut que les savourer, à défaut de toutes s' en souvenir, à moins de plonger ou de replonger dans la lecture de leurs auteurs. Un voyage en corbillard, émaillé de rencontres, d' humour, d' amitié et des réelles difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap ( selon la formule politiquement correcte et quoi qu' en pense Mr. Z), difficultés pour s' habiller, se nourrir, "affronter" la sexualité. La mort présente à chaque instant est traitée avec une certaine légèreté et peut être résumée par cette phrase : " La mort, quand tu es là, elle n' est pas là et quand elle est là tu n' es pas là". De plus il y a une belle surprise de fin que je n' avais pas vu venir (il y a pourtant quelques indices auparavant). Mais le plus beau est certainement cette phrase et ce moment où Louis et Igor crient : "Le regard des autres tu t' en branles!" Un philosophe moins connu mais assumé !
Classique mais très bien interprété (Alexandre JOLLIEN & Bernard CAMPAN assez naturel), émouvant sans être larmoyant, vous invitant a la réflexion sans pour autant vous prendre la tète, "Presque" nous raconte la story d'un handicapé physique amoureux des lettres, de la philosophie et de la vie et d'un croque mort désabusé . De cette rencontre petit a petit naitra une amitié peu commune mais profonde, désintéressée et riche d'échange. Traité sans concession avec une belle pointe d'humour (Parfois caustique) cette relation est une bouffée d'air pur, tendre et vivant, mais quand même cousu de fil blanc et légèrement "facile"...A nous d'apprendre a vivre ensemble ....J'ai presque adoré
Le politiquement correct et la bienveillance qui émane du film font passer la note de "moyen" à "pas mal". Un sujet fort qu'on ne peut pas ne pas aimer mais un peu comme l'enfer, le film est tellement pavé de bonnes intentions qu'on n'est jamais très loin de la mièvrerie, ce qui est fort dommage. Quelques belles rencontres malgré tout, tiphaine Daviot par exemple et une BO magnifique ramène de la légèreté là où on avance avec des pieds lourds dans l'histoire. C'est moins du cinéma que de la belle télé.
Un film courageux, difficile, réalisé et interprété avec subtilité et délicatesse à l'image de Bernard Campan dont il faut saluer ici le grand talent. Il donne à ce long métrage sa dimension tragique et nous invite à ne pas mourir prématurément à l'intérieur de soi. Un croquemort qui nous donne envie de vivre et une tragédie qui rend hommage à la comédie.
Un joli road movie qui nous rappelle de beaux essentiels. Une complicité touchante mais aussi pleine de joie et d'espoir entre les 2 personnages. On aime !
A voir absolument, un bon point de vue sur le handicap avec beaucoup d'humuilité et une leçon de voir la vie autrement.. beaucoup d'émotions de joyeux moments et de beaux comédiens, Je n'en doutais pas.. félicitations. J'adore tout simplement.
Humain. Frais. Sans complaisance. Mais sans sombrer dans le pathologique. En résumé , un film qui fait réfléchir , sur notre regard sur l'autre, celui qui est différent . Ici un croque-mort, pas vraiment un métier pour lequel on a la vocation enfant ( comme le dit Campan dans le film) , et là un handicapé physique féru de philosophie. J'ai retenu deux jolies phrases sur toutes celles qui sont énoncées ... La mort : quand tu es là , elle n'est pas là ; quand est elle là , tu n'es pas là. Voyager ce n'est faire le tour du monde mais faire le tour de soi-même. En fait il y a beaucoup de dire après avoir vu ce film....sur la vie , le sens de notre vie.....
De retour du cinéma je vous écrit ma première critique sur allocine. Ce film est une vraie réussite entre comédie dramatique et plaidoyer pour la différence, un vrai feel good movie avec 2 acteurs qui jouent le rôle de leur vie. Scénario bien construit, personnages profonds, citations philosophiques , quel bon moment , merci Alex et Bernard !
MAGNIFIQUE. un film surprenant d'une merveilleuse délicatesse emprunt d'une humanité réconfortante avec des interprétes époustouflants. A ne pas laisser passer. Il fait partie des films majeur de ce début d'année .
"Presque" est un film qui met les spectateurs face au regard qu’on peut porter sur le handicap. Plein de scènes drôles et même, parfois, un peu scabreuses, plein de scènes émouvantes, ce film est un « feel-good movie » pleinement assumé qui sait ne pas aller dans des territoires qui auraient pu le rendre désagréable, que ce soit dans la vulgarité ou dans le pathos.