Le film de Victor Salva a fait sensation à l'époque de sa sortie générant une suite tout juste deux ans après, encore mise en scène par Salva. Le réalisateur qui a écrit le scénario a la très bonne idée de se démarquer en imaginant avec le Creeper un méchant démoniaque très charismatique comme avait su le faire Wes Craven en 1984 avec Freddy Krueger. Une légende entourant le modus operandi du tueur, tout est en place pour une descente aux enfers dont le plus bel attrait demeure la mise en image du Creeper dont Salva judicieusement tire tout le bénéfice en ne le surexposant pas trop à l'écran. On est en revanche un peu moins convaincu par les deux personnages principaux qui croisent le Creeper sur leur route dont l'attitude est parfois franchement agaçante notamment Justin Long parfaite tête-à-claques dont a du mal à croire qu'il puisse braver l'antre du démon. On remarquera le petit rôle sympathique d'Eileen Brennan autrefois actrice chez Peter Bodganovich ("Daisy Miller", '"La dernière séance", "Texasville") qui apparait ici spoiler: en marâtre bien décidée à ne pas s'en laisser compter par le Creeper qui a eu la mauvaise idée de s'en prendre à ses chats . Un troisième opus est en chantier, dirigé par Victor Salva dont la sortie est prévue pour 2016. Faisons confiance à Victor Salva pour avoir mis à profit ces presque quinze ans pour réveiller en fanfare son monstre désormais en bonne place dans l'imaginaire des aficionados du genre.
"Jeepers creepers, le chant du diable" démarre fort, avec un style efficace et un bon duo frère/sœur avant de délaisser son potentiel pour des comportements stupides et clichés du film d'horreur lambda. Le bon moment des premières minutes sera vite remplacé par la frustration des suivantes.
Jeepers Creepers date du début des années 2000, période indigente en matière de cinéma d’horreur, et garde toujours ce statut de petite pépite du genre, force est de constater qu’il résiste très bien au poids du temps, pouvant même se permettre de mettre à l’amende en toute tranquillité 3/4 des productions actuelles. C’est à la fois terrifiant, oppressant, mystérieux, fun, il y a tout, certes avec deux-trois clichés (comme le coup de la voiture qui ne démarre plus au moment où il faut pas) et jumpscares mais globalement c’est scotchant à souhait. Et j’aime bien les personnages, la relation frère-soeur est bien retranscrite, avec la trivialité des dialogues comme leur jeu des plaques d’immatriculation, au bout de 5 minutes on s’attache déjà à eux donc l’empathie fonctionne et le final réussi à atteindre un bon niveau de dramaturgie. Victor Salva arrive à donner une réelle dimension iconique au Creeper, car il sait tout simplement le filmer, il ne divulgue son visage qu’au bout d’une heure environ, l’identité monstrueuse est préservée assez longtemps, d’une silhouette lointaine jusqu’à la créature à contre-jour qui dévore une langue (quelle scène !). D’ailleurs le second degré est savoureux, le ton garde souvent un équilibre entre violence et légèreté, le film ne cherche jamais à être balourd ou convenu et va jusqu’au bout de ses idées, franchement une réussite, toujours un super moment passé devant.
Après consultation de « Souviens-toi l’été dernier », on se retrouve devant une situation surnaturelle, basé sur un fait divers avec l’habituel tueur en série, celui-ci est une créature démoniaque. Puisée de légende populaire, elle prend la forme d’épouvantail sensé se nourrir de la peur des oiseaux, corbeaux, volatiles et indésirables. Du fantastique ajouté à ce film pour s’en prendre aux humains, leurs langues précisément, s’élançant à partir d’un début d’intrigue qui reprend l’ambiance de « duel », la même mise en scène d’une voiture quelconque sur la route, il y aura de la circulation rencontrée ensuite chahutée par un chauffeur de camion excité. Entre en scène le fantastique et l’horreur de série B, c’était pas terrible, non le pire de tous et des teen-agers movies, le dernier carré de l’histoire d’épouvantail avec ce bad ending si pessimiste, c’est l’incarnation du démon sur Terre, attention, ça ne rigole avec les mortels.
Victor Salva nous gratifie d'un nouveau croque-mitaine, cette fois-ci bien connue sous différente forme : le diable. Originalité, ce dernier cherche ses éventuelles proies sur les routes interminables et angoissantes du fond de l'Amérique, avec un vieux bolide, ayant pour début un "Duel" aux enfers...Aidé par de jeunes acteurs crédibles dans leurs rôles, la réalisation plutôt inventive nous mets en haleine grâce à une tension qui s'accentue sans jamais retomber. Ainsi, malgré les quelques clichés ici et là, le réalisateur réussi le tour de force de renouveller le genre qui en avait copieusement bien besoin donnant de ce fait un des meilleurs films angoissant de cette dernière décennie.
Un Must-See du cinéma d'horreur, Jeepers Creepers mérite d'ors et déjà le rang d'oeuvre culte dans le domaine. Des acteurs incroyables de justesse (notamment Justin Long, excellent dans le film), un scénario qui donne des frissons, une réalisation plutôt surpenante pour un "petit" film d'horreur, et des sujets de réflexion étonnants, le tout mélangé à une angoisse et à une terreur incroyables. Quelques petites incohérences ne viendront en aucun cas entâcher la réputation de cet excellent film d'horreur, que dis-je, excellent film tout court. A noter une fin géniale, comme on aimerait en voir plus souvent, et un réalisme et une finesse à toute épreuve dans la relation frère/soeur qu'entretiennent Trish et Darry. A voir absolument.
J’ai trouvé ce film génial. À l'époque il a d’ailleurs remporté un franc succès chez les amateurs d’horreur. Cela lui donnera même droit à une suite en 2003 puis un troisième opus en 2017. La réussite tient à l’atmosphère qui respire le pur style horrifique. Nous avons les deux adolescents innocents. C’était le premier film de Justin Long que j’avais croisé par la suite dans l’excellente comédie ADMIS À TOUS PRIX. Il passe du coq à l’âne. Je les ai beaucoup aimés dans leur panique et leur logique à se jeter dans la gueule du loup propre à ce genre. Après, on a la créature qui les poursuit. Sa dégaine à un côté à la fois imposant et terrifiant. Je l’ai adoré. Quoi qu’il arrive, elle ne les lâche pas ! Une détermination digne des plus grands. Et en clou du spectacle, on aura des morts bien violentes. Tous les ingrédients pour passer un bon moment sont là. Au-delà, il faut aussi que la manière soit correcte et c’est le cas. Le rythme est bon sans ralentissements qui casseront notre délire. Et le visuel malgré le faible budget est travaillé. JEEPERS CREEPERS, LE CHANT DU DIABLE nous montre que sans grand moyen, on peut quand même faire un film d’horreur qui restera dans les mémoires de ceux qui auront croisé sa route.
“ Faire autant flipper avec un budget digne d'un week-end de randonnée c'est très fort. L'une des rares belles surprises du genre depuis 2000.” Avec un petit budget le realisateur nous offre un magnifique mix entre Road trip et horreur. Les acteurs ne sont pas si bons que ça, mais ils ont le merite de nous faire partager leurs emotions. Ajouté à cela une bonne intrigue qui complémente aisément le scenario. Le résultat est très interressant 4/5
Doté d'une excellente mise en scène, notamment grâce à ses plans magnifiques et à des acteurs inconnus qui sont très bons!!C'est le film d'horreur le plus original que j'ai vu depuis bien longtemps....
L'ayant découvert depuis tout jeune, je me rends compte aujourd'hui que le film n'a pris aucune ride. Jeepers Creepers, le chant du diable, est sans doute l'un de ces films d'horreur intemporel qui ne vieillit jamais ! Ce malgré le temps qui passe. On assiste à une redécouverte de la peur au sens salvateur du terme. Et on ne peut que féliciter son Créateur, de cette pépite ! de l'horreur qui lui vaudra sûrement une place parmi les réalisateurs (les plus créatifs) qui ont su réinventer le genre.
Un véritable classique, un scénario surprenant et une vraie mythologie. Sans oublier un nouveau monstre qui restera dans les annales du cinéma fantastique. L'un des meilleurs films de terreur de tous les temps. Les deux suites ne sont pas à la hauteur de ce film inaugural, mais il est difficile de donner une suite à une oeuvre culte.