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Verobisson
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2,0
Publiée le 11 avril 2024
Almodóvar veut mêler ici les femmes, l’intime et le politique, ce qui aboutit à un mélange saumâtre. Coté femmes, il a fait beaucoup mieux et beaucoup plus intense et beau., même si Pénélope Cruz reste magnifique, coté intime, c‘est aussi laid qu'incrédible Coté politique, il effleure le franquisme et on se met à rêver qu’il mette son talent au service de cette grande cause et en fasse un film aussi fort que « Guernica » On en est loin.
Le réalisateur espagnol nous propose un film sur un sujet principal puis enchaîne et termine par un sujet très différent. Je vais en rester au sujet principal sur les mères parallèles. Déjà, à la maternité, on se doute de ce qui va arriver. Ensuite, la démarche de dévoilement de Janis (P. Cruz) n'est en rien logique et la réponse de la jeune Ana (M Smit) est déplacé à l'annonce qui lui est faite. Enfin, à aucun moment, leur relation affective ne semble réelle. Tout cela rend le film assez factice et décevant et comme il est très long, cela n'arrange rien.
Vu en décembre 2021 De Almodovar avec Penelope Cruz
Deux femmes, Janis et Ana, se rencontrent dans une chambre d'hôpital sur le point d’accoucher. Elles sont toutes les deux célibataires et sont tombées enceintes par accident. Janis, d'âge mûr, n'a aucun regret et durant les heures qui précèdent l'accouchement, elle est folle de joie. Ana en revanche, est une adolescente effrayée, pleine de remords et traumatisée. Janis essaie de lui remonter le moral alors qu'elles marchent telles des somnambules dans le couloir de l'hôpital. Les quelques mots qu'elles échangent pendant ces heures vont créer un lien très étroit entre elles, que le hasard se chargera de compliquer d'une manière qui changera leur vie à toutes les deux. Madres paralelas est un film incarné par ses personnages et, surtout, par ses actrices. Penélope Cruz, en particulier, n’a jamais été aussi lumineuse et tourmentée à la fois.
Il est intéressant de voir toute une histoire qui découle de la problématique de la lignée.spoiler: Cependant, rassembler les deux mères de Cécilia par la sexualité est forcé. Sans compter qu'au début du film, Janis semble remplacer l'absente mère d'Anna. Franchement, cette histoire d'amour a des accents d'inceste et de pédocriminalité.
Comme souvent, les grands cinéastes sont surcotés. MADRES PARALELAS soufre de mélanger 3 intrigues intéressantes mais hétéroclites : les charniers de la guerre civile, la substitution de deux nouveaux-nés à la clinique, une aventure homosexuelle entre les deux héroïnes. On reste un peu extérieur à cette juxtaposition thématique. Mais il est vrai que techniquement le film est excellent.
La période de gloire de Pedro Almodóvar s’éloigne de plus en plus dans le temps, non que le réalisateur ait perdu de sa capacité à raconter des histoires mais l’aura novatrice et frondeuse qui transformait chaque nouveau film en petit événement jusqu’au milieu des années 90 et qui semblait accompagner tous les bouleversements culturels qui secouaient l’Espagne a vécu. La récurrence de ses éternels thèmes de prédilection, obsessions et tics visuels font aujourd’hui de lui, ironiquement, quelque chose comme un réalisateur institué et académique. Ceci dit, ‘Madres paralelas’, s’il est trop cousu de fil blanc pour pouvoir prétendre être un Thriller, s’impose malgré tout comme un portrait de femmes aussi exemplaire qu’on pouvait l’espérer. Le réalisateur semble d’ailleurs prendre un malin plaisir à brouiller les pistes : j’ai d’abord cru que la scène d’installation, qui ’aborde le sujet sensible de l’exhumation de victimes de la guerre civile espagnole, n’est qu’un MacGuffin (Almodóvar a rarement pris position frontalement sur des thèmes politiques sensibles) et pendant plus d’une heure trente, le scénario a semblé me donner raison, puisqu’il se concentrait sur deux femmes qui avaient accouché en même temps et dont les destins devaient se croiser de façon singulière ; puis, dans sa dernière ligne droite, le scénario revient à son argument de départ, de façon assez émouvante qui plus est. Je ne suis pas tout à fait parvenu à relier ces deux trames narratives en une seule autrement qu’en les reliant par un concept commun, les questions de transmission et de mémoire familiale y occupant (un peu artificiellement) un place centrale…mais si on accepte l’idée de regarder deux films en un, ‘Madres paralelas’ témoigne qu’à plus de septante ans, même s’il ne prend plus réellement la peine de sortir de sa zone de confort, Pedro Almodóvar n’a pas perdu la main.
Globalement le film est beau, passionnant, bien réalisé, bien photographié et convenablement rythmé. Il bénéficie de plus de l'interprétation véritablement habitée de Penélope Cruz qui n'a rien perdu de sa beauté et de son talent.. on a donc là un mélo flamboyant qui ne tombe jamais dans le pathos. Et c'est comme cela qu'il faut regarder le film. Le carton final nous montre qu' Almodóvar avait une autre intention, celle de faire une sorte de mix entre la guerre d'Espagne, l'oubli, la maternité, le rôle des femmes et que sais-je encore. Et sur ce point je suis désolé mais je n'ai pas suivi le réalisateur qui s'est n'a pas réussi sa démonstration. (faut voir les exégèses que nous pondent certains !) Mais l'essentiel est que le film reste beau.
Quel est l'intérêt de ce film? : me faire regretter que le sujet de la guerre d'Espagne n'ait été que superficiellement traité ! ! Car les autres thématiques, centrées sur les amours de personnalités border line, au sens littéralement clinique du terme, n'ont strictement aucun intérêt.
Penélope Cruz et Milena Smit jouent très bien ces deux mères célibataires, dont le destin est scellé depuis leur rencontre à la maternité. En appendice de leur petite histoire, Pedro Almodovar en profite pour titiller la Grande à travers la découverte de charniers issus de la guerre civile. Le sujet est extrêmement fort et pourrait faire l’objet d’un film à part entière. « Madres Paralelas » n’en demeure pas moins un très joli portrait de femmes, intimiste et poignant, et parfaitement mis en scène.
j'ai trouvé ce film bien peut-être un peu prévisible l'image était très belle l'image de Madrid ville espagnole avec ses couleurs et son charme est très bien rendu je trouve que le sujet du charnier et tmbe un peu comme un cheveu sur la soupe et je trouve le film du coup avec des longueurs surtout à la fin on a envie quil se termine
Je n'ai pas trop accroché à ce nouvel opus. Déjà je trouve le double sujet peu intéressant. On évoque la guerre civile mais ça n'a aucun rapport avec l'histoire de ces femmes. Et ensuite cette histoire d'enfant ne suscite pas grande émotion. En tout cas pas du tout de celle que l'on a pu ressentir avec les grands Almodovar poignants et tragiques des grandes années. C'est moyen sans plus.
A voir si on aime les salades de fruits. Une bonne telenovelas à regarder le dimanche après-midi en compagnie de sa grand-mère. Les cadavres exhumés font pas flipper pour un sou. Franco peut dormir peinard.
Le visionnage du film est très agréable : le rythme est rapide, l'image colorée et la langue espagnole délicieusement chantante. Même si n'ai pas vu les autres films d'Almodovar, je crois que sont abordés dans ce film des thèmes qui lui sont chers : l'identité, la filiation, la transmission. Je me suis posé la question du lien entre les deux histoires qui se déroulent de façon parallèle : la maternité et l'échange des enfants à la naissance d'une part et la volonté de déterrer ses morts, dans le sens littéral du terme, et de leur rendre un dernier hommage d'autre part. Je n'ai pas trouvé de réponse et c'est finalement un des nombreux bienfaits du cinéma : les films qui nous habitent longtemps après le mot fin et qui nous apporteront peut être jamais les réponses aux questions qu'il nous a posé.
Madres Paralelas surprend de prime abord par sa mise en scène : loin de la rigueur de ses précédentes œuvres, le cinéaste espagnol semble ici puiser à la source de la telenovela avec ses gros plans sur le visage des acteurs, des mouvements de caméra simples inscrits dans un cadre quotidien (la cuisine, la chambre à coucher, le salon) porteur de conflits internes aux personnages et extériorisés. Les actrices, sous le prétexte d’incarner le temps qui passe – et, en cela, nous sommes reconnaissants à Pedro Almodóvar de penser ses ellipses en termes esthétiques, sans recourir aux indications textuelles qui encombrent tant de productions récentes –, accomplissent un défilé de mode, la variation des coupes de cheveux et des tenues colorées rappelant les films mettant en vedette Audrey Hepburn. De plus, les décors en studio se révèlent sans fards, reconnaissables par une lumière et un son particuliers. La Voz humana, court métrage qui se tient dans un appartement reconstitué en studio, est passée par là. Tout porte à croire que le cinéaste ne cherche plus l’illusion de réel, qu’au contraire il exhibe les artifices nécessaires à sa représentation pour faire naître une émotion qui, elle, est authentique. La cuisine de Janis, parfaitement organisée et rangée, paraît empruntée à un magasin de meubles ; même l’hôpital n’échappe pas à cette esthétisation galopante. Pourtant, dans ce cadre normé où rien ne dépasse surviennent des drames qui dérangent : la consultation des analyses médicales est répétée frénétiquement et rompt l’harmonie trouvée entre les deux amies (et amantes), l’exhumation d’une fosse commune revient tel un traumatisme collectif qu’il faut guérir, les tumultes amoureux qui définissent la relation de Janis et d’Arturo, la complexité des liens qui unissent une fille avec sa mère absente etc. Comme toujours dans le cinéma d’Almodóvar, la femme remplit une double fonction : elle est la personne sur laquelle s’abattent les tempêtes ; elle est celle qui, contre vents et marées, maintient l’équilibre familial voire sociétal. L’entrelacs du projet archéologique et de la maternité exacerbe la similitude de la cause défendue, à savoir la nécessité de vivre avec ceux qui ne sont plus, d’entretenir une mémoire individuelle et familiale en donnant voix et reconnaissance aux disparus. Nul hasard si Janis est photographe : elle qui immortalise des chaussures ou des modèles est amenée à explorer puis à sauvegarder la vérité de la naissance. Une œuvre intelligente et subtile, à défaut d’émouvoir véritablement, qu’interprètent deux remarquables comédiennes : Penélope Cruz et Milena Smit.
Très bin film d'actrices. Tout est très beau, on conserve la flamboyance des cadres et couleurs chez Almodovar. Mais bémol sur le scénario, un peu moins écrit que dans les grandes réussites romanesques du réalisateur. La guerre civile ezt un peu plaquée, comme elle l'était dans l'Échine du Diable de Del Toro. Quelques impacts sur l'histoire principale, notamment dans la différence d'appréhension historique et politique, sans doute rédhibitoire au final entre les deux femmes, au-delà de leur écart d'âge. Film plaisant, aux beaux portraits de femmes et mères, mais qui n'emporte pas.