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Jacotre
4 abonnés
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2,0
Publiée le 9 mars 2022
Voilà un film sur les Compagnons du devoir, confrérie qui tend vers l'excellence et qui méritait cet excellent reportage. La destinée de Naëlle, quant à elle, est touchante et attachante. Dommage qu'elle soit narrée sur fond de mythe méritocratique. Cette jeune femme s'en sort parce qu'elle a des compétences fortes. Elle n'en aurait pas, elle ne le mériterait pas ? "Si on veut, on peut" : ce sophisme traverse de part en part un film, trouant sa source dans la conviction néo-libérale que l'on serait maître de son destin, indépendamment de tout déterminisme social. Il suffirait qu'une âme charitable vous tende la main. Un scénario imprégné de l’idéologie dominante de notre époque contemporaine qui semble s'ouvrir sur une vision en apparence optimiste, mais en réalité qui camoufle les profondes inégalités de destin, selon où l'on naît.
Il dégouline un tel flux de bons sentiments qu'il en devient écœurant. Le schéma narratif est sans génie, vu, revu et rerevu, l'épilogue est connu dès les premières minutes. Mince tout de même, le public n'est pas aussi niais qu'il peut en avoir l'air !
L’intérêt que présente Compagnons est de retranscrire l’opposition entre deux mondes par des ruptures de formes et de tons : la violence quotidienne de la banlieue passe par des courses-poursuites permanentes, en témoigne celle qui ouvre le film ; le caméra suit l’actrice de près, à l’épaule, dans une démarche esthétique soucieuse de montrer à l’écran la brutalité du milieu investi. La maison de formation, au contraire, propose un cadre de travail et d’épanouissement stable que la réalisation prend en charge avec une lenteur recherchée, à l’instar de la maîtrise de soi qu’impose aux autres Paul, interprété par Pio Marmaï.
Les interférences qui résultent de l’entrelacs de ces deux mondes s’avèrent également dignes d’intérêt, jusqu’à ce que le récit choisisse de suivre le chemin balisé de l’apprentissage jalonné çà et là d’altercations ; nous aurions aimé voir naître une forme hybride apte à traduire à l’image la tension initiale, une forme à mi-chemin entre l’intériorisation silencieuse et l’explosion de mots et de coups portés. Tout devient fort sage et prévisible, c’est dommage. L’actrice principale, Najaa Bensaid, campe bien son personnage et confère au long métrage une certaine énergie qui ne saurait pourtant suffire à faire de Compagnons le chef-d’œuvre terminal exigé des élèves, pas même une œuvre mémorable.
Film émouvant .. actuel.. relatant la difficulté de certains jeunes .. et porteur d espoir à travers un beau projet ... et splendidement interprèté. On rit . On pleur .. on apprend !! Bravooooooooo .
me suis pas ennuyé une seconde durant ce film prenant meme si c est un peu prévisible. on découvre avec plaisir le monde du compagnonage avec ses valeurs et ses rites. naja bensaid est une découverte à côté de Agnès jaoui et pio marmai tjrs très juste
Malgré un sujet intéressant, le récit initiatique sans surprise et plein de clichés d’une jeune de cité tentant de s’émanciper grâce à son intégration dans la Maison des Compagnons, la célèbre organisation professionnelle fondée au Moyen Âge.
Un film très intéressant mais qui aborde deux sujets assez différents, par le biais de l’intégration d’une jeune fille de banlieue qui vit à la dure, dans un milieu de dealers et son entrée prochaine dans l’ordre des Compagnons. Autant le descriptif des Compagnons est une vraie réussite, une vraie découverte, un milieu peu connu, qui ne communique pas, et dont on découvre toutes les traditions , les chants, les cérémonies, les cultes , les devises, pour un ordre qui est encore bien plus ancien que celui de la Franc Maçonnerie. Par contre toute la description du milieu des dealers, des ZUP, des HLM, manque de finesse, probablement par manque de connaissance , on est dans la caricature et dans l’excès , donc on y croit pas vraiment. C’est dommage car le film est vraiment très orignal et atypique. La jeune actrice Najaa Bensaid est bien, et Agnès Jaoui tient là un de ses meilleurs rôles en « mère » , protectrice de tous ces jeunes apprentis compagnons
Beau film dans l'ensemble avec une mise en avant du compagnonnage , même si cela peut paraître désuet et de la banlieue actuelle défavorisante et démoralisante. Et même si on n'arrive pas vraiment a croire a cette histoire , la partie émotionnelle est le coté feelgood l'emporte et ce film reste attachant.
Une histoire qui nous entraine au coeur des Compagnons et nous fait découvrir les valeurs fondamentales qui tissent un lien fort entre tous ses membres. On découvre d'autres us dont celui de la réticence d'ouverture aux femmes.
Réussis et bien construit ! Compagnons est certes un scénario un peu déjà vu, et tendance en ce moment : l’adolescence et ses difficultés, réussir ou pas quand on est né dans une cité, comme « placés » et « haute couture »… Mais de bons acteurs, touchants et efficaces, on se prend dans l’histoire, et on passe vraiment un bon moment ! Une belle fin tout en émotion, il surprend le spectateur..
Le film est extrêmement classique et prévisible. La planche de salut est de nous montrer l'univers des Compagnons qu'on n'a pas l'habitude de voir au cinéma.
DEVOIR. Pour être heureux travaille et chante. La pénitence légère, j'ai perdu mon compagnon à mi chemin. Une formation en alternance. Fred Mella a aimé.
Voilà une bonne occasion de faire découvrir à des ados le monde du compagnonnage, qui se dévoile un peu plus que d'habitude, et illustre ses valeurs de fraternité au travers d'un scénario prévisible. Jaoui et Marmai se mettent au service d'une mise en scène bien sage, qui passerait sans problème dans un téléfilm mais laissent de la place au talent naissant et à la belle présence d' une nouvelle actrice Najaa. La maison du devoir, face au réseau des grands frères, le parallèle est simpliste, mais dans les deux cas, la solidarité soude la communauté, et en fait sa force, l'homme n'est décidément pas un animal solitaire. cinéma- février 22