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Un visiteur
3,0
Publiée le 2 mars 2022
Dans ce film de François Favrat, nous nous retrouvons plongés dans un monde encore trop inconnu, celui des compagnons. On y entre avec Naëlle et on découvre en même temps qu'elle ce monde de valeurs, d'apprentissage et d'excellence. Ce film sans prétention vous fera passer un moment agréable bercé de sourires et ce malgré l'approche plutôt simpliste du sujet. Pio Marmaï y tient un rôle touchant plein de subtilité. Najaa qui interprète notre protagoniste Naëlle tient ses promesses. En bref, un film qui ne changera pas votre vie mais égayera sûrement votre après-midi!
« On te donne et un jour ce sera à toi de donner ». Naëlle, 19 ans, quartier belle vue à Nantes est une jeune artiste en devenir, elle est passionnée de street art. C’est lors d’un chantier de réinsertion qu’elle va faire LA rencontre, Hélène, qui voit en elle un immense potentiel et décide de l’accueillir chez les compagnons. Naëlle y est formée aux métiers du vitrail, pratique qu’elle prend rapidement pour affection. Seulement c’est pas exactement ce à quoi elle s’attendait et Paul, son formateur, n’arrange pas les choses.
Le nouveau film de François Favrat est aussi humain que violent remplis d’amour et de gentillesse avec sa belle touche d’humour. Une mention spéciale au merveilleux casting, Najaa alias Naëlle transmet incroyablement bien la haine comme la peur ou encore l’amour. Entourée de Agnès Jaoui et Pio Marmaï c’est un 10/10.
Réussis et bien construit ! Compagnons est certes un scénario un peu déjà vu, et tendance en ce moment : l’adolescence et ses difficultés, réussir ou pas quand on est né dans une cité, comme « placés » et « haute couture »… Mais de bons acteurs, touchants et efficaces, on se prend dans l’histoire, et on passe vraiment un bon moment ! Une belle fin tout en émotion, il surprend le spectateur..
Quel excellent moment de cinéma ! On en sort ragaillardi, optimiste, le sourire aux lèvres. Pas de mort violente, pas de mise en scène alambiquée qui nécessite un décodage, pas d'acteurs-cabots qui en font des tonnes...
Des vies difficiles et des destins au bord du gouffre, certes, mais aussi d'autres généreux, prêts à aider, sans s'apitoyer et sans tout accepter. Du travail, de la persévérance, de l'entraide... bref toute la tradition millénaire des compagnons. On rêve que nos gouvernants s'en inspirent pour leurs politiques d'insertion.
Les acteurs sont excellents (Najaa est une révélation!), le scénario tient la route, on ne s'ennuie pas un instant. Courrez-y vite, vous ne le regretterez pas!
Beau film dans l'ensemble avec une mise en avant du compagnonnage , même si cela peut paraître désuet et de la banlieue actuelle défavorisante et démoralisante. Et même si on n'arrive pas vraiment a croire a cette histoire , la partie émotionnelle est le coté feelgood l'emporte et ce film reste attachant.
Un film sensible et touchant, qui a le mérite de faire découvrir un univers peu connu, celui du compagnonnage. On passe un très bon moment, captivés par l'histoire de son héroïne. Des acteurs plus qu'à la hauteur ! A voir pour passer un agréable moment et retrouver un peu d'humanité en cette période…
Après quelques déconvenues, voici un film qui remet du baume au coeur....! Aussi bien le sujet fort intéressant autour de l'institution des compagnons du devoir, que du Casting très juste et passionné, que de la Photographie, mettant en lumière de très jolies fresques et vitraux, et enfin au scénario mouvementé, maîtrisé, humain ! Choix des personnages extraordinaire : Najaa par exemple dans le rôle de Naëlle, jeune fille des cités - hyper douée dans ses dessins, sportive, dynamique, pleine d'envies, Agnès Jaoui ( Hélène ) qui donne sa vie pour aider des mômes de leur triste destin, par un réseau d'entraide et d'enseignement, Pio Marmaï (Paul), un compagnon admirable, véritable chef d'entreprise, formant un duo étonnant avec A Jaoui. Je recommande vivement ce très bel hommage à "la transmission" du savoir, de la perfection très bien mise à l'honneur de ces artisans aux mains en or. Par ailleurs Francois Favrat fait jaillir une émotion à travers les difficultés de la toute jeune fille Najaa, sa "récupération" et prise en main dans une organisation soudée chaleureuse. Film très bien réalisé et attachant. On y voit des très belles oeuvres manuelles et des acteurs vrais ; beaucoup de plaisir à découvrir ce film porteur de belles valeurs.... !!**
Une trame de fond éculée pour ce scénario. Une fille de la cité (Nantes pour changer un peu de la région parisienne ou de Marseille) en désespérance sociale, les caïds, les trafics, la famille qu’elle cherche à préserver. Ajout original : une incursion dans le monde des Compagnons (les Compagnons du devoir et du tour de France en vrai, mais ici ça sera édulcoré). Leurs rites, leurs traditions. Leur vocation à susciter des vocations ! Comme le scénario part dans trois directions : la cité et sa délinquance, les difficultés de l’insertion limite discrimination (davantage dans la tête du personnage principal ici que dans ses expériences) et ce côté Vieille France du compagnonnage, le spectateur risque bien de ne s’attacher à rien de particulier. Surtout que c’est globalement assez lisse, prévisible et tartiné à l’excès de bons sentiments et de politiquement correct. A votre avis, après quelques péripéties ça finira bien dans le meilleur des mondes ou pas ?
La principale curiosité du long-métrage de François Favrat résidait dans la découverte sur grand écran de l’univers plutôt méconnu des Compagnons du Devoir. Sans être caricatural ni totalement louangeur, le réalisateur parvient à brosser un portrait sincère et tout à fait informant sur ce qu’est ce mouvement ouvrier aux origines très anciennes et qui conserve des rites assez anachroniques aujourd’hui. Logiquement le scénario ne s’attarde qu’assez peu sur les formations, les cours et les savoir-faire enseignés, s’intéressant plutôt aux valeurs transmises par les encadrants. L’un d’entre eux d’ailleurs n’est même pas un acteur professionnel. Il s’agit de Kévin Boudeau, Prévôt de la Maison de Nantes, qui, dans son propre rôle s’avère parfaitement convaincant. Pour les deux autres, le réalisateur a eu la chance de pouvoir faire tourner d’excellents acteurs français, Agnès Jaoui et Pio Marmaï. Ils forment un excellent duo, très crédibles en Mère de la communauté et en vitrailliste transmettant ses compétences. Mais le compagnonnage n’est que l’aspect secondaire du récit et malheureusement celui-ci se heurte à la traditionnelle caricature banlieusarde à base de clichés sur le trafic de drogue, l’attitude désinvolte de ses jeunes habitants et la malhonnêteté endémique de ceux-ci. La pauvre Najaa, qui tient le premier rôle, peine à sortir de cette ornière scénaristique. Longtemps le film peine à s’extraire des poncifs de la représentation des banlieues. Il y parvient heureusement dans le final, permettant à la jeune actrice d’exprimer une plus large palette d’émotion. La conclusion réussie permet d’occulter quelque peu ces écueils.
Même si nous savons tous qu'en arrivant au monde, nous n'avons pas tous les mêmes chances, nos parents nous permettent de mieux nous en rendre compte avec leur courage qu'ils ont dû démontrer et même prouver tout au long de leur vie pour se sortir de leur condition sociale et la faire évoluer pour être plus heureux et fiers d'y être arrivés. Dans ce film, nous le ressentons et le comprenons tout de suite avec cette jeune fille issue de milieu défavorisé à penser, croire et être convaincue que si pour elle, il n'y a plus rien à faire, elle mise tout son courage avec sa petite soeur à la protéger, la sécuriser dans son environnement hostile et à ne pouvoir compter que sur elle. Douée à vouloir exprimer ses souffrances en créativité de tous ses dessins cachés sur le toit de son immeuble, elle pourra néanmoins tomber sur une bonne âme à bien vouloir la prendre en charge pour lui faire espérer un avenir meilleur où même si elle ne croit pas à cette possibilité, elle pourra acquérir un savoir-faire suivi d'un savoir-vivre et un savoir-être pour montrer, démontrer et même prouver que dans ce monde humain masculin, elle sera respectée pour ce qu'elle est et ironiquement rajouter être l'égale de l'homme. Le donnant-donnant se manifeste avec l'envoi de ce courrier à sa fille où de honte à ne plus avoir avec toutes ses fautes d'orthographe, sa fille viendra retrouver sa mère pour lui pardonner toutes les souffrances qu'elle avait dû endurer à cause d'elle.
Quel plaisir de voir le travail du verre et des vitraux, de l’excellence du travail des compagnons du devoir. J’ai trouvé la première partie du film un peu molle, mais l’histoire devient intéressante. L’image de Nantes n’est pas forcément à son avantage, mais heureusement que la ville ne se résume pas à un quartier.
J'ai passé un bon moment mais dommage je reste un peu déçu. Sujet intéressant, bons acteurs mais le scénario par ses moult imprécisions, incohérences et incrédibilités (corbillard, absences répétées de Naëlle à l’heure du déjeuner de la communauté que personne ne relève !, quid des weekends de Naëlle durant la longue période d’essai, on ne voit pas l’encadrement des autres compagnons, …), des séquences insuffisamment réfléchies qui arrivent à nos yeux, des répétitions juste pour faire des minutes car totalement inutiles, … devient vite bancal, faible, pas suffisamment travaillé pour élever la réalisation ... Il finit par décevoir.