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Lucie
3 abonnés
72 critiques
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4,0
Publiée le 2 décembre 2022
Il faut aimer les films en noir et blancs et plutôt calmes pour savoir apprécier ce film à sa juste valeur. Avec seulement deux acteurs au programme, ce huis-clos des plus réduits, prend au fil des minutes de l'ampleur quant aux thématiques qu'il aborde. La discussion devient alors de plus en plus profonde et en une nuit explosent les doutes d'une vie. Une relation amoureuse glamour qui démontre que derrière les paillettes, les stars sont des humains comme les autres. Les dialogues sont biens écrits, les acteurs jouent à merveille, on se laisse emporter par leur histoire. Tout est glamour, doux, on est enveloppé dans un écrin de douceur alors qu'ils traversent l'une des vagues les plus amères de leur couple. Un film tourné pendant la pandémie de covid et qui en porte les stigmates: enfermement et solitude pour des couples condamnés à se remettre en question
Le film porte sur la déchirure d’un couple campé par John David Washington et Zendaya. Tournée en huis clos pendant le confinement par Sam Levinson, l’implosion commence lorsque le personnage incarné par Zendaya reproche à son mari de l’avoir oublié lors des remerciements de la projection de son film. Tous ceux ayant contribué de près ou de loin au film ont été remercié, aucun oublié, sauf elle... Que cela cache-t-il ? De la culpabilité ? Du reproche ? Tant de questions que Sam Levinson distille tous au long de son film. Était-ce un simple oubli, ou cela cache-t-il quelque chose de plus sombre et dramatique ? Tandis qu’il se jetteront leurs pires horreurs afin de convaincre ou simplement de blesser l’autre, le spectateur pris à parti devra choisir un camp. Reste à savoir lequel est le plus juste...
Le rythme est plutôt bon. Quelques réserves sur les acteurs que j’ai trouvés globalement juste même si le côté “chacun écoute patiemment les arguments de l’autre sans s’interrompre” enlève beaucoup au naturelle de la dispute. Néanmoins la démarche est intéressante et le mise en scène a pour mérite d’être très marquée (le noir et blanc est traité avec des contrastes très appuyé), et appuie à mon sens le propos : le contraste qui accentue la dualité, l’opposition, la confrontation...
En résumé ce film est une proposition radicale qui de facto ne plaira à tout le monde mais qui est sauvé par sa mise en scène et par quelques moments de fulgurance de ces comédiens (particulièrement Zendaya)
Malcolm & Marie est un film qui me donne des frissons, tout simplement car je me suis senti concerné par l'histoire. En plus d'avoir été ému par le scénario, j'ai re découvert à quel point les dialogues pouvaient avoir une importance capitale. Rien qu'un silence peut déjà être un dialogue.
Ce film est une merveille forcément des mauvaises langues voix d'un mauvaise œil un film sur des noirs fait par un blanc décidément L'Humanité n'évoluera jamais pour ma part cinq étoiles et contrairement à certain je ne trouve pas que l'on tournant rond
Sympa la pièce de théâtre ! Je ne conseille ce film à personne, et d'ailleurs, je ne pourrais même pas le recommander à quelqu'un ! Sérieusement, est-ce que vous pourriez le faire ? J'aurais tellement honte si la personne qui le regarde a été conseillée par moi...
Vos seules émotions seront probablement engendrées par l'ennui mortel que procure ce film : "les plans sont magnifiques", quelques effets de grain dans l'image, ou encore "quel jeu d'acteur" à certains moments. Mais je peux vous assurer que ce sont les seuls éléments qui retiendront votre attention. Pour le reste... y a-t-il réellement autre chose ?
Et le choix du noir et blanc s'adapte si bien à ce film, vous ressentez le courant, n'est-ce pas ? Mais si, ce truc là, different des autres ! Eh ben Vous plongez en plein dedans, bien calculé celle là.
Magnifique ! Fuyez avant de le regretter !
Petit conseil : Taper la meilleure dispute d’1h35 avec un arbre, je vous assure que vous revenez moins stoïque qu’après avoir vue ce film, + peut-être un scénario à la clé.
Film qualitatif, j’ai beaucoup aimé l’ambiance et le jeu des acteurs. Ces derniers possèdent d’ailleurs une belle alchimie qui se ressent à l’écran. Et le fait qu’il soit en noir et blanc rajoute un vrai charme.
Il ne se passe pas grand chose dans cette prise de tête en noir et blanc esthétique. Les acteurs font ce qu'ils peuvent pour donner corps à un scénrio répétitif et indigent.
Ce film, par sa bande annonce, semblait annoncer un huis clos esthétique (noir et blanc) porté par 2 acteurs charismatiques. Un promesse malheureusement non tenue, de très loin. Les points forts sont : ce parti pris de noir et blanc et cette façon de filmer, bien adaptée au huis clos; et les acteurs, très bons, font ce qu'ils peuvent pour animer l'ensemble.
Mais cela ne prend pas. Le film se résume à un long, très long renvoi de litanies, ponctué par des paroles presque criées et des moments de vide, sans rien... Difficile d'éprouver de l'empathie pour les personnages, particulièrement stéréotypés et dont la pseudo intellectualité de leurs répliques rend encore plus compliqué la compréhension de l'échange.... Un rythme plat, pas de rebondissement... Je vais être honnête, nous ne sommes pas allés au bout du film tellement cela nous semblait une perte de temps.
J'ai beau chercher, je ne vois aucun intérêt dans ce film, à part l'esthétisme vraiment réussie (1 étoile) et les acteurs (0.5 étoile). Mais je ne comprend vraiment pas comment certains peuvent qualifier ce film de chef d'œuvre, a moins que l'ennui abyssal soit un critère de définition d'un film de qualité. Il en faut surement pour tous les gouts, ce n'est vraiment pas le mien.
Intéressant, au démarrage il est difficile de situer à quelle époque la scène se déroule, il y a une forme d’intemporalité. on a tous connu des disputes de couple similaires. Très bon jeu d’acteur. Mais scénario lancinant … le huis clos (tournage réalisé lors du Covid) nous enferme dans une boucle avec des répétions et des longueurs infernales.
Encore de nouveaux jours à vivre aujourd’hui avec la pauvreté culturelle qui nous accompagne, alors une nouvelle fois on s’en remet aux plateformes en ligne pour essayer de s’évader de ce triste monde. Et la grosse sortie de ces derniers jours est bien évidemment le film Malcom & Marie sortie sur Netflix le 5 février, où la plateforme engage une nouvelle fois un réalisateur en vogue puisqu’il s’agit notamment celui de la série Euphoria. Il arrive accompagné de deux acteurs en pleine montée impressionnante de popularité avec Zendaya, que ce dernier a connu sur cette même série, et aussi John David Washington qu’on a pu voir dans Tenet entre autres. Le film immédiatement séduit, déjà par son casting, puis son aspect tout en noir et blanc bien loin du déluge de couleurs et paillettes d’Euphoria, et puis par son concept, tout concentré dans un même lieu avec ces deux personnages pour animer un film par leur seule présence. Le film dévoile en effet dans un temps linéaire d’une seule soirée un enchainement de discussion entre Malcom le cinéaste qui vient d’assister à l’avant-première de son film, et Marie, sa femme aimante mais dont la non-considération de celui-ci pour elle durant cette même soirée va la pousser à faire ressurgir plusieurs pensées gardées pour elle que l’on découvrira au fil de la nuit. Toute la difficulté du huis-clos, et qui plus est avec seulement deux personnages est bien de pouvoir tenir en haleine le spectateur tout au long du récit en gardant une imagerie attrayante pour le spectateur malgré la redondance du décor. La mise en place n’est pas facile et la grande expressivité de Malcom qui contraste avec la distance de Marie nous fait peiner à rentrer dans l’histoire immédiatement. Le film va alors rapidement monter en gamme, enclencher son rythme et ses idées visuels comme pour nous prendre par la main et faire découvrir cette immense maison en même temps que les mystères que contiennent en eux les personnages qui y vivent. C’est ainsi à coup de découvertes narratives bien placés, toujours très fluide et jamais trop visible que le film va prendre forme. Jouant de plans-séquence bien choisis qui embellissent le récit, amplifient la tension dramatique et nous immerge parfaitement dans l’histoire malgré parfois quelques abus dans la longueur des dialogues qui étirent le discours sans plus le développer pour autant. Visuellement, les idées sont bien là, efficaces par les symboles qu’elles évoquent comme l’enfermement mise à nue de Marie dans sa baignoire au travers d’une disputes très houleuse où l’on découvre toute sa faiblesse mentale. Ou encore le miroir qu’on retrouve à plusieurs reprises à chaque fois subtilement mais mettant bien en valeur le narcissisme du réalisateur Malcom, totalement imbus de lui-même et le privant de recul sur sa personne. C’est en revanche sur le propos que le film va poser le plus de question, notamment sur certains dialogues qui fonctionnent moins bien, s’allongent ou reviennent sur des thématiques déjà abordées. En effet le huit clos et le temps linéaire de l’action avec ces deux personnages totalement renfermés sur eux et en conflits en permanant fait monter la tension d’elle-même et les entêtements sont quelque fois trop long, mal dosé notamment par celui de Malcom, et freine le dynamisme du film qui est pourtant capital pour l’intérêt du film. On peut ainsi noter pour le protagoniste masculin des compréhensions plus floues, sa psychologie est moins subtile, plus lourde dans un film qui nécessite forcément une grande précision dans sa caractérisation et dans le jeu au vu de sa présence à l’écran. Et c’est par ailleurs la justesse du rôle tenue par Zendaya qui met en valeur ces manquements où le réalisateur n’a pas su saisir avec autant de justesse et de dosage les névroses du personnage qu’interprète John David Washington qui fait ce qu’il peut, mais malheureusement souvent trop. La réflexion globale du film est intéressante et semble surtout assez personnel avec par ailleurs le fait que Sam Levinson lui-même est avoué avoir écrit le rôle de Marie en pensant expressément à Zendaya. Démontrant un jeu parfaitement adapté, sincère et plein d’émotion, ce qui pouvait manquer parfois à l’actrice dans Euphoria par exemple. Le fond du film n’est pas forcément en soit nouveau mais l’approche est originale, bien pensée en jouant parfaitement bien des images du film dans une dynamique très prenante. Les dialogues ne sont pas vides de sens et on peut même noter un jeu de l’auteur même sur la question de la représentation du corps féminin avec une Zendaya plus dénudée que son partenaire mais en expliquant que c’est sa véritable tenue pour aller dormir. Un amusement que permet la mise en abîme du film et qui caractérise un film parfaitement conscient des symboles qu’il met en place pour en faire une œuvre cohérente et passionnante, bien qu’un peu étirée.
Que ce soit la manière dont c'est filmer, le choix des plans, des musique, tout est incroyable mais surtout: le jeudes acteurs... J'ai enfin l'impression d'avoir vu ce qu'était le cinéma en grand, et que le fait de savoir jouer n'était pas réserver qu'au théâtre... Époustouflant. Merci
Un film que ceux qui aiment de l'action trouverait ennuyante. Le rythme sans cesse changeant de ce film a sa place car elle nous donne le temps de respirer avant de passer à une autre argumentation. Le visuel du film est excellent. Je l'ai regardé avec le sourire. Les différentes thématiques sont percutants. Les acteurs, n'en parlons même pas. Ils ont eu du plaisir à tourner avec tout l'écran qui leur est accordé.