Adaptation d'une nouvelle de Stephen King, "Life of Chuck" fait partie de ces films qui glissent quelques moments sinon exceptionnels, du moins remarquables, dans un ensemble qui, par ailleurs, distille un profond ennui. Reprenant la chronologie de la nouvelle, le film commence par le 3ème acte, par la fin de la vie de Charles 'Chuck' Krantz, un inconnu dont des panneaux lumineux le remerciant pour ses 39 années d'existence fleurissent par centaines dans la ville où habite Marty Anderson, un professeur, et Felicia Gordon, son ex épouse. Dans ce 3ème acte, dont on s'apercevra par la suite que c'est le plus intéressant (mais aussi, malheureusement, le plus court), règne une atmosphère de fin du monde : plus d'internet, la plus grande partie de la Californie s'enfonce dans l'océan, des volcans sont en pleine éruption en Allemagne, les étoiles s'éteignent les unes après les autres, etc. Remontant une dizaine d'années plus tôt, le 2ème acte, avec un format d'image différent, nous permet de mieux connaitre ce fameux Chuck, un comptable qui dévoile dans la fleur de l'âge un grand talent de danseur. Comme on pouvait s'y attendre le 1er acte, filmé dans un format à nouveau différent, s'intéresse à la jeunesse de Chuck, lequel a perdu très tôt ses parents et qui a été élevé par ses grand-parents paternels, avec une grand-mère qui lui apprend à danser et un grand-père qui cherche à le convaincre que les mathématiques sont un art qui ne ment jamais et que le monde aura toujours davantage besoin de comptables que de danseurs. "Life of Chuck" est la 4ème adaptation d'un roman de Stephen King par Mike Flanagan. Le film regorge de séquences très longues qui se veulent philosophiques mais qui, ne volant jamais très haut, apportent davantage de torpeur que d'intérêt.