Une ville perdue d'Arizona est attaquée par une armée d'araignées mutantes et agressives. Autant, au début du film, les araignées authentiques et grandeur nature, peuvent causer quelque effroi, autant leur transformation en monstres et en images numériques nous les rend, quoique menaçantes, assez indifférentes. Spectaculaires mais trop factices. Le scénario est animé mais pas nécessairement horrifique, d'autant moins que les auteurs jouent la carte de l'humour, une fantaisie pas aussi caustique qu'espéré. Les limites de cette comédie d'épouvante tiennent surtout à son manque d'inventivité. Le scénario est similaire à ce qui se fait de plus courant dans le genre : prologue anodin et explicatif, incrédulité de la population puis panique générale. Quant aux personnages, c'est du classique, à peine rehaussés par la dérision, avec ce couple que l'épreuve réunit et ce gamin savant à la mode d'Harry Potter. Il manque au film et à ses araignées extraordinaires, zigouillées avec un malin plaisir, ce grain de folie et de cocasserie qu'on trouve dans les "Gremlins" de Joe Dante par exemple.
Comédie horrifique de science-fiction réalisée par Ellory Elkayem, Arac Attack est un bon film, divertissant. L'histoire se déroule dans la petite ville de Prosperity, une paisible cité ouvrière située en Arizona, qui va connaître une attaque d’araignées géantes après qu'un bidon rempli de produits chimiques soit tombé dans un lac. Confrontés à ces arachnides à la taille démesurée, les habitants vont tenter de lutter pour leur survie. Ce synopsis loufoque est étonnamment loin d'être nanardesque et s'avère franchement plaisant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue assez classique avec une catastrophe écologique qui voit quelque chose muter devenant hautement menaçant, mais celle-ci est bien écrite et menée. D'autant plus que le récit nous plonge rapidement dans le vif du sujet et au cœur des événements. Et plus les minutes défilent, et plus on prend plaisir devant ce gros défouloir déconseillé aux arachnophobes. Tout cela donne lieu à des scènes jubilatoires durant lesquels les multiples araignées s'en prennent à tous les humains qu'elles croisent. De plus, plusieurs espèces de ces grosses bébêtes sont présentes à l'écran, avec chacune leur spécificité, ce qui crée de la diversité au niveau de leur approche. Le ton se veut lui davantage porté du côté de la comédie que dans l'horreur, même si les toiles tissées et les morts engendrées sont de la partie. Mais tout cela n'est tout de même pas très sérieux malgré l'enjeu. L'ensemble est porté par des personnages appréciables. Des rôles interprétés par une distribution convaincante comportant David Arquette, Kari Wuhrer, Scott Terra, Scarlett Johansson, Doug E. Doug, Rick Overton, Leon Rippy, Matt Czuchry, Jay Arlen Jones ou encore Eileen Ryan. Tous ces individus entretiennent des rapports basés sur l'incompréhension et l'entraide afin de survivre à ces prédateurs à huit pattes. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation du cinéaste néo-zélandais s'avère qualitative. Sa mise en scène se veut soignée et efficace. De surcroît, elle évolue dans un environnement agréable avec cette petite ville bien exploitée dans laquelle tout le monde se connaît. Les effets spéciaux sont eux en demi-teinte. Si à certains moments, on y croirait presque, à d'autres, la taille indécente des araignées fait que c'est tellement saugrenu qu'il est impossible de prendre cette menace au sérieux. Surtout, ce sont les animations qui font le plus tâche. Leurs façons de se déplacer sont souvent grotesques. Ce visuel, tout de même honorable, est accompagné par une bande originale signée John Ottman, dont les compositions sont bonnes. Cependant, elles ont tendance à être légères plutôt qu'effrayantes ou inquiétantes. Il aurait été préférable d'avoir des notes plus stressantes et angoissantes. Mention spéciale tout de même à la géniale chanson du générique de fin Itsy Bitsy Spider interprétée par Joey DeLuxe. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Arac Attack qui, en conclusion, est un long-métrage distrayant valant le coup d’œil.
L’hommage rendu par Arrac Attack au cinéma bis des années 50 – on pense beaucoup à Them ! de Gordon Douglas, sorti en 1954, ou à Tarantula ! de Jack Arnold, sorti l’année suivante – va jusqu’à rejouer la bipolarité du scénario, d’abord figé dans ses interminables séquences d’exposition (première moitié) puis rythmé et généreux dans ses effets horrifico-parodiques (seconde moitié). La partition musicale que signe John Ottman laisse d’ailleurs entendre cette métamorphose interne au récit par l’arrivée du thème principal aussitôt la ville envahie. La laideur de l’animation numérique, d’abord subie par le spectateur contemporain, fait peu à peu sens : elle dénote à l’image, par les moyens qui sont ceux de l’époque, les artifices mis en place par le film pour confronter ses comédiens à la menace animale, non plus la rétroprojection de l’araignée comme le proposaient les œuvres précédemment citées mais une alternance entre effets spéciaux majoritaires pour les plans d’ensemble et maquettes des pattes géantes pour les plans rapprochés. Le caractère hideux des bestioles générées par ordinateur explicite la facticité d’une telle invasion et mime un budget modeste – alors qu’il représente 30 millions de dollars –, contribue en cela à l’imagerie bis ici revendiquée. Même remarque pour l’interprétation des comédiens, en particulier celle de David Arquette, calamiteuse mais, semble-t-il, assumée… Le résultat est amusant, fidèle à un postulat qui demeure cependant strictement référentiel et récréatif.
Presque plus rigolo que réellement effrayant .... C'est l'occasion de voir des courses poursuites entre des motos et des araignées , et de voir Scarlett jeune
Un scénario qui aurait peut-être sauvé le film mais les effets spéciaux et le jeu des acteurs est tellement catastrophique que cela fait de Arac attack un film vraiment pas ouf !
Arac Attack est une production complètement décomplexée, une série B un peu con mais complètement assumée. Devant ce film je ne boude jamais mon plaisir. Et puis il y a quand même un sacré casting pour ce genre de film : DAVID ARQUETTE!, Scarlett Johansson et Kari Wuhrer. Bon c'est vrai, quelques effets spéciaux n'ont pas bien vieilli mais cela n'entachera pas ce plaisir coupable !
Encore plus laid que son affiche (si si, c'est possible), Arac Attack ne nous a fait courir un frisson qu'à un unique moment, lorsqu'on nous présente les vraies bébêtes dans leur vivarium au début du film, avant leur transformation qui gâche tout par sa ringardise instantanée. On ne peut, par égard pour ceux qui méritent ce titre, dire de ce navet qu'il tient du nanar, car il se prend bien au sérieux (il se croit drôle, et bien fait, le combo-pack du navet affligeant) et il s'offre tout de même un beau panel de producteurs (ceux d'Independance Day, à hauteur de 30 millions de dollars, quand on voit le résultat visuel : où est passé l'argent ?!). David Arquette, notre Dewey de cœur, s'enterre dans ce film qui ne lui rend pas hommage, Scarlett Johansson est là (c'est tout, elle est là), les répliques tentent des jeux de mots très puérils qui ne nous tirent jamais un sourire, les sursauts sont téléphonés, les animatroniques nous font regretter ceux (animés à la truelle, mais ultra beaux à l'arrêt) de Jumanji, et le pire restera certainement, on en conviendra tous, ces animations numériques qui donnent des envies de se jeter sur le bas-côté. Ni la forme, ni la couleur, les contours, les mouvements, à peu près n'importe quel élément auquel on peut penser dans de l'animation numérique, n'est correct (on ne demande même pas joli), tout est ignoble, incohérent, incompréhensible (on peut faire pause sur les araignées sauteuses, ça ne change rien à la bouillie qu'on croyait voir, et qui est effectivement réelle). Étant pourtant copieusement phobique de nos amies à huit pattes (damned, l'ouverture à l'animalerie nous a fait transpirer...), on n'a pas levé une paupière pour leurs versions agrandies. Encore faudrait-il comprendre ce qu'on regarde. En 2002, notre terreur "araignées", restera donc Harry Potter et la Chambre des Secrets.
Bon film du genre. Cela se regarde sans soucis, pas vraiment de scène horrible mais pour ceux qui ont peur des araignées cela suffit largement. Les acteurs jouent bien, il y a de l'humour et l'on passe le film sans s'ennuyer. Vraiment très bien pour les amateurs du genre.
Dans le genre, c'est le meilleur !! Ca ne met pas 3h à démarrer, et quand on est arachnophobe, c'est un vrai régal. ... à la télévision. Évidemment, si on n'aime pas ce style de film, inutile de regarder, et de mettre de mauvais commentaires
Il faut regarder ce film sans se prendre la tete ni le prendre au serieux. Evidemment que c'est exagerrer et stereotype, mais le divertissement est la. Des acteurs sympathiques et des belles araignees bien affamees.
Ayant vu ce film au cinéma avec ma maman je me souviens encore comme si c'était hier, ce film est une vrai claque visuel et la plus réussie de tout les temps que ce sois au niveau visuel, du scénario et les acteurs qui font le taf. Ce film est une vrai réussite à tout niveau et l'ambiance général est vraiment présente, les araignées sont vraiment flippantes et la mise en scène est bluffant. Je pense que la jalousie prends le dessus et n'enlèvera jamais le faite que ce film est magistral. Je vous mets au défis que dans notre époque moderne rare sont ceux qui feront mieux avec les effets visuels de 2020 car ils arriveront pas a retranscrire cette œuvre qui pour moi sera toujours la plus belle!
Un film fantastique, teinté d'épouvante et de comique, dans le style (mais en moins réussi) de La momie. Si l'histoire d'araignées mutantes est banale, celle-ci est bien menée, sans temps mort, avec de petits moments d'humour (voulus ou non, le film poussant le bouchon des fois tellement loin que cela en devient drôle). Le rythme est haletante (bien aidé par la bonne bande originale de John Ottman, compositeur de X-men et Usual Suspect) la réalisation plutôt bonne et les effets spéciaux ont plutôt bien vieillis malgré quelques effets numériques visibles. Tres distrayant.
A noter, la première apparition de Scarlett Johansson, encore ado.