Le hors-sujet dont témoigne l’adaptation cinématographique prise en charge par Vanessa Filho de l’essai de Vanessa Springora tient essentiellement à sa structure, qui repousse en clausule l’acte d’écriture dudit essai au profit d’une reconstitution chronologique et linéaire de l’emprise intellectuelle et charnelle du romancier Gabriel Matzneff à l’origine du témoignage. Ce faisant, le film empêche la représentation de la lutte menée par une femme soucieuse de prendre le chasseur à son propre piège en l’enfermant dans un livre, au profit d’une représentation du chasseur lui-même qui répugne autant qu’il fascine, et cela pour deux raisons. Le personnage de Matzneff surprend par sa grande maîtrise de soi, de son langage et de ses mots, au sein d’un microcosme parisien dégénéré qu’incarne parfaitement la relation mère-fille ; la figure de Vanessa apparaît insaisissable, captée lors de brèves scènes assemblées par le montage de façon mécanique, elle échoue à être la vectrice d’une quelconque émotion et de l’attachement nécessaire. Impossible de croire à une emprise qui ne s’installe jamais dans le temps, la faute à une farandole d’ellipses qui juxtaposent les rencontres et les relations interdites sans s’intéresser à l’essentiel : l’errance intérieure d’une adolescente, la distance qui sépare et le plaisir destructeur des retrouvailles. Ensuite, l’auteur bénéficie de l’interprétation remarquable du talentueux Jean-Paul Rouve, dont la performance ici écrase l’interprétation vacillante de Kim Higelin, que les ruptures d’humeur et de ton peinent à rendre crédible, et celle déplorable de Laetitia Casta. Dès lors, Le Consentement perd de vue la charge critique de l’essai et éprouve son spectateur en le soumettant malgré lui au consentement, d’ordre esthétique, quoique la mise en scène souffre d’approximations et d’élans clipesques malheureux. Impossible de croire à une emprise qui ne s’installe jamais dans le temps, la faute à une farandole d’ellipses qui juxtaposent les rencontres et les relations interdites sans s’intéresser à l’essentiel : l’errance intérieure d’une adolescente, la distance qui sépare et le plaisir qui tue. Seuls ces plans sur la peau des comédiens, distinguant les mains veinées et dorées du prédateur du corps blanc, encore immaculé, de la proie, restent en mémoire en suscitant un malaise physique. Ne cédons pas à la facilité de cette adaptation contraire qui dénature voire contrefait le brillant et nécessaire travail de Vanessa Springora.
Je tire mon chapeau à JeanPaul Rouve d avoir joué le rôle de Gabriel Matznef Et aussi à Kim Higelin pour le rôle de Vanessa Springora Récit glaçant de l emprise qu il avait sur les jeunes
Film dérangeant et essentiel, qui montre que l’on peut voler le consentement (qui n’en n’est pas un du coup), lorsque l’on manipule une personne qui n’a aucun référentiel dans le domaine. J’ai trouvé le jeu d’acteurs très juste. La violence est montrée, sa récurrence aussi. Le témoignage d’un procédé entier d’asservissement physique et intellectuel. Puis le lendemain, l’amertume de vivre dans une société qui dénie encore trop les réalités dénoncées dans ce film. En témoignent les critiques mitigées de la presse, symbole de cette mentalité d’arrière-garde. Selon moi ce film ne peut pas être critiqué sur la seule base de la performance subjective des acteurs ou du rythme; ce film c’est un témoignage, des vies, et c’est une partie de notre société.
Une réalisation incroyable qui nous plonge profondément dans l'esprit d'un personnage difficile, avec des regards, des paroles et des gestes saisissants. Le jeu d'acteur est remarquable, Jean-Paul Rouve livre une performance exceptionnelle dans un rôle qui ne devait pas être facile à interpréter. Quant à KIM HIGELIN et LAETITIA CASTA, leurs prestations restent également spectaculaires. Le film est classé interdit aux moins de 12 ans, mais personnellement, je le déconseillerais plutôt aux moins de 16 ans en raison des nombreuses scènes d'intimité très détaillées. Le message véhiculé est puissant, et la séance vous laissera profondément bouleversé. Une véritable leçon de cinéma que je recommande à un public réfléchi afin de saisir les enjeux réels d'un film comme celui-ci.
Incroyable et tellement malaisant. L'histoire d'une jeune fille de 13 ans qui tombe sous la coup d'un homme de cinquante ans pédophile. On voit la descente aux enfers de la jeune femme. Le film prend aux tripes. L'actrice principale Kim Higelin est juste incroyable dans son rôle
Intolérable, j'ai perdu la valeur de ma place de ciné. J'ai tenu une demi-heure. Le sujet était scabreux donc je m'attendais à souffrir, mais c'est insupportable de se dire que des hommes comme ça existent.
Malgré la très belle interprétation ddede Jean Paul Rouve avec ce rôle pas facile, j'ai trouvé le film un peu lent et de ce fait un peu long. Il soulève le douloureux problème de l'emprise...
Il faut parler de ces sujets et le cinéma permet de toucher des publics différents de la littérature donc pour ces raisons ce film est intéressant. De plus la prestation de Kim Higelin est très juste et forte. Néanmoins je n'ai pas du tout aimé le film, il y a beaucoup trop de scènes de sexes qui auraient pu être sous-entendues et qui n'apportent rien au film. Cela donne un film beaucoup trop long qui aurait pu tenir en 1h30 avec beaucoup de scènes voyeuristes et malsaines en trop, dans une atmosphère qui faisait déjà très bien comprendre à quel point cette relation était horrible.
On a les frissons du début à la fin, les acteurs sont merveilleux et l'on plonge dans l'Italie du19ème siècle. Bravo Un film poignant au sujet d'actualité. A voir absolument Merci
Un film réussi très souvent malaisant tant il montre au plus près la relation pédophile et de dépendance qui s'installe. Jean-Paul Rouve est glaçant et mérite à lui seul le visionnage.
Je sors à l'instant du cinéma, prise vertiges, nausées, la tête embrumée, les jambes flageolantes. Un film aux images pixelisées comme à l'époque de mon adolescence qui m'a permis de me projeter dans la peau de Vanessa. Un trio excellent, juste et parfaitement cassé. Une BO à point. Cette mère égoïste et perdue est écœurante, indirectement complice en laissant faire sans intervenir pour protéger puis sauver sa fille. Un lot de connaissances qui ferment les yeux et ne mettent pas à mal leur célèbre ami. Lui est ignoble, le physique qui parle à lui seul, répugnant , narcissique, manipulateur avec cette influence démesurée, assumant son vice et profitant de la littérature, de la liberté d'expression et de son succès pour réaliser ces horreurs sans être puni. Cette enfant est fragile, naïve, soumise sous l'emprise de ce pervers. D'une force incroyable, elle réussi à se sortir de ses griffes malgré ses demonts. Elle est touchante. Un médecin imprudent qui par son geste médical facilite la tâche de ce cavalier. Un prof qui se saisi du livre pour tenter de profiter de Vanessa. Une histoire méconnue pour moi puisque trop jeune à l'époque et un livre que je n'ai pas lu. Ce film me donne envie de le lire et d'en savoir plus. Un film troublant.
Un film très malaisant et assez horrible, d’un point de vue psychologique. Les acteurs sont tout simplement géniaux, comment arriver à être aussi proche du réel dans un film comme celui là, avec un sujet aussi sensible. Je comprend que Jean-Paul Rouve est ai eu honte de jouer ce rôle, c’est tout simplement horrible ce que fait cet homme. Marquant et éprouvant un film choc !
Rendu avec Brio tant pour l'Écriture que le Talent et la Performance des Acteurs - Parfaite description de la Manipulation qui prend place et la destruction psychologie de la Victime au fur et à mesure que le Temps passe, que la Relation dure et l'Impuissance de la Mère vis à vis de sa Fille