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ATON2512
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3,5
Publiée le 9 décembre 2021
De Yvan Attal (2021) un film qui colle véritablement à son époque et à l'actualité. Notamment les violences faites aux femmes. Le premier intérêt du film est sa narration non linéaire. En trois parties avec le point de vue , plus-tôt le ressentit du vécu par les différents protagonistes . c'est tellement bien construit que jusqu'à la fin, le film instille un doute sur ce qui s'est réellement passé et surtout sur la culpabilité voire le délire des protagonistes. Le film en est véritablement passionnant du point de vue humain mais aussi juridique. Le film essaie avec brio de vous placer au centre de l'histoire si vous étiez membre du jury. C'est fort didactique et très bien construit. Jusqu'à la fin qui répond enfin en partie à la question de savoir qui est coupable ! Même la partie du procès est très bien construite sachant que les films de procès sont loin d'être une spécialité française<; Et passionnant . Très bien joué sur de nombreux registres intellectuels et humains. Ben Attal comme Suzanne Jouannet sont excellents et Charlotte Gainsbourg déploie véritablement son talent tant elle a un rôle à contre-emploi.
Intéressant et intriguant, faisant écho en pleine époque du Me Too spoiler: On ne verra jamais la fameuse scène, personne n'aura la vérité. Chacun se fera son propre avis, comme toute personne du jury, cette situation/fait divers étant sans doute lié aux différences sociales, culturelles, religieuses des 2 jeunes protagonistes C'est là la vraie réussite du film. Et au final, 2 victimes
Sur fond de recompositions familiales, Alexandre (Ben Attal) et Mila (Suzanne Jouannet) croisent leurs chemins et aussitôt sont victimes d'une sortie de route. Car à peine les personnages présentés, un drame se produit : elle l'accuse viol. Arrestation, garde à vue, prison, procès et plaidoiries s'enchaînent sur plusieurs années. Le spectateur se fait sa propre conviction sans vraiment savoir ce qui s'est vraiment passé. Suzanne Jouannet est remarquable dans son interprétation de la souffrance de cette jeune femme. La mise en scène est solide. J'aurais bien aimé avoir le point de vue des jurés de la cour d'assise, dont on n'apprend que le résultat des délibérations. Au final on se dit qu'il est bon de protéger nos jeunes (surtout les filles) de ces soirées alcoolisées.
En questionnant sur la culpabilité d'un jeune homme de bonne famille face à une jeune fille victime d'une agression sexuelle à qui on remet en cause son viol, "Les Choses Humaines" joue adroitement de notre objectivité et de nos ressentis pour refaire une histoire dont on ignore les détails, mais pas les versions. C'est dans une logique de dénouement que ce film se termine par un procès filmé où le verdict tant attendu serait donc la clé de la vérité. Serait... Bravo à Y.Attal qui fait de "Les Choses Humaines" un film d'une grande fluidité, en respectant les différents points de vue, contradictoires et soumis à l'émotivité, en y apportant un summum d'émotion dans les scènes du tribunal où la force des mots, des témoignages, des plaidoiries et des réquisitoires virevoltent en coups d'éclat bouleversants. Entre révélations étonnantes (S.Jouannet, B.Attal) et acteurs chevronnés (C.Gainsbourg, M.Kassovitz, P.Arditi, B.Lavernhe), Y.Attal bénéficie d'un casting de choix qui joue parfaitement leur partition. Peut-être le film le plus construit du réalisateur.
Yvan Attal signe un beau film sur un sujet sensible : le viol. Un brillant étudiant, fils d'un animateur télé célèbre et d'une essayiste connue se retrouve accusée de viol par une jeune fille. Cette dernière n'est autre que la fille du nouveau compagnon de la mère. Cette situation va faire exploser les relations familiales. Yvan Attal aborde ce sujet sensible avec tact. Son fils, qui incarne l'étudiant accusé, joue très bien. L'ensemble du casting est à la hauteur : Charlotte Gainsbourg, Pierre Arditi, Mathieu Kassovitz, ... . Un film qui interpelle et qui soulève de vraies questions. A voir.
Ce film met en scène l'histoire d'un jeune garçon accusé de viol par une jeune femme, qui s'avère être la fille du nouveau compagnon de sa mère. Ce film, sorte de tragédie grecque du XXième siècle, raconte les retombées dramatiques de cette accusation pour la victime, l'accusé et l'entourage. Il nous interroge très pertinemment sur le jugement : comment rester impartial lorsque la victime ou l'accusé est notre enfant ? Lorsque nos propres intérêts ou réputation sont mis en jeu ? Comment avoir tous les éléments en main pour juger un acte que l'on a pas commis ou vécu ? Tout au long du film nous mêmes spectateurs sommes confrontés à ces questions en tant que témoins extérieurs et nous devons composer avec les versions de chacun des personnages du film. Finalement, ce sont les tribunaux qui trancheront , la Justice qui se doit de rester neutre. Les deux plaidoiries des avocats sont remarquables, magnifiquement interprétés par Judith Chemla et Benjamin Lavernhe et nous questionnent encore sur le consentement et la justice. Un film quasi philosophique donc. Et servi par un très bon casting : n'en déplaise aux mauvaises langues, Ben Attal (parfait mélange de Y.Attal réalisateur du film et de Charlotte Gainsbourg, actrice à l'affiche également) n'est pas uniquement là parce qu'il est le fils de... Affaire à suivre...
Waouh ! Quelle claque. Charlotte Gainsbourg est magistrate. L’histoire nous tient en haleine jusqu’à la dernière image. Franchement un superbe film. A voir absolument.
Dans le sillage de la libération de la parole de la femme contre les violences sexuelles, ce thriller évoquant le cas du viol d’une adolescente explore en particulier la délicate problématique de notion de consentement. Le récit n’évite pas certaines maladresses d’écriture, que ce soit dans sa première partie à la caractérisation grossière où lors de certains dialogues dans la deuxième partie procédurale. Néanmoins, le réalisateur Yvan Attal est parvenu à poser un regard suffisamment distant loin des polémiques faciles pour soulever des questions pertinentes sur les rapports de domination homme / femme ainsi que sur la très difficile conciliation entre protection des droits de la défense et prise en compte de la parole de la victime. C’est un long-métrage évitant toute complaisance faisant preuve de retenue dans sa réalisation et disposant d’une interprétation convaincante.
sujet qui questionne quand chacun a sa vérité. la 2eme partie du film sur le procès est très bien. entendre les arguments de chaque intervenants nous fait nous interroger. par contre le début est un peu long.
Il parle d'un sujet à mon sens vraiment pas évident à traiter et à porter devant la caméra. En plus il a l'avantage de nous éclairer... Il est remarquablement bien joué, notamment Pierre Arditi et Charlotte Gainsbourg, qui occupent parfaitement leurs rôles... Mais pas qu'eux deux. Bref vous l'aurez compris je pense ; c'est vraiment un film à voir... Tout simplement. Il n'y a aucun moment long durant le film... De la tension, du suspense jusqu'au bout, des épisodes de vie bien mis en évidence qui aiguisent notre système empathique... Bravo Yvan Attal pour votre travail derrière la caméra.
Un excellent film qui fait réfléchir sur le thème du viol, comment un début de relation consentie peut très vite être caravterise par la loi comme étant un viol
Un portrait au vitriol de notre société violente et égocentrique.
Film qui développe à partir d'un fait divers très actuel, une réflexion intéressante sur la notion de consentement en évitant les partis pris. Charlotte Gainsbourg et Pierre Arditi ne sont absolument pas crédibles au tribunal et certaines tirades paraissent fort mal jouées (est-ce volontaire ?) mais tout cela n'a finalement pour but que de servir la didactique de la démonstration. Bonne base pour faire réfléchir des jeunes sur la responsabilité de chacun. Pas étonnant que l'ouvrage dont est tiré le film ait été leur prix Goncourt.
Film complexe sur le thème d'un viol, divisé en trois parties : le point de vue d'Alexandre, celui de Mila, puis les plaidoiries lors du procès. Malgré quelques lenteurs, on reste tout de même captivé par cette affaire. Tout y passe : la présentation des personnages, la rencontre, l'arrestation, la garde à vue, les examens médicaux, les interrogatoires, le procès, la réaction des familles et des principaux concernés... Une histoire dure mais instructive, décortiquée, qui pose la question de la perception de chacun et du consentement dans cette « zone grise » souvent évoquée.
Adapté d’un roman de Karine Tuil, reconnue pour ses livres sur les contradictions des individus, “Les choses humaines” est un long-métrage sous haute tension. Claire et Jean s’aiment et leurs enfants issus de précédentes unions vont faire connaissance. Alexandre emmène alors Mila à une soirée pour faire connaissance. Mais la soirée arrosée va mal tourner… Mila accuse Alexandre de viol et un long procès va tenter de déterminer la véracité des faits. Dans “Les choses humaines”, il n’est pas nécessairement question de savoir qui à tort ou raison, mais de comprendre les répercussions de cette affaire. Sans trop en dire, le film donne tout autant la parole à la victime, à l’accusé et à la famille de ces derniers. Tourné en famille par Yvan Attal avec sa femme Charlotte Gainsbourg et son fils Ben Attal, “Les choses humaines” est un thriller poignant et déstabilisant. A l’heure d’un mouvement qui accuse parfois sans réfléchir aux conséquences, l'œuvre témoigne d’une grande réflexion en offrant un champ de plaidoiries aux deux parties. Ambigüe et douloureux, voici un film dont on ne sort pas indemne. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
« Les choses humaines » c’est l’histoire d’une agression et des conséquences de celle ci. On va découvrir le point de vu de l’agresseur qui se défausse, de l’agressée qui voit sa vie fichue en l’air; avant le procès où vont se confronter les deux versions. Il se penche aussi sur les conséquences sur les entourages respectifs et toutes ces vies qui ne seront plus jamais comme avant. Il veut et c’est à son crédit se pencher sur les zones grises de son histoire, veut éviter le manichéisme notamment en bousculant les convictions de certains personnages. D’une manière générale il se questionne sur la justice. Peut elle être vraiment rendue? A la victime, à l’accusé? Comment elle peut être influencée, par les acteurs du procès, par les médias et la temporalité d’une affaire. Malgré ses bonnes intentions j’ai trouvé que le film échouait dans sa volonté démonstrative soit en utilisant des raccourcis soit en escamotant tout simplement des sujets qu’il lance. Si Yvan Attal veut s’inspirer de Sidney Lumet avec ce film force est de constater qu’il n’arrive pas à en atteindre l’intensité. Ses scènes de procès sont assez plates, dans le genre le récent « la jeune fille au bracelet » faisait beaucoup mieux. Bref un film au sujet passionnant mais qui ne parvient pas à se hisser à la hauteur de ce dernier. En revanche il faut saluer la prestation de ses deux jeunes acteurs Ben Attal (dont le timbre de voix identique à celui de son père est troublant) qui s’en sort parfaitement avec un rôle vraiment casse gueule et surtout la révélation Suzanne Jouannet qui donne vie à un personnage toujours crédible, tout en nuances.