Les Olympiades
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241 critiques spectateurs

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Sébastien B.
Sébastien B.

23 abonnés 146 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2023
Dans un beau noir et blanc, Jacques Audiard (auteur du sublime « Un Prophète » et du magnifique « Frères Sisters ») propose de scruter la modernité des comportements amoureux d’une certaine jeunesse urbaine. Porté par une mise en scène soignée et une interprétation très convaincante (Noémie Merlant est décidément une des plus grandes actrices françaises), le film ne parvient pas toujours à rester sur un chemin narratif emballant (la faute sans doute à sa volonté d’agglomérer trois récits indépendants adaptés de nouvelles d’Adrian Tomine). Reste qu’avec la fougue d’un jeune cinéaste (voire d’un premier film) Audiard soigne une réalisation de qualité offrant de belles scènes voluptueuses et intimistes. La musique parfaite de Rone et quelques bonnes trouvailles scénaristiques (l’apparition d’Amber Sweet par exemple) finissent de rendre cette chronique agréable. Intéressant et émouvant par moments, amusant et troublant parfois, mal ficelé et un peu ennuyeux quelques fois, si cet opus ne finira pas sur le podium de la filmographie d’Audiard, il porte tout de même un joli dossard dans le cinéma d’auteur national.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2022
Le dernier film de Jacques Audiard nous immerge dans le treizième arrondissement de Paris, chez une classe moyenne représentant finalement une bonne partie des spectateurs. Du coup, cela nous change des métrages mettant en scène des bobos, des riches des beaux quartiers ou encore des jeunes issus de banlieues malfamées venant à la capitale afin de fréquenter un autre milieu que le leur. De fait, on peut s’identifier davantage à ces personnages, chacun avec ses déboires professionnels, familiaux ou sentimentaux. C’est ainsi ce à quoi font face nos trois principaux protagonistes, Camille, Emilie ou Nora, partageant tous un malaise social et se servant du sexe comme d’un exutoire illusoire afin de combler un vide affectif manifeste. Que l’on soit à la recherche de reconnaissance dans son travail, dans sa famille ou dans sa vie amoureuse, on est tous confrontés aux mêmes problèmes et aux mêmes doutes. Ayant fait confiance à Céline Sciamma pour son scénario, Jacques Audiard filme alors remarquablement ces trentenaires aux préoccupations universelles et ce en noir et blanc, peut-être pour marquer une distance avec cette tranche d’âge dont il ne fait plus partie. Quoi qu’il en soit, le réalisateur semble sortir de sa zone de confort, n’ayant pas peur de montrer des corps nus, de présenter des dialogues un peu plus crus, ainsi que des moyens de communication modernes comme les réseaux sociaux. N’empêche, il capte très bien les troubles de ces jeunes adultes, que ce soit dans leur intimité ou en groupe et campés par des acteurs exceptionnels de naturel et crevant tous l’écran. Un long-métrage différent dans sa filmographie mais finalement optimiste quant à l’avenir de cette génération tout simplement en quête du bonheur. Un très beau film.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2021
Tout comme « Julie (en 12 chapitres) » sorti à la même époque, « Les Olympiades » traite de thèmes chers aux jeunes adultes de notre temps : les nouvelles relations amoureuses guidées par l’instantanéité de Tinder où chacun positionne son curseur personnel, selon ses envies et priorités, sur la matrice à deux axes ‘nombre de rencontres’ & ‘profondeur des relations’. Jacques Audiard, comme toujours, apporte à ce film beaucoup d’audace et un traitement original. Néanmoins, l’histoire m’a moins touché que celles de ses précédents films. Mais ce qui caractérise le plus ce film, c’est la qualité de son casting : de très belles découvertes !
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2023
Le neuvième long-métrage de Jacques Audiard, sorti en 2021, s’intéresse aux tourments amoureux des trentenaires. Composé de trois histoires successives, le film propose une réflexion sur la jeunesse contemporaine marquée par sa diversité. Certes, la réalisation bénéficie d’une belle photographie valorisée par un noir et blanc délicat. L’interprétation sans faille des principaux acteurs (dont l’étoile montante Noémie Merlant) garantit un grand réalisme dans l’expression des sentiments. Mais, il faut bien le reconnaître, l’ensemble ronronne et ne parvient jamais vraiment à décoller en raison d’un manque de consistance. Bref, une chronique attachante malgré son absence de caractère.
Fred B.
Fred B.

15 abonnés 787 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 janvier 2026
Vu le 29/01/2026.
Franchement pas top, voilà ce que j'en pense après l'avoir vu ce jour. Dès le début, aucun doute, on sait où on va sur la première scène où Emilie (Lucie Zhang) est à poil avec son amant et colocataire Camille (bizarre de donner un nom qui peut sonner féminin alors que plein de prénoms masculins existent), joué par Makita Samba. Dès les premières minutes, on a compris ce qui va se passer, les deux personnes se connaissent depuis quelques minutes que ça se finit déjà en sexe débridé. Ok.... Et la suite du film restera dans ce registre là, on est pas loin d'un film porno puisque notre étalon Camille va ensuite se taper Stéphanie sa collègue prof puis ensuite la troisième héroïne du film Nora (joué par Noémie Merlant).
Et après on se demande où va la société mais quand on est capable de sortir un film qui est sensé représenter la jeunesse actuelle où Emilie est tellement obsédée par le sexe qu'elle s'inscrit sur un site de rencontre uniquement pour se faire sauter, qu'elle en oublie même d'aller voir sa grand-mère atteinte d'Alzheimer et qu'elle va même payer une colocataire en fin de film pour que celle-ci la remplace, faut pas s'étonner que ça aille mal. Ou est l'amour dans tout ça? je parle d'amour vrai, pas du "je t'aime" lancé en fin de film par Camille à Emilie par interphone interposé. L'amour de deux personnes qui prennent le temps de se découvrir, de se connaitre et de se donner l'un à l'autre quand vraiment la relation est puissante, pas comme ça sur une première rencontre comme dans ce film. Les jeunes d'aujourd'hui n'ont plus aucune notion d'amour vrai? Ou alors c’est juste la vision d'un réalisateur qui semble un peu obscène sur les bords, peut-être après tout... Il a voulu quoi? revivre un truc qu'il a raté dans sa jeunesse à travers des acteurs qui jouent plutôt pas mal mais dans un monde complètement cramé émotionnellement et san saucune notion de ce qu'est la vrai amour? Et le film est interdit aux moins de 12 ans, mon fils a 14 ans, j'aurai donc pu l'emmener voir ce film quasi X, sérieux?
Mélanie M.
Mélanie M.

13 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2024
C'est un film qu'on pourrait vouloir détester avec scènes de vie parisienne avec des personnages qui s'écoutent parfois parler. Et pourtant je me suis laissée charmer par chacun des personnages de cette trilogie. Ils sont présentés avec tant de beauté, de douceur et de vérité qu'on finit par vraiment s'attacher à leurs sentiments. Une comédie romantique du 21e siècle qui essaye de montrer les différentes facettes de la sexualité et de l'amour à l'heure de la technologie, c'est un peu caricatural sur les bords mais réussi.
jaimelecinéma
jaimelecinéma

13 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 novembre 2021
une approche des relations sociales de la jeunesse ou internet joue un rôle majeur voir central et réducteur et ou les relations entre individus sont réduites au charnel et à la jouissance immédiate. Film intéressant mais ou les scènes érotiques trop nombreuses n'amènent rien au propos de l'auteur.
Une note positive quand même à la fin du film ou enfin le personnage principal dit "je t'aime".
Enfermer les jeunes dans ce schéma parait un peu réducteur.
bouloumbou
bouloumbou

9 abonnés 43 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 juin 2025
Vraiment très décevant. Pourquoi le noir et blanc ? Pourquoi ça sonne faux tout du long ? Pourquoi ces scènes erotiques exagérées ? Pourquoi tous ces gros plans ?
Guillaume M.
Guillaume M.

2 abonnés 155 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2025
Film très intéressant sur la connexion de plusieurs personnages du 13 eme arrondissement, d’ailleurs tous touchant.
Beaucoup de scène de sexe/nue qui ne saurait convenir à un public plus jeune.
À voir
Fabien N.
Fabien N.

8 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 novembre 2021
Jacques Audiard sait filmer, incontestablement, et il le prouve une fois de plus avec "les Olympiades". Le film contient quelques vrais moments de grâce, et le propos ne manque pas d'intérêt.
Mais qu'on est loin, pourtant, de "De battre mon cœur s'est arrêté" ou d' Un prophète" qui prenait aux tripes du premier au dernier plan! "Les Olympiades" est loin de toujours parvenir à élever la banalité de son point de départ, la vie sentimentale et sexuelle de jeunes adultes de ce quartier, à l'universel et au sublime.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2021
UN film plutot étonnant sur les comportements amoureux des "jeunes" entre 25 et 35 ans...Je le dis tout de go, le film est à réserver à un public averti, disons au dessus de 16 ans...En effet cette "étude" sur la jeunesse comporte beaucoup d'allusions et de scènes explicites, voire crues....Mais l'époque veut cela et le film cible bien son époque, où le sexe passe aussi par internet.et l'image..;On peut dire que d'un point de vue didactique c'est très réussi voire très pertinent...On se demande même en sortant de la séance, qu'est ce que l'amour ???.....Un sujet complexe de toute évidence, et peut être plus pour une jeunesse délurée....Reste un film magnifiquement interprété, mis en scène et dans un noir et blanc irréprochable..Paris fait peur en noir et blanc quand les rapports humains sont méprisés, la scène d'amphi où passe la video érotique est glaçante, on pense au suicide possible de la jeune femme.....En fait c'est un film choc qui devrait forcer le spectateur à "réajuster ses valeurs"...Objectif réussi de la part d'Audiard, qui montre ici tout son talent voir et observer notre société....Je déconseille aux gens sensibles, et c'est dommage....
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2021
Depuis « Regarde les hommes tomber », nous étions en droit de nous demander si le nom du célèbre réalisateur et dialoguiste, Michel, s’isolerait sur une étagère, avec le seul souvenir de son héritage, souvent aérien, parfois vulgaire. Jacques Audiard a prouvé par bien des manières, qu’il avait une fibre littéraire, qu’il met au profit de ses long-métrages. Il semble en vouloir de plus en plus et ce plus justifie la diversité des genres qu’il touche, en réaction au précédent. Lui, qui a décortiqué les motifs de cinéma américain pour se les réapproprier, comme chez Scorsese avec « Le Prophète » ou le western dans « Dheepan » et « Les Frères Sisters », il rebondit avec un délice, qui suscite autant de curiosité. Lorsqu’il annonce l’adaptation libre de certaines nouvelles d’Adrian Tomine et qu’il concentrerait son attention sur le 13ème arrondissement de Paris, c’est sans doute pour repartir sur de nouvelles bases.

Cela se ressent sur son équipe remaniée, en co-écriture, notamment du script, avec Céline Sciamma (Naissance des pieuvres, Tomboy, Portrait de la jeune fille en feu, Petite Maman) et Léa Mysius (Ava). Ce besoin d’un regarde neuf, change le ton de ce nouveau récit, empreint de mœurs, d’amitié et de désirs chez les trentenaires d’aujourd’hui, à l’ère du numérique. Ce sera le film le moins crasseux de la filmographie du cinéaste et pourtant, il la noirceur y tient une place singulière. L’esthétique frappe, dans un noir et blanc qui redécore un quartier que l’on voit finalement peu sur les écrans de ces dernières années. Le symbolisme des lieux donne le cachet à un certain brassage culturel et social, dont ils ne seront finalement pas le sujet. Ce n’est donc pas le titre ni le lieu indiqué qui permettront d’évaluer la pertinence de cette œuvre, mais bien ses personnages, dépassés et déterminés à embrasser cet amour, qu’ils envient tout autant qu’ils le redoutent.

C’est ici qu’Audiard se sent chez lui, c’est ici qu’il sublime ses âmes errantes, en correspondance et en attente d’un élan. L’appel du compositeur Rone ne fait que réconforter cette ambiance électrisante, révélant Lucie Zhang, dans le rôle d’une Émilie égocentrique et sans cesse étourdie par ses sentiments. Camille (Makita Samba) est un électron libre dans ses relations éphémère. Nora (Noémie Merlant) redécouvre la jeunesse et les tendresses d’une caresse. Amber Sweet (Jehnny Beth) fait tomber la caméra et un masque artificiel. Autant de portraits oniriques au premier abord, mais qui flirtent avec l’éternelle mélancolie et solitude qui s’emparent de ces personnes, à l’issue d’une dépendance sensorielle et humaine. C’est en cela que le cinéma d’Audiard se bonifie, mais il faudra un peu plus de temps avant d’atteindre la maturité souhaitée. Le cru de certains dialogues surexpose des intentions, que l’on aurait pu aborder avec plus de subtilités, sachant un virilisme sabordé et un regard féminin indéniablement renouvelé.

Le réalisateur pourrait amplement se satisfaire d’un style qui lui convienne, au nom de sa cinéphilie, mais également au nom de ses sentiments. Pourtant, il ne s’arrête pas à une influence d’Eric Rohmer (Ma nuit chez Maud), ou d’un détour chez Woody Allen et tant d’autres, pour se démarquer une nouvelle fois. Le changement, c’est le mot d’ordre qu’exploite Audiard, avec une adresse chaleureuse. Et quand bien même, il se contente de frôler sa cible, il y aura toujours du bon à en tirer. Si « Les Olympiades » ne trouve pas unanimement son public, ce dernier pourrait se laisser piéger dans de futurs projets, qui auront muri, dans une fournaise de frustrations et de désirs.
Math719
Math719

229 abonnés 891 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2021
Deux histoires qui s'entremêlent, le récit de cette nouvelle génération qui commence quelque chose sans finir complètement. Qui consomme sexuellement avec passion sans lendemain, ni se poser la question à quoi sa mène; et le sexe est beaucoup présent. J'ai du mal à savoir si j'ai aimer ou plutôt mal à savoir si j'ai aimer le travail d'Audiard, je reste perplexe mais j'avoue qu'il y a du beau dans le noir et blanc, et la beauté du film est sans doute le montrer au grand jour la beauté et la stupidité de cette jeunesse qui ne sait pas ce qu'elle veut !
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2021
Parti pour regarder de loin comment vivent les jeunes d’aujourd’hui, je me suis intéressé petit à petit à leurs histoires commencées dans le genre : « je baise d’abord et après je vois ».
Les marivaudages entre prof s’éloignant de sa classe et télé conseillère se jouent en colocation dans un Paris des barres d’immeubles d’un 13° arrondissement.
Sous le noir et blanc dépaysant, la violence des rapports par écrans interposés passe à la complicité, et la désinvolture s’efface derrière les attachements ancestraux.
Le réalisateur est bien servi par des acteurs nouveaux Noémie Merlant, Lucie Zhang, Makita Samba qui dynamisent cette comédie croisant comme souvent désirs et sentiments.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2021/03/les-freres-sisters-jacques-audiard.html
En ce qui concerne leur sélection à Cannes, on aurait pu dire : « l’important est de participer ».
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2021
Il faut voir le film jusqu'au bout pour en apprécier tout le sel, car il souffre de quelques faiblesses de scénario ou de longueurs/langueurs qui en font douter de la qualité en cours de projection, malgré la haute appréciation qu'on peut avoir de son réalisateur. Je n'en dis pas plus mais on doit reconnaître que les trois acteurs principaux sont vraiment excellents. Et que le noir et blanc sied bien à sa réalisation, sans apporter de fioritures ni nuire à sa qualité plastique (l'urbanisme des lieux est intéressant mais plus pour sa géométrie que pour sa couleur, pour ceux qui les connaissent). Entre un Rohmer plus cru dans le texte et les corps et un marivaudage classique à la sauce "tinder" ou "adopte un mec", le récit d'une jeunesse désabusée (on aborde tous les thèmes d'aujourd'hui sauf le réchauffement climatique, bizarrement...) qui se résigne à un bonheur individuel minimal et presque conventionnel.
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