Un super concept, de bonnes idées, mais on est un peu déçu, parce que tout est prévisible, finalement. Des rebondissements rythment l'action, mais ils manquent de surprise, du petit quelque chose qui nous éblouit. De plus, il ne se passe pas grand chose, en fait, les situations sont un peu répétitives. La réflexion sur le rapport cinéma/réalité et acteur/personnage est par contre très bien menée. Le film montre habilement à quel point le cinéma et la réalité sont deux mondes à part. Les acteurs sont très bons, la technique et les effets spéciaux sont impeccables. On passe donc globalement un bon moment devant ce film. Un joli Woody Allen.
Un bel hommage pour tous les amoureux du cinéma dont je fais partie, qui aiment à trouver refuge dans les salles obscures quand le monde réel devient trop pénible. Quoi de plus beau en effet que de voir sur grand écran ses stars préférées, celles qui nous font tant rêver, dans des aventures insensées et fantastiques ... bref, bien loin de notre quotidien ! La Rose pourpre du Caire est un film qui a marqué mon adolescence, tant je me reconnaissais dans le personage de Mia farrow, superbe. C'est magique et cruel aussi, mais qu'importe, il restera toujours un cinéma pas loin pour nous apporter du réconfort ! Et continuer à nous faire rêver dans notre monde intérieur.
Un compte a la sauce Woody Allen, sans savoir de quelle façon va finir cette énième histoire d'amour, on est surtout porté par l'originalité qui vient en second plans, le mélange de la fiction et de la réalité! Quelle bonne idée que de faire venir un personnage de fiction dans un monde réel inconnu a ses yeux, mais j'ai trouvé personnellement que Woody ne jouait pas assez sur cette confrontation entre les deux mondes, sur cette magie du cinéma qui transporte son spectateur dans des histoires et des mondes féeriques et que sa romance ne sors pas de ce qu'il nous fait habituellement!
Un Woody Allen que j'ai vu ce matin en cours pour la première fois. Pour avoir vu tous ses films les plus récents, il est intéressant d'avoir une vision plus globale avec un long-métrage plus ancien. Ce dernier est une vraie réussite. À travers cette histoire le cinéaste montre à quel point la frontière entre la réalité et la fiction peut être mince. Cécilia est passionnée de cinéma car il lui permet de s'évader et de rêver devant des histoires a priori inaccessibles. A priori car, un jour, alors qu'elle reste plusieurs séances d'affilée dans la salle, l'un des personnages sort de l'écran et part avec elle. C'est le début d'une idylle passionnée entre les deux protagonistes. Parallèlement, l'acteur qui a joué le personnage est mis au courant de la situation. Il va alors se rendre sur place (dans le New Jersey) et lui aussi tombé amoureux de Cécilia. Celle-ci devra alors choisir entre deux personnes qui en apparence ne sont qu'une seule. En apparence seulement, car Tom Baxter (celui qui est sorti de l'écran) représente le rêve et l'accession à l'inaccessible désir de Cécilia. L'autre, Gil Shepherd (l'acteur), représente la réalité et une valeur sur laquelle se reposer. Cécilia aura à effectuer un choix et celui-ci décidera de l'issue de cette histoire. Dans ce film, Woody Allen interroge notre condition de spectateur et le rapport que nous avons au cinéma. Il montre également de quelle manière nous pouvons percevoir ce qui reste avant tout un spectacle. Un Woody Allen, intelligent, drôle, bien interprété et brillant sur le fond comme sur la forme.
Voilà un bel hymne au cinéma, le pitch est intéressant et sympathique, il y a une véritable réflexion sur le choix et le personnage. Je n'ai ressenti aucun ennui pendant le visionnage et la musique est vraiment excellente. Dommage que la fin soit un peu bâclée
Très beau film de Woody Allen. Probablement l'un des meilleurs. Au travers d'une histoire pleine de fantaisie, Allen nous concocte une véritable déclaration d'amour au cinéma, qui permet de rêver, de s'évader, d'oublier son quotidien morose. La mise en scène est toujours aussi simple mais cette fois-ci cela ne pose pas de problème puisque la magie opère. Mia Farrow est une excellente actrice. La fin est magnifique. A voir!
Aussi ingénieux qu'ennuyeux, ainsi donc du pur Woody. Les acteurs (excepté Jeff Daniels) n'aident pas à plonger le spectateur dans les élucubrations du réalisateur et semblent réciter leur cinéma sans conviction. On tombe tantôt sur un morceau de mauvaise caricature (mari rustre), tantôt sur une dialectique téléphonée censée amuser. Malgré quelques idées très astucieuses il est vrai, on s'embête bien.
La Rose pourpre du Caire est une bonne comédie romantique.Le scénario est assez simple mais original et inventif.La mise en scène,d'un assez bon niveau,est classique.Le rythme est assez soutenue mais de même intensité.Bon prestation de Mia Farrow qui interprète avec grâce et élégance,un personnage fragile,touchant et émouvant de naïveté et de gentillesse.Bon interprétation de Jeff Daniels qui jouent deux personnages avec énergie deux personnages étroitement liés mais différents.Bon travail au niveau du cadrage avec de nombreux travellings fluides.Les dialogues sont bien écrits.L'oeuvre possède aussi une photographie soigné,une musique jazz agréable,une atmosphère enjoué et de beaux décors.Woody Allen enrichit son propos avec une multitude de thèmes:l'amour passionnelle,les liens entre le monde imaginaire et le monde réel,le pouvoir d'évocation du cinéma,la jalousie,la mélancolie envers la réalité,le double et les limites de la création.Woody Allen opte pour une fin dramatique,Cecilia est heureuse dans le monde fictif mais malheureuse dans le monde réel décrit comme cruelle et déshumanisé.La Rose pourpre du Caire est donc un bon film nostalgique,méditatif,satirique au niveau sociale empreint d'une touche de poésie bienvenu.Et surtout,une déclaration d'amour sincère au cinéma.
Une histoire très inventive, belle petite histoire romantique. Drôle (mais pas autant que d'habitude avec Woody Allen). Mia Farrow est pétillante et très fraîche (elle fait plaisir à voir sur l'écran).
Ce film a le mérite de faire parler de la fonction de l'illusion dans le cinéma. Il est indéniable que le cinéma est un art qui peut être extrêmement passif, on s'assoit dans un fauteuil, on se laisse bercer par des images ; contrairement à la littérature qui est beaucoup plus difficile d'accès car elle demande des efforts et un esprit imaginatif, le cinéma est un art relativement facile dans lequel se complaisent ceux qui regardent des films à foison, sans prendre nécessairement de recul entre chaque, sans prendre le temps d'en apprécier chaque miette puisqu'ils enchaînent avec un autre film, et sans faire de distinction dans leurs choix cinématographiques. On dit qu'il n'est jamais bon de verser dans la fiction fantasmée : juste des "on dit" ? La fin de The Purple Rose of Cairo va en ce sens, même si pour une fois un happy end aurait été de rigueur pour nous rappeler que nous-mêmes, à l'instar de Cecilia, sommes en train de regarder une fiction. Le film de Woody Allen est illustratif, à ses dépens, des déviances dont j'ai parlé : il se regarde, mais malgré une idée de départ plutôt intéressante, il reste plutôt faible : Ladri di Saponette de Maurizio Nichetti était bien plus abouti dans le genre. En fait, je crois que quitte à s'échapper du quotidien, j'aurais préféré une réelle comédie plutôt qu'une comédie dramatique. Les mises en abîme sont néanmoins particulièrement réussies.