La Rose pourpre du Caire
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164 critiques spectateurs

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Grouchy
Grouchy

143 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2013
Une vraie leçon de philosophie que nous enseigne Allen : le cinéaste nous livre sa vision de l'amour tel qu'il est imaginé dans le populaire. Une jeune femme, déçue par sa relation amoureuse, a le coup de foudre avec le personnage principal d'un film qui n'est que le symbolisme du Prince Charmant, qui lui aussi est désespéré par l'univers dans lequel il se trouve : il devient vivant, renaît d'entre les morts ( par la répétition de la phrase "je me croyais encore dans un tombeau égyptien" ), critique son monde d'origine en exprimant son agacement contre le public. Il est un explorateur, qui va découvrir le monde de la réalité auquel il ne connaît rien. Ce qui vaut quelques situations amusantes, comme la découverte du bordel où il devient le psychologue des prostituées qui ont raté leur vie personnelle. Le rival de ce prince est son acteur, qui, à l'instar du baron Frankenstein, a crée un personnage qui s'échappe de l'imaginaire et qui pourrait détruire sa réputation. Où les producteurs veulent arrêter le personnage pour sauver leur argent, l'acteur veut l'arrêter pour sa réputation, jusqu'à ce qu'il se rende compte de son erreur à la fin, en ayant perdu le seul vrai amour de sa vie avec l'héroïne, qui le changea des faux-jetons qui polluaient son existence. Allen nous explique au final que l'amour n'est qu'éphémère, qu'il n'existe que dans les fantasmes ( ici un film ) et que celui que l'on trouve dans la réalité n'est que déception, une vision bien pessimiste de la part du cinéaste.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 août 2013
La Rose Pourpre du Caire est un film impossible à résumer, magique et ancré dans la réalité, enchanteur et violent. Le cinéma comme échappatoire aux duretés d'une situation économique insurmontable, il fallait y songer. L'ambiance du tout est délicieusement vieillotte, avec un casting impeccable et une musique parfaitement calée sur les émotions qu'elle suscite. Véritable mise en abyme, du spectateur qui devient spectateur de la spectatrice qui devient actrice du film de sa propre vie et du film qu'elle affectionne (complexe n'est-il pas !). Qui n'a jamais rêvé de traverser l'écran pour se retrouver projeté dans la salle qu'il fréquente assidûment ? L'un des meilleurs films de Woody Allen, vibrant hommage au cinéma et aux cinéphiles ! 4,5/5
Malevolent Reviews

1 110 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2013
Pour la deuxième fois après Intérieurs, Woody Allen ne montrera pas le bout de son nez face caméra et restera derrière l'objectif, l'occasion pour le metteur en scène de présenter l'une de ses histoires les plus originales. Premiers pas dans le fantastique, La Rose Pourpre du Caire nous emmène dans les années 30, à l'époque où les États-Unis connaissent la crise de la Grande Dépression. Et c'est dans ce monde désespéré, pauvre et difficile qu'une jeune serveuse cinéphile, Cecilia, va vivre l'aventure de sa vie. Joignant difficilement les deux bouts avec sur le dos un mari volage, joueur et violent, la jeune femme ne peut se réfugier qu'au cinéma y voir ses films favoris et en particulier La Rose Pourpre du Caire, qui vient tout juste de sortir et qu'elle a déjà vu plusieurs fois... Mais arrivée au cinquième visionnage, Tom Baxter, le héros archéologue du film, sort de l'écran et entraîne Cecilia dans des virées incroyables, entraînant sans le savoir une série de rebondissements calamiteux aussi bien dans la réalité que dans l'histoire du film qui continue d'avancer de façon inattendue. Outre l'arrivée de Tom, héros fictif, dans le monde réel (avec ses complications, comme son argent factice et son étonnement de ne pas voir de fondu lorsqu'il embrasse Cecilia), c'est surtout grâce à l'apparition progressive d'un quatuor amoureux délirant que Woody Allen nous fait jubiler : entre Tom le personnage de film, Gil Shepherd son interprète dans la vraie vie et Monk son détestable mari, on peut dire que Cecilia a de quoi être bien chamboulée. Utilisant avec brio le procédé du film dans le film, La Rose Pourpre du Caire est, malgré sa courte durée, une palpitante aventure romantico-fantastique où l'on rit souvent tout en restant émerveillé par la beauté du sujet, celui d'une femme apprenant à ses dépends que la vie est dure, quitte pour cela à faire les rencontres les plus impensables. Imaginatif, drôle et enjoué, le long-métrage est une véritable pépite du genre mise en scène par un Woody Allen inspiré qui nous le présente avec la poésie qu'on lui connait et interprété par une poignée de comédiens délicieux, de la toujours aussi touchante Mia Farrow au génial Jeff Daniels, faisant de La Rose Pourpre du Caire l'une de ses plus mémorables œuvres qui ne prend visiblement aucune ride avec le temps.
Estonius

4 747 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2013
On est un peu déçu que Woody Allen ne joue pas dans ce film, mais quel rôle aurait-il tenu, puisque c'est autour de Mia Farrow que tout le film s'organise ? Et force est de constater qu'elle s'en sort à merveille. Cette irruption de l'imaginaire dans la réalité aurait pu donner n'importe quoi, ici l'humour, la tendresse, l'absurde, la poésie se mélangent pour notre plus grand plaisir, nous rendant chaque fois plus sordides les retours à la réalité. Une œuvre attachante, magique, envoûtante ! Bravo l'artiste !
aléa54
aléa54

2 abonnés 36 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2012
L'histoire se passe pendant la grande dépression (la crise de 1929) aux Etats-Unis.
C'est l'histoire de Cécilia, une femme ordinaire, malheureuse dans sa vie professionnelle de serveuse et dans sa vie de couple (son mari, chômeur et joueur , la bat régulièrement). Elle ne vit que pour les heures qu'elle passe devant les films du cinéma de quartier.
Soudain, fiction et réalité se confondent, et Cécilia vit des heures magiques spoiler: avant un dur retour à la réalité
.
Le film explore, comme souvent chez Woody Allen, les liens entre la réalité et la fiction.
L'idée de départ (un personnage fictif confronté au monde réel) est originale et donne lieu à de très belles scènes, émouvantes et attendrissantes.

Woody Allen a tout de même du mal à faire durer le film, qui souffre de quelques longueurs.
Avec une idée initiale comparable, le "Minuit à Paris" de Woody Allen me paraît supérieur.

C'est tout de même un bon film, avec une morale douce-amère.
Enfin, je ne suis pas un grand fan de Mia Farrow, mais je dois bien reconnaître qu'elle est époustouflante dans ce rôle qui lui va comme un gant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 décembre 2012
Woody Allen toujours aussi étonnant mais ici plus émouvant dans une mise en abîme inoubliable...
Acidus

880 abonnés 3 961 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 décembre 2012
Le scénario de "La Rose pourpre du Caire" manque de mordant et s'essouffle rapidement. Cela a pour résultat une légère lassitude tout au long du film ormi un bon début et une bonne fin. Woody Allen fait du surplace avec des dialogues qui oscillent entre le trés bon et le moins bon de même que des acteurs qui ne convainquent pas tout à fait. C'est moyen.
Lucien O.
Lucien O.

8 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2012
Un conte fantastique déconcertant et un rien désespérant.
Woody Allen tire le portrait de nous, spectateurs, qui vivons le cinéma comme un faux-fuyant or que nous n'avons d'autre choix que de nous coltiner la vie réelle.
La réflexion du cinéaste porte également sur l'amour du cinéma, lequel magnifie tout, exhausse tout, et nos amours paraissent, en comparaison, bien fades ; mais comme le dit bien l'un des personnages du film: « A quoi bon être parfait si l'on est pas vrai ? » .
La confusion entre cinéma et réalité y est dense, d'autant que Woody laisse entendre que notre vie admet, quelquefois, des instants de cinéma, des moments intenses et passionnés (l'amour de Cécilia pour l'acteur), mais paradoxalement il discourt par le cinéma! Ce qui n'est pas sans empreindre « La rose pourpre du Caire » d'une certaine mélancolie.
C'est indiscutablement réalisé avec talent, rythmé par du swing ou du vieux jazz - la qualité de la bande son est une constante chez Woody Allen - et fortement déroutant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 octobre 2012
Woody dans toute sa splendeur. Ce film est à voir !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 octobre 2012
Un Woody Allen que j'ai vu ce matin en cours pour la première fois. Pour avoir vu tous ses films les plus récents, il est intéressant d'avoir une vision plus globale avec un long-métrage plus ancien. Ce dernier est une vraie réussite. À travers cette histoire le cinéaste montre à quel point la frontière entre la réalité et la fiction peut être mince. Cécilia est passionnée de cinéma car il lui permet de s'évader et de rêver devant des histoires a priori inaccessibles. A priori car, un jour, alors qu'elle reste plusieurs séances d'affilée dans la salle, l'un des personnages sort de l'écran et part avec elle. C'est le début d'une idylle passionnée entre les deux protagonistes. Parallèlement, l'acteur qui a joué le personnage est mis au courant de la situation. Il va alors se rendre sur place (dans le New Jersey) et lui aussi tombé amoureux de Cécilia. Celle-ci devra alors choisir entre deux personnes qui en apparence ne sont qu'une seule. En apparence seulement, car Tom Baxter (celui qui est sorti de l'écran) représente le rêve et l'accession à l'inaccessible désir de Cécilia. L'autre, Gil Shepherd (l'acteur), représente la réalité et une valeur sur laquelle se reposer. Cécilia aura à effectuer un choix et celui-ci décidera de l'issue de cette histoire. Dans ce film, Woody Allen interroge notre condition de spectateur et le rapport que nous avons au cinéma. Il montre également de quelle manière nous pouvons percevoir ce qui reste avant tout un spectacle. Un Woody Allen, intelligent, drôle, bien interprété et brillant sur le fond comme sur la forme.
shmifmuf
shmifmuf

211 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2012
Vue mon adoration pour les oeuvres de ce cinéaste New Yorkais, si je dis que ce film est peut -être son meilleur, je ne pense pas avoir besoin d'en dire plus.
pi93joe
pi93joe

16 abonnés 521 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2012
Très beau film de Woody Allen. Probablement l'un des meilleurs. Au travers d'une histoire pleine de fantaisie, Allen nous concocte une véritable déclaration d'amour au cinéma, qui permet de rêver, de s'évader, d'oublier son quotidien morose. La mise en scène est toujours aussi simple mais cette fois-ci cela ne pose pas de problème puisque la magie opère. Mia Farrow est une excellente actrice. La fin est magnifique. A voir!
Santu2b

311 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2012
Parmi les plus charmants Woody Allen ! D’ailleurs ce dernier l’a sans cesse désigné comme étant l’un de ses bébés préférés. "La Rose pourpre du Caire" fut réalisé au milieu des années 80 et partait d’une ébauche de base plutôt originale : celle d’une malheureuse serveuse de brasserie enlevée par le héros de son film favori. Le pari était malgré tout osé mais à la fin le bonheur est lui total : une heure et demie de fantaisie et de trouvailles absolument jubilatoires. Woody Allen mène sa barque fraiche et lyrique sans une seule seconde d’ennui, n’oubliant pas au passage, la figure de ses pairs. Car au bout de cet afflux d’inventivité et de poésie, le cinéaste rend surtout un vibrant hommage au septième art, le sien, tel qu’il le conçoit. Ceci, avec une Mia Farrow étincelante. Le voyage est un peu court mais on en redemande.
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mars 2012
Ce film a le mérite de faire parler de la fonction de l'illusion dans le cinéma. Il est indéniable que le cinéma est un art qui peut être extrêmement passif, on s'assoit dans un fauteuil, on se laisse bercer par des images ; contrairement à la littérature qui est beaucoup plus difficile d'accès car elle demande des efforts et un esprit imaginatif, le cinéma est un art relativement facile dans lequel se complaisent ceux qui regardent des films à foison, sans prendre nécessairement de recul entre chaque, sans prendre le temps d'en apprécier chaque miette puisqu'ils enchaînent avec un autre film, et sans faire de distinction dans leurs choix cinématographiques. On dit qu'il n'est jamais bon de verser dans la fiction fantasmée : juste des "on dit" ? La fin de The Purple Rose of Cairo va en ce sens, même si pour une fois un happy end aurait été de rigueur pour nous rappeler que nous-mêmes, à l'instar de Cecilia, sommes en train de regarder une fiction. Le film de Woody Allen est illustratif, à ses dépens, des déviances dont j'ai parlé : il se regarde, mais malgré une idée de départ plutôt intéressante, il reste plutôt faible : Ladri di Saponette de Maurizio Nichetti était bien plus abouti dans le genre. En fait, je crois que quitte à s'échapper du quotidien, j'aurais préféré une réelle comédie plutôt qu'une comédie dramatique. Les mises en abîme sont néanmoins particulièrement réussies.
ml-menke
ml-menke

50 abonnés 551 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2012
Ah ! la légèreté de ce film c'est comme une bouffée d'air frais au printemps. On s'attache à cette femme un peu niaise qui veut croire en l'amour. Mais la réalité est une dure pilule à avaler mais une rêveuse le restera pour toujours qu'importe les souffrances. Woody Allen fait de la poésie en faisant une confrontation avec la réalité bel exploit.
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