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Frédéric M.
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3,5
Publiée le 13 août 2026
Gentille comédie fantastique légère de Woody Allen sur la meme idée que Last Action Héro. Quel cinéphile n'a a jamais revé d'entre un film pour partager un moment avec son acteur ou son actrice préférée. Le film n'est pas trop long et se laisse porté par des acteurs de qualité.
Woody Allen signe une méditation d’une grande délicatesse sur le pouvoir du cinéma à consoler, illusionner et parfois bouleverser le réel. En faisant franchir à un personnage de fiction la frontière de l’écran, le film transforme un dispositif fantastique en réflexion subtile sur le désir, les frustrations et le besoin d’évasion. Mia Farrow incarne avec une grande sensibilité une héroïne dont les rêves deviennent le révélateur d’une existence marquée par la solitude et les désillusions. La mise en scène conjugue avec une élégance remarquable humour, mélancolie et mise en abyme, sans jamais perdre de vue la profonde humanité de ses personnages. Malgré une conclusion d'une douce amertume, La Rose pourpre du Caire demeure l’une des plus belles déclarations d’amour au septième art.
Cecilia femme malheureuse en mariage et guère heureuse en travail, se complait dans le visionnage de films, un en particulier : La rose pourpre du Caire. Après une grosse dispute avec son mari, elle passe la journée au cinéma à voir et revoir ce film jusqu’à ce que l’un des protagonistes de la fiction diégétique s’adresse à elle et décide de quitter le film pour découvrir la réalité avec elle.
Concept intéressant, à la fois hommage au cinéma de l’âge d’or d’Hollywood, il oppose aussi l’homme des films (nouvelle version de prince charmant des contes de fées) solide, sur qui on peut toujours compter, prêt à défendre l’honneur d’une dame à l’homme de la réalité/rue qui est menteur, cogneur, alcoolique, volage…L’intrigue tisse ainsi les deux fils mélangeant à la fois un début de questionnement du processus de création cinématographique et histoire d’amour. Cependant, le film se perd dans des scènes trop bavardes (où tout le monde parle en même temps), et tourne vite en rond. En outre, Mia Farrow est malheureusement trop mièvre, et on ne parvient pas à s’attacher à son personnage.
Woody Allen donne littéralement vie à des personnages de cinéma dans ce qui est un cocktail savoureux d’humour et de romance mais qui n’avère au final d’un grand cynisme. Si pour une fois le cinéaste n’apparait pas à l’écran, Jeff Daniels est parfait dans son double rôle et donne la réplique à une excellente Mia Farrow au personnage empli d’une forme de naïveté et qui permet au réalisateur de rappeler avec une certaine forme de cruauté que c’est uniquement au cinéma que les histoires finissent bien.
Avec La Rose Pourpre du Caire, Woody Allen signe un film d’une grande originalité, mêlant fantastique et mélancolie. L’histoire, où un personnage de cinéma sort de l’écran pour rencontrer une spectatrice, est une magnifique déclaration d’amour au cinéma des années 30 et 40. Mia Farrow incarne avec justesse une femme en quête d’évasion dans un monde dur, et Jeff Daniels apporte une touche de charme et d’humour. Allen explore avec finesse la frontière entre rêve et réalité, offrant une réflexion touchante sur le pouvoir du cinéma. Un film poétique, drôle et émouvant.
La vérité est que je ne comprends pas trop la vibe autour de ce film. Mia Farow jour très bien, les décors sont soignés, Woody nous emmène dans cette histoire qui paraît tellement longue qu'on pourrait en fait s'y endormir.
Mais il y a des qualités visuelle,.cette fable qui met en lumière une femme.
« The Purple Rose of Cairo » est un film captivant qui explore magnifiquement l'évasion à travers le cinéma. Dans cette histoire touchante, je me suis vraiment identifié à Cecilia, une femme malheureuse et délaissée, dont la seule joie est d'aller voir des films pour échapper à sa vie morose. La performance de Mia Farrow est bouleversante et Jeff Daniels, dans son double rôle, apporte un charme irrésistible. Woody Allen a su créer un équilibre subtil entre fantaisie et réalité, avec une touche de nostalgie pour l’âge d’or du cinéma. Ce film est à la fois drôle, poétique et mélancolique, et j’ai été ému par sa fin qui rappelle cruellement que la réalité finit toujours par reprendre le dessus. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
L’élément forain, chez Woody Allen, matérialise à l’écran la tension entre réalité et fiction : pensons au symbole de la grande roue de Wonder Wheel (2017), au métier de magicien investi par Magic in the Moonlight (2014), au cadre nostalgique du parc d’attraction désaffecté, saison creuse oblige, de The Purple Rose of Cairo dont la présence hante le long métrage peut-être autant que le film du studio RKO projeté dans la salle du Jewel Palace. S’y trouve une mélancolie douce, signature du maître, sondée au plus profond du cœur féminin au contact de trois hommes distincts : le premier est son mari, spoiler: brutal et infidèle , le deuxième un personnage sorti de l’écran de cinéma, le troisième enfin le comédien qui l’incarne. Cette dynamique de mise en abyme permet à Woody Allen de construire une romance que nous savons vouée non à l’échec mais à l’éphémère : l’aventurier Tom Baxter incarne tout ce qui manque à l’époque de la Grande Dépression, à savoir une insouciance créative où naissent mille et un projets, un exotisme où il fait bon s’égarer. De plus, il affirme sa « fidélité » à une femme spoiler: trompée par son mari ainsi que par le réel, instable et insaisissable par essence, à une femme poussée au mensonge pour se tirer d’embarras. Le cinéma transparaît alors dans sa puissance illusoire, puisqu’il donne vie à des mirages dans lesquels le spectateur adore se perdre, qu’il révèle paradoxalement la chimère comme nécessité : si elle est d’abord un échappatoire à la misère ambiante, la salle de cinéma mute progressivement en refuge où s’émanciper et s’accomplir en tant qu’individu singulier et sensible, au-delà des problèmes sentimentaux et des conflits intérieurs que cristallise le septième art. Dit autrement, la projection d’éléments fictionnels dans la réalité exhibe la facticité de cette dernière – les billets de Monopoly possédés par Tom Baxter, s’ils sont bien factices, réfléchissent la facticité des billets de banque véritables avec lesquels ils sont confondus – et dévoile l’authenticité de la représentation. D’où le titre qui revient encore et encore sous différentes formes, obsession des personnages et des spectateurs en ce que tous sont « en quête de la légendaire rose pourpre » sans jamais la trouver. Un éloge du theatrum mundi très bien interprété et photographié par Gordon Willis qui inspira, entre autres, Pleasantville (Gary Ross, 1998).
Woody Allen réalise une comédie saugrenue, hommage à un cinéma dont il célèbre, à travers le cas de la spectatrice Cecilia (Mia Farrow), modeste employée et épouse maltraitée, les vertus d'évasion et de rêve. Ainsi, la jeune femme, déçue par la vie, se réfugie-t-elle assidument dans les salles obscures, avide de fiction et de beauté. La comédie de Woody Allen bascule dans l'irrationnel au cours de la projection d'un petit film d'aventures exotiques "La rose pourpre du Caire". Point de circonvolutions ou explications métaphysiques ici; Allen va au bout de son illustration du rapport astucieusement imagé entre la réalité et la fiction, rapport alimenté par d'étranges allers et retours et dont l'aboutissement comique est la rencontre antagoniste entre le personnage fictif et son interprète, entre le candide et romanesque Baxter et le vaniteux acteur Gil Sheperd. Cecilia, spoiler: éprise des deux, aura à choisir entre le comédien et sa création.
La comédie, transposée dans les années 30 et ressuscitant un certain cinéma populaire manque, me semble-t-il, dans sa simplicité bon enfant, de relief comique et aussi de causticité, si on excepte quelques rares moments, comme ceux où les personnages fictifs de "La rose pourpre du Caire" font état de leurs revendication à l'écran! Le scénario est un peu léger, moins ludique, moins farfelu en tout cas, que ce que l'idée initiale de la comédie laissait envisager. A l'image de personnages charmants mais un peu ternes.
Comédie romantique et fantastique, écrite et réalisée par Woody Allen, La Rose Pourpre Du Caire est un très beau film. L'histoire se déroule dans les années trente aux États-Unis, pendant la Grande Dépression, et nous fait suivre Cécilia, une jeune serveuse de brasserie mariée à un homme tire-au-flanc et violent. Pour se consoler, elle passe ses soirées au cinéma, sa grande passion. Seulement, un jour où elle est venue voir pour la cinquième fois le même film au Jewel Palace, un incident extraordinaire se produit. En effet, Tom Baxter, l'un des personnages du métrage l'interpelle dans la salle avant de sortir de l'écran. Commence alors une aventure aux rebondissements imprévus pour les deux âmes. Ce scénario est absolument délicieux à visionner pendant toute sa durée d'un peu moins d'une heure et demie à la faveur de son concept atypique. Celui-ci est une véritable déclaration d'amour au cinéma traitant avec brio des émotions que ce dernier est capable de transmettre au spectateur et du sentiment d'évasion qu'il procure afin d'oublier son quotidien parfois morose en devenant ici palpable. L'histoire d'amour qui en découle nous offre des scènes originales pleine de bonnes idées brisant la barrière de l'écran. Le ton se veut aussi amusant que romantique à travers ces séquences jouant avec son sujet. L'ensemble est superbement porté par des personnages appréciables interprétés par une distribution comprenant Mia Farrow, Jeff Daniel et Danny Aiello dans les rôles principaux. Mais les rôles secondaires joués par Stephanie Farrow, David Kieserman, Edward Herrmann, John Wood, Deborah Rush, Van Johnson ou encore Zoe Caldwell ne sont pas en reste. Tous ces individus procurent de belles émotions à travers leurs relations, entre moments attendrissants et séquences marrantes. Des échanges soutenus par de bons dialogues. Si le fond est aussi intéressant et prenant, c'est en grande partie grâce à la forme. En effet, la réalisation du cinéaste new-yorkais s'avère particulièrement qualitative malgré sa sobriété. Sa mise en scène brise le quatrième mur avec intelligence et malice. De plus, elle joue parfaitement avec ses deux contrastes entre le noir et blanc du film projeté et les couleurs de la vie réelle. Le travail de reconstitution est pour sa part remarquable et nous permet de nous propulser dans cette époque révolue. Ce visuel créatif est accompagné par une très bonne b.o. aux compostions jazzy totalement en accord avec les images et la période. Cette mise en abyme filmographique s'achève sur une fin satisfaisante qui aurait pu être différente, venant mettre un terme à La Rose Pourpre Du Caire, qui, en conclusion, est un long-métrage devant absolument être découvert.
Pas le plus ambitieux, ni le plus fou dans la mise en scène, La Rose Pourpre du Caire est pourtant un film qui s'insère dans notre mémoire et qui restera l'une des grandes réussites de Woody Allen. Hommage aux cinéma classique avec un scénario hyper intéressant et pourtant si simple et un propos en phase avec son époque. Selon moi, c'est la meilleure porte d'entrée au cinéma de Woody Allen.
Voici un film où Woody Allen sort de ses thèmes favoris et très souvent redondants au point d'en devenir lassants, pour exploiter un concept fort et plutôt original - surtout quand le film a été fait - pour réfléchir entre autre sur la condition féminine, l'amour et la passion du cinéma. On le sent très investi dans son oeuvre au travers de l'écriture d'un très bon scénario, d'une réalisation très soignée aux quelques effets spéciaux très bons pour l'époque. Ce film doux/amer, drôle et finalement triste, est l'une des plus belles réussites de Woody Allen.
Une idée originale (reprise dans Last Action Hero) où le personnage de fiction traverse l'écran pour vivre une love story avec une spectatrice. Woody Allen casse le 4e mur pour illustrer la magie du cinéma qui extirpe des affres du quotidien. Cette fantaisie fait un bien fou.
Le cinéma comme échappatoire éphémère mais magique à notre terne quotidien. Woody Allen signe une réjouissante tragi-comédie, mêlant fiction et réalité, pour réenchanter la vie d’une cinéphile, interprétée par la lumineuse Mia Farrow.