Come Play
Note moyenne
2,7
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36 critiques spectateurs

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RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2020
"Come Play" démarre sur une jolie idée : nous faire vivre les premiers instants de son intrigue en seule compagnie de son jeune héros Oliver. À l'écran, hormis une créature surnaturelle qui cherche à interagir avec lui, rien ne différencie finalement Oliver des autres petits garçons de son âge dans son cheminement ou les émotions fortes qu'il ressent face aux phénomènes dont il est victime. Ce n'est que lorsque son environnement s'élargit au-delà de son unique perspective que l'on comprend enfin sa condition d'autiste le rendant incapable de s'exprimer verbalement. Que cela soit dans sa maison où résonnent les disputes de ses parents à son sujet, à l'école par la présence de sa propre auxiliaire scolaire et de camarades qui le chahutent ou encore lors de ses séances avec sa thérapeute, absolument tout ce qui entoure Oliver à l'extérieur le renvoie à sa propre différence et, de fait, l'enferme toujours un peu plus dans les affres de son mal. Pour s'évader, le petit garçon passe son temps à regarder son dessin animé favori sur son téléphone, appareil qui est d'ailleurs ironiquement son principal outil de communication avec son entourage. Mais c'est aussi grâce à celui-ci qu'un prédateur inattendu a remarqué Oliver, prêt à se servir du poids de sa solitude pour l'attirer dans ses griffes...

La genèse opportuniste de "Come Play" est plus effrayante en soi que son sujet. Encore une fois, des producteurs ont jugé bon d'étirer un sympathique court-métrage d'épouvante sur un format long faute d'avoir des idées plus originales à proposer. Le procédé n'est pas nouveau, surtout récemment ("Dans le Noir" ou "Polaroid" sont là pour en témoigner), et il est toujours synonyme d'un minimum de curiosité de la part du public -et donc de rentabilité- en misant sur la notoriété des courts originels sans pour autant en proposer des excroissances un tant soit peu mémorables, la plupart étant relativement médiocres. Ceci dit, malgré un déroulement des plus basiques qui ne surprendra pour ainsi dire jamais un spectateur habitué à ce genre d'offre, il faut reconnaître que Jacob Chase s'en sort un peu mieux que ses confrères aux manettes de la version longue de son "Larry" de 2017.

En plus du message d'utilité publique sur les pires prédateurs se servant des nouvelles technologies pour trouver leurs proies (le nom passe-partout de Larry que se donne la créature n'est pas un hasard), "Come Play" se sert de son habillage surnaturel pour développer un fond cohérent sur la question de l'autisme et la manière parfois maladroite que l'on a de l'appréhender, voire de l'amplifier indirectement, malgré les meilleures intentions du monde. Bien sûr, le film a tendance à grossir facilement le trait pour précipiter ses événements mais il dessine quelque chose de plutôt juste vis-à-vis des personnages des parents, une mère dépassée et un père préférant la fuite, qui, sans en avoir forcément conscience, poussent leur enfant dans les bras du monstre du solitude l'ayant pris pour cible (encore une fois, la concomitance entre la créature de plus en plus envahissante et une figure paternelle qui s'éloigne n'a rien d'aléatoire). Bref, même s'il n'est pas le plus subtil du monde à ce sujet, "Come Play" a au moins quelque chose de plus humain à raconter que d'autres machines à jumpscares sans âme, la belle note d'émotion sur laquelle le film nous laisse en est sans doute la meilleure preuve.

Côté trouillomètre, on ne peut pas dire que "Come Play" nous laissera un souvenir impérissable grâce à l'inventivité de ses ingrédients : Larry ressemble à un énième Slender Man (naturiste et bossu ici) et son mode de fonctionnement a beau être maîtrisé, il n'en demeure pas moins trop éprouvé pour créer de grandes surprises (enfin, le fait qu'il offre un e-book en supplément de ses agissements est un geste commercial plutôt sympa !). Cependant, Jacob Chase nous prouve qu'il en avait gardé sous la pédale à l'issue de son court-métrage et réussit à multiplier les idées de mise en scène pour mettre en valeur l'acharnement de sa créature sans tomber dans la répétition ! Les multiples attaques de Larry permettent ainsi au film d'offrir un lot de séquences d'épouvante assez variées et, surtout, de lui octroyer un rythme soutenu dans la montée en puissance de ses enjeux surnaturels. En clair, le terrain de jeu proposé par "Come Play" parvient à assurer le spectacle par son efficacité même si on en entrevoit assez vite les limites.

Sans doute trop générique dans ses contours pour s'imposer au-delà de son visionnage, "Come Play" fait au moins figure de divertissement honorable dans la liste grandissante des adaptations de courts-métrages d'épouvante à succès.
Daniel Schettino
Daniel Schettino

31 abonnés 241 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 novembre 2021
Encore un film d'horreur américain qui est fait pour récupérer le marché des enfants qui eux sont trop contents de soit-disant enfreindre les règles, mais nous on s'en fout ! Donc forcément quand un film est élaboré économiquement pour être vu par le plus grand nombre (dont les enfants) pour rapporter la maximum d'argent, cela ne fait pas peur ou on se doute qu'ils ne peuvent pas aller trop loin. C'est un véritable problème. Le film ne doit pas être répertorié comme un film d'horreur, mais comme film pour les enfants, ce qui serait plus honnête. Évidemment ce film ne m'intéresse pas. Je le trouve sans intérêt. Je veux voir un film d'horreur qui me fasse frissonner, qui m'empêche de dormir, pas un conte enfantin. Alors on va me dire : "Où est votre âme d'enfant ?" Pourquoi le film est vendu comme ça ? Un conte ? Au contraire on nous fait croire qu'il a tous les ingrédients d'un film d'horreur classique, ce qui est bien évidemment faux. Nous sommes bien avec ce film dans la thématique de la rentabilité d'un film d'horreur : Élargir au maximum le public censé voir le film, pour que le film soit le plus rémunérateur possible pour les producteurs. Oui mais à ce petit jeu forcément ils perdent du public. Certes on ne prend pas beaucoup de risques car on voit ces films en vidéo pour une soirée Halloween entre amis, alors qui si on devait payer une place de cinéma, la grogne serait plus forte face à cette arnaque de la confusion des genres. Là on se dit : "Y'en a marre des gosses ! Met le film suivant !"
FaRem

10 571 abonnés 11 446 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 août 2021
Pour son deuxième long-métrage après "The Four-Faced Liar", Jacob Chase adapte son court-métrage "Larry" sorti en 2017. Si les adaptations peuvent parfois donner lieu à des projets sensiblement différents de l'original, ce n'est pas le cas ici puisque l'intégralité du court-métrage est reproduit dans le film. Le réalisateur s'assure donc de créer toute une histoire autour de son concept de base. Le gardien de parking est toujours là sauf qu'il ne s'agit plus d'un simple inconnu, mais de Marty qui est le père du petit Oliver, le personnage principal. Ce dernier, qui souffre d'autisme, ne parle pas, hormis par le biais de son téléphone, et n'a aucun ami. Ça tombe bien, Larry, une créature qui atteint ses victimes grâce aux nouvelles technologies, cherche un ami... Le court-métrage ne m'avait déjà pas spécialement emballé et ce n'est pas différent avec le film. À moins d'avoir l'âge du protagoniste, c'est difficile de trouver quoi que ce soit d'effrayant dans ce long-métrage. La base est pourtant intéressante pour ce qui est de la maladie ou encore du message sur le danger des nouvelles technologies, mais rien n'est développé comme il faut. De plus, la mise en scène est poussive avec peu d'idées et beaucoup de trucs recyclés d'autres films. Le film de Jacob Chase n'est finalement ni bon en tant que drame horrifique ni en tant que film d'épouvante. C'est juste un film assez ennuyeux avec des personnages un peu énervants.
Jake S.
Jake S.

87 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 février 2021
Le concept de base n'est pas des plus idiots mais la morale ne pèse pas bien lourd...
"Come Play" est un film d'épouvante assez classique qui mêle entité maléfique se manifestant uniquement par les écrans aux déboires d'un jeune couple et de son enfant dysphasique. Certains effets horrifiques sont intéressants et la mise en scène permet de jouer intelligemment avec les décors et surtout les arrière-plans.
Pour le reste le film n'est vraiment pas une prouesse scénaristique dans le sens où les personnages et leurs dialogues sont souvent grotesques. Les réactions sont déconnectées de toute réalité et on ne peut suivre le cours de l'intrigue sans remettre en question les agissements de chaque personnage tant c'est aberrant. En conséquence il arrive souvent de sortir du film et se dire par exemple à nous-mêmes : "Vraiment ? C'est vraiment ce qui se passe là ? Mais c'est ridicule en fait." Sans oublier que les bandes de gamins à la "Stranger Things" commencent un peu à nous peser sur le système également. Le coup de grâce est vraiment lors du climax lorsque l'on apprend que cette entité maléfique agit contre Oliver car elle trouve que les gens passent trop de temps devant les écrans de nos jours et qu'ils ne partagent plus rien ensemble... c'est tellement minable et mal amené. On finit par se dire "tout ça pour ça".
Gentilbordelais

402 abonnés 3 538 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 août 2023
Le principe de la présence maléfique prennant contact ou pour cible un enfant esseulé ou malade n'est vraiment pas nouveau (Ca, The ring, Poltergeist, Intruders, insidious, Mister babadook etc.). En ajoutant les écrans digitaux, ce thriller horrifique s'inscrit dans son époque contemporaine mais les effets sont recyclés et répétitifs. De plus, la dernière demi-heure accumule ridicule et invraisemblances!
crisane vegeta
crisane vegeta

17 abonnés 492 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 août 2023
c'est tout sauf un film d'horreur, il ne ce passe rien mais vraiment rien aucun sursaut ou frisson, le film m'a plutôt fait penser à E.T l'extraterrestre, un monstre qui veut devenir l'ami d'un enfant qui est seul.
A fuire.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 avril 2023
Un très mauvais film d'horreur avec une créature virtuelle venant d'une tablette numérique d'un enfant solitaire.
Vincent B.
Vincent B.

2 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2021
Très grosse surprise ce film. Scénario un peu innovant, bon jeu d'acteur, scènes flippantes et beaucoup de suspens... j'ai adoré! Ca fait du bien de pouvoir enfin regarder un bon film d'épouvante dans ces temps de vaches maigres. Je le recommande vraiment.
Stéphane
Stéphane

1 abonné 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2022
Film assez effrayant. On se met facilement à la place de cet enfant en proie à un démon. De belles idées de mise en scène. Très sympa.
Eif Ji
Eif Ji

12 abonnés 328 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2021
Une bonne petite surprise.
On n'est pas dans l'horreur - horreur, mais on a une ambiance et atmosphère pesante bien présente.
Les acteurs sont crédibles, le scénario tient la route.
Pas de dialogue superflu, juste ce qu'il faut.
Un petit film bien réalisé, certes pas pour tout le monde, mais se laisse regarder, surtout dans le noir complet !!!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 31 août 2021
Qu'est-ce que c'est long ! On s'ennuie du début à la fin. Malgré le concept l'histoire est littéralement sans surprise et avec une fin incompréhensible. Des acteurs peu convaincants et rien d'extraordinaire dans la mise en scène ou les "effets spéciaux". Je suis plutôt bon public pour les films de ce genre mais là c'est vraiment pas terrible. Vous pouvez passer votre chemin.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 071 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2023
Oliver veut un ami. Ça tombe bien car Larry aussi. Tout en nous servant d'alerte sur les prédateurs numériques, Come Play joue correctement avec le hors-champ et sur ce qui nous est donné de voir uniquement à travers les écrans, ou tout autre outil numérique connecté. Les soubresauts dû aux lampes qui claquent et aux meubles qui volent rendent efficaces le nombreuses apparitions et l'attente se fait sentir. Adapté de son court métrage, Jacob Chase semble pourtant vouloir trop laisser trainer les choses et joue de la redite permanente, malgré la qualité angoissantes de ses propositions. Si le design de Larry n'est au final pas étonnant, comme le personnage d'Oliver en tant qu'autiste, on garde un bel aspect de leur relation au-delà de leur conception. Le lien qu'ils cherchent à établir montre sobrement de la souffrance, de la frustration et après cette conclusion plutôt efficace [spoiler] qui voit sa mère accompagner Larry et prendre la place réservée à son fils, devenant ainsi son nouvel ami protecteur [spoiler], laisse une impression de réussite.
Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 septembre 2022
Il faut bien avouer qu'il y a quelques réussites dans "Come Play": la créature est très réussie, avec une morphologie franchement flippante, l'histoire qui accompagne ses manifestations est plutôt une bonne idée également, le casting est inconnu mais excellent. à commencer par le petit garçon, personnage principal, vraiment très bien choisi! Son handicap auditif est également une plus value en termes scénaristiques.

Par contre, la créature qui utilise l'électricité pour faire ses apparitions est une idée franchement ridicule et sa traduction à l'écran détruit toute crédibilité possible! C'est le défaut majeur d'un film pourtant bien intentionné, dans lequel on sent même poindre une tentative métaphorique un peu bancale... Bref, c'est mauvais mais truffé de bonnes idées!
S5Clem
S5Clem

100 abonnés 543 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 février 2021
Ni immonde ni génial, juste dans la catégorie du film d'horreur très moyen. Le gosse ne joue franchement pas terrible spoiler: (je ne sais pas si il est réellement autiste mais on ne dirait pas)
, l'intrigue est un peu nulle, le monstre franchement pas effrayant (on dirait Jack Skellington de l'Etrange Noël de M. Jack). Des jump scare classiques et attendus qui ne m'ont pas fait sursauter une seule fois.. Pas un film d'horreur en soi
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2021
La CLAQUE du siècle ! Franchement ça faisait des années voire des décennies que je n'avais pas eu peur comme devant ce film ! Il a eu l'honneur de clôturer ma soirée Halloween & il a été à la hauteur de l'événement ! Honnêtement c'est hyper filppant... déjà le fait que le petit garçon soit autiste et ne puisse pas parler de ses terreurs rajoute une touche de tension mais franchement l'histoire de Larry & la dégaine de la créature m'ont fait me cacher sous les draps plus d'une fois ! La tension est permanente, l'histoire reste constante, le scénario est bon, les acteurs géniaux & le bogeyman est super bien fait !! Le flip assuré si vous voulez passer une nuit d'effroi pur ! Merci Larry...
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