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Un visiteur
2,0
Publiée le 5 avril 2012
On m'en a parlé et j'ai tenté... Le principe du jeu est fondé, le début donne envie mais quand on regarde le déroulement du jeu on est vite déçu... On voit les histoires d'amour d'ados qui n'ont aucun intérêt mais qui rendent le film très long. Les scènes s'enchaînent mais l'histoire n'avance pas pour autant... La VF n'est pas terrible, et il y a trop de personnages avec des noms japonais impossibles à retenir.
Le principe du film est bien mais je trouve qu'il n'est pas assez exploité et surtout, je ne sais pas si ça vient du fait que ce film est japonais, mais je l'ai trouvé très larmoyant par rapport à son thème.
Battle Royale "BR". Une classe de 41 jeunes se retrouvent sur une île desserte entourée de militaire. Un ancien de leur prof est la pour leurs expliquer les règles du jeu. Il ne doit y avoir qu'un seul survivant. En plus de la classe 2 jeunes sont là "volontairement". Chacun des jeunes portant un collier explosif autour du cou. L'île est divisée en plusieurs zones avec des zones interdites, si les jeunes se trouvent dans la zone leurs colliers explosent, s'ils restent 2 personnes à la fin leurs colliers explosent... Une fois les jeunes lâchaient en pleine nature, le massacre peut commencer. La plupart des jeunes se font tuer dans les premières minutes et les meilleurs restent jusqu'au bout. Les différentes façons de mourir sont à la fois drôle est intéressante. J'aime beaucoup le concept du film "la loi du plus fort", le pétage de plomb collectif. Le film est bourré de surprise du début à la fin spoiler: Mais surtout à la fin. On attend grâce aux micros installés dans la collier que Shuya et Nikono meurt tué par le volontaire, mais en faite non, il y avait une feinte
J'aurais aimer avoir une suite avec une classe différente mais en restant sur la même île.
Un bon futur classique de la filmographie japonaise. Très plaisant à voir, le film ne parvient toutefois pas à dépasser le stade du pur divertissement, pour laisser place à une réflexion plus large sur l'ultra-sécurisation du monde et la façon de contenir la jeunesse. On en a l'ébauche simplement. Garçons, filles, les cadavres se multiplient dans une jubilation extrême, mais pas de final explosif comme attendu. Trop sage, finalement, "Battle Royale" ?
Battle Royale est une oeuvre tirée du manga éponyme. La portée du manga est très intéressante et l'histoire pour le moins originale. Dans un futur très proche, l'Etat Japonais a décidé de contrer la montée de la délinquance. Pour ce faire, le Japon décide de bâtir une nouvelle nation sur des bases solides et des hommes courageux, forts, mais surtout obéissants. Des élèves sont ainsi envoyés sur une île pour s'entretuer et offrir un seul survivant.
De part son scénario, ce film s'avérait être très prometteur. Le manga est très bon et le potentiel de sa narration était très interessant. Cependant, le film tombe dans des clichés incommensurables. Les acteurs jouent très mal, avec des attitudes assez étranges... Les plans de caméras sont assez étonnants, alors que l'univers de l'Ile offrait des perspectives intéressantes. Mais, le film tombe clairement dans du n'importe quoi... Exemple avec la scène de fin et l'instituteur qui se révèle pour manger une part de gateau après avoir pris une dizaine de balles... On remarque d'ailleurs que les protagonistes sont tous très résistants... Quant à l'intrigue, le réalisateur a juste essayer de tout expliquer dans les 3-4 dernières minutes de la fin.
Très déçu par cette "pseudo" retranscription du manga Battle Royale. Il serait peut-être temps un jour de véritablement retranscrire les véritables univers des mangas sans en faire des parodies infectes.
Battle Royale est un des seuls films asiatiques que j'apprécie réellement: original, gore, hilarant, de l'humour noir comme j'aime, les musiques sont très bien choisies, et on a un très bon ensemble de personnages bien différents au sein de cette classe (dont il est très amusant d'en choisir son favoris, où de s'identifier à l'un d'eux).
En général je n'aime pas trop l'hémoglobine et les "trucidages" qui me font faire des bonds sur le canapé au lieu d'un petit moment zen du soir, mais, les multiples réactions face à la mort ("je tue tout le monde... au cas où", "je préfère me tuer moi-même", "je boycotte", ...) sont super intéressantes on s'attache, on s'inquiète, on se méfie avec eux. Dommage que le II ne soit qu'un remix.
Excellent film d'action. L'idée de Projet BR est super bien trouvée, les scènes de combat bien filmées, la musique épique (les morceaux de musiques classiques bien choisis). Les acteurs jouent bien on va dire, il y a des moments hilarants, des forts et des gores! La fin est très bonne.
Très bon film avec une participation formidable de Kitano, mais malgré l'originalité et le l'engouement que créé automatiquement ce film la mise en scène reste un peu surfaite pour vraiment devenir subtile.
Comment dire... C'est un film très spécial : la violence est le maître mot de ce film, et pourtant cela ne nous empêche de trouver des scènes où l'amour et la passion jouent un rôle essentiel. Après l'avoir vu, on ne sait pas trop quoi en penser. On est confronté à une pseudo-guerre où le hasard a tout son sens : entre les amis qui ne se font pas confiance, le tirage au sort des armes, etc, il faut avouer que certains ne sont pas gâtés alors que d'autres sont très privilégiés, et d'un autre côté il y a une histoire d'amour en train de naître. Bref un film sans morale apparente qui se regarde à condition d'aimer la violence et qui est du genre "soit tu adores, soit tu détestes".
Je dois avouer que mis à part les films d'animation, je n'ai pas l'habitude de regarder des oeuvres japonaises, et c'est pourquoi c'est plein d'appréhension que j'ai visionné ce film la première fois, adaptation du manga Battle Royale, lui-même adapté du roman polémique éponyme. Et bien il faut avouer que c'est pas mal du tout. Très fidèle au manga, ce film présente un univers dérangeant, à savoir la lutte pour la survie d'une quarantaine d'élèves. Car dans cet univers, le Japon est devenu une dictature qui, pour lutter contre une jeunesse qui se perd et où la délinquance prend peu à peu le dessus sur le respect envers les adultes, le gouvernement organise chaque année un jeu, où une classe est tirée au sort, et où ses élèves doivent s'entre-tuer. Seul le dernier survivant pourra quitter l'arène. C'est donc dans cette atmosphère pour le moins tendue que sont lâchés les élèves. S'en suit un film très violent, sujet à polémiques, mais qui cache malgré tout de vrais messages, de vrais sujets de réflexion sur le pouvoir politique, les valeurs familiales, le fossé qui se creuse entre les jeunes et leurs parents, l'élitisme du système scolaire japonais,... "Battle Royale" est donc au premier abord un film violent dénué de sens moral, mais se révèle au final très profond et particulièrement bien réfléchi. Le tout sur une réalisation très convaincante et des acteurs qui le sont tout autant (les doublages français faussant un peu cette impression), en particulier le professeur Kitano (Takeshi Kitano), jouant à merveille le prof torturé, n'hésitant pas à mépriser, torturer et violenter cette jeunesse en péril, allant même jusqu'à tuer lui-même un élève avant que le jeu ne commence, et qui malgré tout ne peut se résoudre à laisser mourir son élève préféré, la jeune Noriko, symbole de la jeunesse travailleuse, respectueuse de ses professeurs. L'aspect dramatique du film est également mis en valeur par le contraste entre la situation très grave dans laquelle sont les adolescents, et la légèreté avec laquelle les adultes la vivent (la présentation du jeu avec la cassette VHS est assez déroutante, la présentatrice terminant par une phrase du genre : "surtout n'oubliez pas de vous amuser!"). Dernier point, la bande-son est de bonne facture, et participe également à cette ambiance malsaine et dérangeante, en alternant des morceaux joyeux et des morceaux beaucoup plus tristes, provenant surtout du répertoire classique. Adaptation oblige, il y a très peu, contrairement au manga, de flashbacks et de références à la vie des étudiants avant cet évènement, ayant pour principal objectif de raconter leurs propres histoires, et de comprendre ainsi leur psychologie et comment a évolué leur mentalité. Finalement, l'humour noir et grinçant, la violence et les propos crus, en font un film polémique, dérangeant, mais vraiment intéressant, et on prend un "plaisir" malsain à suivre le parcours de chaque élève dans le jeu, devant ce film qui nous scotche littéralement à notre écran. A voir au moins une fois, c'est un cinéma vraiment différent des productions biens de chez nous.
Un bon film asiatique qui m'a marqué à sa sortie. Apres c'est spécial, il faut aimer ce type de film asiatique. Beaucoup de sang pour une petite morale qui fera sourire et reflechir.
Au début je dois avouer que j'attendais de Battle Royale un film où des jeunes ne font que s'entretuer et où le sang coule à flot comme le manga que j'avais feuilleté à l'époque. Le film est bien différent, car oui des jeunes s'entretuent mais la violence reste quand même assez sobre contrairement à d'autres productions et l'accent n'est pas mis que sur ça. Je trouve la violence dans ce film plus psychologique. C'est vrai, rien que le concept de s'affronter dans un combat à mort avec ses camarades de classe sans espoir de fuite que d'être le dernier survivant c'est morbide à souhait. Kinji Fukasaku a pris le temps de développer la psychologie de ses personnages pour mieux comprendre leurs motivations et leurs personnalités. Le conflit générationnel tient aussi une part importante dans le message que Battle Royale semble diffuser : problèmes dans le cadre scolaire, familiale mais aussi la crainte que les jeunes éprouvent envers les adultes et vice-verca. Sinon de très belles musiques classiques et des scènes soignées très agréables et bien réalisées (surtout quand les morts sont imprévisibles). On regrettera tout de même que les interventions de Kitano pour indiquer les zones à éviter ou les morts coupent parfois un peu l'action et empêchent la totale immersion.
Sur la fin de sa carrière, Kinji Fukasaku propose une lecture d’avenir de la jeunesse. Il laisse derrière lui « Tora! Tora! Tora! », « Guerre des Gangs à Okinawa » et « Virus », qui ont marqué sa filmographie. A présent, il anticipe l’effondrement de la barrière du respect qui existe entre les adolescents et les adultes. Ce fossé de génération est donc une étude sociétale, basé sur la violence et l’éducation. Le registre a beau sombrer dans une marre d’hémoglobine, l’adaptation de Koshun Takami prend du sens au fur et à mesure que le récit se construit.
Quel serait le but de toute cette haine ? Pour étouffer les éventuelles sources de révolte, un Survival est mis en place pour l’exemple. On critique ainsi une nation Japonaise confuse, où son jeune public reste inerte à la prise de responsabilité. Le réalisateur l’annonce lui-même. Il n’a pas l’intention de vendre ce pur divertissement que beaucoup de spectateur adulent pour sa première lecture apocalyptique. Il remet en question l’éducation et son système dont le pays du soleil levant souffre. Le régime totalitaire, au nom du gouvernent et de l’armée à l’appui, est un prétexte pour inciter la jeunesse à manifester un effort pour la société. Il en va de même pour les liens sociaux qui sont vivement encourager. On le sent dans l’ambition du professeur, où Takeshi Kitano lui donne le meilleur des charismes.
Nous avons ensuite ces élèves, stéréotypés dans le fin fond des codes de l’horreur. Ceux-ci ne sont là que pour y rester et proposer des arguments sur la fragilité mentale d’une jeunesse en quête identitaire, même si elle la refuse. Chacun tente ainsi de survivre ou de s’échapper de ce jeu mortel. L’individualisme est donc de rigueur alors que le collectif est en péril. Ce contresens renforce le sentiment que la force unifiée permettrait la rédemption. Or, ce n’est pas toujours le cas et la crise est bien réelle au Japon. Que ce soit le suicide ou la traitrise, la formule n’est pas le remède que le monde attendait. La ruse et la confiance en revanche, sont les valeurs que doivent suivre les héros pour s’en sortir. Chacun possède une « arme » et s’en servira si nécessaire. De nouveau un contresens, car la nature même du jeu est une punition. L’arme est censée être détenue par les aînés. En un sens, c’est le cas car ils ont le contrôle de vie ou de mort. Voilà toute la métaphore qu’explore le réalisateur dans une société en perdition.
L’Humanité au sens large est à la fois jugée et accusée. Sa sentence n’est autre que le pardon qu’il doit gagner en sacrifiant la vie de ses proches. Cette rupture sociale justifie les motivations de Shuya (Tatsuya Fujiwara). Il illustre tout ce que l’adolescent endure dans sa crise. Il passe par la peur, la tristesse, le doute, tout cela en même temps. La direction finale qu’il prendra ne dépend que de lui et nulle influence extérieure lui donnera raison. Quant à sa camarade Noriko (Aki Maeda) pour qui il nourrit un amour inconditionnel, étant donné le contexte, elle représente cette infime par d’idéal que l’on recherche. Noyée dans la masse, elle constitue une part majoritaire qui ne peut s’affirmer. Son isolation est à la fois son salut mais devient également sa perte… Sans pour autant juger, Fukasaku ne rentre jamais dans la critique mais dans la discussion. Il explose les faits à la manière d’un théâtre d’horreur, qui met en scène tout un système qui a du mal à s’unifier.
Ce « Battle Royale » est un bon mélange de gore et d’action qui mesure chaque goutte de sang versé. La mise en scène peut déplaire, mais le fond du propos, sadique tout comme le message sarcastique que l’on nous tend au nez est très appréciable. C’est avec dureté que le film emprunte l’unique direction éducative qui doit réveiller, voire secouer une jeunesse japonaise passive. On prend ainsi un malin plaisir à décortiquer cette philosophie, miroir de la société contemporaine.