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J'apprécie Almodovar mais ses films ne m'ont jamais vraiment marqué, même La Piel que Habito dont j'ai adoré le scénario mais j'ai trouvé le film trop lisse, tout comme les deux autres que j'ai vu (Volver et Talons aiguilles). Parle avec elle m'a, au contraire, renvoyé une image très positive du cinéaste, j'ai été vraiment conquis par ce film.
Techniquement c'est solide, Almodovar offre une mise en scène soignée, des cadrages tout propres, un découpage minutieux et on sent que c'est très maîtrisé. Il y a même une touche de fantaisie très admirable (et surtout moins lourde que dans Volver). Le film est bouleversant et certaines séquences sont vraiment puissantes, je pense à cette scène d'introduction dans la salle de spectacle qui est forte mais aussi au petit film muet vers le milieu du film qui en plus d'être très inventif a du sens. Almodovar est fasciné par les rapports entre hommes et femmes, ici ceux-ci sont peints sous un jour plus atypique avec des hommes bien vivants face à des femmes inanimées. Il y a cette expression de désir, très fortement liée aux interdits moraux où le jeune aide-soignant s'attachera fortement à la jeune danseuse dans le coma depuis des années. Au niveau de la narration c'est aussi très bien amené, la non-linéarité de celle-ci est très appréciable d'ailleurs, Almodovar est doué dans ce domaine-là.
Ce qui est également admirable c'est que le cinéaste aborde un thème amoral tout en restant tout à fait neutre, aucun manichéisme, aucun jugement, aucune prise d'opinion. Il filme des humains, tout aussi beaux et médiocres qu'ils peuvent être, faisant face aux épreuves, à l'amour. Les sentiments prennent une forte part dans le film alors que le film emprunte une tournure dramatique, ça le rend encore plus déchirant mais ceci sans jamais tomber dans le pathos, ça reste plutôt subtil dans l'ensemble. Les personnages sont d'ailleurs un modèle d'écriture dans ce film et leurs interprètes sont tout aussi brillants, j'ai beaucoup aimé les acteurs jouant les rôles de Benigno et Marco, des performances marquantes.
En tout cas ça m'encourage vraiment à poursuivre chez le cinéaste espagnol, je sens qu'il y a moyen que je prenne mon pied sur d'autres de ses oeuvres. Parle avec elle est tout aussi touchant qu'original, une oeuvre émouvante traitant ses thèmes avec justesse et finesse, un très beau film!
Techniquement c'est solide, Almodovar offre une mise en scène soignée, des cadrages tout propres, un découpage minutieux et on sent que c'est très maîtrisé. Il y a même une touche de fantaisie très admirable (et surtout moins lourde que dans Volver). Le film est bouleversant et certaines séquences sont vraiment puissantes, je pense à cette scène d'introduction dans la salle de spectacle qui est forte mais aussi au petit film muet vers le milieu du film qui en plus d'être très inventif a du sens. Almodovar est fasciné par les rapports entre hommes et femmes, ici ceux-ci sont peints sous un jour plus atypique avec des hommes bien vivants face à des femmes inanimées. Il y a cette expression de désir, très fortement liée aux interdits moraux où le jeune aide-soignant s'attachera fortement à la jeune danseuse dans le coma depuis des années. Au niveau de la narration c'est aussi très bien amené, la non-linéarité de celle-ci est très appréciable d'ailleurs, Almodovar est doué dans ce domaine-là.
Ce qui est également admirable c'est que le cinéaste aborde un thème amoral tout en restant tout à fait neutre, aucun manichéisme, aucun jugement, aucune prise d'opinion. Il filme des humains, tout aussi beaux et médiocres qu'ils peuvent être, faisant face aux épreuves, à l'amour. Les sentiments prennent une forte part dans le film alors que le film emprunte une tournure dramatique, ça le rend encore plus déchirant mais ceci sans jamais tomber dans le pathos, ça reste plutôt subtil dans l'ensemble. Les personnages sont d'ailleurs un modèle d'écriture dans ce film et leurs interprètes sont tout aussi brillants, j'ai beaucoup aimé les acteurs jouant les rôles de Benigno et Marco, des performances marquantes.
En tout cas ça m'encourage vraiment à poursuivre chez le cinéaste espagnol, je sens qu'il y a moyen que je prenne mon pied sur d'autres de ses oeuvres. Parle avec elle est tout aussi touchant qu'original, une oeuvre émouvante traitant ses thèmes avec justesse et finesse, un très beau film!
Pedro Almodovar est le plus grand réalisateur espagnol du moment. Ses films ont une ésthétique très particulière au niveau des personnages, des décors, de la caméra...
Parle avec Elle n'échappe pas à la règle bien qu'il ne soit pas dans les excès de Tout sur ma mère; ici rien que du réalisme, de l'émotion.
Une histoire originale traitée de main de maître par un Almodovar qui réalise alors son plus grand film, il arrive même à nous faire croire que la parole peut faire sortir des gens du coma, chose à laquelle je crois depuis que j'ai vu le film. Vive Almodovar.
Parle avec Elle n'échappe pas à la règle bien qu'il ne soit pas dans les excès de Tout sur ma mère; ici rien que du réalisme, de l'émotion.
Une histoire originale traitée de main de maître par un Almodovar qui réalise alors son plus grand film, il arrive même à nous faire croire que la parole peut faire sortir des gens du coma, chose à laquelle je crois depuis que j'ai vu le film. Vive Almodovar.
Parle avec elle, où comment montrer avec une grande simplicité énormément de chose.
Pedro Almodovar frappe un grand coup avec ce film, et ce, dès la première seconde, la première scène, et son enchaînement. Si tout n'est pas facile au début, car assez complexe dans sa mise en scène dans un premier temps, une fois plongé dans l'histoire, tout semble superbe. Le parallèle entre les deux femmes, leur histoire, leur amour, leur vie est passionnante, mais plus que cela, c'est les hommes, qui part leur souvenir, leur dialogue donne au film une perspective intense. Javier Camara, qui interprète de manière incroyable Benigno, campe un malade mental impressionnant, sa performance est bluffante, et arrive à nous toucher au plus profond de nous quand à Dario Grandinetti, il apporte une certaine stabilité, il est l'élément central du film, le pilier des quatre personnages.
Pedro Almodovar affronte avec "Parle avec elle" la puissance d'une amitié, ses limites, mais aussi ses erreurs.
D'une grande pudeur, cette pudicité en deviens provocante, car sans ne rien montré, sans être tendancieux, le cinéaste Espagnol arrive à interpeller le spectateur, limite le gêner part plusieurs scène absolument invraisemblable. Propos choquant pour un film touchant, c'est a force de "Parle avec elle", qui ne peut que nous attendrir malgré le thème sulfureux du long métrage.
En outre, c'est dans une ambiance coloré, parfois inquiétante, tant part le son que les images, possédant un nombre important de très grande scène, avec des ralentis magnifique que ce film nous marque. Cette simplicité dans son histoire d'amitié nous frappe en pleine figure, et nous achève dans un final aussi beaux, tel un torero devant son taureaux, attendant le bon moment pour toucher son but ... poétique et magnifique.
Pedro Almodovar frappe un grand coup avec ce film, et ce, dès la première seconde, la première scène, et son enchaînement. Si tout n'est pas facile au début, car assez complexe dans sa mise en scène dans un premier temps, une fois plongé dans l'histoire, tout semble superbe. Le parallèle entre les deux femmes, leur histoire, leur amour, leur vie est passionnante, mais plus que cela, c'est les hommes, qui part leur souvenir, leur dialogue donne au film une perspective intense. Javier Camara, qui interprète de manière incroyable Benigno, campe un malade mental impressionnant, sa performance est bluffante, et arrive à nous toucher au plus profond de nous quand à Dario Grandinetti, il apporte une certaine stabilité, il est l'élément central du film, le pilier des quatre personnages.
Pedro Almodovar affronte avec "Parle avec elle" la puissance d'une amitié, ses limites, mais aussi ses erreurs.
D'une grande pudeur, cette pudicité en deviens provocante, car sans ne rien montré, sans être tendancieux, le cinéaste Espagnol arrive à interpeller le spectateur, limite le gêner part plusieurs scène absolument invraisemblable. Propos choquant pour un film touchant, c'est a force de "Parle avec elle", qui ne peut que nous attendrir malgré le thème sulfureux du long métrage.
En outre, c'est dans une ambiance coloré, parfois inquiétante, tant part le son que les images, possédant un nombre important de très grande scène, avec des ralentis magnifique que ce film nous marque. Cette simplicité dans son histoire d'amitié nous frappe en pleine figure, et nous achève dans un final aussi beaux, tel un torero devant son taureaux, attendant le bon moment pour toucher son but ... poétique et magnifique.
Sur un sujet délicat (une jeune femme dans le coma tombe enceinte à l’hôpital), Almodovar réalise un superbe mélodrame, à la façon de Douglas Sirk où les destins de 2 « couples », un journaliste et une torera, une danseuse et un infirmier (joué par Javier Camara) se rejoignent et se mêlent. Le César du meilleur film européen et l’Oscar du meilleur scénario sont mérités..
Très beau film d'Almodovar - déjà, sur la forme. Chef de file de ce que certains appellent la "nouvelle vague espagnole", le réalisateur s'inscrit dans la continuité de la nouvelle vague française : grande liberté formelle, dans le montage (noms des personnages écrits sur l'écran, divisant le film en chapitres) ou dans la narration, travail recherché sur l'image et surtout, les couleurs. On retiendra le grand moment de poésie et d'abstraction qu'est la reconstitution du film muet "L'homme qui rétrécit" (hommage à un véritable film, des années 50). De même, la superbe scène chantée par Caetano Veloso ("Cucurrucucú Paloma"). Sur le fond, Almodovar offre une histoire déchirante de rêves et de désirs inaccomplis, faute de n'avoir pu saisir la chance à temps. Les aléas qui font notre vie et l'importance redonnée à l'espoir semblent être les deux messages primordiaux du film. En peu de mots, Almodovar dépeint en profondeur la complexité humaine et touche notre âme avec force. Un petit défaut ? Une première partie plus réussie que la seconde.
Un film très beau ! Une vraie leçon de courage !
Pedro Almodovar réalise ici une oeuvre magistrale, bouleversante, forte en émotion et en intensité.
Comment vouloir rester insensible devant la grandeur de ces sentiments qui frôlent la folie mais aussi tellement forts...
Almodovar, dans la plupart de ses oeuvres, à l'art de filmer l'horreur en lui insufflant une part d'humanité, il nous le démontre une nouvelle fois avec une telle objectivité qu'elle nous laisse encore une fois pantois.
Comment vouloir rester insensible devant la grandeur de ces sentiments qui frôlent la folie mais aussi tellement forts...
Almodovar, dans la plupart de ses oeuvres, à l'art de filmer l'horreur en lui insufflant une part d'humanité, il nous le démontre une nouvelle fois avec une telle objectivité qu'elle nous laisse encore une fois pantois.
Un film d'une poésie folle, d'une beauté merveilleuse, et surtout plein d'humanité. A en pleurer.
C’est mon premier Almodovar, le seul que j’ai vu jusqu’à présent, et il m’a totalement émerveillé. Pourtant j’avais, de par certains extraits que j’avais vus de certains de ces films, une image provocante de son cinéma qui me semblait un cinéma fiévreux, au parfum de soufre et au goût acide. Ce film m’a d’autant plus surpris par sa douceur infinie, sa grâce délicate, sa mélancolie, bouleversante mais sereine, et cette façon qu’il a de filmer les corps, les êtres, les larmes comme on filme quelque chose de précieux et fragile, avec une pudeur touchante. Ces corps justement, que la musique mets en mouvement dans de superbes ballets, que l’amour remet en mouvement, ces corps manipulés avec une précaution infinie, portés, caressés, Almodovar les capte avec tendresse. Notamment ces deux beautés endormies, qui sont rendues d’autant plus superbes quand Almodovar saisit ces regards magnifiques pleins de passion, de tristesse et d’amour que leurs deux princes charmants leur adressent. Ce même regard ému qu’ils ont sur l’art, sur les souvenirs, sur la vie. Ce même regard que le cinéaste nous fait généreusement partager. Parle avec Elle m’a parlé d’art et d’amour, de la mort et de la solitude, dans un murmure.
Un drame en constante évolution comme seul Almodovar en a le secret. La mise en scène est dynamique, la photographie sublime avec une alternance judicieuse de couleurs vives et glaciales, les acteurs magnétiques et imprévisibles mais c'est du côté des dialogues que Hable con ella parviendra à rester graver dans la mémoire du spectateur. Un grand film.
Doté d'un scénario bien écrit et atypique comme la plupart des long-métrage d'Almodovar, "Parle avec elle" entraîne le spectateur dans une histoire touchante et drôle. On y retrouve une réalisation réussie et convainquante même s'il manque un peu plus de comique. D'autre part, les acteurs jouent bien. Ainsi, le film captive plus ou moins même s'il manque un peu plus de poignant.
Un vrai chef d'oeuvre, et l'un des meilleurs film d'Almodovar. La réalisation est d'une qualité indefinissable et c'est super émouvant. Un film dont on se souvient toute sa vie je pense.
Encore un magnifique drame de Pedro Almodóvar. Les relations entre les personnages sont magnifiques et parfaitement mises en valeur par le réalisateur. Magnifique distribution, Javier Cámara, Dario Grandinetti, Rosario Flores, les acteurs jouent bien, le scénario est original et bien conçu, excellents dialogues et magnifique musique qui convient parfaitement au film. C’est un film très beau et très émouvant, 16 / 20.
Film qui laisse une impression mitigée. Il y a d'un coté la très bonne performance de Javier Camara en Benigno tendre, solitaire et amoureux. Mais aussi un scénario brouillon avec des scènes plutôt inutiles (les relations entre Lydia et Dario), et quelques lourdeurs avec les gros plans incessants sur les seins d'Alicia.
Brillamment sobre, cet Almodovar évite l'écueil du lacrymal et étouffe ainsi toute velléité de condamner d'emblée ses aspects les plus troubles. Une voix courageuse à l'aune de ses mass médias condamnées en aparté.
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