Raphaël Personnaz est un excellent acteur. il en montre beaucoup en en faisant très peu, a etre accessibleet mystérieux. Le spectateur entre, en toute facilité, dans l' intériorité du personnage. Et l'on parvient à saisir le caractère très obsessionnel de l'artiste, sa difficulté à paraître en société également, ses difficultés avec les femmes. Le film peut, en plus de diffuser l'entetant morceau de Maurice Ravel, s'appuyer sur une direction technique et une photographie irréprochable pour offrir un spectacle intéressant et même parfois passionnant. La caméra d'Anne Fontaine se montre fluide et enlevé.
Intéressant, musique envoûtante évidemment, mais quelques longueur inexplicables : par exemple les séances de concert de piano aux Etats-unis, pas très agréables à écouter en plus. Quelques détails incongrus : l'actrice Doria Tillier a le même sourire, un peu crispant à la longue, pendant toutes les scènes et circonstances du film...et l'histoire de son personnage avec Ravel paraît tirée par les cheveux. Donc on a un peu de mal à se laisser emporter par le film, malgré le bon jeu de la plupart des acteurs.
Soyez sûr d une chose :les pisse-froids qui ont dégommé ce film magnifique n aiment et ne comprennent pas la musique ! Boléro est une bande -son continue et enchanteresse
Le film nous emporte avec plaisir dans un monde d'il y a un siècle, du côté des vieilles voitures et vieilles dentelles, un monde feutré (malgré la coupure de la guerre de 14) où tout le monde semblait évoluer dans le satin et parler comme Proust - à ce sujet les dialogues sont peut-être un peu trop léchés... Et bien sûr, le film est un festival de musique (classique, mais aussi populaire). Raphaël Personnaz campe à merveille Ravel. On le voit du début à la fin comme un personnage bizarre, propre sur lui avant toute chose, mais toujours inquiet, jamais vraiment amoureux, voire coincé, sans doute refoulé... A tel point qu'il rejette le Boléro dont il a accouché, après des années de gestation (le seul moment de sa vie apparemment où il explose - de colère). Il ne supporte pas en effet qu'un ballet en ait fait un monument d'érotisme. Le film interroge sur ce dernier point : pourquoi et comment un créateur peut souffrir à ce point et ne pas reconnaître sa création ensuite ? Comme si sa création l'avait mis à nu, psychanalysé ! A.G.
L'évocation filmée de génie contrarié n'est pas nouvelle. Dans ce registre conventionnel, Anne Fontaine livre une oeuvre plutôt réussie grâce à un scénario abouti et la plume acérée de Jacques Fieschi. L'entame est remarquable comme le final. Néanmoins, la prestation trop lisse de Raphael Personnaz et des scènes répétitives empêchent une totale adhésion.
« Les affres de la page blanche », tel pourrait être le titre de ce docu-fiction languissant, pour ne pas dire interminable, le genre de sujet idéal pour ARTE, le dimanche en fin d’après-midi. Sauf qu’ici, on est au cinoche et il va falloir s’accrocher ! Car ce n’est que petit à petit que l’idée musicale germe… jusqu’à l’apothéose orchestrale finale qui, bizarrement, se prolonge par une fin de biopic plus classique (mort et transfiguration du héros incompris). Comme leitmotiv, une idylle platonique avec une certaine Missia, aussi inutile qu’assommante. Raphaël Personnaz joue très bien un type peu sympathique, dans le genre introverti maniaque et asexué, sauf lorsqu’il a des cheveux blancs où le personnage parvient à émouvoir…. Il était temps. La Balibar en fait des tonnes. Les dialogues sont souvent niais à force de se vouloir profonds. La reconstitution d’époque impeccable. Les tenues des dames sont particulièrement laides, flasques, bariolées — surtout le bibi de Marguerite Long. Il faut ajouter un flashback saugrenu sur Ravel au front (maman ! au secours maman !). Finalement, 2h pour une fausse bonne idée cinématographique, c’est vraiment beaucoup. Mes meilleurs moments : écouter les yeux fermés la divine musique de Ravel. À la fin, ça s’agite un peu : après l’inévitable passage mortifère en noir et blanc, l’éclat des cuivres rutilants et les entrechats d’un danseur moderne à la Béjart colorient peu à l’écran. The end. Bravissimo ! Du coup, tout s’éclaire : le Boléro est bien une scie aussi géniale que barbante qui, elle, a le mérite de ne durer que 17 minutes.
L'image est extraordinaire, la musique n'en parlons même pas... L'histoire est belle, mais elle est emmenée d'une manière un peu trop scolaire et figée. Ça reste tout de même un beau film !
Ceci est la critique d'un musicien. Emballé par ce film à la finesse toute féminine et qui a su restituer le caractère tellement étrange et perfectionniste de Ravel. Etonné par le nombre assez important de critiques salées du film. Pense que ces personnes n'ont apparemmenr pas bcp d'oreille, car le rendu sonore des morceaux de piano ou d'orchestre est véritablement somptueux! Les pianos anciens choisis et la prise de son sont fantastiques. Seul petit regret, Personnaz est un bel homme, ce que n'était pas Ravel, même si c'était un dandy. Donc, ses vrais rapports avec les femmes sont ici certainement trop romancés...
J'ai adoré, j'ai ri, ressenti, frissonné et beaucoup d'émotions. L' interprète de Ravel est fabuleux, les autres également le sont. Je ne peux que le recommander. Il est bouleversant. Donc pour moi c'est du 20/20 ! Ceux qui éprouvent les choses, allez y les yeux fermés.
Anne Fontaine signe un beau film. Raphaël Personnaz interprète tout en finesse , justesse et subtilité le personnage de Maurice Ravel. On peut ressentir quelques longueurs qui n' altèrent en rien le film. C est un bel hommage rendu au Bolero et à son créateur.
Excellent film qui nous fait découvrir la vie et l oeuvre de Maurice Ravel et l histoire de ce fameux "boléro". Forcément très belles musiques pendant le film. J ai découvert Raphaël Personnaz et apprécié Dora Thillier et Jeanne Balibar. A voir et à écouter !