Les 15 dernières minutes du film sont éblouissantes avec le ballet intégral revisité et dansé par François Alu, danseur étoile de l’Opéra de Paris, formidable, très bien filmé , en noir et blanc, d’une grande beauté.
La dernière demi-heure étant aussi très touchante décrivant la maladie de Ravel, mais pour le reste un biopic soporifique et décousu. Un scénario très mal bâti, on navigue entre de flashs back inutiles, souvent incompréhensible mêlant des scènes de l’époque puis décrivant Ravel qui ne gagne pas le grand de Rome plusieurs années consécutivement en 1903 directement à 1927 où commence l’aventure du « Boléro » . Que s’est-il passé entre temps ? Beaucoup de scènes sur la guerre de 14-18 ; avec le passage de Ravel comme ambulancier, pourquoi ? et par contre rien sur les premiers succès, et sa renommée, pourtant existante, avant l’avènement du Boléro. Des dialogues , insipides , plats, comme une tisane trop diluée, sans saveur. La biographie est donc largement tronquée, et tout cela comporte des longueurs et répétitions soporifiques dans la 1ere heure.
Les interprétations des acteurs sont assez étranges, Doria Tillier, que l’on adore pourtant, ne joue pas juste, elle ne sait pas trop quel sens donner à son personnage. Quand à Jeanne Balibar pas très crédible en danseuse étoile, oups, ses performances très aléatoires ,à côté de la plaque aussi. Seul Raphael Personnaz s’en tire bien, arrivant à bien retranscrire ce personnage intellectuel, cérébral , qui vivait tout en intériorité.