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Norbert Sautelles
22 abonnés
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3,5
Publiée le 21 février 2026
spoiler: Le film nous présente le personnage de Maurice Ravel, ses interactions avec les gens de son époque, de sa mécène qui lui commande le Boléro, ses rencontres féminines. Le film parle assez peu de création, de composition, mais suffisamment pour rendre le film intéressant concernant ce fameux Bolérie. Mais aussi sur la conception de la musique et de la vie de musicien de Maurice Ravel, ses us et coutumes, ses lieux de vie ou comment il gagnait sa vie. En particulier sa tournée en tant que pianiste en Amérique du Nord, où il découvre le jazz.
La ligne dramatique est donc la vie de Maurice Ravel pendant la composition du célèbre Bolèro. Avec régulièrement des interactions avec sa cliente, sa mécène, qui paye pour qu'il crée une musique de ballet ; avec aussi ses interactions avec différentes femmes, dont une prostituée aux gants (étonnante scène).
Il est vrai, pour faire écho avec le titre, que le personnage garde sa part de mystère, et est entièrement tourné vers la musique et sa création. Le film se termine par la direction du Boléro par Raphaël Personnaz, alias Maurice Ravel dans un montage séquence jubilatoire.
Boléro est un honnête film. Elle est intéressante l’histoire de la création de cette œuvre. Mais ça manque singulièrement de souffle. Le Boléro est une œuvre chaude et ce film est très froid. J’attribue ce sentiment à l’interprétation du très falot Raphaël Personnaz à qui il manque ce petit grain de folie dans le jeu (surtout quand on interprète un artiste). Il ne fait passer aucune émotion. Il joue ça comme il jouerait un fonctionnaire lambda. Et accessoriement il est trop jeune pour le rôle.
le film est plus l'histoire de la genèse du Boléro, qu'un biopic de Maurice Ravel - d'où une construction plus artistique du film, plus qu'historique - interprétation magistrale de Raphaël Personnaz, on a Ravel devant nous
Un film envoutant, presque lancinant, tout comme le Boléro et une interprétation magistrale. Mention spéciale pour Raphaël Personnaz et Jeanne Balibar qui auraient bien mérité chacun un César.
Que c'est mauvais. Techniquement réussi, ce film est vide de tout. Un acteur insipide, un propos égaré et complètement plat, une mise en scène sans originalité et une écriture raté. Rien qui puisse rendre un hommage à la hauteur du génie du compositeur.
Dans ce film retraçant la composition du « tube » de la musique classique Boléro par le compositeur Maurice Serval on retiendra davantage la composition sèche de l’acteur Raphaël Personnaz dans la peau de l’artiste que la mise en scène d’Anne Fontaine peinant à retranscrire la personnalité complexe de l’homme dont la froideur contraste avec l’aspect sensuelle de la musique.
Un biopic paresseux sans âme et sans rythme qui suscite assez vite l’ennui… Malheureusement pas grand chose d’autre a dire sur ce film sans grand intérêt
Anne Fontaine s'attarde parfaitement sur la complexité du compositeur et le peu d'allier dans la profession et chez les critiques. Mais sans doute l'œuvre elle même et sa l'originalité de sa création nous intriguait davantage que le personnage qui la porte et on regrette de ne pas avoir plus explorer les couloirs de cette usine, d'entendre inconsciemment la mélodie tapotée, résonner, ci-et-là avant de découvrir la finalité et sa représentation. Alors le titre aurait pris tout son sens et surtout le film musical aurait été une expérience toute autre.
– Boléro est un film laborieux et fade, dont la longueur excessive ne fait que souligner le vide émotionnel du personnage principal. Si quelques scènes liées à la création musicale et à la scène de fin avec le danseur (les seules à susciter un vrai intérêt) retiennent l’attention, le reste du biopic brosse le portrait d’un homme froid, aigri, sans relief ni passion apparente — paradoxal pour un compositeur aussi mythique. Même son génie semble lui peser. Un film aussi désincarné que son héros. Pas de quoi en faire un film de deux heures. Dommage la réalisation est très bonne et le jeu des acteurs aussi. Simplement il n’y avait pas crispent de quoi en faire un sujet aussi long.
Les 15 dernières minutes du film sont éblouissantes avec le ballet intégral revisité et dansé par François Alu, danseur étoile de l’Opéra de Paris, formidable, très bien filmé , en noir et blanc, d’une grande beauté. La dernière demi-heure étant aussi très touchante décrivant la maladie de Ravel, mais pour le reste un biopic soporifique et décousu. Un scénario très mal bâti, on navigue entre de flashs back inutiles, souvent incompréhensible mêlant des scènes de l’époque puis décrivant Ravel qui ne gagne pas le grand de Rome plusieurs années consécutivement en 1903 directement à 1927 où commence l’aventure du « Boléro » . Que s’est-il passé entre temps ? Beaucoup de scènes sur la guerre de 14-18 ; avec le passage de Ravel comme ambulancier, pourquoi ? et par contre rien sur les premiers succès, et sa renommée, pourtant existante, avant l’avènement du Boléro. Des dialogues , insipides , plats, comme une tisane trop diluée, sans saveur. La biographie est donc largement tronquée, et tout cela comporte des longueurs et répétitions soporifiques dans la 1ere heure. Les interprétations des acteurs sont assez étranges, Doria Tillier, que l’on adore pourtant, ne joue pas juste, elle ne sait pas trop quel sens donner à son personnage. Quand à Jeanne Balibar pas très crédible en danseuse étoile, oups, ses performances très aléatoires ,à côté de la plaque aussi. Seul Raphael Personnaz s’en tire bien, arrivant à bien retranscrire ce personnage intellectuel, cérébral , qui vivait tout en intériorité.
A vouloir dépeindre un homme sans panache, Anne Fontaine nous sert un film mou, ennuyeux et sans relief. Tout sonne faux malgré le charme et l'élégance de Raphaël Personnaz
Bien sûr ce film s'intitule Boléro! Mais il serait assez réducteur de considérer que l'immense et talentueuse carrière, même en dépit de sa notoriété, que l'œuvre de Ravel, puisse reposer sur une pièce musicale, dont le principal exploit, est d'avoir précédé la photocopieuse...
Intéressant et instructif. Quelques longueurs et manque d'éléments narratifs. Comme souvent le cinéma français intellectualise plutôt que privilégier la précision.
très intéressant réalisation sobre et fluide raphael personnaz est tres subtildans son interpretation jeanne balibar et doria tilier vincent perez au diapason un très bon film a vivre en salle