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Brol le chat
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4,0
Publiée le 1 avril 2022
Gorgeart, servi par un trio d'acteurs parfaits (Mélanie Thierry, Lyes Salem et Félix Moati), réussit à montrer toute la complexité des situations de placement familial et les mauvaises réponses apportée par l'ASE (Aide sociale à l'enfance, ex-DASS). Moins documentaire que "L'enfance nue", le chef-d'oeuvre de Pialat, ce film montre pourtant que cinquante ans plus tard, rien n'a vraiment changé dans le domaine de la protection de l'enfance. Espérons qu'il soit diffusé dans toutes les écoles de travail social...
Film poignant, on peut laisser une petite larme vers la fin qui est tout de même positive d'un certain côté. Les acteurs sont touchants, ni trop ni trop peu, juste ce qu'il faut, à ne pas manquer !
Film de qualité, bien joué mais au scénario téléphoné. On est conduit délicatement vers la fin de l'énigme qui n'en a pas, d'énigme. Point très positif, c'est l'évitement du manicheisme social. Un film à voir
Film du mois de février 2022. On est face à un film riche en émotions. On s'y sent bien entouré. Une réalisation de Fabien Gorgeart osée avec une caméra qui prend des risques dans cette ambiance trés familiale. On est là dans une intimité d'une famille qui s'aime et qui aime et qui fait partager ce bonheur à son public. Bravo tous les acteurs mais surtout à la Maman que l'on ne doit plus appeler Maman. A voir absolument pour les liens qui se créent et qui restent au sein d'une vraie famille. Beaux moments.
De retour de la projection de « la vraie famille » et assez conquis pour vous conseiller ce film que je place dans le prolongement de « Pupilles » auquel il emprunte la même pudeur et le même respect pour un sujet casse-gueule tout en creusant une histoire de parents d'accueil quand "Pupilles" ne pouvait pas toujours creuser en détail...
J’ai particulièrement apprécié le parti pris de « conte de fée » du réalisateur (la scène d’ouverture dans une sorte de center parc décoré de faux animaux aux couleurs bonbon fait penser à une sortie de paradis) qui convient parfaitement à cette histoire qui restitue la « bulle enchantée » d’une famille d’accueil percutée par la dure réalité d’avoir à rendre un enfant, qui y a passé une majeure partie de son existence, à un père qui sort tout juste la tête de l’eau après le décès de sa femme. Mélanie Thierry dont je ne suis pourtant pas un grand fan compose avec énormément de talent le personnage de cette mère d’accueil écartelée entre son envie de bien faire et son attachement au petit bout de chou dont elle s’est occupée depuis de ses 18 mois à 6 ans. Lyes Salem que j’avais repéré dans le films « Mes Frères » est tout autant épatant et le petit acteur qui joue Simon est parfait dans le rôle de l’enfant. Enfin Felix Moati en papa courage et Dominique Blanc en Juge ferme mais juste sont également très bons ! Je vous le recommande si comme moi vous l’aviez gardé sous le coude Allez y !
De Fabien Gorgeart (2022) Un film sensible et boulversant qui reste fin subtil sans verser dans la facilité et une sensiblerie exacerbée. L'histoire poignante d'un enfant d'abord placé dans une famille d'accueil dont la garde va être re donnée à son père biologique. Pas de jugement juste une imbrication de faits pour expliquer la situation. La force du film en plus de ces acteurs tous merveilleux de justesse réside en la démonstration que chaque histoire d'enfant placé est unique et qu'il ne faut pas y donner de réponse automatique. Poignant, bouleversant souvent le film émeut limite aux larmes . Mélanie Thierry tient certainement son film le plus fort , le plus abouti avec une interprétation à la fois forte et tout en finesse. Tous les autres acteurs sont aussi justes comme notamment Lyes Salem et surtout Félix Moati . Sans oublier l'enfant joué par le très jeune Gabriel Pavie. Lumineux , sensible un très très beau film dont vous sortirez à la fois ému mais renforcé dans les valeurs humaines.
Une famille unie et aimante, les parents et trois enfants ; si ce n’est que le petit dernier de 5 ans n’est pas le fils de la famille mais un enfant placé par l’aide sociale à l’enfance depuis ses 18 mois. Mais il fait partie intégrante de la famille et a tissé des liens solides avec chaque membre mais encore bien plus fort avec celle qu’il appelle maman tout en sachant très bien qu’elle n’est pas sa mère. Cette dernière est décédée, le père n’était pas en capacité de s’en occuper suite au choc du décès de sa femme ; mais il revient dans le jeu avec l’idée de retrouver la garde de son enfant. La première mission de la mère de substitution est bien remplie, elle s’en occupe comme son enfant ; c’est sur la seconde mission qu’elle doit remplir qu’elle se révèle déficiente. Elle n’est pas préparée au déchirement de se séparer de cet enfant et a donc des difficultés à mettre en œuvre cette transition. Au cœur du film, le couple mère de substitution/enfant irradie la pellicule de bout en bout. Mélanie Thierry, ultrasensible comme à son habitude, joue une femme à fleur de peau et à chaque plan délivre une puissance émotionnelle hors norme. Pour l’accompagner, le petit Gabriel Pavie du haut de ses 6 ans lui renvoi sans cesse la balle ; pour un film basé sur l’émotion sans être dans le larmoyant ni le pathos. Et cela tient surtout au travail de Fabien Gorgeart. Son scénario, écho à une histoire personnelle, fait la part belle à la réalité d’un métier incroyablement complexe allié à une fiction empruntant toujours un ton juste tout en évitant tout manichéisme. Quand l’amour maternelle devient trop fort, il ne nous met pas un père ignoble en face et évite le piège trop facile type « la vraie famille c’est celle du cœur » ; car la mère de substitution a aussi des dérives qui feront même basculer le film à un moment donné dans une forme de polar. Nous montrer la qualité de vie dans la famille de substitution (pavillon, vacances, ski, une fratrie…) par opposition avec celle qui l’attend avec son père (HLM, pas de vacances, peu de temps qualitatif suite à des journées de travail usantes, pas de fratrie,…) n’est pas tire larme ; mais démontre aussi combien d’enfants placés proviennent de milieux sociaux moins favorisés. Un petit bijou d’écriture qui laisse à des années-lumière les facilités racoleuses du très populaire « La famille Bélier ». Comme quoi on peut faire émouvant grand public tout en restant honnête. Au-delà de l’écriture qui laisse la part belle à tous les personnages gravitant autour de ce duo ; par ses plans séquences et sa caméra parfois au plus proche des visages, Fabien Gorgeart capte toutes les tranches de vie avec beaucoup de tact et de justesse. Certains voient dans ce film des accents spielbergien dans le traitement de l’enfance ; le garçon en serait une forme d’ET ; cette réflexion est intéressante. Très juste et très émouvant d’autant plus qu’il fait écho à mon histoire familiale ; une de mes tantes n’était pas ma tante mais était placé chez mes grands-parents depuis ses 6 mois, j’ai dû apprendre autour de 9 ans (elle en avait 19) qu’elle n’était pas de « la famille ». A voir absolument TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
un film fort, sensible et maternelle... je peux maintenant imaginer un minimum la souffrance d'une femme lors de séparation d'une famille recomposée quand elle doit partir sans les enfants qu'elle a pu élevés et aimés. ce déchirement doit être indescriptible.
juste un détail mais le mec du son a déconné en mettant des sons de marmottes en pleine ville....
C'est un très joli film, super bien interprété et plein de sentiments. Une mère d'accueil qui se laisse déborder par son amour pour un enfant qui n'est pas le sien et on la comprend tant il est choupinou ce Simon. Cette famille d'accueil semble quand même bien idyllique et aisée en comparaison le père réel qui semble moins sexy. Un beau moment mais est-ce que ça méritait le grand écran ? à part pour les rares images à la montagne ..
Chef d œuvre d d'interprétation pour Mélanie Laurent à qui on demande dans ce film d incarner l amour dans ce qu il a de plus fort et indicible. Par ailleurs un sujet sinon tabou du moins difficile, un scénario et des dialogues ciselés. Quelques maladresses volontairement laissées au montage donnent au film un caractère d'authenticité. Une remarquable maîtrise pour chaque plan, chaque scène. Ce film donne au spectateur ce qu il vient chercher : de l'émotion.
La Vraie Famille est un film qui m'a profondément ému et bouleversé grâce à la subtilité et la délicatesse qui en émane. La manière dont Fabien Gorgeart a su donner raison et tort à chacun des personnages nous projette, nous fait nous interroger et surtout nous implique émotionnellement dans le parcours de ces familles. Sans parler du casting enfants et adultes qui est incroyable et qui interprètent brillamment le scénario du film.
Je vous encourage à aller voir cette pépite de l'année 2022 !
Très beau film, bourré d'humanité. Mélanie Thierry y est éblouissante d'intensité , dans ce rôle de femme submergée par ses émotions. Tous les acteurs sont formidables. Le film est très réussi. Un beau film de cinéma
La vraie famille est un film que j'ai hésité à aller voir tant le sujet me paraissait dur à traiter. Je dois dire que Fabien Gorgeart a réussi à livrer un film subtil, juste et touchant. Porté par le jeux incisif de Mélanie Thierry, ce film arrive à vous faire comprendre les enjeux et les difficultés de tous les partis quand il s'agit du bien d'un enfant. Je qualifierai la vraie famille de plutôt dur mais réaliste avec ce brin de folie. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un chef d'œuvre, vous ne regretterez pas le déplacement et ressortirez bousculé de cette séance.
Un très beau film, un sujet traité avec justesse et émotions. Les acteurs jouent de façon remarquable et nous embarque littéralement au cœur de leur famille. Une vraie symbiose entre les différents personnages de ce film. Nous avons passe un très bon moment, émouvant et touchant.
Ouf ! Le synopsis faisait craindre le pire. La famille d'accueil est un terrain glissant qui peut faire tomber plus d'un réalisateur dans les eaux de la caricature et du pathos. Heureusement, Fabien Gorgeart est habile ; il parvient à réaliser un film fort tout en évitant les deux écueils. Il échappe à la caricature en choisissant un père biologique perdu, certes, mais qui n'est pas un cas social. Surtout, il échappe au pathos en montrant que la mère (magnifiquement jouée par Mélanie Thierry) est plus ambigüe qu'il n'y parait. Les moments de joie familiale et de tendresse maternelle piègent le spectateur dans une empathie qui se révèle malaisante à mesure que l'on découvre que le père biologique n'est pas le méchant attendu faisant obstacle à l'épanouissement de l'enfant. On a la larme facile mais le film est subtil, bien écrit, bien filmé et montre que l'amour peut aussi être dangereux.