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Charlotte28
203 abonnés
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4,0
Publiée le 31 janvier 2025
Comédie grinçante sur le monde de l'entreprise, l'intrigue illustre l'hypocrisie de la prétendue ambiance familiale entre les patrons et les employés (puisque les considérations pragmatico-économiques prévalent encore) ainsi que les conséquences de relations sentimentales entre collègues... Dynamique (malgré une ou deux scènes dispensables), la mise en scène est soulignée par une fort pertinente bande-son, humoristiquement virevoltante (l'ironique Feeling good par exemple), et s'appuie sur la prestation magistrale de Javier Bardem, tout à tour séducteur, paternaliste, implacable, acide et dont la bonté du titre se fait sarcastiquement polysémique. Très drôles tant par les jeux de mots lors des quiproquos que par la personnalité ou les réactions des protagonistes les dialogues évitent tout manichéisme ou didactisme bien que jouant des clichés liés à l'usine ou à ses desseins. Cruellement cynique également, le récit ose le drame et les sujets sensibles sur une tonalité pathétique voire tragique que notre héros rend burlesque ou du moins décalée. Parfois il faut truquer la balance pour que la mesure soit exacte...!
Il y a du Woody Allen dans le script de cette comédie. Les histoires et les personnages s’entrecroisent pour former un tout surprenant, cohérent, engagé sur des thématiques sociales d’actualité. Javier Bardem campe avec génie les facettes paternaliste et machiavélique de son personnage. Un vrai régal.
Comédie dramatique, écrite et réalisée par Fernando León de Aranoa, El Buen Patrón est un long-métrage de bonne facture. L'histoire nous fait suivre Julio Blanco, un charismatique propriétaire d'une entreprise fabricant des balances industrielles en Espagne, qui attend la visite imminente d'une commission lui permettant de décrocher un prix. Pour cela, il faut que tout soit parfait, seulement, de nombreux soucis vont venir s'accumuler entre un gréviste rivé devant le portail d'entrée du site, une nouvelle jeune femme attirante, ou encore un chef de production rencontrant de gros problèmes. Ce scénario, retraçant au jour le jour pendant une semaine l'agenda du responsable, est plaisant à visionner pendant près de deux heures, même si cette durée se fait légèrement ressentir. Les problèmes auxquels sont confrontés ce chef d'entreprise offrent une intrigue réjouissante, même si les dessous de ce management tirent un peu trop du côté dramatique. En effet, le ton est plutôt grave et les moments qui tentent de faire sourire sont trop peu explicites pour réellement donner le sourire. Dommage que l'équilibre ne soit pas mieux trouvé, cela lui fait manquer de mordant. Il faut dire que les personnages sont également à cette image. Ceux-ci sont appréciables mais loin d'être marquants pour autant. Il en va de même pour la distribution dont on retiendra uniquement le rôle tenu par Javier Bardem, les autres comédiens étant effacés par son charisme. Cela a pour conséquence d'exposer des relations manquant de consistance entre tous les protagonistes. Des échanges également peu mis en valeur à cause de dialogues manquant d'inspiration et d'amusement. L'ensemble est convenablement réalisé mais ne bénéficie d'aucune touche personnelle de la part du cinéaste. Sa mise en scène est assez quelconque mais correcte. On retiendra d'avantage la b.o. accompagnant ce visuel. Ses compositions aux airs légers et joviaux sont appréciables. Reste une fin satisfaisante, venant mettre un terme à El Buen Patrón, qui s'avère être un long-métrage possédant quelques qualités, mais malgré cela assez vite oubliable, même s'il n'est pas déplaisant pour autant.
Dans cette comédie sociale acide, Javier Barden interprète parfaitement le patron d'une petite entreprise, sympathique et proche en apparence, alors qu'il fait tout par intérêt. Aussi pourri dans sa vie professionnelle que sa vie personnelle (son aventure avec une stagiaire est savoureuse), il est en équilibre constant donnant un ton tragi-comique à cette satire espagnole hautement recommandable.
Comédie sociale comme on en voudrait plus. Javier Barden, méconnaissable, est grandiose dans son rôle de patron paternaliste, pervers mais (presque) sympathique. L’histoire est décapante et dézingue avec finesse le monde de l’entreprise. Le film fait penser aux comédies italiennes des années 50, 60. Un spectacle hautement recommandable.
Excellente surprise que ce film espagnol décrivant la vie d’un patron hyper cynique, comme il doit en exister. Dit comme ça, on n’est pas tenté. Mais il y a un scénario habile, un humour féroce, et un côté mordant réjouissant. Et , l’air de rien, sur le ton de la comédie, on assiste à une revue des problèmes actuels de l’entreprise : licenciements douloureux, liaisons entre membres du personnel avec son cortège de jalousies, culture de l’apparence positive à tout prix. C’est tellement bien vu que ce film a été multi récompensé aux Goyas (équivalent de nos Césars). Un bon moment à ne pas rater.
Grosse surprise pour ce film d’outre-Pyrénées récompensé par 6 Goyas, une comédie sociale acerbe sur le renouveau capitalistique en Espagne. Javier Bardem est impeccable et impitoyable en patron tantôt flamboyant tantôt au bord du gouffre. Beaucoup d’ironie teintée de réalisme pour une satire glaçante et pleine d’énergie.
Un patron qui se veut moderne se retrouve en confrontation avec un membre de son personnel. Le sujet est original et est traité sur le ton de la comédie. On ne s'ennuie pas, mais rien de notable vient marquer les esprits. Une comédie sympathique.
Une comédie espagnole corrosive dans laquelle le patron d’une entreprise florissante traitant ses employés comme sa famille doit faire à diverses contrariétés à la veille de recevoir un prix d’excellence. Dans le rôle principal, l’acteur Javier Bardem en chef faussement bienveillant brille par son talent une nouvelle fois à l’écran donnant de la verve à un long-métrage ne manquant déjà pas de mordant dans son écriture ciselée pointant du doigt l’hypocrisie du patronat.
Une bonne performance au service du propos tenu, on est agacés et on aime ça ! Un beau contrepied du cinéma espagnol ! Le rôle principal est très bien construit.
Quelle prestation XXL de Javier Bardem dans le rôle d'un patron d'entreprise de balances. Celui-ci peut laisser libre-court à son talent fantasque grâce à un scénario fouillé et des dialogues hilarants. Sa façon de manager ses employés est pour le moins originale, n'hésitant pas à s'immiscer ouvertement dans la vie privée de ceux ci comme le contremaître Miralles. Cela peut être perçu comme une satire du patronat avec ce comptable licencié indéboulonnable aux abords de l'usine. Pour ma part, j'y ai vu une comédie acide mais savoureuse multipliant les rebondissements sans baisse de régime pendant deux heures, et ça, c'est plutôt rare. Du pur bonheur.
Exemple parfait de la direction paternaliste d'une entreprise. Le patron se voit comme un père pour ses employés seulement c'est lui qui fait la pluie et le beau temps. Des quiproquos et quelques surprises font parfois sourire mais cela reste une vraie critique de ce mode de direction.
Coincé entre deux impressions contradictoires: une description vacharde et bien vue des qualités et défauts de la vie « d’une entreprise familiale » ou le Patron connaît tout, de ses employés. (et réciproquement)
- il y a la lecture de l’entreprise « parfaite » qui postule aux plus hautes récompenses ….. - il y a aussi tous les grains de sable et les peaux de bananes que chacun(e) prépare en secret…..
C’est évidemment une satire du monde de l’entreprise qui est transposable, dans notre beau pays…(normes iso)
La grande qualité, c’est qu’on se retrouve dans cette satire féroce de l’entreprise….. Le bémol paradoxal, c’est qu’on voit venir « les grains de sable puis cailloux, dans la chaussure…..un peu « clichés » ……
Tous les arguments, avec l’équilibre des balances, fabriquées par l’entreprise, sont savoureuses Javier Bardem est impérial, en boss « paternaliste »
J'imagine que beaucoup ont pu reconnaître un ou plusieurs morceaux de leur(s) propre (s) patron(s). Grâce à la prestation de Javier Bardem, ce portrait d'un paternaliste héritier d'une entreprise familiale est aussi réussi que retors. Aranoa réussit l'exploit de nous le montrer dans toute une palette d'expression, d'impressions et situations qui vont de humain à immonde, de respect à infect. À sa façon il transpose à l'échelle d'un patron de grosse PME ce qu'on dit des nations : elles n'ont pas d'amis elles n'ont que des intérêts. Le mérite de ce film est d'éviter tout manichéisme simpliste dans le portrait d'un individu sans scrupules.
De la veine des "Nouveaux Sauvages" version espagnole, cynique et drôle, une comédie sociale qui ne laisse aucun aspect dérangeant du contexte espagnol (comme européen) de côté. Machisme, racisme, entre-soi des castes dirigeantes, complaisance de la presse, sont très bien illustrés, un humour caustique et la personnalité charismatique d'un Javier Bardem quinquagénaire, nous font passer 2 heures très agréables. On ne voit pas le temps passer.