Sorti quelques semaines après The Zone of Interest (Jonathan Glazer, 2024), One Life en constitue l’exact opposé : là où le premier s’égarait dans un dispositif artificiel pour restituer l’horreur de la Shoah, le second cède à la tendance hagiographique en relisant à rebours la période de la Seconde Guerre mondiale, c’est-à-dire en partant de l’époque contemporaine pour regarder vers le passé et reconstituer un engagement d’autant plus simpliste qu’il échappe aux doutes, aux erreurs et à l’ambiguïté morale. La construction par flashbacks incessants, parfois inutilement segmentée par des allers-retours d’une poignée de secondes entre les deux âges, représente Nicholas Winton tel un héros déterminé à agir et apte à comprendre les enjeux immédiats et futurs des déportations à venir – « ce qui va se produire sera horrible », entend-on plusieurs fois – dans son pays comme à l’étranger, et cela sans consultation véritable des intermédiaires tchécoslovaques puisque c’est lui qui les rallie à sa cause. Ce grandissement moral se heurte à la modestie de la figure de Nicholas Winton, si bien qu’un oxymore se crée entre d’une part l’altruisme de son combat et d’autre part la forme ampoulée qui le retranscrit, à grands renforts de scènes larmoyantes et de musique doloriste. La seule présence d’Anthony Hopkins suffisait à incarner le poids du passé et son ambivalence aux yeux d’un homme qui n’a pas réussi pleinement la mission qu’il s’était fixée ; le film, par académisme et par souci de se ranger du côté des vainqueurs et des justes, le réduit à l’état de spectateur ému par le spectacle de ses propres exploits. Dépourvu d’intérêt esthétique, One Life n’a de valeur que pédagogique, mettant en lumière une figure méconnue de la résistance face au nazisme.
"Une vie" ! Anthony Hopkins au sommet de son art, racontant l'itinéraire d'un Juste qui a hurlé "OUI à la Vie"... Certes, les esprits chagrins diront que la mise en scène est trop classique... Et alors ? "Une vie" met en lumière l'humanisme et l'altruisme d'un homme d'une immense humilité. Avec ses amis, inspirés par la défense du Bien, ils ont ajusté leur vie avec leur conscience. A l'opposé de "La zone d'intérêt" où la barbarie nazie a été diaboliquement anesthétisée, en niant les martyrs des camps, "Une vie" est une oeuvre nécessaire, salutaire...
J’ai trouvé bouleversante l’histoire de ce jeune banquier britannique Nicholas Winton qui, touché par la détresse de milliers d’enfants juifs parqués dans des camps de réfugiés en Tchécoslovaquie, la veille de l'invasion de la Pologne par l’Allemagne en septembre 1939, décide d’organiser leur extradition vers l’Angleterre, sans aucun autre soutien que celui de sa mère et de quelques contacts administratifs.
J’ai aimé cette figure inspirante du héros invisible qui n’aura jamais cherché la reconnaissance. Le plus bel acte moral est un acte gratuit et désintéressé, celui d’un homme agnostique qui n’attend aucun parti en échange de son engagement au service des autres, ni dans ce monde, ni dans un autre.
Anthony Hopkins et Johnny Flynn jouent magnifiquement bien, et la simplicité de la réalisation laisse toute sa place au déroulement de cette histoire, à la fois belle et tragique.
Un film d’une grande émotion avec un Anthony Hopkins qui colle parfaitement à son Personnage Des êtres qui ont su faire preuve d’humanisme et d’altruisme et qui ont réussi à sauver près de 700 enfants au péril de leurs vies mais qui ont passé le reste de leur vie à regretter de n’avoir pas fait davantage
J’ai adoré ce film bouleversant , de très fortes émotions pour ce moment d’histoire joué comme d’habitude à merveille par ce très grand acteur Antony Hopkins . Film à ne pas manquer ,
Un hommage aux héros de la seconde guerre mondiale restés dans l’ombre. Le personnage principal est attachant et ses émotions sont très biens retranscrites, surtout dans les scènes se déroulant dans le présent. Le scénario est assez simple mais le sujet est extrêmement touchant. Cette oeuvre redonne un espoir en la nature de l’homme.
Malgré que le sujet soit lourd, le film reste grand public, les images ne sont ni choquantes ni violentes
Une vie est un fm très émouvant. Anthony Hopkins signe une interprétation magistrale et chaque acteur nous bouleverse. Cette histoire vraie raisonne dans nos cœurs : ces parents qui laissent leurs enfants seuls pour tenter de les sauver. C’est d’autant plus beau que c’est vrai. Sir Nicholas Winton fut héroïque et mérite sa distinction reçue des mains de la Reine Elizabeth II.
Au temps l'histoire mérite d'être contée, au temps Anthony Hopkins est toujours aussi bon acteur lorsqu'il apparaît et au temps le dénouement du film est indéniablement émouvant mais toute la trame en flashback sur le processus de rapatriement est d'un "chiant".. c'est d'une longueur et d'un ennui innommable. Dommage.
Film très émouvant, l'histoire est bouleversante, elle nous rappelle l'horreur nazie et la terreur des habitants qui ont subi une invasion que l'Europe occidentale a laissé faire; spoiler: c'est important aussi de se souvenir de cet épisode au moment où l'Ukraine doit se défendre seule face à Poutine ...
Tirée d'une histoire vrai mais méconnu en France , le film s'étire en longueur dans les flash-back situés en 1938 , avec un acteur peu charismatique . Mais Anthony Hopkins sauve le personnage avec un grand numéro d'acteur dont il a le secret . La fin est très émouvante . Une histoire simple, sobre et bien réalisée .
Jolie film, émouvant, qui développe une histoire intéressante. Anthony Hopkins très touchant, Johnny Flynn lui est correct. Belle fin qui nous montre ce que sont devenu les enfants sauvés.
un très très mauvais film, rempli de clichés. On sent bien que le héros doit plaire au public contemporain, donc ses qualités sont du copier coller d'autres scénarii. où est l'originalité, la différence ? nulle part dans ce film. Et quel ennui, on passe de formulaires administratifs en scènes larmoyantes. Si vous n'avez pas d'esprit critique, ce film est fait pour vous !
Film d’une puissance inouïe témoignant de la richesse humaine de personnes hors du commun. Sans parler du film, comment ne pas être ému de par l’histoire qu’elle raconte en mettant en exergue une personne avec un courage et une volonté extraordinaire pour une cause si belle. Pour ce qui est du reste le film est extrêmement bien raconté avec le paradoxe entre 2 moments clés du personnage demontrant que malgré l’action du temps, le personnage ne change que physiquement…. Ce film est aussi d’une grande tristesse en ne montrant pas que les vertus de l’action de Nicky mais aussi les moments les plus triste qui en font une histoire à double tranchant avec d’un côté tous les enfants sauvés mais de l’autre tout l’horreur que ceux qui ont échoué et sont resté à Prague ont subi …