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Un visiteur
5,0
Publiée le 2 août 2008
"Le dernier empereur" réalisé en 1987 par Bertolucci est une grande fresque historique qui relate la vie de l'empereur Pu Yi. A l'âge de 3 ans, il est enlevé à sa mère et conduit dans la Cité interdite pour succéder à l'impératrice douarière Ts'eu Hi, qui a exercé la régence à deux reprises, au nom de son fils, puis de son neveu. Sa politique nationaliste et conservatrice dans un Empire miné par la corruption a favorisé la révolte des Boxers, vite matée par un corps expéditionnaire occidental. Quand le jeune empereur monte sur le trône, c'est pour devenir une sorte de marionnette entre les mains des dignitaires du royaume, jusqu'au jour où la révolution, ayant fait son oeuvre, l'empereur se voit contraint de quitter le palais, envahi et saccagé par les insurgés. Ayant trouvé refuge au Japon, il sera livré aux Soviétiques puis au Chinois à la fin de la guerre de 39-45 et condamné par le régime à la prison à vie. Grâce à sa bonne conduite, il achèvera son existence comme jardinier du parc botanique de Pékin, visitera, avec le flot des touristes, la Cité dont il avait été le prince et écrira ses mémoires. Il mourra en 1967 dans l'indifférence générale.Ainsi assiste-t-on la gorge nouée à la transformation d'un homme-dieu en un personnage que la dictature de Mao aura réduit à n'être qu'un sous-homme. La critique fut excellente et le film salué comme un chef-d'oeuvre. Les acteurs sont parfaits dans leur interprétation et rendent crédibles leurs personnages, tandis que la mise en scène, précise et efficace, nous restitue l'époque et la vie de la Cité en ses moindres détails. Le film ne nécessita pas moins de 270 techniciens, 19.000 figurants, 9000 costumes et 2 ans de négociations avec les autorités chinoises. Aussi est-il une prouesse dans tous les sens du terme. On sort de sa projection ébloui par la beauté des images, les scènes tout à la fois rigoureuses et fastueuses et le bouleversant destin de cet empereur qui,grâce à ce film, entre de plein pied dans la légende.
Bernardo Bertolucci s'attaque à l'histoire de Puyi, dernier empereur de Chine. Après une première demi-heure mollassonne et inutile, le film démarre enfin. Intime, politique, et assez émouvant, "Le Dernier Empereur" évite toute sorte d'académisme, même s'il reste à mon goût un peu trop classique. Bertolucci dresse le portrait précis d'un homme seul de bout en bout. Ambitieux et moderne, ce personnage ambivalent au destin exceptionnel finit par nous toucher. Le film est parfois difficile à suivre (peut-être à cause de mes connaissances limitées de cette histoire), mais a le mérite d'aborder son sujet de front, malgré quelques longueurs. Intéressant à défaut d'être passionnant, ce film me fait penser que son réalisateur a en fait quelques qualités (après avoir vu le désastreux "1900").
Oh la la, quel film magnifique ... et quelle performance, a la fois visuelle et scenaristique, une sorte d'opéra cinématographique, absolument majestueux et splendide, on n'en ressort pas indemne .. on n'en ressort d'ailleurs pas du tout ! Les acteurs sont sincères et touchants, et les décors sont grandioses, immenses ... On rentre a 100% dans ce chef d'oeuvre. Le scenario est impressionnant par sa construction astucieuse, cette alternance entre le présent et le passé est maitrisée a la perfection... Un contraste incroyable entre un tas de sentiments, la joie, la tristesse, le rage.. Une symphonie émotionnelle a la réalisation magique ... Un film magnifique.
Personnellement, je pensais que je n'allais pas aimer, et en fait j'ai adoré, ce film montre a quel point le pouvoir corromps. le film commence quant il est petit et se termine a sa mort en 1967, passant la première guerre et la deuxième guerre mondiale, on suit le trajet de sa vie. bref, c'est une biographie a voir absolument.
Grande fresque que je qualifierais plus d'humaine que d'historique ( on voit bien le parti pris politique de bertollucci dans le role du percepteur et des manifestants communistes de la fin ),reste malgré tout un film attachant sur le theme de la grandeur et de la decadence,du temps qui passe egalement et du caractere ephemere de la condition humaine.Un film qui nous rappel que chaque moment de l'existence,n'est qu'une etape dans l'accomplissement de soi et qu'il aura fallu tout une vie à un empereur pour devenir un simple homme.A mediter
Un très beau film historique qui traduit bien la culture chinoise. Les vues de la Cité interdite sont remarquables et les costumes traditionnelles splendides. Une très bonne adaptation de la vie du dernier empereur mais qui ait un peu plus ennuyant après son départ de la Cité. En effet cela ressemble à des suites de scènes lentes avec un lien juste chronologique. Globalement, il reste un excellent film.
Belle fresque réussi du sémillant Bertolucci point trop servie en niaiseries et remplis de détails plutôt crédibles . Il est savoureux de contempler la vie de cet homme pratiquement scindée en 2 - Et aidé il est vrai par beaucoup de ces vautours ! - , et enfin devenant le parfait inverse de ce qu’il fût tout en prêchant le contraire …
Encore un film à grand spectacle. La cité interdite vue de l'intérieur, celle qui a fait fantasmer tant d'occidentaux. Une fois de plus grandeur et décadence d'un type qui a été une marionnette toute sa vie, par tous les pouvoirs en place : sa mère, les japonais et enfin les gardes rouges de Mao
Très beau film de Bertolucci, véritable fresque historique d'un monde disparu. Sur certains aspects c'est pas plus mal, bien dommage pour d'autres mais ça..Une belle photo , de très beaux costumes et une excellente reconstitution. A voir sur grand écran.
Probablement un des plus beaux films relatant la vie d'un personnage historique, un destin incroyable pour un film incroyable, une musique divine, des acteurs splendides, une photographie magnifique, des décors et costumes incroyables.
Magnifique biopic de Bernardo Bertolucci qui retrace avec brio la vie du dernier empereur de Chine, l'empereur Pu Yi, qui fut confronté aux nombreux bouleversement politiques et culturels de la Chine du XXe siècle. Une reconstitution historique impressionnante récompensée par 9 Oscars en 1988.
"Le dernier empereur" : l'Histoire de la chine du vingtième siècle... . Bertolucci brosse une fresque épique impériale mais oublie légèrement son scénario en seconde partie. D'où l’essoufflement du rythme et de la tension apportée de chaque instant. Sinon, un réquisitoire contre les crimes de guerre. Un film engagé donc, qui prône avec force et courage, les dérives sanglantes de ce dernier siècle passé, à savoir les guerres et l'apogée du communisme en Chine ainsi que SA guerre civile (Mandchourie). Avec une ambiance instaurée à bloc, maître Bertolucci nous offre donc un spectacle radieux, rafraîchissant et magique. Une esthétique parfaite multi-récompensée à juste prix. Bandes-son, décors, costumes, photo, couleurs, tout est maîtrisée à la perfection, tout comme le dinosauresque "Gandhi". Ici, la photo est dirigée par Storaro, un autre maître en la matière. Il a fait office sur "Le dernier tango à Paris" (toujours de Bertolucci) et "Apocalypse now" notamment. Pour préparer le son, Hans Zimmer, à ses débuts (bien avant "Rain man" et "Le roi Lion", s'occupait déjà des musiques additionnelles. "Le dernier empereur" est aussi sublimé par une interprétation parfaite (elle aussi !) dominé par le duo John Lone-Peter O'Toole, charismatique à souhait. Et de mettre ma mention à l'acteur anglais pour son charme à l'anglaise que j'apprécie énormément. Pour revenir à la mise en scène, Bernardo Bertolucci ("Novencento", "Un thé au Sahara") reste sur les plans larges et impose ainsi son style lugubre et baroque (qui m'a gêné par endroit), mais d'une modernité déconcertante, un peu à la Visconti. Mise en scène épique donc qui s'impose ici comme le choix le pus judicieux. Un atout royal pour une Histoire impériale. Très longuet, cette épopée de Bernardo a tout pour accrocher mais pâtit de son scénario en seconde partie. Une semi-défaite finalement. Spectateurs, vive la Mandchourie !
De très loin le plus grand succès commercial de Bernardo Bertolucci mais également l'une de ses plus belles réussites (comme quoi, l'un n'empêche pas l'autre!), j'ai eu la chance de pouvoir découvrir « Le Dernier Empereur » au cinéma, lui permettant ainsi de s'épanouir dans toute sa grandeur visuelle. D'abord, il faut saluer le fait si rare pour une superproduction de s'intéresser à l'Histoire de la Chine au XXème siècle, et ce qui plus est sur près de soixante ans. L'occasion d'une fresque souvent impressionnante et ne manquant pas de puissance, que ce soit par la richesse d'un scénario manifestement très documenté qu'un style formel plein de maîtrise, voire d'une certaine grandeur, à l'image de la superbe photographie signée Vittorio Storaro. Voir ainsi cette succession d'événements, ces immenses bouleversements dans une société fait forte impression, tous étant aussi bien décrits avec un vrai souci du romanesque qu'un grand réalisme dans la description, magnifique livre d'images au service d'une période aussi importante que peu connue du grand public. Interprétation très sûre, où l'on croise notamment un Peter O'Toole impérial en précepteur de l'Empereur. Manque, peut-être, juste un peu de souffle épique, l'imposante durée se faisant ressentir dans la dernière ligne droite, moins intense que lors de l'enfance du héros. Reste que ce classique couvert d'Oscar n'a nullement volé son statut, demeurant encore aujourd'hui l'un des rares témoignages cinématographiques de cette période (qui plus est de cette ampleur) : le genre de films qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie.