La Pianiste
Note moyenne
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169 critiques spectateurs

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Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2024
Grand Prix et prix d'interprétations au Festival de Cannes, "La Pianiste" est l'un des films les plus marquants du cinéaste autrichien Michael Haneke. Isabelle Huppert incarne le rôle d'une grande pianiste et d'une professeur dans un conservatoire. Froide et autoritaire, elle entretient une relation complexe avec sa mère avec qui elle vit. Très vite, Haneke instaure une atmosphère dérangeante en révélant la nature perverse de la protagoniste. Sa rencontre avec un élève séduisant et arrogant exacerbe ses désirs morbides. Ce film choque de manière intelligente, en défiant et en brisant les conventions sociales.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 avril 2024
Il les aime ses personnages torturés notre ami Michael Haneke. Et pour le coup Isabelle Huppert, Annie Girardot et Benoit Magimel en incarnent trois bien gratinés sous ses ordres. Si l’on est habitué au cinéma du réalisateur, on ne sera pas surpris par ce goût amer de réalité, en revanche on le sera beaucoup plus par sa direction d’acteur. En effet l’ensemble apparaît très théâtral, les personnages sont donc à la limite de la caricature en continu, et nous, on demeure quelque peu en marge malheureusement. Et puis s’il y a toujours du fond chez Haneke habituellement même si la forme choque souvent, ici on se demande bien où il veut nous emmener avec ses scènes chocs qui paraissent plus gratuites qu’autre chose. Au final l’objet est singulier, ça ne surprendra personne mais Haneke semble s’être perdu dans sa vague de sexe et de violence pour une fois. En revanche l’interprétation d’Isabelle Huppert est remarquable et sa relation tordue avec sa mère est bien retranscrite, occasionnant nombre de moments de gêne. Malgré tout ce ne sera définitivement pas mon préféré du réalisateur.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2026
L'histoire d'une femme coincée dans sa condition, socialement épanouie et personnellement désorientée. Si Haneke sait choquer et aller à quelques provocations, son histoire en revanche s'avère très prévisible. On en a déjà vue des histoires de femmes qui n'investissent pas leurs vies. Le réalisme est atteint, on a une belle interprétation d'Annie Girardot également mais il manque quelque chose pour être plus emporté, des personnages plus touchants peut-être, le film préférant s'enfoncer dans les recoins reculés des personnages, et dans une certaine noirceur complaisante
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2020
Une plongée saisissante dans les tourments psychologiques d'une femme victime de ses frustrations sexuelles, de son étouffante relation malsaine avec sa mère et d'autres traumatismes visibles dans son rapport avec les hommes ainsi qu'avec son propre corps. Bien que rarement enthousiasmée par Isabelle Huppert qui me semble souvent cantonnée au même type de rôle, j'admets mon admiration face à son interprétation absolue d'une névrosée qui agit avec rigidité et froideur dans son métier pourtant emblématique d'une sensibilité nécessaire pour que cette maîtrise manifeste fasse contre-point à son chaos interne. Ce qui pourrait apparaître comme une surenchère perverse dans la violence vise simplement à assumer le jusqu'au boutisme du désespoir émotionnel de l'héroïne ainsi que des tendances sadomasochistes qu'elle révèle chez son élève auquel Benoit Magimel confère un charme inquiétant (qui séduit une jeune Eva Green!). Touchée par la mise en scène de cette tranche de vie infernale et funeste, la fin spoiler: laissée en suspens
m'a décontenancée et même déçue, bien que l'absence de jugement ou de didactisme m'a séduite. Un portrait juste mais dérangeant.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2026
Une œuvre rythmée, vicieuse et surprenante. Avec une belle réalisation et des acteurs au niveau l'ensemble tient bien la route. L'histoire tournant autour d'Erika s'avère efficace avec un personnage mystérieux mais tout en étant autoritaire et torturé.
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2024
Dans la collection "WTF". J'aime beaucoup l'aspect psychologique et rigide du personnage. Il fallait oser toutes ces scènes de sexe pour les acteurs. C'est très repoussant, froid mais reste que je n'aime pas les films de Haneke. Celui-ci est moins lent que les autres spoiler: mais devient hors sol quand le personnage dort avec sa mère et veut même plus

L'ensemble est moyen, réalisation basique, histoire qui à notre époque n'étonne pas mais repousse.
2,9/5
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2025
Une professeure de piano strict et guindée vivant avec sa mère noue une relation perverse et malsaine avec l’un de ses élèves dans ce drame austère et dérangeant signé Michael Haneke. Le trident Isabelle Huppert, Annie Girardot et Benoît Magimel se distingue au sein d’un long-métrage franchement éprouvant.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 juillet 2024
La Pianiste est un film de Michael Haneke qui reste en mémoire du fait de la prestation franchement glaçante de son actrice principale : Isabelle Huppert.
Isabelle Huppert est remarquable dans ce rôle de femme à la fois inquiétante et pitoyable. Elle efface les performances de ses partenaires à l'écran (même celle de Benoît Magimel et d'Annie Girardot).
Après, au-delà de la performance d'actrice, le film est peut-être un peu moins intéressant. Le style un peu trash du cinéaste autrichien n'apporte finalement pas grand chose. J'ai bien plus adhéré à Caché ou à Amour, qui ont pour autant eux aussi leurs défauts. La faute ironiquement à un personnage principal qu'on peine encore à cerner à la fin du film et qui suscite plus de dégoût que d'empathie.
Le jeu d'actrice d'Isabelle Huppert est remarquable, mais le film n'a pas forcément beaucoup plus à apporter.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2025
Erika, la quarantaine morose, vit avec sa mère, dort avec sa mère. Quelques indices sur la personnalité d'Erika, et le comportement de cette prof de piano nous étonne déjà moins. Sa dureté avec les gens sous-entend la frustration. La relation d'Erika avec sa mère nous renvoie l'image d'une vieille fille desséchée; puis celle qu'elle noue avec un jeune élève stigmatise la misère affective et sexuelle dans laquelle s'est enfermée la pianiste.
Le film d'Haneke devient vite le récit exclusif d'une liaison impossible, d'une relation sur le mode du "je t'aime, moi non plus". Dans une version "hard". Car si la psychologie attachée à l'héroïne d'Haneke n'est pas fait pour surprendre -ce qui limite l'intérêt du film- l'originalité du portrait relève de l'exposition très crue, voire provocante, de la sexualité d'Erika, comme on peut en juger par cette scène d spoiler: ans une cabine de sex-shop ou par cette autre, dans les toilettes du conservatoire.

Cet abîme névrotique, malsain, brutal, sinon sordide, où nous entraine le cinéaste en arrive à éluder presque les signes et les raisons de la passion entre Erika et Walter. Le personnage que joue Magimel semble même très secondaire, accessoire, quasi effacé par la performance osée d'Isabelle Huppert et la prépondérance de son rôle.
La mise en scène est à l'avenant du sujet: sans artifice esthétique ou autre. La sécheresse du montage et le découpage austère du récit, l'éclairage terne, déterminent un formalisme rébarbatif qui épouse, à dessein probablement, la laideur de l'existence de la pianiste, le caractère abrupt du personnage.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 juin 2025
Un film profondément immoral qui - hormis pour son message (que la réussite ne rend pas heureux) et pour la musique - pèche en tous points.

Acteurs corrects mais qui nous avaient habitué à mieux, esthétique toute aléatoire, et violence explicite autant physique que sexuelle.

À ne pas voir.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 janvier 2014
Avec cette adaptation le réalisateur nous surprend une nouvelle fois et assène un violent coup de pied dans les valseuses d'un monde policé à l'extrême, celui de la musique classique et en particulièrement de son enseignement. Et grâce à un trio d'acteurs excellents cette étrange histoire de moeurs prend une forme très réaliste. Haneke laisse aussi aux spectateurs le choix d'interpréter le final ou l'attitude de Maginel par exemple, ce qui peut plaire ou pas.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2019
J’avais beaucoup entendu parler de ce film, j’attendais beaucoup donc. Et puis… j’ai été assez déçue… Certes, l’interprétation d’Isabelle Huppert et Benoît Magimel est parfaite, oui on a envie d’en savoir plus sur leur histoire, on sent une tension tout au long du film, tellement cette femme est imprévisible et torturée. Pour autant, je ne sais pas si cette histoire est crédible. Isabelle Huppert interprète une prof de piano, dure avec ses élèves. Elle vit avec sa mère qui est extrêmement possessive et ont donc une relation très spéciale alternant entre l’amour et la haine (relation très bien rendue d’ailleurs). La prof a des tendances perverses et sado-masochistes. A la limite, OK on peut l’imaginer.
Par contre, je trouve que le renversement de situation avec Benoît Magimel manque de progression, il cède un peu vite à ses demandes perverses alors qu’il semble tout à fait stable dans sa vie (beau gosse, joueur de piano, sportif, cultivé, issu d’une famille plutôt aisé).
De plus, certaines scènes sont choquantes gratuitement (exemple quand elle sort visionner des vidéos pornographiques qu’on voit bien en détail).
Je n’ai pas été convaincue par ce film même si l’interprétation des acteurs est intéressante et qu’on suit le film malgré tout sans s’ennuyer. Mention particulière à la scène d’ouverture au cours de laquelle Isabelle Huppert et Annie Girardot se disputent puis se réconcilient, cette scène permet de situer exactement la relation très intéressante entre ces deux personnages.
Mathieu Dumont-Roty
Mathieu Dumont-Roty

48 abonnés 988 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2013
La pianiste est un film coup de poing avec quelques scénes chocs ainsi qui des interprétes formidables mais qui reste trop stérile pour suciter intérêt et émotion.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Oh que c'est dur. Dur et froid comme du marbre. La pianiste, magistralement interprétée par Huppert, agresse, secoue et assomme. Mais comme on était consentant...
-yhi-
-yhi-

68 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 décembre 2012
Le film, comme tout ceux de Haneke, possède une atmosphère assez étouffante. On se situe encore une fois dans un milieu très strict (celui de la musique classique) et il y a peu de dialogues (surtout au début). Pour le coup, il faut avouer qu'il ne se passe quasiment rien et qu'on s'emmerde à souhait.
Ce film est surement le moins bon Haneke que j'ai vu, les autres, tout en possédant cette ambiance particulière du réalisateur, restait crédible. Ici les trois personnages principaux sont tellement frappés que la crédibilité de l'histoire tombe à l'eau. Le film n'en devient qu'un ennui de 2h10 entrecoupé par des scènes voulues "choc" mais qui finalement n'apportent rien et laissent relativement indifférent.
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