La Pianiste
Note moyenne
3,5
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169 critiques spectateurs

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Maqroll
Maqroll

204 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2011
Haneke part cette fois d’un roman de Elfriede Jelinek, femme de lettres autrichienne, prix Nobel de littérature. Cela donne un film un peu plus maîtrisé que ses autres œuvres, du moins dans la première partie. Isabelle Huppert et Annie Girardot composent un duo fille-mère qui donne des frissons et Benoît Magimel incarne un archange blond qui va renverser le fragile équilibre. La sexualité sous toutes ses formes et dans tous ses excès est exposée d’une manière très pudique par des images d’une justesse inouïe qui donnent à voir au-delà du propos… La fin est certes tragique et énigmatique, renvoyant la protagoniste à son néant existentiel impossible à remplir. Un film équivoque, un de plus dans l’œuvre de ce cinéaste qui ne laisse jamais indifférent et ne peut se contenter d’un sujet anodin… C’est toujours le fin fond de l’humanité que Haneke nous donne à voir, dans ses extrêmes et ses passions débordantes. C’est un film utile et qui compte dans l’histoire du cinéma… Mais je continue à ne pas adhérer totalement à ces aspects sordides exclusifs. La vie est aussi autre chose… Ceci dit, chacun est libre de choisir le sujet d’une œuvre d’art…
g0urAngA
g0urAngA

112 abonnés 1 735 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2010
Une oeuvre puissante, réalisé avec un style si particulier que seul Haneke peut réussir à faire. Benoit Magimel nous prouve qu'il sait jouer avec un grand talent. Quand à Isabelle Huppert, elle joue avec brio une femme mentalement atteinte. Sa froideur nous atteint tant son regard est paralysant. A film à ne pas mettre entre toute les mains. Mais cette histoire romantique trash est une trouvaille que seul le réalisateur de Funny Games pouvais faire !!!
stillpop
stillpop

96 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juillet 2011
méchant, dur, anxiogène, complètement barré. Du Haneke jusqu'au bout, indispensable, indigeste. Huppert parfaite comme toujours.
14caen
14caen

62 abonnés 1 087 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 mai 2009
C'est du grand n'importe quoi. Les personnages parlent comme au 16e siècle. Plus personne ne parle aujourd'hui comme ça même les bourgeois. La réalisation est d'un ennui total et l'histoire et d'ailleurs quelle histoire? Il n'y en a pas. C'est un film honteux pour le cinéma.
Nathan C.
Nathan C.

27 abonnés 36 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2023
Haneke signe probablement son plus grand film. Une mise en scène très juste et un scénario irréprochable a la fin d'une brutalité rare
Ykarpathakis157

6 214 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 octobre 2020
La Pianiste est un film mélangé mais mélangé a quoi. Il contient surtout beaucoup de piano classique et beaucoup de déviations sexuelles. Si vous aimez le piano classique vous détesterez le sexe déviant. Si vous aimez le sexe déviant le piano vous ennuiera. spoiler: Un garçon talentueux lui est offert comme élève boursier. Au début elle est farouchement contre lui car il est étudiant et elle refuse de croire qu'un ingénieur peut avoir un talent musical. Elle a une étudiante souriante mais talentueuse. Elle met du verre brisé dans la poche du manteau de la fille qui lui coupe la main (ne me demandez pas pourquoi elle fait ça). Le garçon tombe amoureux d'elle et la suit dans les toilettes publiques où il tente de l'embrasser. Je ne peux pas dire ce qu'il font ensuite tellement c'est infect. Il continue de la poursuivre malgré ses critiques au vitriol de son jeu de piano et il déclare son amour pour elle et indique clairement qu'il veut lui faire l'amour. Elle le repousse à nouveau mais lui dit qu'elle expliquera par écrit ce qu'elle veut et qu'il doit d'abord lire la lettre. Ils se rencontrent dans sa maison, s'enfermant dans sa chambre. La mère est dérangée mais incapable d'interférer. Il essaie de lui faire l'amour mais elle insiste pour qu'il lise la lettre. Elle dit qu'elle a toujours eu le désir d'être ligotée et bâillonnée et d'être battue. Elle produit les cordes et le bâillon qu'elle a acquis. Le garçon qui est sexuellement normal, est choqué et révolté. Dois-je en dire plus ?.
Le film se termine avec elle se poignardant avec un couteau de cuisine juste avant qu'elle ne donne un concert important. Eh bien je suppose que toutes les bonnes choses doivent prendre fin. Dommage que le coup de couteau final n'ait fait que peu de sang. Dans l'ensemble c'est un film nauséabond comme tous les films de Michael Haneke...
gimliamideselfes

3 443 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2009
Un film intéressant, même si par moment je ne suis pas certain qu'ils s'intéresse à ce qui le mérite (je pense à la scène des toilettes par exemple)… Il fallait un acteur pour rivaliser avec Hupert et je dois dire que Maginel s'en sort pas mal du tout. La réalisation toujours aussi lente et sobre avec ces long et beaux plan-séquence donne un charme assez particulier et cette fin à la fois étrange et dérangeante font de la pianiste un film étrange et fascinant même s'il y a des maladresses.
so13
so13

46 abonnés 632 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 mars 2011
Un film sadomasochiste, avec une pianiste taré! Le genre de film où vous êtes de bonne humeur en entrant dans le cinéma et en ressortait totalement déprimé!
Shephard69

409 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 août 2016
Michael Haneke dans toute sa splendeur et tous ses paradoxes. Une œuvre pas toujours facile d'accès à cause de ses plans particulièrement fixes et du jeu un peu mécanique des acteurs secondaires mais une véritable leçon de mise en scène. Avec comme thème récurrent à tous ses films le mal ordinaire dans une bourgeoisie intellectuelle, le réalisateur autrichien livre un film d'une âpreté rare, dur, totalement dérangeant aux personnages cruels et névrosés dans une ambiance de voyeurisme malsain partagée avec le spectateur. Un rôle de perverse sur mesure pour Isabelle Huppert, Annie Girardot en mère oppressante, possessive joue de façon grandiose et Benoit Magimel est vraiment épatant. Un récit puissant, déroutant qui va peut-être m'amener à réviser mon jugement sur "Funny games".
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 décembre 2012
Un film glacial, "La pianiste" fait à peu près le même effet que tous les autres films de Haneke. Au fur et à mesure, le téléspectateur est aspiré dans une spirale froide et malsaine où l'être humain est placé au centre des attentions pour le confronter à ses propres démons. Michael Haneke a toujours aimé traité des comportements humains dans ses oeuvres. Eh bien autant dire que l'histoire d'amour qui est traitée entre les deux protagonistes est ambigu, très froide et plus que malsaine ! Benoît Magimel et Isabelle Huppert sont d'ailleurs deux excellents acteurs. L'histoire d'amour est certes bouleversante mais reste très moyenne au final, on reste légèrement sur sa faim, il y a certaines choses à éclaircir dans ce film, c'est très ambigu et ça aurait mérité d'être davantage approfondi. Et pis l'ambiance de la réalisation nous met plus que mal à l'aise, autant dire qu'un scénario avec un couple à la sexualité perturbée qui s'excite en se frappant dessus, ce n'est pas du goût de tout le monde ! On veut bien croire que ça partait d'une idée de démontrer le sadisme et le côté malsain dans une relation, mais bon voilà cela ne m'a pas mis dans le bain, j'ai plus été mal à l'aise qu'autre chose et n'ai pas eu un grand plaisir à regarder cette histoire d'amour sado-maso.
GéDéon
GéDéon

140 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2021
« La pianiste » de Michael Haneke est typiquement le genre de film pour lequel les avis sont tranchés. Soit on adore, soit on déteste. Avec son sujet malaisant, traitant de la perversité sexuelle et des troubles psychologiques, il est certain que le cinéaste autrichien ne fait pas dans le consensus. Quoiqu’il en soit, Isabelle Huppert dans le rôle de cette femme qui, sous couvert d’une façade sociale et professionnelle glaciale, souffre d’une grave maladie mentale, réalise une prouesse artistique remarquable. Les autres principaux comédiens (Benoît Magimel et Annie Girardot, recevant le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2002) méritent également d’être cités. Bref, une œuvre dérangeante dont l’excellente interprétation maintient une tension constante malgré une mise en scène froide et classique.
sunshine1
sunshine1

125 abonnés 477 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 septembre 2009
Beaucoup de gens répugnent ici le film parce qu'ils le trouvent malsain. Beaucoup de gens semblent vouloir le happy-end, réclamer le divertissement. Or, ce n'est pas ça. Ce n'est pas un film familial. C'est un film duquel on ressort choqué, c'est un film qui marque (un peu à la manière des films de Lars Von Trier) Il n'y a pas ici d'entertainment, il y a des personnalités qui tentent de vivre. Dire que ce film n'a pas de sens et ne mise que sur le scabreux serait une erreur d'interprétation. Il suffit de regarder après la qualité des dialogues pour s'en convaincre, en écoutant les personnages.Malgré cele ce film m a laissé perplexe... Il aurait eu de quoi faire un film magnifique et intense... En revanche dans un long deux heures il ne se passe pas grand chose... Deux heures à détester Érika et sa mère, deux heures à se demander comment un mec aussi craquant peut désirer cette femme si troublée et detestable...Le problème c'est le scénario beaucoup trop lent, finalement il ne se passe pas grand chose, quelques bonnes scènes certes mais tout de même fort décevant... dommage. POUR CONCLURE :
Etude psychologique très intéressante. Amène des réflexions profondes malgré un manque d innovation ...
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 16 septembre 2011
MIchael Haneke est surtout connu pour son sublime et divertissant « Funny Games », lui qui à réalisé le film original ainsi que son propre remake, alors cherchant des films controversés il y’a quelques temps, je vu plusieurs fois cités le film « La Pianiste » de ce même Michael Haneke. Je me décidai enfin alors à regarder « La Pianiste » réalisé en 2000 donc par Monsieur Haneke.
L’histoire raconte l’histoire d’un professeur de piano : Erika Kohut, la quarantaine, qui s’adonne à des activités pour le moins pas banales : cinéma porno, sex-shop, épier les autres pendant leurs ébats et s’automutile par pur plaisir et masochisme. Cependant elle va rencontrer Walter, la vingtaine et va avec lui, avoir une relation perverse, malsaine entre le maître et son disciple.
Ce film est tout d’abord composé d’un casting assez connu, notamment l’actrice principal Isabelle Huppert (prix d’interprétation féminine à Cannes 2001) campant le rôle d’Erika Kohut, cette femme sans tabou laissant s’exprimer sa sexualité débridée. Malheureusement, autant quelquefois son air froid rend bien à l’écran, autant quelquefois on voit clairement que celle-ci se laisse dépasser par l’ampleur et la complexité particulière de son personnage, très difficile à jouer. Benoit Magimel (prix d’interprétation masculine à Cannes 2001), lui interprétant Walter, se débrouille vraiment comme un chef notamment lors de l’une des scènes finales ou il est tout simplement brillant et ne cessant de nous faire penser à un de ces deux petits blondinets dans Funny Games U.S bien plus charismatique que ce dernier. Le scénario ensuite est vraiment je trouve mauvais, et très bizarre se consacrant uniquement au personnage à la fois complexe et trop complexe d’Erika Kohut malade. Et encore une fois, Michael Haneke voulant clairement dès le début, faire controverse avec La Pianiste nous gratifie d’un unique et même thème qui choque ces messieurs, dames, le sexe ! Evidemment, le sexe et la religion sont pour beaucoup le seul moyen de choquer moralement, d’aller à l’encontre de la morale des gens. La mise en scène trop traditionnel fait place à une vision du réalisateur qui je dois l’avouer, m’est je crois passer au travers car je n’ai pas réellement compris le but de ce film, si ce n’est faire réfléchir le spectateur sur ces maladies qui existent réellement (Ici, vraiment poussé au vice et disproportionné), ou sur autre chose même que ce film ?! Si ce n’est que les moments de pur musique ou l’univers du piano nous envahit, moins qui ne suit en aucun cas fan de musique classique, ait trouvé ces passages assez maitrisés. Une chose est sûr, 2 heures devant ce film, c’est long, très long surtout quand on se retrouve avec une fin qui finit en queue de poisson, non vraiment ce film n’est pas mauvais, ni bon, il est pris d’incohérences que seul certaines personnes s’essayent à essayer de déchiffrer l’indéchiffrable, et si même Haneke nous laissait patauger dans la semoule ? La photographie est parfois bonne, mais je m’attendais à un film choquant, sans réel prise de tête, et pourtant j’étais loin de m’imaginer que ce film pourtant gratifier de 4 prix (interprétation féminine et masculine à Cannes, grand prix pour Michael Haneke, meilleure actrice dans un second rôle pour Annie Girardot) et 2 nominations (prix du jury à Cannes et César de la meilleure actrice) allaient me passer au dessus de la casquette. Dommage, Haneke, 1-1 partout balle au centre !
Cocobusiness
Cocobusiness

17 abonnés 382 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2009
La Pianiste, 2001, de Michael Haneke, avec Isabelle Huppert, Benoît Magimel et Annie Girardot, au jeu (les seconds rôles également) absolument remarquable, sans lequel le film friserait l’insupportable. La BO offre de beaux extraits de Chopin, Haydn, Beethoven, Rachmaninov, Bach et Schubert nous permettant de respirer ! Haneke livre, respectant ainsi l’œuvre adaptée de sa compatriote Elfriede Jelinek, une vision extrême et décadente des servitudes de ce milieu confit en dévotion envers la « grande musique ». Une chaîne d’esclaves se crée dans ce conservatoire de Vienne, dont les grands compositeurs sont les maîtres, les élèves, des esclaves, Erika, professeur, le relais, par le biais de sa sexualité pervertie, des relations sado-masochistes de cet univers qui exclut l’épanouissement personnel et le plaisir de la musique. C’est donc cette prof hallucinante qui est explorée par la caméra du cinéaste, passée au scanner. Rien ne nous est épargné, de ses fantasmes maso, de ses virées dans un peep-show, des mutilations sexuelles qu’elle s’impose à la lame de rasoir, de ce qu’elle fait subir sadiquement à une jeune élève, de ses élans incestueux, ni de ce qu’elle exige de son jeune amant. Lequel, c’est d’ailleurs peu crédible au plan psychologique, tout frais et tendre, sincèrement amoureux, talentueux…ne s’attendait pas à tout cela…et nous non plus ! Le côté spectaculaire des perversions de la dame, la mise en scène remarquable, le scénario rigoureux, confère finalement à l’ensemble une certaine froideur, protectrice pour le spectateur, comme si la maîtrise cinématographique bridait l’émotion. Car cette fouille au fin fond du fond des êtres n’est pas une partie de rigolade, même si le film dit beaucoup plus de choses qu’il n’en montre réellement. Huppert avait été récompensée au Festival de Cannes, et, cette année le Festival a aussi récompensé l’interprétation de Charlotte Gainsbourg qui s’automutile le sexe… Mais n’en tirons aucune conclusion !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 mai 2014
Si Haneke a toujours tendance de magnifiquement placer des personnages "normaux" dans des situations toujours plus ambigües, c'est fait magnifiquement cette fois-ci grâce au détail que porte le cinéaste à sa mise en scène et à ses plans séquences. Seul problème, le film souffre parfois de vilaines longueurs inutiles.
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