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Chatcaliban
47 abonnés
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3,5
Publiée le 2 septembre 2021
Pas mal du tout pour un premier film qui aborde sans en voir l'air des questions profondes sur un mode léger. Pas inutile de dire que les deux acteurs principaux sont très beaux, jouent bien et sont touchants d'humanité, le tout évitant les poncifs du genre.
Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas entendu une salle de cinéma rire aux éclats à ce point. « Fragile » ou comment un groupe d’ami va essayer de consoler d’un chagrin d’amour le désespéré Azzedine. Ça respire la vie, la jeunesse, c’est beau, émouvant, loin bien loin des caricatures d’une jeunesse désespérée que le cinéma français se complait à nous décrire dans nos banlieues ou ailleurs. Toutes les maladresses du film, et il y en a, s’avèrent d’autant plus touchantes car pardonnables. Les dialogues sont d’une belle richesse et semblent improvisés car dit avec un naturel désarmant. La grande découverte du film c’est Yadin Houicha, avec ses faux airs d’Adam Sandler, soutenu ici par une ribambelle de personnages hauts en couleurs, tous magnifiquement interprétés, le casting est un sans faute. Le pire dans tous ça, c’est que cette rentrée cinématographique est tellement riche, qu’il va y avoir des dégâts. Pourvu que « Fragile » trouve son rythme de croisière, il a vraiment les épaules pour faire un succès et plaire au plus grand nombre. Un détail important … pas de téléphone portable dedans ! L’horrible objet aurai empêché ce film d’être ce qu’il est et on se laisse à penser avec nostalgie à ce que seraient nos vies d’aujourd’hui sans lui ( sans spolier … il y en a quand même un qui traîne, mais je n’en dis pas plus lol ). Un French Feel Good movie, un premier long métrage réjouissant et très prometteur.
Un premier film solaire gorgé d'humanité : un pass salutaire pour un voyage à Sète avec des guides remplis de fougue . Une pépite vaccin contre la morosité...
Une comédie sentimentale au fort goût déjà vue et revue. Que saluer ? L'entrain des comédiens ? Les paysages de carte postale ? "Fragile" n'est pas en soi un mauvais film, mais il s'accorde bien trop avec les codes du genre pour susciter la moindre émotion.
Oulaya Amamra est d'une sensualité fantastique dans cette comédie romantique qui sent bon les vacances. Les propos sont justes, les moments de danse sont vraiment très agréables à regarder. Une très bonne surprise avec ce film indépendant.
Non, il n’y a aucune honte pour un homme de se montrer Fragile ! Si la première réalisation d’Emma Benestan adopte la forme d’une comédie romantique, elle bouscule un peu les codes. On découvre ainsi un Yasin Houicha fraîchement largué qui va tenter de remonter la pente avec l’aide de ses amis. C’est l’un des atouts du film, on a droit à un casting rafraîchissant et à un cadre qui respire bon les vacances d’été. J’ai beaucoup apprécié le trio Tassadit Mandi / Samira Sedira / Holy Fatma qui offre de jolis moments de rigolades au point que j’aurais aimé les voir davantage à l’écran. Avec tout ça, on pardonne facilement un scénario qui n’offre dans son développement que peu de surprises. Du rire, de la danse, de la bonne humeur ; bref on passe un bon moment à déguster si possible avec un plateau d'huîtres !
Tourné dans la charmante commune balnéaire de Sète, le jeune Az est ostréiculteur et tente de comprendre sa copine actrice. Alors qu’il la demande en mariage en lui glissant une bague dans une huître, celle-ci s'étouffe et le plaque. Sa bande de potes le soutient et l’une d’entre eux va lui apprendre à danser pour reconquérir le cœur de la jeune blonde. Entre comédie et romantisme, “Fragile” est une pépite ensoleillée qui donne envie de danser et d'aimer au côté d’un duo épatant. Yasin Houicha et Oulaya Amamra illuminent chaque plan tout en offrant une dimension sociale à l’ivresse de l’intrigue. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Après la petite chronique méditerranéenne « Fragile », on peut dire que la jeune Emma Benestan passe à la vitesse supérieure avec son second long-métrage intitulé « Animale ». Pas que le film dispose d’un plus gros budget mais plutôt qu’il fait montre d’une ambition plus conséquente. Elle choisit d’investir un microcosme totalement méconnu du grand public et d’un endroit qui l’est presque autant; il s’agit de celui des compétitions de taureaux en Camargue. Mais elle choisit surtout d’y incruster une bonne part de fantastique, chose de plus en plus courante dans le cinéma français mais tout de même pas habituelle, le cinéma de genre restant encore assez confidentiel. Enfin, moins original voire même carrément lassant à force depuis dix ans, on parle ici de féminisme, de patriarcat et de masculinité toxique.
Heureusement, la manière dont on approche ce sujet est étonnante et inusitée, presque farfelue même diront certains. Tout le monde ne verra pas arriver la résolution du mystère (sans être surpris, on ne s’y attendait personnellement pas de cette manière) mais il faut avouer que cette thématique commence à être usée jusqu’à la corde et donc lasser, au-delà de l’effet de mode post-MeToo. La manière peu commune dont « Animale » l’appréhende lui permet d’éviter la redondance. Il n’empêche, le suspense qui entoure l’intrigue du long-métrage est un peu longue à se mettre en route et le tout manque cruellement de tension. Le bon côté est que cela permet vraiment de se fondre dans le milieu investi et de s’y attacher tout en découvrant ses us et coutumes. On sent le film très documenté sur le contexte dans lequuel il nous plonge et l’immersion est totale.
L’une des grandes qualités de « Animale » est sans conteste sa mise en scène travaillé et racée. Le travail du directeur de la photographie est exemplaire. La Camargue est filmée comme dans un western crépusculaire et certains plans confinent au surréaliste, en parfaite adéquation avec le sujet qui verse dans le fantastique et le symbolisme homme-animal. Les clairs-obscurs proposés sont de toute beauté et certains plans sont véritablement sublimes. On sera moins convaincus par le tournant body-horror et trop démonstratif vers lequel se dirige le film dans sa dernière ligne droite. Des collègues cinéastes francophones comme Coralie Fargeat et son « The Susbtance » ont bien entendu fait bien mieux. Un fantastique plus minimaliste et mystérieux aurait suffi surtout que la fin est plutôt abrupte. Une œuvre prometteuse pour sa réalisatrice, clairement audacieuse, et qui se révèle intéressante à défaut d’être totalement aboutie.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Emma Benestan a réussi d’une certaine manière son premier long métrage en évitant le cliché jeunes désœuvrés issus de l’immigration, racailles ingrates, victimes et victimaires. Ici, pas de banlieue ou de quartiers laissés pour compte. Autre réussite, deux rôles forts tenus par Yasin Houicha, Az et Oulaya Amamra, Lila qui fonctionnent très bien. Deux rôles qui ne font pas d’ombre aux autres personnages. Enfin dernière réussite : la fragilité masculine en la personne d’Az. Nous sommes bien d’accord, « Fragile » ne révolutionne en rien le cinéma français. Force est de reconnaître que le récit est programmatique mais cette comédie romantique dégage une bonne brise marine. Dernièrement, « Une histoire d’amour et de désir » touchait aussi à la fragilité masculine tout en donnant la part belle au rôle féminin. Et rien que ça, ces nouveaux regards féminins issus du Magreb font du bien et me réconcilient avec la nature humaine car les récits ne sont pas embarrassés de bondieuserie !
Sur le fond c'est une histoire très classique et trop linéaire, les enjeux manquent et Emma Benestan n'insuffle pas beaucoup d'identité ni de caractère à son récit. Mais les acteurs sont bons et portent cette jolie carte postale de Sète, au visuel alléchant avec ses couleurs bien saturées et son étalonnage orangé.
Méli mélo sentimental, je t’aime moi non plus, tout ça sur fond mer méditerranéenne à Sete . Les acteurs jouent bien , on y retrouve l’une des premières apparitions de Raphaël Queunard, le réalisatrice a su nous embarquer dans son histoire jusqu’à bon port.
Une oeuvre qui dégage des ondes positives mais qui dans l'ensemble est un peu trop fleur bleue. Dans la belle ville de Sète, Az est déprimé après sa rupture avec sa copine qu'il comptait épouser. Ses sentiments pour son amie d'enfance incarnée par Oulaya Amamra ("Divines") vont évoluer. Touchant mais trop prévisible, le film offre de bons moments de danse , mais s'appuie trop sur les clichés entre jeunes de quartier et la Jet Set, à l'image du personnage caricatural de l'acteur narcissique. Dommage car pour son premier long-métrage, Emma Benestan réussit quand même à faire passer des messages dans cette comédie romantique bancale.