Dans cette chronique douce amère, entre amour et deuil, Léa Seydoux trouve l’un de ses plus beaux rôles. Malgré la maladie au centre du récit, "Un beau matin" est un film lumineux et solaire, jamais plombant, sublimé par son casting.
Beau film français sans prétention, servi par une belle brochette d'acteurs tous très crédibles dans leurs rôles respectifs. Léa Seydoux dans un personnage mélancolique et faisant le deuil d'un père encore vivant spoiler: (placé en ehpad, malade) . Décors gris de Paris, un film qui donne un peu le cafard mais qui reste agréable à visionner toutefois.
De Mia Hansen-Løve je n’ai aimé que L’avenir et pas du tout ses autres films. Mais celui-là avait de bons échos et puis Léa Seydoux est remontée dans mon estime depuis France. Tout est assez banale dans ce récit. La vie normale de gens normaux. Des quotidiens qui pourraient nous arriver à tous. Une amitié qui se transforme en amour, le deuil d’un père qui est encore vivant…Le tout est bien amené. On s’attache assez vite au personnage joué par Seydoux. Elle s’en sort une fois de leu très bien ici. Le reste du casting est impeccable. Melvil Poupaud, Pascal Greggory ou encore Nicole Garcia sont impeccables. Au final un beau film, simple et juste, sur la vie qui passe avec ses hauts et ses bas. Une belle surprise.
J’ai trouvé le rythme du film assez agréable. Mais je l’ai trouvé plutôt sans saveur. Classique. Rien d’original sur la vieillesse et surtout peu d’empathie. Je crois que l’histoire du couple parasite un peu l’histoire de cet homme malade
Un Beau Matin brosse le beau portrait d’une femme dont le métier, traductrice, résonne avec sa situation personnelle, soit l’écartèlement entre deux hommes, l’un quittant sa vie (son père) là où l’autre y revient à tâtons, passant du statut d’ami à celui d’amant. Il n’est pas anodin que ce dernier soit cosmochimiste, métier qui consiste à étudier les fragments laissés par des poussières de météorites et de comètes ; cette profession installe la métaphore du fragment, que le film adopte comme structure : énumérer, de façon chronologique, les petits signes de vie en croisant l’intime et le familial, croisant les registres sans délaisser un certain comique de situations porté notamment par une mère reconvertie en activiste écologiste. Aussi le récit conjure-t-il tout fatalisme : il privilégie les jeux, depuis les petites voitures du père à la partie de Uno sous le sapin ou celle de Scrabble entamée pendant les vacances, en passant par le cache-cache dans le labyrinthe parisien, qui raccordent les personnages à la fragilité de leur condition qu’ils abordent avec bonne humeur, malgré tout, ainsi qu’à la difficulté de se savoir adultes quand le vacillement d’un père fait d’eux des enfants apeurés. Il dissocie intelligemment le corps et l’âme, représentant le premier par une opposition de mouvements entre le figement de l’ancien et la liberté retrouvée du nouveau, le second par l’appartement du père, lieu mémoriel qu’il faut transmettre aux jeunes générations. Présenter la bibliothèque comme l’âme de Georg constitue la plus belle idée d’un long métrage précis et pudique, quoique trop monotone, qui bénéficie d’une direction d’acteurs remarquable.
Un très beau film où, l'on s'attache aux personnages. On suit en parallèle, le dévouement d'une fille pour son père atteint d'une maladie Neuro dégénérative et cette même fille qui se découvre un amour naissant en tant que femme.
Une romance sous couvert de drame familial assez classique et sans surprise. Parfois plat et parfois cherchant le sentimental à tout prix, le film ne trouve son vrai message. Un peu trop feutré et propre pour parfaitement convaincre à l’image de Léa Seydoux qui ne rentre pas à 100% dans son personnage.
En 2022, la réalisatrice française Mia Hansen-Løve plonge le spectateur dans deux histoires parallèles d’inégale valeur. Si la partie consacrée à la maladie dégénérative d’un vieil homme procure certaines émotions, l’introduction d’une relation amoureuse sans grand relief vient complètement plomber le scénario. C’est tellement vu et prévisible que cela en devient ennuyeux. Il aurait été préférable d’explorer plus profondément la réflexion sur la fin de vie. En outre, la prestation honorable de Léa Seydoux ne peut pallier celle totalement apathique de Melvil Poupaud. Bref, un film d’auteur très paresseux.
Une femme écartelée entre un amour naissant et la maladie dégénérescente de son père. Portée par la lumineuse Léa Seydoux, une chronique sensible et délicate, ternie par un rythme mollasson. 2,75
Encore un film qui oublie que quelque soit le thème, quelque soit le message que l’on veut faire passer, les gens voient des films d’abord pour se distraire… Malheureusement ce n’est pas vraiment le cas ici, avec une mise en scène peu attrayante, qui ennuie assez vite…
on se retrouve dans un univers (très)parisien dans une étape de la vie du personnage interprété par Léa Seydoux. C'est beau émouvant juste triste C'est du cinéma et ça ressemble tellement à la vie.
J’en ai marre de tous ces films dont le sujet est invariablement la vieillesse ou la maladie avec son cortège de maisons de retraites,… Une succession se scènettes sans intérêt durant 2 h00 Quand va-t-on enfin faire des films avec un début un milieu et une fin, enfin une vraie histoire.
Ce film, qui se laisse regarder un peu comme un documentaire, est le portrait d’une jeune femme typique d’aujourd’hui : divorcée avec un enfant, elle cherche l’âme sœur tout en s’occupant, avec sa famille, d’un père gravement malade. Pour l’âme sœur, elle ne trouve qu’un homme marié avec son cortège de difficultés. Question boulot, elle est ce qu’on appellerait d’une classe moyenne, étant traductrice. Les acteurs sont excellents, en particulier Pascal Greggory jouant le rôle du père. Léa Seydoux est montrée en « classe moyenne », plutôt mal fagotée et peu maquillée, tout cela donnant une grande crédibilité à l’ensemble, bien que la prestation de Melvil Poupaud m’ait parue un cran en dessous des autres. Bref, un cru à voir, et les amateurs de scènes crues seront comblées avec Léa Seydoux, toujours à l’aise dans ce type de scène. Pas génial mais filmé avec sensibilité et application, et il n’y a pas de « message » trop souvent agaçant dans d’autres films. On est tout de même loin du cinéma de vrai divertissement que je préfère, à l’ancienne.
Il ne se passe pas grand chose d'intéressant ni d'original dans ce film mais il n'en reste pas moins plutôt agréable à regarder. Léa Seydoux et Melvil Poupaud sont justes, particulièrement elle, dont pourtant je ne suis pas particulièrement fan d'habitude. Par contre la prestation de Pascal Greggory me convainc moyennement. Bref, c'est une tranche de vie assez banale à laquelle on assiste, je ne pense pas qu'il m'en restera grand chose à terme.
Film d'une très grande justesse, très beau, très touchant ! Le jeu de Léa Seydoux est intense, comme toujours. La prestation de Pascal Greggory vaut bien celle d'Anthony Hopkins dans "The father".