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Un visiteur
4,5
Publiée le 25 octobre 2022
Je suis allée voir ce film en premier lieu pour les acteurs qui y sont et que j'aime : Léa Seydoux, Melvil Poupaud, Nicole Garcia et Pascal Grégory. J'ai vu la bande-annonce et j'ai eu envie de voir ce film qui tout de suite m'a paru touchant. Ce que j'ai aimé dans ce film c'est qu'il y a énormément de pudeur. Ainsi alors que je suis souvent submergée suivant les sujets des films que je vois, j'ai apprécié qu'on ne me tire pas la larme. J'ai certes été émue simplement pendant le film où le père et sa compagne s'étreignent. En effet, je trouve que les sujets traités : la mort et la vieillesse sont vraiment abordés avec pudeur, même si on est confronté à la réalité avec les établissements dans lesquels se trouvent le père. Et surtout, il y a la vie et l'amour qui contrebalancent et qui viennent avec beaucoup d'intimité, de force et de tendresse. Ce film est une ode à la vie selon moi, car dans la vie il y a aussi la mort forcément. Cette histoire est racontée simplement, sans chichi, de façon très réaliste et les actrices sont toutes des femmes très fortes, touchantes, sensibles à leur façon. Et puis ce couple interprété par Léa Seydoux et Melvil Poupaud est tellement beau, doux, un peu cruel mais tellement fort qu'on y croit, qu'on les aime et qu'on ne se lasse pas de les voir se parler, se toucher, s'aimer et aimer la vie.
je déconseille ce film aux dépressifs, il ne reste plus qu'à se suicider en sortant 1ère scène ridicule, vue dans la bande-annonce : quand on va s'occuper de son père malade, qui ne sait pas ce que c'est une porte, on a les clefs de l'appartement !
Le sujet est d'actualité et l'histoire aurait pu offrir un beau film. Malheureusement, le film est gâché par l'interprétation insipide de Léa Seydoux. En fait, je ne comprends pas le succès de cette actrice. Elle est pour moi d'une inexpressivité, d'une platitude, d'une fadeur inouïes, et comme elle a le rôle principal, c'est difficile de faire abstraction. Les autres comédiens sont plus vraisemblables et même parfois touchants, mais ça ne sauve pas l'ensemble. J'y allais avec confiance, parce que j'aime beaucoup Mia Hansen-Love, mais je ne recommande vraiment pas.
Ça commençait mal... dès le générique : images aux couleurs bizarres, déambulation de Seydoux dans les rues de Paris sur une musique approximative. Le reste : gnangnan ! Mélo sur la fin d'un homme atteint d'une dégénérescence neuronale et début d'une liaison adultérine plan-plan... Mièvre, avec un Poupaud, cosmo-chimiste (!) au charisme d'une endive... Je te prends, je te quitte, je te reprends, je te re-quitte, je te re-reprends. Lourdingue! Les 2* vont à Greggory (remarquable) et à la gamine. Garcia : glaciale, Seydoux : déterminée et lasse. Bref, mieux vaut prendre un bon bouquin pour passer une soirée agréable.
Emouvant certes mais Long,...répétitif...morne... Pourtant cela traite d'un sujet qui nous concerne tous : vieillir, de quelle façon traiter ses aînés surtout si la maladie s'en mêle ? En même temps l'amour inattendu, adultère de surcroît (histoire de pimenter l'intrigue) . Éros VS Thanatos. Tu peux passer ta séance.
Ai vu "Un beau matin" de Mia Hansen-Love. Cette réalisatrice a le don de filmer l'indéfinissable, le sentiment imperceptible, le non dit. Et dans ce nouvel opus c'est à nouveau le cas et c'est probablement quand il ne se passe rien, où dans les petites scènes du quotidien, dans les grands silence que le filme respire le mieux. Sandra s'occupe de son père (Georg) qui a une maladie dégénérative et qui ne peut plus vivre seul chez lui. Plus Sandra fait de démarches pour trouver un hôpital puis un Ehpad moins son père la reconnait. En parallèle Sandra retrouve un ami d'enfance dont elle tombe amoureuse, mais celui-ci est déjà marié. Les deux histoires menées en parallèle ont du mal à cohabiter, d'autant plus que l'intensité et la justesse de la première entre totalement en collision avec la banalité et les longueurs de la deuxième. Léa Seydoux est magnifique et les nombreuses scènes avec Pascal Greggory sont superbes. Melvil Poupaud est un peu fade dans le rôle pas très intéressant du type qui hésites sempiternellement entre sa femme et sa maitresse. Nicole Garcia fait du Nicole Garcia. Pascal Greggory est époustouflant de justesse avec une économie de moyen folle dans le rôle du Professeur de Philosophie Georg Kinsler, nous sommes à des lieux du jeu outrancier d'André Dussolier dans le dernier film d'Ozon "Tout s'est bien passé". La mise en scène est sobre mais le montage systématisant les allers retours entre le drame et la romance amoureuse est trop plan-plan et répétitif pour maintenir la tension. Quel dommage que Mia Hansen-Love n'est pas plus fait confiance à son sujet principal, une fille se battant pour que son père finisse ses jours dans une structure décente alors qu'il se renferme de plus en plus dans son monde et dans son corps qui rétrécit. A voir pour l'incarnation de Pascal Greggory et le jeu mélancolique de Léa Seydoux.
Sandra (Léa Seydoux) est interprète trilingue français-anglais-allemand. Elle élève seule sa fille. Son père, Georg Kinsler (Pascal Greggory), ancien professeur de philo, est atteint d'une maladie dégénérative rare, le syndrome de Benson, qui rend impossible son maintien à domicile. Avec sa mère (Nicole Garcia) et sa sœur, Sandra va devoir organiser son placement en EHPAD et disposer de son impressionnante bibliothèque.
Qu'une réalisatrice aussi sensible que Mia Hansen-Løve ("L'Avenir" avec Isabelle Huppert, Maya, Bergman Island sans doute son film le plus abouti à ce jour) ait décidé d'évoquer la fin de vie d'un être cher avait tout pour séduire, même si le sujet est devenu ces temps derniers au cinéma un marronnier ("Tout s'est bien passé", "Falling", "Supernova", "The Father"...). Sa bande-annonce m'avait donné l'eau à la bouche.
J'ai hélas été déçu. Pour trois raisons.
La première tient à Léa Seydoux. Sans aller jusqu'à provoquer la réaction épidermique que suscite une certaine actrice, son jeu est décidément très pauvre et je m'interroge sur son talent. Si en plus, elle accepte de s'enlaidir dans un jean hideux et avec une coupe à la garçonne, on passe la mesure.
La deuxième tient à la romance qui s'esquisse avec Clément (Melvil Poupaud), un astrophysicien ou un cosmo-chimiste qui n'a pour seul défaut que celui d'être marié et d'avoir beaucoup de mal à se détacher de sa femme. Outre que les atermoiements du bellâtre donnent le tournis (un jour je reste, l'autre je pars), cette histoire d'amour nous détourne du sujet du film : la sénilité de Georg et sa mort inéluctable.
La troisième tient précisément à la façon dont ce sujet-là est traité. Aucun blâme à adresser à Pascal Greggory dont la richesse et la finesse du jeu éclatent dans son incroyable interprétation, le regard vide, la démarche hésitante et le sourire aux lèvres du vieillard bienveillant qui, au lieu de râler sur son sort, s'excuse du tracas qu'il cause à ses proches et leur est reconnaissant du temps qu'ils lui consacrent. Mais une critique au scénario faiblard qui ne raconte pas grand chose des difficultés à trouver un établissement accueillant et de la culpabilité qui ronge ses proches à l'y abandonner. Point aveugle du récit : le décès inéluctable de Georg que le scénario n'a pas su comment traiter et que, lâchement, il préfère éviter en s'achevant avant terme en queue de poisson par un happy end aussi frustrant qu'improbable.
C’est un mal généralisé, une dégénérescence progressive, la vie qui vous écharpe et vous rattrape in ex-extremis pour repartir vers ailleurs, plus profitable. Le film très concret de Mia Hansen-Løve, très réaliste, est une abstraction en soi , quand pour parler de l’intime et de la souffrance, de l’amour et d’indépendance, elle rapporte des impressions évanescentes, filme des situations fugaces, des protagonistes jamais totalement définis. C’est un cinéma paradoxal où la légèreté cueille le malade au seuil de son mal être, où l’amant apaise la tension amoureuse, où l’enfance se joue des grandes personnes qui s’aiment . La roue ainsi ne cesse de tourner nous dit la réalisatrice, qui sait si bien, parler de la vie. Ce quelque chose d’évanescent, si beau, si poétique, hypothétique aussi … Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
C’est une réalisation de Mia Hansen-Løve dont les films sont généralement remarqués à Cannes comme pour Bergman Island, Le Père de mes enfants et Tout est pardonné. Pour écrire le scénario, elle s’est inspirée de la maladie de son père lorsqu’il était en vie. Un beau matin a reçu le Label Europa Cinema à la Quinzaine des Réalisateurs 2022. Ce drame romantique français est sorti 5 octobre 2022 en salle.
Léa Seydoux est une actrice qui divise par son côté parvenu. Pour autant, le public l’aime et sa présence suffit à déplacer les foules.
Cette fois, elle sera dans la peau d’une mère célibataire qui doit faire face à la maladie de son père. À l’image de Falling, on va voir comment une fille se débrouille pour ne pas sombrer dans ce combat. Des instants qui sont montrés avec sincérité. De l’autre côté, Sandra va devoir composer avec une vie sentimentale peu évidente. Tantôt heureuse lorsqu’il est à ses côtés, elle doit se résoudre à ne pas pouvoir vivre son idylle avec Clément tant que ce dernier sera marié. Un jeu d’équilibriste avec les difficultés que lui réserve la vie.
Dans ce rôle, Léa Seydoux ne semble pas impliquée. Ses réactions sont souvent mal amenées. Son personnage est pourtant bien construit et aurait mérité mieux. Melvil Poupaud arrive à emmener le spectateur alors qu’à l’inverse, ce n’était pas gagné d’avance par la position de Clément. Le plus impressionnant reste Pascal Greggory dans la peau du père. Ce dernier est impressionnant.
Le problème d’Un beau matin va venir du fond. Le message tourne autour du misérabiliste de la classe parisienne. À aucun moment, les personnages ne sont mis devant leur acte. Sandra et Clément justifient de trahir leur entourage sans pour autant que cela leur soit reproché. Aucun des personnages n’a la moindre remise en question. En réalité, l’absence d’évolution est sûrement le plus dérangeant. On pourrait être touché par la renaissance de Sandra à travers l’amour alors que son père est en déclin. Malheureusement, la réflexion derrière ne semble pas s’opérer comme si rien n’était grave. La symbolique est l’utilisation d’une pellicule en 35mm pour donner une douceur constante au film.
Résumé à la con : Une mère célibataire qui a largement bouffé son pain noir accueille un nouvel amour dans sa vie au moment d’en laisser partir un autre bien différent.
L’avis cool : Et c’est comme ça qu’on continue notre chemin sur la route du bon cinéma Français en 2022. UN BEAU MATIN ça se joue dans une perpétuelle dualité. C’est presque deux films en un, c’est la force et la simplicité. C’est deux récits qui s’entrecroisent et sont reliés en la personne de la Seydoux dans un rôle passionnant de contre-emploi. On a souvent tendance à faire des parallèles vie/mort un peu faciles comme par exemple: une vie qui s’achève alors qu’une autre naît. Là, c’est beaucoup plus élégant, on est au stade d’avant: alors qu’un homme est en train d’arriver dans la vie de cette femme, l’autre est en train de partir.
L’avis un peu moins cool : Ce film c’est un peu comme le dernier album de Pomme. C’est subtil et lumineux, ça fait mal mais ça console en même temps. L’histoire n’est somme toute que malheureusement trop banale. Ces moments tragiques sont le lot de moultes personnes, la réalisatrice elle-même s’étant inspirée de sa propre vie et celle de son père pour faire ce film. Le film prend réellement toute sa dimension grâce au jeu de tous ses acteurs au combien éblouissants mais pourra vous sembler parfois répétitif si vous n’adhérez pas à sa mise en scène ouatée.
Si tu veux voir d’autres films sur l’amour et la maladie : - UNE MERVEILLEUSE HISTOIRE DU TEMPS, 2015 - James Marsh - THE FATHER, 2021 - Florian Zeller
Pour plus de billets d’humour, c’est sur l’insta @Desflims
Vrai émouvant profond societal et essentiel Mia une vision du monde simple et sincère Léa et tous les acteurs au top Le cinéma d auteur français est vivant et transcendant.
Ce film correspondait à mon horaire de séance, dommage pour moi quand j'ai vu que la plus mauvaise actrice française était à l'affiche (elles sont 2), le sujet était pas mal et bien dans l'air du temps, encore aurait-il fallu que la réalisatrice sache choisir ces acteurs ce qui n'est hélas pas le cas à part Pascal Grégory tout en retenu et sobriété plein de pudeur, dommage aussi pour Melvil Poupaud plutôt bon acteur
À part nous montrer sa plastique à longueur de film, c'est tout ce que sait faire Léa Seydoux, eh oui de nos jour le piston ça aide bien pour réussir, mais ça ne fait pas tout hélas
De plus l'on nous montre un Ehpad avec des personnes grabataires qui parlent à peines et avec quelques scènes invraisemblables bref un beau fiasco et du temps de perdu bien dur grosse déception
Le film est touchant dans ses relations père-fille, et P.Grégorry est absolument bouleversant en intellectuel perdant sa mémoire. Par contre le contre-champ sentimental entre L.Seydoux et M.Popauld est plus artificiel, cela donne un peu l'impression de vouloir contrebalancer l'ambiance pesante de la réalité des choses. Le film aurait mérité d'être plus condensé, la scène du Noël en famille par exemple n'apporte rien.