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5,0
Publiée le 16 octobre 2020
L'histoire, qui se déroule en 1923 concerne Georges Laffont (Romain Duris) un homme qui traumatisé par les horreurs de la Première Guerre mondiale a du mal à se réinsérer dans une société de gens qui ne pensent qu'à oublier et avoir des amusements. Pendant un temps il trouve refuge en Afrique où il mène une vie aventureuse avant que les circonstances ne le poussent à retourner dans sa maison familiale. Là il doit lutter pour prendre un nouveau départ tout en s'occupant de sa mère affligée (le deuil sans fin de Jean, l'un de ses trois fils, tué au combat) et de son frère Marcel également affaibli à cause de ses expériences de guerre. Une situation assez tendue en effet à peine apaisée par la relation que Georges développe avec Hélène une enseignante sensible en langue des signes. Certains blâmeront le Cessez-le-feu pour le temps mort qui ralentit parfois l'action. Il est vrai que des moments aussi lents existent. Mais après tout c'est plutôt un film méditatif qu'un film d'action endiablé. Emmanuel Courcol est un metteur en scène compétent privilégiant à juste titre les personnages ainsi que des acteurs haut de gamme interprétant une histoire qui fait réfléchir au milieu de l'excellente recréation du début des années 1920 et il y a des choses pires dans la vie, non...
Un film sur les séquelles psychologiques de la 1ère guerre mondiale, des tranchées de l'Argonne aux Années Folles en passant par les paysages de l'Afrique. Romain Duris est (comme toujours) excellent mais la palme est attribuée à Gregory Gadebois, revenu sourd et muet de la grande guerre, si expressif sans prononcer un seul mot. Le sujet est profond et bien interprété.
On est plongés dans les années 20 au temps des années folles. L'émotion et la subtilité sont au rendez vous dans ce film qui amène à la réflexion sur les effets dévastateurs de la guerre. L'image et soignée et Romain Duris est très bon acteur.
Un très bon film qui tient sa réussite grâce au jeu des acteurs (notamment Grégory Gadebois). Un thème rarement abordé à savoir celui des traumatismes après guerre ou troubles de stress post-traumatique qui ont frappé des soldats de la Première Guerre Mondiale à des degrés divers. Un film qui ne laisse pas indifférent.
Maintenant que le poilu est une espèce disparu en cette période de centenaire de la première guerre mondiale que nous ayons un bon film sur le retour à la vie civile une fois le conflit (la boucherie) terminé. La chaîne Histoire a proposé un documentaire sur le traitement des soldats traumatisés. Cessez le feu rejoint ce type de documentaire dans la froide réalité que fut cette période. Cessez le feu a un dimension pédagogique.
superbe film. très belles images. les acteurs sont très bien et les personnages intéressants. c'est un film épique comme on en voit rarement. à conseiller
Un très beau film qui m'a laissée figée sur mon siège de cinéma, à regarder le générique défiler dans un silence admiratif. Cessez-le-feu n'est pas un simple hommage à ceux qui ont combattu lors de la guerre de 14-18, c'est une ode à la vie. Tous les personnages, qu'ils soient féminin ou masculin, se battent contre les démons que sont le traumatisme, la perte d'un être cher, la culpabilité d'être vivant. Les acteurs sont géniaux, ainsi que la musique et les paysages. Les passages en Afrique, pleins de splendeur et d'un onirisme inquiétant, donnent une fluidité envoûtante au film. En bref, un excellent premier long-métrage, qu'il faut s'empresser d'aller voir.
Une histoire qui nous entraîne dans l'après 1ère guerre mondiale et les traumatismes laissés sur les hommes et les femmes à tous les niveaux par le biais du Capitaine Laffont. De superbes paysages au travers des prises de vues, quelques longueurs cependant sur cette tranche historique assez mal connue
Je me suis ennuyé, il y a des longueurs... j'ai lutté pour rester jusqu ' à la fin mais il se passe rien, le film est plat. En revanche, les acteurs jouent bien.
Un beau film, paradoxalement apaisant et lumineux même s'il traite d'un sujet difficile (les traumatismes des rescapés des tranchées de la première guerre mondiale). Romain Duris est excellent comme d'habitude, ce rôle lui va à merveille entre ombre et lumière, espoir et désespérance. Il porte littéralement le film avec son charisme, et les autres acteurs sont très bons (sauf la mère de famille, peu convaincante). Parfois le film penche du côté du documentaire tant l'on sent la volonté du realisateur de témoigner via ses personnages des atrocités vues et subies. La première partie du film en Afrique est vivante et foisonnante mais un peu confuse. Le reste (en France) est plus académique mais filmé avec beaucoup de sensibilité et de pudeur. A voir.
Un beau film dont on ressort avec un léger gout d inachevé. Sur le thème des survivants de la première guerre mondiale, avec tout ce que cela comporte de traumatismes physiques, psychiques) et psychologique. Les acteurs incarnent des personnages bien campés. L'ensemble reste positif, c est pourquoi nous commencerons par les critiques négatives. Romain DURIS reste un peu trop dans sa rigidité tant gestuelle que verbale, son passage en Afrique n évoque pas assez la force de ce continent et de ce qu'il en ramènera par la suite à son retour en Europe. On reprochera à Céline SALLETTE quelques petits gestes de la tête de type publicité pour un shampoing assez maladroits. Surtout, le scénario manque de cohérence avec quelques longs flash back plutôt inutiles (par ex la scène de la chasse poursuite de son ordonnance africain). qui donne en conclusion ce sentiment d un film légèrement décousu. Cote positif, on retient les très belles vues de la Haute Volta dans les années 20, mais surtout, surtout, la très grande pudeur et délicatesse d Emmanuel COURCOL, ce qui nous change et nous rafraichit dans un monde où le voyeurisme semble avoir pris le dessus. Le réalisateur multiplie les non dits, les appels à l'interprétation du spectateur, les transitions suggestives, ce qui n'est pas pour déplaire. Une démarche intellectuelle et artistique poussée à son intensité maximum qui donne à ce film une véritable patine artistique. Gregory GADEBOIS est touchant, même si son histoire avec sa jeune maitresse en langage sourd et muet parait assez invraisemblable, voire à l'eau de rose dans l'ensemble sombre du film. Le retour des traumatismes chez ce personnage, à peine la guérison semble poindre son nez est terrible d enseignement. On quitte la salle avec de belles images en tête, des moments forts qui vibrent encore dans l âme, mais une cohésion d'ensemble que l'on ne peut remettre directement en ordre en se levant. La critique est facile ... à cela près, le film aurait été un chef d'œuvre. .
Bjr très beau film, magnifique plaidoyer contre la guerre et ses atrocités, surtout sur les séquelles lors du retour à la paix. La scène du début dans les tranchées est marquante, le reste tout en nuance, parfois en silence et regards est très bien joué. Les acteurs sont parfaits R. Duris en tête acteur polyvalent doué et charismatique. Vraiment pas grand chose à redire, du vrai cinoche qui mériterait d'être montrer dans les écoles pour ceux qui rêvent de joutes guerrières. A voir absolument.
Tableau d'une famille et des dégâts du stress post traumatique de la première guerre mondiale . Les blessures de l'après grande guerre y sont peintes avec une grande sensibilité. Des acteurs touchants et pudiques . Et puis bien sûr, le troublant et touchant Romain Duris ... Mais là, je m'égare .
Superbe film qui montre sans de grand discours l incapacité de verbaliser certains moments trop difficiles Duris semble tout droit sorti de ce cauchemar de la grande guerre
Très beau film qui donne une place à ces hommes abimés, détruits par la guerre qui les hante. Une place aussi pour ces femmes qui soignent, compensent, attendent, pleurent, et parfois rêvent un peu..., La guerre qui s’ils sont en vie les empêche d’être eux même, handicapés dans leur chair et leur esprit. Toute la délicatesse et la pudeur, en opposition à la violence qui les obsède. Film sensible. Les acteurs y sont excellents.