Cessez-le-feu
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141 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 mai 2017
Cessez-le-feu est un film émouvant, passionnant et magnifique. A voir ! Et à revoir car je n'ai pas eu le temps de profiter pleinement du poème de la fin : L'impossible...
lhomme-grenouille

3 621 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mai 2017
Film français… Pitch évoquant des intrigues de famille et d’amour… Reconstitution historique… Moi d’habitude, cette équation, elle me fait fuir… Mais bon, après (vagues) conseils d’amis, j’y suis allé. Et j’avoue que bien m’en a pris parce que j’ai aimé… Et je pense que j’ai aimé parce que – justement – toutes les habitudes que j’exècre généralement dans le cinéma français ne sont ici pas présentes dans ce film. Ce n’est pas verbeux. Ce n’est pas moraliste. Ce n’est pas linéaire. Ce n’est pas morne formellement… Bref, il y a du cinéma dans ce film, et surtout il y a du cœur, de la sobriété et de la subtilité. Moi j’aime bien ces films qui ne cherchent pas à me marteler une émotion ou une morale à coup du burin. Ce film, il m’a présenté des personnages à fleur de peau certes, mais des personnages qui s’efforcent modestement de reprendre une vie normale ; des personnages qui s’efforcent de retrouver une forme de paix ; des personnages qui cherchent pour eux le fameux « cessez-le-feu »… Or, pour moi, c’est clairement sur ce jeu délicat de la photographie, des cadres propres et sobres, du jeu tout en finesse de la plupart des acteurs que tout le mérite de ce film se joue… D’ailleurs, je ne connaissais pas particulièrement Céline Sallette, Maryvonne Schiltz, Julie-Marie Parmentier, ou bien encore Grégory Gadebois (magnifique) avant ce film, mais pour le coup, je les ai trouvé vraiment au diapason du ton général fixé par le film (…bon, à part Mathilde Courcol-Rozès – sûrement une pistonnée issue de la famille du réalisateur au vu de son nom – que j’ai trouvé vraiment gauche… Mais bon, on la voit que très peu donc ça ne pas dérangé plus que cela). Jamais aucun d’entre eux ne part dans des effusions émotives, et finalement, jamais aucun ne parle directement de la guerre. Ce qu’ils en disent, ils le disent au travers de ces fêlures qu’ils révèlent et qu’ils cherchent tous à résorber, chacun de leur façon… Tous, à une exception près. Et ce qui est dommage c’est que cette exception n’est pas des moindres puisqu’il s’agit du personnage de Romain Duris. C’est bête, mais pour le coup je ne le trouve pas trop dans le ton du film celui-là. Il est un peu trop maniéré dans son phrasé ; toujours à chercher l’effet chic et choc dans chacune de ses prises de parole. Certes, lui aussi il s’efforce d’être sobre, mais cela ne se traduit que par un visage figé qui, lié à sa diction surfaite, créé un effet faux dont j’ai eu du mal à me détacher. Et le pire, c’est que ça marche d’autant moins lors de ces moments où le film se risque à quelques petites pointes de fragilité apparente chez les personnages ( spoiler: notamment ce moment où le personnage de Duris, Georges, renvoie à la figure d’Hélène ce que fut pour lui la réalité de la guerre.
) Ces moments étaient pour moi indispensables, bien que très délicats à gérer étant donné le ton global très sobre du film. Et c’est là que selon moi, le film a échappé à quelque-chose de grand. A cause de Duris d’une part, qui n’a pas su trahir cette petite fragilité lors de ces moments là. Tout était trop contrôlé, trop joué, trop lisse. Ce n’était pas catastrophique certes, mais pour moi c’est clairement sur ce genre de détail qu’on parvient à capter un sentiment brut et subtil à la fois. Or, là, me concernant, ça n’a pas été le cas. Alors après, à sa décharge au pauvre Romain, je trouve que ce petit quelque-chose qui manque en termes d’élan se retrouve assez régulièrement dans le film. Dans la manière de gérer le récit par enchâssement par exemple. A plusieurs reprises, le film parvient à insérer de manière très pertinente des images du passé africain de Georges. La plupart du temps ce n’est pas brutal, c’est riche de sens, et c’est très signifiant sur l’état d’esprit du personnage au moment où cette insertion s’opère. Du coup, moi, ça m’a frustré que l’auteur ne joue pas davantage de cet outil là au début du film au lieu de nous faire toute une séquence bien longue en Afrique (Commencer directement avec le retour de Georges en France aurait été tellement meilleur à mes yeux, le personnage aurait encore plus mystérieux et les insertions auraient du coup être mieux réparties, plus entêtantes et plus signifiantes). De même, je suis frustré que sur la fin de l’histoire, pourtant très forte émotionnellement, le film spoiler: oublie ces images de l’Afrique au pouvoir narratif pourtant si fort
. D’ailleurs, c’est tout bête, mais je trouve que ce léger petit pic de fragilité émotionnelle que ce film sait parfois apporter avec beaucoup de justesse ( spoiler: La mort de Marcel et son enterrement : pour moi c’était juste parfait en termes d’équilibre. Ni trop ni trop peu. Elan contenu mais élan quand même. Formidable.
) ; ce petit pic, le film aurait pu par contre bien mieux en jouer s’il avait eu à disposition une bande originale plus riche sur sa manière d’appuyer certaines scènes, ou plutôt certains « moments ». Autant parfois la musique est impeccable de sobriété. Autant, à d’autres « moments », il aurait été nécessaire que la musique face ce travail d’élan émotionnel. C’est bête, mais moi, quand je suis ressorti de ce film, j’avais beau être ému, je n’arrivais pas à m’en remémorer les bons moments sans les associer à une musique à la Max Richter. Ralalah, c’est quand même dommage tout ça ! Avec un autre acteur que Duris et un Max Richter à la B.O., ce film aurait vraiment pu être un trésor de subtilité et de justesse… Mais bon, après ça ne retire rien au fait que ce film, globalement, je l’ai trouvé, efficace, beau, et – oui – quand même juste dans son ensemble. Un beau travail au final ; d’autant plus appréciable au sein du cinéma français d’aujourd’hui. Donc oui, si l’occasion vous est donné de le voir et qu’il vous tente ce « Cessez-le-feu », je ne peux que vous conseiller de vous y risquer…
Jonathan M
Jonathan M

164 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2017
Il est de ces acteurs qui sont au-dessus du rôle qu'ils interprètent. Romain Duris est d'un charisme hallucinant. Il irradie l'écran. Chaque personnages campés est une prouesse de jeu. Innocent, provocateur, agitateur, ne cherchant pas le bon mot mais la bonne posture. Il est grand, et c'est pas la première fois que je le dit. Que d'éloges, si ce n'est trop. Il fait confiance à un premier film, d'un scénariste confirmé. Emmanuel Courcol livre un récit de ce qui a de plus classique dans sa forme. Un résultat sage (trop?) maîtriser et abouti. La première scène y est pour beaucoup. Elle fait monter les poils et l'émotion en 3 minutes. Cette dernière ne redescendra pas. Un beau discours autour de l'amour fraternel. Un film gracieux et, encore une fois, classique dans sa facture. Mais quand c'est bien fait, on est face à du très bon cinéma.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 mai 2017
Maintenant que le poilu est une espèce disparu en cette période de centenaire de la première guerre mondiale que nous ayons un bon film sur le retour à la vie civile une fois le conflit (la boucherie) terminé. La chaîne Histoire a proposé un documentaire sur le traitement des soldats traumatisés. Cessez le feu rejoint ce type de documentaire dans la froide réalité que fut cette période. Cessez le feu a un dimension pédagogique.
cosette2010
cosette2010

58 abonnés 114 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2017
Démarrage poussif, l'ennui nous guette, puis on se laisse toucher par la tristesse de ces hommes brisés. Romain Duris et Céline Salette sonnent juste. Le film a du charme, sans plus.
PAPILLON 1
PAPILLON 1

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2017
Super film qui montre les horreurs vécues par les soldats dans les tranchées et la difficile réinsertion de ces soldats dans la vie .................
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mai 2017
Bjr très beau film, magnifique plaidoyer contre la guerre et ses atrocités, surtout sur les séquelles lors du retour à la paix. La scène du début dans les tranchées est marquante, le reste tout en nuance, parfois en silence et regards est très bien joué. Les acteurs sont parfaits R. Duris en tête acteur polyvalent doué et charismatique. Vraiment pas grand chose à redire, du vrai cinoche qui mériterait d'être montrer dans les écoles pour ceux qui rêvent de joutes guerrières. A voir absolument.
Kilian C.
Kilian C.

41 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2017
Après une guerre 14-18 traumatisante pour les corps et les esprits, Georges a choisi de fuir son village natal pour partir en Afrique. 5 ans plus tard, il y revient et retrouve sa mère et son frère, Marcel, qui a perdu la parole, hanté par les horreurs vécues pendant la guerre. Un retour qui ne sera pas évident dans une société française qui reste marquée par les traumatismes subis par une partie de sa population. C'est dans ce contexte que Georges va rencontrer Hélène, ancienne infirmière d'un hôpital de guerre et maintenant professeure de langue de signes.

Film portant avant tout sur le retour compliqué des soldats dans la société française après la première guerre mondiale, Cessez le feu va parvenir directement à nous mettre dans cette ambiance pesante et difficile des tranchées françaises dès les premières images. Un début pesant avec des scènes à la limite du supportable qui permettent de nous donner un avant-goût très court de l'horreur subie par ces hommes.

Dans une première partie qui va nous donner un aperçu rapide de l'ensemble de la situation avant le retour de Georges, nous allons ainsi passer des tranchées françaises à l'Afrique, en passant par son village natal où nous allons suivre Marcel dans son quotidien avant le retour de son frère. Et c'est cette première partie savamment travaillée qui va permettre d'installer toute l'histoire avec brio et émotion.

Par la suite, nous allons suivre le retour à la vie française de Georges, ainsi que le travail effectué autour de Marcel pour lui permettre de retrouver la parole et une vie normale. Tout cela entrecoupé de flashs des tranchées et de la vie africaine.

Cessez-le-feu est donc un film intéressant historiquement parlant et parfaitement maîtrisé qui permet de mettre l'accent sur un élément que l'on a tendance à oublier : le difficile retour des soldats à la vie après la guerre. Un fait qui reste encore vrai aujourd'hui, et ce quelque soit la guerre. Enfin, Romain Duris et Grégory Gadebois sont parfaits dans ce duo de frère.

Les : Le sujet / La réalisation avec une première partie parfaitement travaillée / Le duo Duris - Gadebois
Les - : Le déséquilibre entre la seconde partie et la fin
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mai 2017
Un film riche, habille et fin.
Il aborde, entre autres, un thème dont on essaye d'oublier depuis un siècle en France : les massacres et desordres de la guerre de 14-18.
La trame est tellement bien tissée, histoire-familles-amours, que l'on se dit que ce film devrait un jour être adapté à la littérature !
Mais sachez-le : c'est du cinéma, à voir, s'émouvoir et à savourer.
Roman Duris et Julie-Marie Parmentier sont particulièrement excellents.
La musique habille le tout avec talent.
La mise en scène de Emmanuel Courcol est admirable.
N'oublions pas, allez-y.
galau7
galau7

30 abonnés 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2017
Même s'il manque peut être un peu de profondeur, ce film aborde de façon intéressante cette période d'après guerre qui voudrait cacher et oublier ces 4 ans d'horreur et leurs conséquences. Fort bien interprété, les personnages, de façon différente, essaient d'échapper à ce passé qui les poursuit et les maltraite. Belle réalisation et mise en scène. Le long travelling des tranchées est un bijou....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mai 2017
De très attachantes destinées de rescapés de la grande guerre dans le climat des années 20 ...A découvrir absolument.
Yves G.

1 856 abonnés 4 065 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2017
La Grande Guerre - qu'on n'appelait pas encore la Première - a levé son lourd tribut sur les Laffont, une famille de notables provinciaux. Jean, le benjamin, est porté comme tant d'autres disparu. Marcel, le cadet, a perdu l'usage de la parole. Georges l'aîné est parti pendant quatre années en AOF, se livrer à la contrebande de main d’œuvre et d'objets d'art, pour oublier l'enfer de Verdun.
Quand Georges rentre finalement en métropole en 1923, il peine à y retrouver sa place, entre sa mère écrasée par le chagrin, son frère muré dans le silence, et la belle professeure de signes de celui-ci.

"Cessez-le feu" n'est pas un film sur la Première guerre mondiale, mais sur les traumatismes qu'elle a causés. Le sujet est souvent traité pour les guerres les plus récentes : la guerre du Vietnam ("The Deer Hunter"), la guerre du Liban ("Valse avec Bachir"), la guerre d'Irak ("Of Men and War", "Un jour dans la vie de Billy Lynn"). Il ne l'avait guère été pour la Première guerre mondiale parce que ses syndromes (PTSD en anglais : post traumatic stress disorder) ne seraient pas diagnostiqués avant la seconde moitié du siècle.

Le mérite en revient au scénario original écrit par Emmanuel Courcol, qui signe à près de soixante ans un premier film tout en délicatesse après avoir longtemps travaillé avec Philippe Lioret ("Welcome", "L’Équipier", "Welcome"). On est dans le cinéma français dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il a aussi de plus conventionnel : une reconstitution historique fidèle (mention spéciale à la toute première scène, véritable plongée dans l'enfer des tranchées), une direction d'acteurs parfaite (on peine à distinguer qui de Romain Duris, de Céline Salette et de Grégory Gadebois est le meilleur), une mise en scène irréprochable.

Ce cocktail réussi produit un film élégant qu'on regarde avec intérêt mais qui n'allume aucune étincelle. "Cessez-le-feu" est une mise en bouche avant la sortie de l'adaptation d'"Au revoir là haut", le prix Goncourt de Pierre Lemaître, annoncée pour le 25 octobre 2017.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 avril 2017
Je suis sorti de ce film très ému. Les acteurs sont fantastiques et les images sont formidables. Allez le voir sans hésiter. Vous passerez un premier mai sensationnel !
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2017
Marcel (Grégory Gadebois) rentre du front sourd et muet après la Grande Guerre tandis que son frère Georges (Romain Duris) et lui, parti vivre en Afrique pour oublier 14/18. Finalement, ce dernier va déçider de rentrer au pays mais les traumatismes de la guerre ne sont jamais loin. Le casting est brillant avec également Céline Sallette et Julie-Marie Parmentier mais le film nous fait parfois sombrer dans l'ennui malgré les superbes paysages africains et quelques séquences fortes. Par contre, Grégory Gadebois est lui, extraordinaire, spoiler: même s'il ne prononce qu'un mot dans le film et la scène finale est grandiose
(à l'inverse du film qui a quand même le mérite de montrer les stigmates des soldats après l'armistice).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 avril 2017
Voyage au bout de la nuit en arrière plan... et les monuments aux morts de nos villages...
On entrevoit le traumatisme d'un tel cataclysme enfoui dans l'histoire de nos familles. Bref une tres belle oeuvre et un romain duris au sommet !
A voir pourxnenpas tout oublier !
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