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PaulGe G
124 abonnés
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4,5
Publiée le 21 avril 2017
un poème douloureux et tragique sur les "gueules cassées", comment se reconstruire après avoir vécu l'horreur des horreurs. avec une mise en scène spectaculaire et un jeu de comédiens exceptionnel nous entrons dans une famille et la suivont dans ses traumatismes de tous les jours. c'est un film superbe difficile et magnifique.
Toutes les émotions sont dans le regard de Romain Duris. Jeu d'acteur parfait. On ne peut imaginer ce qu'a été la vie des revenants de cette guerre sanguinaire.
Acteur et surtout scénariste, notamment de plusieurs films de Philippe Lioret, Emmanuel Courcol passe à la réalisation sur le tard avec Cessez-le-feu. Dans ce film sur le stress traumatique de la première guerre mondiale, il prend beaucoup de temps (trop) pour installer ses personnages, en particulier celui de Romain Duris avec un épisode africain qui ne brille pas par sa concision. Cessez-le-feu est un film qu'il serait malséant de critiquer trop vertement mais qui n'offre cependant pas énormément de raisons de s'enflammer. De la bonne qualité française aurait-on dit à une certaine époque, très psychologique, avec quelques beaux paysages et des sentiments forts. Mais sans surprise tant du point de vue de son récit que de sa mise en scène. A signaler tout de même la grande interprétation de Grégory Gadebois, immense et pas seulement pour sa stature.
j' aurais aimé aimer ce film,car le sujet est ambitieux ( le traumatisme des combattants de 14-18 au retour de la guerre) et l'interprétation est de qualité mais je l'ai trouvé long et plutôt ennuyeux !
Fin de la première guerre. Romain Duris incarne un vétéran traumatisé, Georges, qui revient d'Afrique où il s'est exilé pendant 4 ans. A son retour en France, il retrouve sa famille, dont son frère, invalide de guerre muré dans le silence. Il est suivi par une professeure de langue des signes qui ne laisse pas indifférent le héros. La France des années 20, les tranchées et les paysages d'Afrique, des images fortes, parfois belles, portées par une histoire tout aussi marquante sur le retour du soldat. Comme ces romans illustrés d’autrefois. Le récit ne prend sens que dans leur construction. Nous sommes au cinéma, où est la mise en scène ? J’ai trouvé la direction d’acteurs tout aussi absente d’un casting pourtant brillant. Romain Duris, Grégory Gadebois et Céline Sallette… Pour en savoir plus
J ai beaucoup apprécié. La première guerre mondiale est bien moins représentée que la seconde. Une rare occasion d avoir des aperçus de cette époque.
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J ai connu quelques personnes ayant vécu cette époque. Ce film m en a rappelé surtout une, tout à fait similaire à madeleine dans sa façon d être. J ai retrouvé des éléments graphiques dans le film tout à fait similaires à l intérieur de cette personne : commode à tiroir, l intérieur du tiroir, abat jour de la lampe en opaline, atmosphère de la maison, la présence en général de madeleine.
J'ai donc vu ce film comme un film bien fait et réaliste dans ses représentations. Et ce que le film racontait m a permis de bien mieux comprendre cette personne qui devait avoir 20 ans en 1923.
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Le film est élégant. La façon que george a besoin parfois de se laver et en particulier le cou. On le comprend très bien, mais avec le temps. C est fait avec suffisamment d élégance et de discrétion pour que cela s insinue avec le temps, et qu en même temps s insinue une compréhension de george. - - - L épure avec laquelle Helene raconte comment elle a appris la langue des signes. L élégance du non dit de la scène, L histoire personnelle de Helene non dite. Et un peu plus tard, elle ne raconte pas plus pourquoi elle a fait le choix de suivre, d essayer de se rapprocher d un mari qu elle ne comprenais plus, avec lequel elle ne s entendais plus. Et plus tard, elle n explique pas plus pourquoi elle s est séparée de lui dans la scène où george se fâche et essaie d expliquer ses tranchées. Et plus tard encore, c est george qui découvre le mari d Hélène et découvre que lui aussi ne connais que ce à quoi il a été confronté de la guerre. Il avait entendu parler de la facette "mari d Hélène" (principalement lorsqu il va voir le médecin), mais sauf erreur il ne connaît pas cet aspect de la situation. Les exemples sont légions dans ce film, où il ne semble pas possible que des explications soient plus efficaces que les ellipses du film. Madeleine qui explique pourquoi elle comprend Marcel. La discussion sur le nettoyage des lieux de combat qui n évoque pas le fait pour un combattant de retourner sur un lieu de combat et se focalise sur ce qui peut être trouvé à ces endroits. Louise, au sujet de jean, qui dit à Georges qu il y en a qui ... beaucoup de scènes racontent bien plus que ce qu elles disent. Une belle expérience cinématographique pour cela.
Voilà un drame intimiste vraiment très bien sur un trentenaire et des proches encore très affectés par la première guerre mondiale. C'est sensible, délicat, émouvant, sobre. Un très beau film. Je mets 4 étoiles et pas 5 car par moments on s'ennuie un peu.
"Faire l'impossible", c'est arriver à revivre en oubliant la douleur du traumatisme. Le sujet évidemment fort est traité par l'horreur de la guerre et la compassion de l'entourage. Au final c'est bien Marcel le personnage central et l'histoire d'amour qui se développe autour de lui est assez décevante. Le récit est malgré tout intense et d'une émotion contenue.
(...) Dans ce monde de gueules cassées, comment réparer ce que l’Histoire a brisé ? Malgré une fin positive, Courcol ne tombe pas dans l’angélisme. Le monde qui se reconstruit reste colonial et violent. Il porte déjà le bégaiement qui suivra. Evocation sans heurts, le film est ainsi empreint d’une mélancolie que renforce une image en clair-obscur, sans que la mise en scène vienne non plus soulever des vagues. (...) Les élégants contrastes lumineux peinent à porter la tension que le très professionnel Romain Duris s’emploie valeureusement à insérer dans un récit dont la complexité garde l’émotion à distance.
Situé dans les Années Folles, « Cessez-le-feu » décrit le parcours d’un homme, George (Romain Duris), fuyant son passé, après le traumatisme de la guerre. Un portrait d’après-guerre sur la réinsertion de ceux qui doivent continuer à vivre avec la culpabilité d’avoir survécu. Un film qui décrit 2 itinéraires contrastés, 2 pulsions contraires : la mort et la vie. La partie en Afrique offre de superbes images. Superbe interprétation de Romain Duris, toujours aussi étonnant.
Un film qui vous prend à la gorge! Interprétation remarquable de Romain Duris et Céline Sallette ainsi que du reste du casting, une fresque romanesque sur le parcours d'un homme après le traumatisme de la guerre. L'image est magnifique et la partie tournée en Afrique, grandiose, donne du large au récit... Découvert en avant-première, j'en suis sortie bouleversée.
J'ai tout simplement adoré ! Des paysages magnifiques, des acteurs formidables et fins, une histoire poignante. Que demander de plus ! A ne pas manquer !
Un très beau film qui nous emporte totalement... Le trio Romain Duris - Céline Sallette - Grégory Gadebois est formidable! La photo est magnifique par ailleurs... Totalement embarqué dans cette grande fresque romanesque, à ne pas manquer!
Délicatesse. Le réalisateur démontre d’une certaine sensibilité dans le traitement de ses personnages. Abîmés, ils cultivent les non-dit, jusqu’à en perdre l’usage de la parole pour certains (formidable Grégory Gadebois). On se prend à apprécier la pudeur d’un film qui révèle ses réponses en catimini jusqu’à ce que les mots prennent à nouveau le dessus dans une conclusion aussi belle que tragique.