1197 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
190 critiques spectateurs
5
28 critiques
4
43 critiques
3
58 critiques
2
39 critiques
1
16 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Hervé L
92 abonnés
717 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 2 janvier 2023
Un bon Film sur la vie tumultueuse et intense de ce peintre génial tourmenté par la représentation du réel et de la passion, en phase avec son époque violente soumise au joug hypocrite de l'Église
1609. Le Caravage (Riccardo Scamarcio) a fui les États pontificaux où il vient d’être condamné à mort par contumace pour le crime de Ranuccio Tomassoni. Il bénéficie de la protection de la marquise Colonna (Isabelle Huppert). Il espère obtenir la grâce du pape pour revenir à Rome. Mais avant de la lui accorder, Paul V missionne un prêtre de la Sainte-Inquisition (Louis Garrel) pour enquêter sur le passé controversé du peintre.
Michele Placido, l’une des personnalités les plus intéressantes du cinéma italien, réalise enfin un projet qui lui tenait à cœur : raconter la vie du peintre Le Caravage, dont la personnalité sulfureuse et le naturalisme des compositions firent scandale. Pour ce faire, renouant avec une tradition qu’on croyait disparue depuis les 70ies, il a coproduit son film avec la France et convoqué plusieurs acteurs français – qui se débrouillent, ma foi, fort bien en italien : Isabelle Huppert, sa propre fille Lolita Chammah, Louis Garrel…. Il livre une fresque haute en couleurs qui rend hommage au peintre et à ses oeuvres. Si on ne le voit pas peindre, on voit ses peintures et les plus connues d’entre elles : "David avec la tête de Goliath", "Méduse", "L’Amour victorieux", "La Conversion de Saint Paul", "La Mort de la Vierge", dont les pieds nus et le corps trop humain déplurent au Pape, etc.
La vie du Caravage est racontée sous la forme de flashbacks, à partir des témoignages recueillis par l’enquêteur de la Sainte-Inquisition auprès de ceux qui l’ont connu : la marquise Colonna, mais aussi le cardinal Del Monte (interprété par Michele Placido en personne) et le peintre Baglione, un maniériste qui compta au rang de ses ennemis.
Riccardo Scamarcio incarne avec une fougue électrisante ce personnage dévoré de génie. En revanche, Louis Garrel, la mâchoire serrée, le regard sombre, s’enferre dans un rôle sans relief, à la limite de la caricature.
Aussi stimulant que soit son sujet, aussi pédagogique qu’en soit la présentation, "Caravage" souffre de son académisme. Très vite on en a fait le tour et on a compris son enjeu : la vie d’un homme qui n’était en rien un hérétique ou un perverti mais qui entendait révolutionner la peinture en la rapprochant du réel et a osé prendre pour modèle de saints ou de madones des gueux et des prostituées.
En Italie, le film de Michele Placido s'intitule L'ombra di Caravaggio, mettant l'accent sur le personnage de l'inquisiteur, chargé par L’Église d'enquêter sur la vie dissolue du peintre le plus célèbre du début du 17ème siècle (avec une incarnation brillante de Louis Garrel). C'est l'opportunité pour le cinéaste de faire preuve de pédagogie en illustrant les œuvres les plus célèbres du maître, tout en rappelant à quel point son existence fut agitée, violente et scandaleuse. C'est donc un film d'art et d'épée, qui tente de mélanger le spectaculaire au politique et qui y réussit en partie, en cherchant à retrouver la palette de couleurs du peintre et en montrant également la splendeur des demeures aristocratiques opposée à la saleté des rues et à la misère du peuple. Le long-métrage est ambitieux, trop peut-être pour le talent de Michele Placido, qui s'enferre quelque peu dans un récit haché et parfois répétitif pour cause d'allers et retours incessants entre plusieurs périodes. Caravage reste donc loin de l'intensité du Michel-Ange de Konchalovsky et sa perception de la folie obsessionnelle de l'artiste reste somme toute assez sage, avec une mise en scène qui demeure dans les clous. Néanmoins, ce biopic mérite d'être vu, ne serait-ce que pour se rendre compte de la stature du personnage et surtout pour l'abattage de Riccardo Scamarcio, plus que convaincant dans un rôle plus grand que nature.
Ce film a une valeur historique et une valeur artistique, la vie mouvementée de l'artiste Michelangelo Merisi da Caravaggio ("Le Caravage") est ici fidèlement retranscrite en reprenant des scènes clés des dernières années de sa vie, c'est un film à ranger parmi ceux qui ont le mieux décrit le Grand siècle (le XVIIème) tel le "Molière" d'Ariane Mnouchkine (1978) ou encore "Shakespeare in love" de John Madden (1999), une pure merveille de réalisme qui illustre ce qu'a été l'art en cette époque troublée par l'Inquisition et les âmes soi-disant bien pensantes de l'époque ; les décors sont tout à la fois splendides et bien réels, la musique à la fois envoutante et émouvante au possible accompagne aussi quelques scènes qui sont littéralement touchées par la Grâce comme celle de la rencontre de Giordano Bruno dans les geôles de l'Inquisition, mais aussi celles qui présentent des œuvres emblématiques de l'artiste : la représentation de Marie-Madeleine, "La Conversion de Saint Paul" avec les doutes qui accompagnent l'artiste, - Isabelle Huppert est sensationnelle dans cette scène, celle de "La Crucifixion de Saint Pierre", et toutes celles qui accompagnent "La Dormition de la Vierge" ; les dialogues sont ciselés, et empreint de vérité, la vérité de l'artiste, celle de son humanité, celle que les Grands d'alors osaient soutenir au péril de leur vie. La photo et le jeu des artistes sont aussi irréprochables et empreints de cette vérité historique qui sous-tend tout le film, la ressemblance de l'acteur principal avec l'artiste dont on connaît les représentations est aussi troublante, bref, il s'agit là pour moi d'un pur joyau du genre, un chef d'œuvre splendide et une référence en la matière, à garder en mémoire, pour tous les amateurs d'Art et tous les autres !
Tres ennuyeux. Un film lineaire, sans surprise, qui n’apporte rien. En version originale, le doublage d’ Isabelle Huppert frise la bouillie de parole… Le tout baigne dans une athmosphere théatrale, et parodique, qui voudrait evoquer le clair obscure sans y reussir, le tout sans aucune sensualité. On croirait voir un téléfilm.
Film puissant et violent dans les gestes et les sentiments à replacer dans le contexte du XVII ème siècle où l'église catholique toute puissante exerce sa domination sur tous y compris les artistes comme le peintre Caravage obsédé par la représentation du réel sur ses toiles. Son entêtement à ne pas plier aux injonctions de l'église lui coûtera la vie. Le trio d'acteurs, Riccardo Scamarcio, Louis Garel et Isabelle Huppert est éblouissant.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce film, et les interprétations si justes. A priori, il y a du flou quant à la réelle mort du Caravage, mais celle-ci me convient aussi car elle colle bien au film et aux manipulations politiques du clergé. On découvre un Caravage amoureux d'humanité. N'hésitez pas à aller le voir
Un sujet intéressant maltraité par une mise en scène ratée. L'usage immodéré des flash back n'aide pas à suivre le film et finit par le rendre ennuyeux. Les scènes d'orgies sont caricaturales et leur répétition n'emmène rien. Le tout avec des plans très souvent sombres qui donnent l'impression de partager 90 min de la vie d'un noctambule. Un échec.
Un film avec une lumière tout en clair obscur, qui explique bien le personnage de Caravage et son œuvre. Sa vie est quelque peu romancée mais j'ai beaucoup aimé les acteurs : mention spéciale à l'acteur italien qui joue Caravage et Louis Garrel dans un rôle assez singulier.
Juste beau. ..Caravage n était pas un enfant de cœur l Église italienne de l époque non plus...et l époque en elle même.…..!!! Ça c est pour ceux qui trouvent le film violent...moi je trouve que c est une vision de la vie du Caravage..de ses interrogations de ses inspirations..de ses turpitudes...ce n'est pas un docu artistique et scolaire sur l oeuvre du Maître ...moi ça m a vraiment donné envie de me plonger dans l étude de sa peinture ....le film est tout simplement beau et c est déjà beaucoup....
somptueusement filmé et restitué - les tonalités , l'éclairage, les plans sont sublimes - un peu déboussolé au début par les flash-backs, on se rattrape vite - et l'on comprend parfaitement en quoi ce peintre fût génial - un grand film !!!
Film très intense avec des acteurs bien dans leur rôle pour incarner le plus fidèlement possible leurs personnages historiques. On peut applaudir Isabelle Huppert, Louis Garrel et Lolita Chammah pour leur performance italophonique; et les responsables décors et costumes pour cet excellent travail. Avec une bonne morale qui démontre les méfaits aussi bien de la perversion que de l'abus de pouvoir des religions.
Michelangelo Merisi da Caravaggio, appelé "Le Caravage", est un peintre italien ayant connu un grand succès au début du 17ème siècle, notamment avec ses peintures en relation avec la religion. Mais comme il utilise des prostituées, des vagabonds et des personnes à la morale douteuse pour créer ses toiles, l'Eglise s'en émeut profondément. Alors qu'il vient d'être condamné à mort pour le meurtre d'un rival, ce biopic retrace la fuite du Caravage de Rome vers Naples, puis l'enquête papale d'un inquisiteur nommé "L'ombre", destinée à offrir ou pas une grâce pontificale à cet artiste plus que dérangeant. Trop académique, ce qui est un comble pour un sujet aussi sulfureux, ce film de presque 2h traîne rapidement des pieds et s'enlise dans une crasse répétitive et sans réelle passion. Mis à part l'intérêt de découvrir l'oeuvre et la personnalité de ce maître, on fini par s'ennuyer et regarder sa montre. Ma note reste indulgente pour la charge historique instructive, on oubliera promptement le reste vraiment trop fade à mon goût ! Site CINEMADOURG.free.fr