Mulholland Drive
Note moyenne
4,0
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1 177 critiques spectateurs

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T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 septembre 2017
"Mulholland Drive" de David Lynch nous plonge dans un délire complètement incompréhensible. La première partie du film tient la route, même si on ne comprend pas bien la cohérence du tout, la seconde partie part dans un délire totale, enchaînant les scènes à une vitesse folle. En mélangeant rêve et réalité, passé et présent, il est impossible de déchiffrer et de différencier le vrai du faux dans l'intrigue. Le film nous mène en bateau, mais sans que cela est une réelle substance, en s'appuyant sur une intrigue assez creuse et guère passionnante. En mélangeant le thriller, le film fantastique, la romance érotique lesbienne, et parfois même la comédie, le film ne semble être qu'un pur exercice de style mais qui nous laisse finalement assez indifférent. Notre attention reste juste grâce à la performance des deux charmantes actrices Naomi Watts et Laura Harring. "Mulholland Drive" manque de cohérence, de fond, et tout le tape-à-l'oeil fini par devenir assez pénible sur toute la durée de ce film.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 juin 2011
Deux actrices très belles pour une première partie de film intéressante puis d'un seul coup on bascule dans...pas facile à comprendre donc à expliquer...
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2016
Une comédie signée David Lynch. Sur une mise en scène magistrale, digne de cet éminent réalisateur, les personnages sont mis en place dans une ambiance ténébreuse. Le scénario nous délivre tout d’abord un thriller noir, aux intrigues multiples, puis tourne au drame fantastique si hallucinant qu’il parvient à vous égarer dans une histoire plus que confuse. Le duo d’actrices des premiers rôles est extraordinaire : Naomi Watts et Laura Harring réalisent une performance de premier ordre.
Le pitch : Pour devenir actrice, Betty Elms arrive à Los Angeles. Elle emménage dans l’appartement de sa tante et y découvre Rita qui vient d’avoir un accident et se retrouve amnésique.
Sébastien H
Sébastien H

49 abonnés 10 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 janvier 2012
Je ne trouve pas les mots pour dire combien ce film est ennuyeux et sans logique ...
titiro
titiro

64 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2012
Qu'il est parfois difficile de trouver les mots pour exprimer ce que l'on ressent vraiment, pour dire ce que l'on pense vraiment. Pour "Mulholland Drive", c'est mon cas. J'en reste sans voix. L'un des mots qui me vient à l'esprit est: admiration.
David Lynch fait incontestablement partie des meilleurs cinéastes au monde, de tous les temps. Sa façon de faire est unique. La maîtrise de l'univers qu'il crée est telle que la seule chose à faire est rester assis et admirer. Les 2h25 (environ) de son œuvre sont parfaitement bien utilisée, le temps défile sans que l'on ne s'en rende compte. Il n'y a que David Lynch pour faire ce genre de film.
"Mulholland Drive" est extraordinaire. On atteint des sommets de perfection. C'est du grand art. L'histoire, la réalisation, la mise en scène, les actrices, la musique... Tout est à couper le souffle. C'est du David Lynch dans toute sa splendeur.
Le revoir plusieurs fois ne fait qu'amplifier le plaisir à chaque fois. Toutes les subtilités de cette énigme apparaissent les unes après les autres, tous les petits détails qui ont leur importance se font jour, pour notre plus grand bonheur.
Tout commence avec cette première image, celle en vue subjective d'une personne haletante se dirigeant un oreiller... Un si petit détail qui a pourtant une importance colossale quant à la suite des événements... La première fois que je l'ai vu évidemment, je n'y ai pas fait attention.
Suit à cela un générique empreint de mystère, avec une musique envoûtante, absolument sublime, et c'est un doux euphémisme. Cette musique reviendra avec récurrence, nous subjuguant toujours plus.
La suite ne faiblira jamais, au contraire. La cohérence du film est époustouflante. Le scénario est fabuleusement bien écrit. Naomi Watts et Laura Elena Harring forment un couple magnifique. Et David Lynch nous étonne encore avec ses prouesses de metteur en scène.
Il faut bien avouer que lorsqu'on comprend tout dans un film de la sorte de David Lynch, et qu'on a le bonheur de le revoir, on atteint un nirvana inimaginable.
David Lynch est unique. Il réussit à nouveau un coup de maître. C'est du très très grand cinéma.
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2015
À l'occasion de ma centième critique et de mon premier anniversaire sur SensCritique je tenait à me confier sur ce film qui me hante, qui vit en moi, auquel je pense à chaque instant, plus qu'un film, une obsession, plus qu'une obsession, un désir, le désir de connaitre ce film, de le comprendre, de déjouer le piège, le jeu qu'il nous impose, un jeu complexe, dans les tréfonds de l'âme humaine, halluciné et hallucinant, une peinture aérienne et ultra contemplative, un jeu qui porte le nom d'une route sinueuse, dominant la cité des rêves, de la richesse, de la corruption et des anges.

Conçu au départ pour être un pilote d'une nouvelle série faisant suite à "Twin Peaks", le résultat final qu'un certain David Lynch offre aux producteurs leur déplaisent fortement, Lynch l'aura lui même désapprouvé, cadrant des excréments de chiens, et trainant son film en longueur, trop complexe, trop déroutant, de plus que le cinéaste est souvent en conflit artistique avec ABC qui avait commandé ce pilote à sept millions de dollars. Lynch trimballe donc une oeuvre morte née, mais vient le miracle, un miracle qui porte le nom de Studio Canal qui réussit à convaincre le cinéaste de porter son pilote en film, le projet change radicalement de route, Lynch repart en tournage avec la même équipe, réécrit complètement son oeuvre. Le résultat lui vaut d'être récompensé par le prix de la mise en scène à Cannes, "Mulholland Drive" jaillit du rêve de son auteur en 2001 et se voit perçu comme le meilleur film des années 2000 par un grand nombre de critique. Mais malheureusement le résultat reste subjectif, personne ne peut nous souffler quel film est le meilleur des années 2000, mais dans toute sa subjectivité, "Mulholland Drive" reste une oeuvre d'exception qui est entrée dans la légende. Le film qui ne croisera pas un immense succès en salle par rapport à son engouement, mais cela ne fait rien, le box office ne définit pas le cinéma, mais la qualité de l'oeuvre peut le faire. "Mulholland Drive" fait aujourd'hui partie des grandes références du cinéma, un classique dont il faut se souvenir et qu'il faut conserver.

Mais qu'est ce que "Mulholland Drive" ? Le film a cette particularité de ne pas avoir pris une ride, aujourd'hui encore, plus de dix ans après sa sortie il fascine encore, continu à obséder, à laisser une empreinte indélébile, grâce à son mystère, son atmosphère. Sur une route obscure, la caméra suit une voiture sous le thème de Angelo Badalamenti, l'ombre plane, la mystère devient ambiant et ne nous quittera plus, quand d'un seul coup la voiture est violemment percutée et part dans le ravin. En sort une femme, une brune aux formes faisant penser à une Anita Ekberg, à la recherche d'un lieu, ne sachant définir ou elle se trouve, craintive même. Elle réussit à s'introduire dans un petit pavillon quand le jour se lève, totalement amnésique, elle rencontre une locataire, Betty, la blonde songeuse, par peur la brune lui dit qu'elle s'appelle Rita avant de se plier et lui avouer qu'elle ne sait pas qui elle est. Betty encouragée par le mystère, va vouloir aider à brune à connaitre son identité. En parallèle, le réalisateur Adam à l'allure avant gardiste, se voit tout perdre, son film, sa femme, sa maison, sa vie, tout ça avant de rencontrer un étrange cowboys. Et pendant ce temps un tueur à gage à la gesticulation minable demande à une jeune fille si elle n'a pas vu une femme brune dans la rue.

Avant "Mulholland Drive" David Lynch était un auteur réputé, depuis la sortie de son oeuvre majeure il est l'incarnation de l'insolite cinématographique et du cinéma anti-conformiste. Regarder "Mulholland Drive" pour profiter de son atmosphère est une expérience envoutante, saisie par une atmosphère sombre, viscérale, mélancolique, glauque, mystique, intime et dense, mais du calme ! Tout en faisant abstraction du jugement intellectuel le cinéma est avant tout un refuge de mystère et de sensation, Lynch est probablement l'un de ses protagonistes qui l'a le mieux comprit. Rapidement on s'abandonne dans sa cité des rêves, comme hypnotisé par une atmosphère rêveuse, féminine, et de putréfaction dont il en fait le thème principal, le pourrissement est physique et psychologique symbolisé grâce au monstre noir derrière un fast food, représentation de la culpabilité pour la blonde, la culpabilité la poussant au suicide, son corps qui s'évanouit dans un lit, loin de cette réalité catastrophique ou son rêve à été volé, celui d'être une star, elle est une actrice de second plan qui dépend de celle qui est devenue sa pire ennemie : la brune qu'elle fera tuer avant de se réfugier dans un rêve ou tout va bien, le fantasme d'une réalité parallèle ou elle semble assister impuissante aux événements, une réalité parallèle ou s'incruste des éléments du réel, le cube, la clé, le téléphone sous un abat jour rouge annonçant que le meurtre a échoué. Au sommet de l'élégance et du suspens Lynch nous entraine dans cette intrigue à la foi ludique et vertigineuse, incrusté par des références allant de "Gilda" à "Vertigo" mais on ressent que sa principale inspiration reste "Persona" de Igmar Bergman tant au niveau de la mise en scène que de la narration. Il met en scène l'amour comme rarement vue, "I'm in love with you", une onde de choc sublime, les deux créatures se révèlent leur attachement sexuel, puis le film détruit tout ce qu'il a construit, et cela avec une élégance sidérante … mais "Silencio", le rêve est alimenté par la réalité, comme le film en général, comme si ce que voulait dire Lynch, c'est que le cinéma est un rêve, il n'y a rien de réel dans cet art subjectif. "Mulholland Drive" n'est qu'un film normal, noir avec des écarts purement burlesques bienvenus, comme disait Shakespeare "meilleure est une oeuvre si elle arrive à transmettre des émotions radicalement opposées", David Lynch à prit ces paroles à la lettre, "Mulholland Drive" est parfois à la limite de la comédie (la scène du tueur à gage ou ce dernier se retrouve de part sa bêtise obligé à tuer trois personnes), il fait intervenir le rire dans le propos le plus tragique qui soit mais le rire ne prend jamais le dessus sur le drame pour le rendre d'avantage sublime et faisant disparaitre les longueurs qu'il aurait pu subir.

Culpabilité, rêve, subconscient, désir, solitude, mort. "Mulholland Drive" survole tout avec un panache allégorique absolument sidérant, comme une brise, puis comme un cyclone qui ravage et prend aux tripes, on est émerveillé, intrigué, excité et meme amusé, là on peut déceler le tour de magie que Lynch à employé, son idée est infinie, elle nargue les codes du cinéma pour en repousser les limites, arrivant à faire l'alchimie entre une magnifique histoire d'amour et un puzzle ultra ludique et unique qui dispose de plusieurs clés qui peuvent le résoudre de multiple façon, l'identité du dormeur est en effet inconnue, peut être est ce une histoire totalement réelle coupée par des passages rêvés, les plus observateur remarquerons que chaque scène qui n'a à priori rien à voir avec l'histoire (la conversation dans le Winkies, le tueur à gage, l'arrivée de Betty à Los Angeles) intervient dès que Rita s'endort, peut être sont elles également ses rêves, ce qui rendrait la chose d'avantage complexe. Mais "Mulholland Drive", malgré sa forme déroutante, arrive à garder cette atmosphère romantique, une puissance mélancolique digne d'un grand mélodrame s'installe alors, renforcée par la musique composée par Angelo Badalamenti qui comme la voiture dans l'introduction prend des virages serrés dans l'obscurité, la composition variant ainsi en fonction du contexte de la scène, noire, presque mystique, insoutenable, pour passer au burlesque, puis à l'euphorie, la beauté dans son absolue, le romanesque et même le merveilleux à l'état pur. Badalamenti qui ne se prive pas de camper le rôle d'un mafieux exigeant en terme d'expresso (quand on sait que Lynch est un très grand fan de café, la séquence prête tout de même au rire) dans la scène ou Adam, le réalisateur, se voit reprendre son film, car "Mulholland Drive", dans tous ces jeux de rôle, exerce également une critique de Hollywood plutôt vive, en faisant le sens même du cauchemar que va vivre Betty dans la réalité, Hollywood qui va transformer sa vie en une décente aux enfers, dans cette thématique de rêve brisé on se rapproche quelque peut de "Boulevard du Crépuscule" de Billy Wilder que Lynch cite fréquemment comme une référence. Le film sonne comme une critique de tout ce qui porte atteinte à la création artistique, tromperie, manipulation, mauvais prétexte, assumant également un coté nostalgique ou il rend hommage au cinéma 'conventionnel' qui aura fait du paradis du rêve ce qu'il est.

Puis vient ce final, ultime apogée mélancolique, la beauté du monde qui s'illustre dans deux fantômes, blonds tous les deux, heureux, contemplant la raison de leur mort : un rêve, le rêve de conquérir la cité des anges qui les aura réduit à néant. Puis vient le théâtre des pleures, celui ou les deux femmes sont allés et ont été bouleversées par une femme qui chantait du playback dans une valse émotionnelle, pour ce final il est vide, et une femme aux cheveux cyan, droite évoque ces paroles "silencio", hommage à Jean Luc Godard ou impact totale sur l'intrigue ? On ne saura peut être jamais.

...Un des visages du cinéma.
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 août 2010
Navet 1 ! A fuir à moins de perdre 2 heures. Inadmissible !
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2012
Désolé mais je n'adhère vraiment pas à ce film de David Lynch. D'ailleurs j'accroche difficilement avec ce réalisateur très particulier, j'avais détesté Dune mais par contre j'avais bien aimé le complètement fou Sailor et Lula. Pour en revenir à Mulholland Drive, apparemment c'est normal de ne pas comprendre grand chose au premier visionnage, d'après les critiques spectateurs que j'ai pu lire. Je n'ai en effet pas tout compris et même avec les explications, je ne suis pas vraiment convaincu. C'est assez frustrant de regarder un film sans rien comprendre et je ne suis pas émerveillé de voir des scènes incohérentes s’enchaîner. Et même si j'avais compris, je ne pense pas que j'aurais considéré le film comme un chef d'oeuvre. Après je peux comprendre sans problèmes que l'on soit fan du film. D'ailleurs je trouve les acteurs super, en particulier les deux protagonistes. Ce que j'ai préféré personnellement, c'est la musique qui est vraiment superbe. Bref, un "grand film" qui n'en est pas un d'après moi mais que je regrette pas non plus d'avoir vu, ce fut une expérience.
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2015
C'était mon premier Lynch et maintenant j'ai envie de voir toute sa filmo, te surtout de revoir ce pu**** de film ! Mulholland Drive c'est une vraie expérience, un truc qui chamboule le cerveau, qui perturbe et qui obsède pendant des jours après son visionnage. C'est impossible de résumer l'histoire. En théorie on suit l'enquête des deux actrices principales (Naomi Watts d'une fragilité déconcertante!) pour que l'une d'elle retrouve son identité. Sauf qu'en fait c'est pas du tout ça ! Pendant 1h30 Lynch nous plonge dans cette supposé histoire, on y croit, bien que certains scènes hors-sujet interpelle. Puis brusquement, il casse tout, il hache son récit, nous perd. Il déconstruit méthodiquement tout ce qu'il avait construit. Et pendant un moment on y comprend rien, il faut vraiment s'accrocher. On oscille entre rêve et réalité. Et la fin arrive. On croit avoir compris un peu, on décèle le mystère, mais vu la densité et le hachis de l'histoire on peine à démêler le nœud. Du coup on cherche un peu sur internet et on réfléchi, et on comprend que la petite idée qui a germé dans notre cerveau était la bonne, mais qu'il reste encore des tonnes de mystère à résoudre! Et le mieux c'est que le film passe incroyablement vite, qu'il alterne entre rire (la désopilante scène de meurtre, horreur, érotisme, drame), sans jamais lasser, en nous captivant constamment. Dans le même genre on pense à Inception ou Sucker Punch, sauf qu'ici c'est mille fois mieux, l'expérience est décuplée. Magique !
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 juin 2017
"Mulholland Drive" (2001) Arte le 19.06.2017

Ce film est un chef d'oeuvre de débilité absolue ! S'il faut crier au miracle quand on va au cinéma, pour devoir y réassembler les pièces de plusieurs puzzles différents, en étant certain de ne pas y arriver, alors oui ce film sort de l'ordinaire ! Mais pas en bien, j'ose le dire !
Mais payer (cher) son entrée dans les salles pour voir un film sans queue ni tête qui vous épuise durant 145 mn (Quand c'est mauvais, on ne compte pas !)) et devoir faire semblant d'y avoir compris quelque chose pour ne pas avoir l'air bête, non je n'entre pas dans ce jeu. D'ailleurs, quand on se penche sur l'historique de ce film, ce devait être le pilote d'une série. Quand les producteurs ont compris l'ampleur de la catastrophe, ils ont jeté l'éponge et on a limité les dégâts financiers en faisant de la pellicule déjà enregistrée un film inachevé, et inabouti, bref fait de bric et de broc. J'ai détesté : on se moque de nous et certains en redemandent ! Cherche mode d'emploi, mais pas désespérément !
willycopresto
JokerDreizen
JokerDreizen

324 abonnés 310 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2014
Au bout d'à peine 2 minutes de film, une mélodie merveilleuse et ténébreuse débute, alors que se dessinent dans l'obscurité les phares d'une limousine sur la route sinueuse de Mulholland Drive, et moi je suis déjà hypnotisé. Des actrices à la fois sublimes et géniales (surtout Naomi Watts, simplement incroyable), et une mise en scène redoutable. J'ai honte de ne m'être jamais essayé au cinéma de David Lynch. Désormais je sais vers qui me pencher pour partir en voyage. 2h30 de film ? Balivernes, c'est totalement pas représentatif de ce que vaut cette oeuvre : Même si elle semble durer beaucoup moins longtemps que ça, elle fait partie de ces bijoux qui, des jours après le premier visionnage, persistent dans l'esprit. Ceci sans mentionner le cauchemar que j'ai fait la nuit qui a suivi cette fulgurante découverte. Je m'attendais à un film lyrique et poétique, mais je ne pensais pas être crispé de terreur aux deux tiers du film. C'est brillant, je suis passé par tous les états : La stupeur, l'angoisse, le rire, l'émerveillement, l'émotion, et l'incompréhension devant la dernière demi-heure de film, sans doute la clé de tout. Et en toute honnêteté, si je n'étais pas allé voir une explication détaillée sur le net, je serais ressorti du film avec un nœud dans la gorge, prêt à crier sur tous les toits que ce n'était qu'une bouse pour cinéphiles arrogants qui font semblant d'avoir compris ce qu'il n'y avait pas à comprendre. Mais pour moi maintenant, (presque) tout fait sens, et quand on réalise l'ampleur du truc et qu'on revoit le film, c'est encore difficile de se remettre de tous ces éléments brillants. En définitive, le choc le plus fort survient après la séance, quand on réalise le dessein de chaque détail, et qu'on prend pleinement conscience de l'histoire qu'on a sous les yeux mais qu'on a du mal à réaliser : Mulholland Drive est finalement l'un des drames les plus bouleversants qu'il m'ait été donné de voir.
Shelby77
Shelby77

193 abonnés 1 538 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2016
Critique de "Mulholland Drive".
Un film troublant, choquant qui nous fait passer par plusieurs émotions telles que l'empathie, l'angoisse, l'étonnement. Un film qui nous perd de plus en plus à chaque plan. En plus d'être d'une ambiance fascinante , le film à une construction scenaristique qui brise les codes. Il nous sort de notre de spectateur et nous entraîne dans un jeu de piste. Ne vous y forcez pas , vous devrez le voir au moins trois fois (au moins) pour saisir toute la complexité de l'intrigue. Le duo de tête d'affiche est très électrisant et nous fait passer un moment mystérieux et envoûtant de cinéma. Au delà du sujet abordé qui la " Réussite et chute Hollywoodiennes", on peut définir cette œuvre de David Lynch comme étant un rêve qui vire au cauchemar ou un rêve dans une réalité cauchemardesque. 5/5
Stormtrooper62
Stormtrooper62

49 abonnés 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2017
Avec son ambiance pesante pleine de mystère,Mulholland Drive est sans conteste l'un des meilleurs films de tout les temps (c'est mon avis)meme si parfois,on peut rester dans l'incompréhension,Pour y remédier,il faut revoir ce film,afin d'en comprendre toutes les subtilités.A voir et à revoir.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2017
Tourner un pilote d’une série télévisée pour que celui-ci, une fois terminé, soit finalement rejeté par la chaine à laquelle elle était destinée est un cas régulier dans le milieu de la télévision. Cette situation arrive en 1999 à David Lynch avec Mulholland drive. Non à court d’idées, le cinéaste pensa à ajouter à ce pilote des scènes supplémentaires (globalement, la dernière demi-heure du film) lui donnant une lecture complètement différente et un aspect encore plus lynchien (celle-ci modifiant brutalement le récit) pour le transformer en long métrage de cinéma. Mulholland drive le film était né !
Désormais, nous sommes face à une œuvre envoutante par son atmosphère mais incompréhensible sans analyser en profondeur la structure du film (le documentaire Retour à Mulholland drive est par ailleurs très important à regarder car il décrypte le film et les clés que David Lynch donna dans la presse quelques semaines après sa sortie afin de rendre son récit clair). Lynch nous offre donc une expérience cinématographique assez intellectuelle loin du récit hollywoodien traditionnel (même si on est encore à mille lieux de la radicalité d’Eraserhead ou d’Inland empire).
Sa maitrise cinématographique apparait dès les premiers instants où on sent aussitôt que la réalité doit être différente de ce que l’on voit (et que sous le vernis se trouve souvent la crasse), ce qu’on ne cessera jamais de ressentir spoiler: (notamment dans la séquence du cabaret où les playbacks continuent alors que les chanteurs sur scène s’arrêtent)
.
Mais l’aspect envoutant de cette description de la Mecque du cinéma (dans laquelle le cinéaste fait autant référence à des œuvres aussi prestigieuses que Gilda de Charles Vidor qu’à des œuvres aussi oubliées que C’est dans la poche, connu aussi sous le titre de Mathilda, réalisé par Daniel Mann, quand des personnages parlent d’un kangourou boxeur) n’est pas à attribuer uniquement qu’au cinéaste. En effet, son habituel collaborateur musical, Angelo Badalamenti signe ici une des ses œuvres les plus belles et les plus marquantes à classer à côté de celle qu’il a composée pour Twin Peaks. Quant aux deux actrices principales, elles sont en tous points incroyables dans leurs doubles rôles : il est même très étonnant que, contrairement à Naomi Watts qui a pu devenir une star grâce à ce film, Laura Elena Harring, qui est pourtant totalement envoutante, ne vit pas sa carrière décoller à la suite du succès du film.
Mulholland drive est donc un chef-d’œuvre marquant dans l’œuvre de David Lynch qui lui permit de remporter le Prix de la mise en scène à Cannes en 2001 et le César du meilleur film étranger en 2002 et d’obtenir à la fois un succès critique et public contrairement à son film suivant beaucoup plus expérimental, Inland empire.
cocolapinfr
cocolapinfr

85 abonnés 634 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 janvier 2015
Lynch perd volontairement le spectateur grace à une succession de scenes décousues dans un style inimitable puisqu'incompréhensible. Mon interprétation étant spoiler: la "folie" ou esprit dérangé de Diane/Betty contre Camilla/Rita
; je ne peux m'empecher de penser que 90% du film est une supercherie, et que l'histoire en elle meme tient sur un post it. Il faudra etre prétentieux pour apprécier de plonger dans cette soupe de pois. Dans un style totalement différent mais avec une histoire similaire, préférez "Maps to the stars".
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