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MovieSW
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4,0
Publiée le 6 février 2026
Un thriller psychologique ambitieux et énigmatique, qui joue sur le rêve et la confusion narrative, mise en scène soignée et certaines images restent marquantes, mais l’intrigue complexe et parfois trop obscure peut perdre le spectateur...
Film aux niveaux de lectures multiples et à la mise en scène tendue, Mulholland Drive sait comment tenir en haleine son spectateur et comment l'interroger, sur le mystère.
David Lynch signe un film complet, au combien difficile à comprendre si l'on ne suit rien. Rien que techniquement le film est dingue.
Il fait balader son spectateur dans un mystère sans fin à l'image de nos personnages dans les allées de Los Angeles.
J'ai cru tout comprendre et il y a un moment où j'ai été totalement larguée . . . Ce n'est vraiment pas mon réalisateur préféré. Je serais d'ailleurs très reconnaissante qu'une personne m'explique ce film que je n'ai pas eu '' l'intelligence '' de décrypter .
Un film hypnotique et déroutant, où David Lynch mêle rêve, illusion et tragédie hollywoodienne. Une œuvre fascinante, portée par une atmosphère unique et une narration volontairement troublante.
Aujourd'hui j'ai eu une envie soudaine d'enfin regarder ce chef d'oeuvre du grand David Lynch, et je dois dire que bien que complexe et tordu, on est pleinement embarqué dans une intrigue passionnante et captivante.
Je dois avouer ne pas avoir compris l'ensemble du film, voire même qu'une petite partie. Mais malgré cela, il est facile et amusant de profiter de ce travail de réflexion singulier et profond. A chaque moment on se questionne, on remet en doute nos certitudes, et c'est tout ce qu'on aime avec le septième art. J'ai d'autant plus apprécié en me renseignant sur les détails et la compréhension du film par d'autres, ce qui m'a permis de mieux appréhender le déroulé du scénario.
Le duo Naomi Watts et Laura Harring est mémorable. Leur séduction montante et ambivalente est admirable, on ressent tout le long du film, une tension entre les deux, elles s'aiment puis se détestent, passant d'un extrême à un autre. Elles définissent le film, permettant de texturer cette histoire. Grace à elles on ne suit pas seulement une énigme impossible nous laissant désabusé et fatigué, non on est obligé d'admirer leur performance, prenant même le dessus sur le dénouement final.
Je ne met pas plus de quatre étoile car je n'ai pas réussi à assembler toutes les pièces du puzzle, ce qui est assez frustrant. A la Shutter Island, un second visionnage sera le bien venu, et l'ajout d'une demi étoile certain.
J'ai revisionné ce film récemment et, honnêtement, je reste perplexe. Je sais que Lynch est un monument du cinéma, mais là, j'ai eu l'impression qu'il s'écoutait un peu parler. Visuellement, c'est indéniable, il y a une ambiance unique, une sorte de cauchemar éveillé qui prend aux tripes, surtout dans la première partie qui ressemble à un vrai film noir efficace. Naomi Watts est d'ailleurs excellente et porte vraiment le mystère sur ses épaules. Le problème, c'est que la bascule dans la seconde moitié du film perd totalement le spectateur. On sent bien que c'est une critique acide d'Hollywood et de ses rêves brisés, mais la narration devient tellement déstructurée qu'elle en devient frustrante. On finit par se demander si le réalisateur a vraiment une réponse à nous donner ou s'il s'amuse juste à brouiller les pistes pour le plaisir du bizarre. Au final, on sort de là avec une sensation de vide technique : c'est beau, c'est bien filmé, mais le scénario est un tel labyrinthe sans issue que l'émotion finit par s'évaporer. C'est une expérience sensorielle, certes, mais pas forcément un bon film au sens classique du terme.
On ne devrait parler que des films que l’on aime, Car dans la projection, c’est la passion qu’on sème.
Réputé difficile, le cinéma de David Lynch présuppose un lâcher prise et une foi à toute épreuve en l’image. Il aurait pu faire sien le credo de Godard: « Je ne fais pas des films, je fais du cinéma ». Les films de Lynch s’adressent ainsi au coeur plus qu’au cerveau, bien que beaucoup lui reprochent paradoxalement d’être trop cérébral. Mulholland Drive, c’est une enquête policière qui flirte avec le fantastique et l’onirisme. Construit comme un labyrinthe, il est une déclaration d’amour à l’âge d’or du cinéma hollywoodien, une condamnation de son industrie, usine à rêve qui broie les acteurs et les cinéastes, un rêve éveillé, une réflexion sur l’identité, une exploration du mystère de l’image et de la projection, un film-somme sur le cinéma qui résiste aux analyses et nous comble par son mystère. Le film surprend et déconcerte, du fait de sa narration iconoclaste, mais c’est précisément la raison qui rendait ses films absolument uniques. David Lynch était un artiste accompli, plasticien, peintre, architecte, designer, musicien, compositeur, et le cinéma n’était qu’une petite partie de son travail de créateur. Laissez-vous emporter sur Mulholland Drive. Vous y reviendrez.
J’ai passé 2h30 à rien comprendre en espérant que la fin m’éclaire un peu. Bon, j’ai capté le principe : jalousie, espoirs d’Hollywood… mais tout ça pour ça ?! Là, je pense que c’est trop pour moi, c’est pas mon cinéma. J’aime les thrillers complexes, mais là c’est juste plein de pièces de puzzle qu’on nous balance un peu partout et on te dit ‘vas-y, débrouille-toi avec ça maintenant
Film extrêmement sur côté, peut-être même le plus sur côté que j'ai vu. J'en ai mis du temps avant de le voir, comme si j'avais eu le pressentiment que je n'allais pas accroché. Une étoile pour la jeune Naomi Watts qui est sublime, qui joue très bien et qui nous dévoile plus sur elle qu'on en demanderais. Pour le reste on se moque de nous, seul le réalisateur peut comprendre son film et seul des personnes avec une coupe de champagne à la main, mangeant des petits fours au festival de Cannes peuvent aimés. On se rapproche plus d'un essai artistique que d'un film.
Dans ce film, Lynch s'attaque au mythe hollywoodien. Plusieurs récits s'entrecroisent dans cette oeuvre labyrinthique dont l'axe tourne autour' d'une apprentie actrice au destin tragique. On y suit le fil d'une longue désillusion sublimée d'abord par le rêve enchanté, fondé sur ce que promet Hollywood, l'aventure, l'amour, la réussite, la reconnaissance, et qui débouche sur un long cauchemar nourri par un réel fait de misère, d'échecs professionnels et sentimentaux. Avec la mort pour terme. A l'image de celle du réalisateur victime des suites du grand incendie. Los Angeles, la ville des anges, oui, mais celle des anges déchus régnant sur un enfer de corruption et de violence. Un chef d'oeuvre.
J’ai mis du temps à comprendre ce que le film me faisait, mais l’impression est restée.
Mulholland Drive suit une jeune actrice pleine d’espoir arrivée à Los Angeles, qui croise une femme amnésique. Leur rencontre ouvre une errance où les identités glissent, où les visages changent, où rien ne se stabilise vraiment. Le film ne se construit pas comme une enquête à résoudre, mais comme le moment où la perception se déplace et où la réalité cesse d’être fiable.
Le projet apparaît à une époque où Hollywood privilégie des productions plus standardisées. Conçu d’abord comme un pilote de série refusé puis transformé en long-métrage, il porte les marques de cette bifurcation : un récit qui ne progresse pas par logique continue, mais par glissements et associations. À sa sortie, il reçoit une reconnaissance critique importante, notamment un prix de la mise en scène à Cannes. Le public est plus partagé, mais son statut évolue avec le temps, jusqu’à devenir une œuvre de référence.
Le film interroge l’écart entre l’image que l’on construit de soi et ce que l’on vit réellement. Il montre comment l’identité peut se fabriquer dans le regard des autres, dans l’envie d’être choisi, remarqué, reconnu. Lorsque la réalité contredit cette image, quelque chose se fissure. Mulholland Drive montre ce point de rupture non pas en l’expliquant, mais en le faisant sentir.
Il aborde aussi la manière dont le désir circule entre les personnages. Aimer quelqu’un peut devenir une manière de s'accrocher à une image de soi. Le désir glisse vers la dépendance, et l’autre devient confirmation de sa propre existence. En parallèle, Hollywood est montré comme un espace où l’on fabrique et remplace les identités. Le film observe ces dynamiques sans les commenter.
La mise en scène repose sur les transitions, les silences et les variations de rythme. La lumière, la musique de Badalamenti et la texture sonore installent un état plutôt qu’un récit linéaire. La cohérence se construit après, dans la mémoire, lorsque les éléments se réordonnent. Ce n’est pas un film qui se comprend en avançant, mais en revenant.
Pour ma part, j’ai été pris assez vite. L’atmosphère capte l’attention. Les personnages existent immédiatement, et Laura Harring impose une présence marquante. La fin m’a d’abord semblé opaque, puis elle s’est éclairée en repensant au film dans son ensemble. Il ne s’agit pas de trouver une solution, mais de saisir ce qui s’est déplacé.
Mulholland Drive donne envie d’y revenir. Certains détails apparaissent seulement après coup, et l’ensemble se recompose avec le temps. C’est un film qui ne se livre pas tout de suite, et c’est précisément ce qui le rend si fort.
Et peut-être que sa force vient de là : on a envie d’ouvrir la boîte une nouvelle fois.
Je découvre enfin ce grand classique que j'avais pas mal sacralisé jusqu’ici et je dois dire que mes hautes attentes ont été largement dépassées. Je crois que David Lynch est en train de devenir mon réalisateur préféré tant il est créatif et efficace.
J’ai complètement adoré l’ambiance du film, oscillant entre comédie romantique au ton léger et thriller psychologique plus difficile d’accès. C’est un ascenseur émotionnel et j’étais à fond dedans, de l’ouverture au dernier plan. Je suis d’ailleurs bouche bée devant le rythme si parfait du métrage. Je n’ai pas vu les 2h20 passées et plus le récit avançait, plus j’étais perdu et en même temps immergé. J’aime beaucoup le spectre du monde cinématographique qui plane au-dessus des personnages en voyant son importance croître avec la tension. Ces personnages m’ont également captivé et ce duo d’actrices est formidable. Elles réussissent à être un gros point positif alors que l’œuvre déborde déjà de richesse dans d’autres domaines.
C’est dingue de voir que chacun peut avoir une interprétation complètement différente. Je suis fan de ce genre de partis pris de ne quasiment rien expliquer et laisser les images et les regards des acteurs parler. Et je trouve incroyable la manière dont Lynch utilise chaque petit élément de la première partie de son film dans la seconde en changeant tout ce qu’il y a autour. Je pense que c’est une œuvre où chaque visionnage te fait découvrir un nouveau détail à chaque fois avec ce concept de narration miroir. J’ai retenu mon souffle pendant les 30 dernières minutes à cause de ce cinéaste de dingue. Mon potentiel futur film préféré?
Un film très complexe. Une histoire à multiples étages qui s'entremêlent entre rêve, anachronisme et réalité. En fait, on pense voir un film simple mais on se rend compte que les deux femmes centrales ne sont pas celles que l'on croit. C'est très compliqué à comprendre. Ceci dit, la relation des deux femmes est captivante, entre désir et jalousie, la bande son donne une ambiance mystérieuse et angoissante, du même niveau que Twin Peaks. Chez d'oeuvre.