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Aram.
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5,0
Publiée le 27 octobre 2013
J'ai trépigné d'impatience avant de le voir, partagé entre son prestige immense et la semi-déception que fut Lost Highway. Maintenant je sais. J'ai vu. Waw. Mulholland Drive, c'est du Godard, du Hitchcock, du Kubrick, du Tarantino (si, si) surtout du Lynch. C'est un patchwork d'émotions à la cohérence folle. C'est un rêve éveillé. Surtout, en une vision, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir saisi l'essentiel. Lost Highway était un test, Lynch a fait le film le plus fou et sybillin possible juste pour voir si ça marchait. Il en a tiré les conséquences. Mulholland Drive, c'est Lost Highway puissance 10. C'est la plénitude d'une oeuvre. C'est de la nostalgie moderne. C'est puissament iconoclaste. C'est un peu tout en fait. "Solite et insolite. Terrifiant et marrant. Nocturne et diurne. Beau comme tout. Pierrot le fou." On change le titre et ça colle à merveille. Les critiques ne le disent jamais mais ce film est très drôle (la scène du tueur à gages, celles avec la femme infidèle). Ce film est très mélancolique aussi. En 2h30, on passe par tous les états, de l'émerveillement à la terreur, du rire aux larmes. Mulholland Drive, c'est le cinéma résumé, et c'est un film unique. Naomi Watts est très émouvante, Laura Harring est splendide. Ah ! ça m'énerve d'être conformiste à ce point, j'aurais bien voulu détester juste pour pas faire comme tout le monde !
Dans une ambiance onirique (ou plutôt "chauchemardesque"), nous sommes spectateurs des relations, des quêtes, des joies, des craintes et des déceptions d'une poignée de personnages tous plus étranges les uns que les autres, incarnés par d'excellents acteurs. A chacun son interprétation, mais cela vous nécessitera sans doute plusieurs visionnages pour vous en constituer une.
Une première partie sans fausse note, parfaite, admirablement tournée. Une seconde partie plus brouillon, moins compréhensible et moins attrayante. C'est peut-être ainsi que je décrirais ce film. Sans aucun doute s'agit-il de l'un des chefs d'oeuvre de Lynch, cela il faut le reconnaître. Le ton est donné dès le départ : le spectateur sera baladé, pris entre rêve et réalité. Et quoi de mieux pour décor de cette farce que la ville de Los Angeles, sulfureuse entre toutes, qui sied à l'intrigue avec une correspondance déconcertante. Mais voilà, le bémol arrive. A force de vouloir en faire trop, Lynch prend le risque de perdre le public au point qu'il n'y ait plus rien à chercher. Si l'on se sent impliqué dans cette histoire d'amnésie, on perd pied dès le commencement de la fameuse seconde partie. Avec 45min de moins, et un peu plus d'intensité, le film de Lynch aurait été sans doute gagné en impact. Mais la plupart du temps, l'on oublie parce que l'on ne saisit pas. Contrat à moitié rempli donc, mais contrat qui mérite tout de même un joli 4/5, je pense.
Pour tout bon cinéphile "Mulholland Drive", à l'instar de toute l'oeuvre de David Lynch, est une espèce de Quête du Graal dont la fascination accroît un peu plus à chaque visionnage provoquant ainsi une véritable folie d'interprétation qui a fini par installer le film au rang de chef-d'oeuvre ultime de son créateur. Incroyable expérience cinématographique, "Mulholland Drive" fait partie de ces trop rares films qui n'ont pas d'égal, pas de concurrence. Rien n'est comparable à ce film pour une seule et bonne raison : personne ne fait du Lynch à part Lynch lui-même, n'en déplaise à tous ces ersatz qui s'y frottent et s'y perdent. Lorsque l'on dit que l'univers lynchien développe une propension au bizarre, au difforme, au cauchemardesque, à l'animalité humaine, au désenchantement, au pervers ou à l'illusion, on est encore bien loin du compte parce que l'ambiance qui imprègne ses films est indescriptible, en constante oscillation. Rien ne se laisse capturer chez Lynch, chaque élément que l'on croit saisir se dérobe, et ce, à l'infini, dans un mouvement magnétique, envoûtant, hypnotique et inéluctablement jouissif. A ce titre "Mulholland Drive" est un parangon du genre, une sorte de synthèse de toute l'incroyable maîtrise du grand David. On y retrouve tous les meilleurs ingrédients du cinéma lynchien : une ambiance anxiogène, l'abîme, le vertige des sensations, un opéra de textures et de couleurs, le récit d'une désillusion, une intrigue labyrinthique marquée de sensualité, de rêves et de cauchemars, l'aliénation humaine, la descente aux Enfers hollywoodiens, etc. Mais tout le génie du réalisateur réside dans l'atmosphère qu'il arrive à instaurer sur base de peu de choses; rarement un gros plan sur un regard ne m'aura autant perturbée et rarement encore la simple ouverture d'une porte ne m'aura angoissée à ce point. Lynch est un magicien du cinéma et je me demande comment il pourra un jour aller plus loin dans les affres de l'âme humaine tant "Mulholland Drive" atteint des sommets de réalisation infranchissables, le tout porté par un casting d'une intensité indescriptible : Naomi Watts et Laura Elena Harring sont inoubliables et incandescentes tandis que Justin Theroux est une belle révélation. Les seconds rôles (figures types de Lynch) ne sont pas en reste non plus. Hollywood n'a jamais été aussi magnifié, la musique d'un film a rarement raisonné de la sorte. En conclusion, "Mulholland Drive" est sans conteste l'une des plus belles aventures cinématographiques des années 2000 dont un nombre incalculable de scènes restera gravé dans les mémoires (la scène du "Silencio" est un excellent exemple d'un instant de grâce ultime et un clin d'oeil cinématographique au "Mépris" de Godard). Avec Lynch le cinéma est plus grand, plus incontournable, plus unique et plus jouissif que jamais. Et finalement celui qui le résume le mieux, c'est encore Lynch himself : "On n’est pas obligé de comprendre pour aimer. Ce qu’il faut, c’est rêver.". La messe est dite : un film de Lynch ne se raconte, il se vit. Bonne route à tous!
Il y a quelque chose de fascinant dans ce film. Les images (du moins la plupart car il faudrait aussi parler de l'obsession de Lynch pour le kitch) sont splendides et Naomie Watts est tout simplement exceptionnelle dans son rôle (les scènes lesbos sont magnifiques) ! Le film se regarde donc sans déplaisir et si on ne comprend pas tout, on se dit qu'on comprendra après. Or justement il est là le problème : Car plus on se rapproche de la fin moins on comprend, certaines scènes sont incompréhensibles et n'ont aucun rapport évident avec l'histoire (si toutefois il y a vraiment une histoire). A ce stade, on perd pied, l'explication par le rêve n'est qu'une facilité non entièrement convaincante. Le fait qu'il faudrait revoir le film pour vraiment le comprendre ne fait que souligner l'incapacité du "savoir montrer" du réalisateur. Bref un assez bel emballage sans film à l'intérieur !
Certainement mon plus gros casse tête cinématographique ! Mais après qques longues heures de réflexion, on comprends le film et toute la BEAUTÉ qu'il cache ! Oui beauté en majuscule car c'est le mot le plus éloquent pour définir ce chef d’œuvre. Une fois qu'on comprends le film, on ne peut s'empêcher de le regarder une deuxième fois, et c'est là que tout explose. Chaque scènes a son importance, cachent une beauté implicite, une magie... Donc grand bravo à David Lynch pour sa réalisation. Les actrices principales sont excellentes, personnellement j'ai préféré Noami Watts à Laura elena contrairement à beaucoup.
Mais, pour apprécier ce genre de film, il faut aimer le cinéma et avoir une empathie assez prononcée pour comprendre ou percevoir certaines scènes.
En bref, un beau film traitant principalement de l'anthropologie de l'amour à travers une histoire assez complexe, tourmentée par les aspects pervers de notre société.
Un film très spécial, filmé presque au ralenti (disons qu'il y a beaucoup de longueurs), sans queue ni tête (et même la fin n'éclaire pas sur tout). C'est comme un puzzle que le spectateur doit rassembler selon ses perceptions. C'est très onirique au final. Lynch film des émotions (souvent exagérées) pour nous toucher. Et puis, Naomi watts est très jolie. Elena Harring aussi. La scène au lit entre les deux est donc à la fois évidente et sensuelle. La scène du casting avec le vieux est chaude aussi. Bref, est-ce que c'est un chef-d’œuvre ? Lynch fait du cinéma non conventionnel. Il film, au spectateur de se débrouiller avec les rushs. On en garde un bon souvenir, parce que les jeux d'acteurs sont bons, l'ambiance irréelle et qu'on veut quand même savoir, en vain.
Fascinant , effrayant , derangeant ! Ce sont ces trois mots qui me viennent a l'esprit ! Mais voila d'un cote je suis vraiment heureux d'avoir vu ce film car il possede un casting juste incroyable , une photographie tellement parfaite et ne mise en scene qui merite bien ses prix mais c'est beaucoup trop complexe je trouve , j'ai compris une partie mais tout comprendre c'est pas possible , je veux dire que toute les scenes je ne comprends pas le pourquoi du comment et ca ce me derange enormement ! Le film dispose aussi de tres belles scenes et aussi d'une ambiance asser glauque que j'adore ... Je suis vraiment decu car je passe a coter de surement d'un des meilleurs films de Lynch mais du cinema tout entier ! ( d'apres la quantiter astronomique de critiques le considerant de chef-oeuvre ) . Niveau artisitique c'est juste incroyable et ca ma foutue une belle claque mais l'incompresions que j'ai pour ce film pese top et m'enpeche d'aimer vraiment ce film ...C'est un peu comme inception que j'ai adorer cependant c'est aussi helas compliquer ( beaucoup moins que M.D ! ) . Voila alors je le conseille vraiment mais il faut aimer les films compliquer ( tres ) et si jamais au cinephiles qui aimeront au moins la beauter du film pour les autres ( ''personnes normales ) je ne le conseille pas vous risquer de passer un tres mauvais moments si vous ne comprenez pas ps ; je ne dit pas ca mechament . Je pense que d'ici quelques annes je le reverais avec plus de luciditer je l'espere ...
Attention CHEF D'OEUVRE du cinema. Faire passer autant d'émotions, de sensations aussi bien agréables que désagréables seulement par l'image et le son relève du genie créatif et productif. woaw !!
J'ai vu un film... qui gagne à être revu tous les 10 ans... Et c'est mon cas... A l'époque, j'étais ressorti de la séance avec une immense perplexité, et le sentiment d'être passé à côté du sujet... Et j'en avais dit pique que pendre, sur la nullité du réalisateur, la suffisance et l'intellectualisme forcené du film... Pour tout dire, je n'en avais rien retiré, rien compris, rien aimé... Et comme les commentaires de la Presse et les notes des spectateurs dans Allociné étaient suffisamment élevées pour que je daigne revoir mon jugement, que j'estimais définitif, je me suis replongé dans l'univers si particulier de David Lynch et... Je n'ai toujours pas tout compris, mais j'ai trouvé de la totale maîtrise dans la réalisation, un jeu des comédiennes qui dégagent un érotisme torride, notamment Laura Elena Harring, des changements de rythme constant, des visions subjectives que les personnages ont entre eux, des scènes totalement surréalistes, et incroyablement maîtrisées... En fait, j'ai adoré un film que je n'ai pas compris, et au final, est-ce si grave que ça.. J'ai été pris par l'ambiance chaotique, la plongée dans l'inconscient (du réalisateur et des personnages), la musique au service de la tension... On ressort de ce film subjugué par la qualité des images, conçus comme des tableaux, par ces personnages totalement foutraques, et tout particulièrement les hommes... et par cette expérience si particulièrement... A revoir dans 10 ans pour le classer comme un chef-d'oeuvre absolu ???
Mulholland drive est un film bien particulier. Je peux facilement comprendre la plupart des gens qui n'aiment pas ce film parce qu'ils estiment que c'est de la masturbation intellectuelle. Moi même, je n'aime pas vraiment le genre de film où de nombreux éléments sont sujets à interprétation (2001, l'odyssée de l'espace, Holly motors... par exemples). Mais concernant ce film, j'ai été totalement hypnotisé et envahit par cette ambiance, ces scènes particulièrement esthétique grâce à une superbe photographie, les différentes musiques du film et tout le mystère planant tout au long du film. Les actrices sont également parfaites dans leurs rôles. Après le premier visionnage, j'ai compris le gros de l'histoire mais de nombreux détails m’échappaient et des questions restaient sans réponse. Il existe un documentaire fait par un professionnel du cinéma qui tente d'expliquer toute l'intrigue autour de ce film, et qui s'appelle "retour à mulholand drive". Ce dernier est particulièrement bien fait et ceux qui sont frustrés de n'avoir rien compris à ce film seront peut être soulagés. Après cela, je l'ai revisionné une seconde fois et je mes suis rendu compte du nombre très importants d'indices et de clés permettant de comprendre l'histoire. Ce film fait partie de ce genre de films où à chaque visionnage, on découvre un nouvel élément qui nous avait échappé lors d'un visionnage précédent. Après, ce genre de film est aussi de ceux qui font réfléchir le spectateur qui va se faire lui-même sa propre interprétation des choses. Encore une fois, ça plait ou ça ne plait pas. Sur ce coup-là, moi ça m'a plu.
Comment peut on aimer un film aussi complexe et déstructuré ? Certes il y a cette qualité formelle qui pourrait être une fin en soi, tellement elle nous éblouit, mais la réponse ne se situe pas là. C'est l'émotion, implacable et démentielle (dans tous les sens du terme), qui ressort de ce film et qui nous fait tomber amoureux d'une œuvre rare, ambitieuse, intimiste, fouillée et lisible dans n'importe quel sens est-elle tournée. Le plus beau Chef d’œuvre qui puisse être.
Mulholland Drive est mon premier Lynch, et mon préféré de lui! C'est d’ailleurs mon film préféré! L'univers des rêves et de l’illusion est vraiment magique!