Mulholland Drive
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1 179 critiques spectateurs

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LaCritique
LaCritique

19 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mai 2025
Un tableau critique et surréaliste d’Hollywood.
Une vision fantasmée de l’intégralité du monde du cinéma, vécu à travers les yeux d’une époustouflante Naomi Watts, aussi innocente qu’enivrée par une Cité des Anges mystique, sans fond ni sens véritable.

Les mises en abîmes s’enchaînent tandis que Lynch se donne les pleins pouvoirs en s’autorisant toutes les fantasmagories possibles pour servir son propos nébuleux.

Cette même abîme dans laquelle il faut accepter de plonger pour prendre son pied, et qui révèle à celui qui le veut bien un tumulte d’émotions dont seul le cinéma a la recette.

Une expérience plutôt qu’un film, à vivre plutôt qu’à voir.
Leosieg
Leosieg

5 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2025
Agréablement surprise par le visionnage de Mulholland Drive, que je n'avais jamais vu avant.

J'avais eu pas mal d'échos dessus, et beaucoup s'accordaient à qualifier la fin de "perchée" et "incompréhensible"
Je ne suis pas vraiment fan des fictions tirées par les cheveux et inutilement compliquées, mais le film de Lynch ne m'a pas du tout laissé cette impression.

On ne s'ennuie pas du tout. Tout est très bien filmé, très bien mis en scène, et on s'attache tout de suite aux personnages. Le film s'articule comme une grande enigme, et on se prend tout de suite au jeu de chercher le lien qui relie tous ces groupes de protagonistes entre eux.

La "seconde partie" en m'a effectivement déstabilisée car le film "bascule" tout à fait. On doit attendre quelques dizaines de minutes avant de retrouver pied.
spoiler: Et finalement, quand on s'approche de la fin, on comprend que toute la première partie n'est que de l'ordre du rêve, et c'est franchement bien fait. Les rêves où tout semble vaguement reel, où tout est confus, flou, les noms s'inversent, les gens changent,... J'ai beaucoup aimé ce revirement de situation et cette "aventure rêvée" par le personnage de Diane/Betty. Je ne pense pas qu'il faille chercher à tout intellectualiser et absolument tout comprendre dans ce genre de cinéma, et personnellement, ce dénouement m'a beaucoup plu.


J'ai beaucoup aimé regarder ce film et je l'ai trouvé carrément novateur, même en le visionnant plus de 20ans après sa sortie.
Michael78420
Michael78420

68 abonnés 1 961 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2025
Un soi-disant chef d'œuvre dont je suis complètement passé à côté. La première heure est sans intérêt. En tout cas quand on aime le concret. Le summum est atteint lorsque Betty (Naomi Watts) tombe amoureuse de Rita (Laura Harring). Mais pourquoi ? Cette inconnue qui a débarqué par effraction chez sa tante quelques jours plus tôt devrait pourtant l'effrayer. Puis soudain, le personnage incarné par Naomi Watts s'appelle Diane. Tout ça est incompréhensible, irrationnel, trop tiré par les cheveux pour me plaire. Un point pour chacune des deux actrices principales, qui délivrent une prestation remarquable pour tenir le spectateur en haleine jusqu'au bout malgré le gloubiboulga du scénario.
Oeuf4419
Oeuf4419

1 abonné 90 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2025
Ca pue le cinéma... esthétiquement parfait... ca interroge...
C'est une oeuvre d'art, c'est sur... une oeuvre d'art cinématographique qui interroge sur le cinéma et sur art...
Au final frustrant car au service d'un sujet réservé aux initiés.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

103 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2025
David Lynch signe avec "Mulholland Drive" une œuvre hypnotique, à la fois énigmatique et envoûtante. Ce film-sensation se vit plus qu’il ne se comprend, brouillant les repères entre rêve et réalité. Son étrangeté fascinante captive autant qu’elle déstabilise, transformant chaque scène en une expérimentation sensorielle.
Entre illusion hollywoodienne et cauchemar éveillé, Lynch joue avec nos perceptions, offrant un labyrinthe cinématographique aussi déroutant que magistral.
ferdinand75

734 abonnés 4 521 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2025
Un film complexe, dense et d’une richesse surprenante. Pourtant c’est vrai qu’il y a parfois des moments de flou ,de vague à l’âme , il faut se rappeler que le projet initial était pour une série TV ,qui s’est transformé en film long métrage, ceci explique cela . Mais il y a vraiment des moments de génie, de création pure et de fulgurance intellectuelle même si le film est très impressionniste. Deux parties bien sûr, la première qui commence comme une intrigue policière dans le milieu des acteurs en devenir d’Hollywood, petites frappes, Grosse Mafia qui commandite des films et impose des starlettes, et réalisateur branché à l’image de David Lynch lui- même. Mais au milieu du film l’histoire se renverse comme par un tour de magie, symbolisé par un cube bleu, avec une clef secrète, qui nous transfère une autre histoire presque inversée. L’héroïne d’origine, gentille et naïve devient malfaisante, et l’inconnue amnésique de la 1ere partie devient une star confirmée. Deux versions de la même histoire, une version rêvée et une cauchemardesque. Beaucoup de théories échafaudées sur ce scénario puisque Lynch n’a pas voulu expliquer le côté mystérieux, beaucoup d’indices permettent cependant d’interpréter le scénario , de parcourir ce labyrinthe énigmatique , certaines pièces s’emboitent , d’autres pas . Naomi Watts est absolument sublime d’une beauté sauvage , énigmatique, érotique , et nous délivre une scène exceptionnelle , peut- être la plus belle mise en abyme de ce qu’est le cinéma , avec son « audition » devant un producteur et un réalisateur , où elle joue une candidate à un rôle , puis une scène exceptionnelle « vécue », mais qui est une fausse scène , reflet miroir mise en abyme , ce que l’on voit est faux , mais ce qui est joué est faux aussi , ou y a-t-il une vérité ? , démoniaque . Il y aura répétition de ce principe/miroir avec le réalisateur qui vient mimer avec son actrice un baiser langoureux, et bien évidement pris par l’action le réalisateur fera couper la lumière à la fin, pour prolonger le baiser hors caméra. Anticipation, explication non-manichéenne, lumineuse de ce que sera le mouvement me-too, visionnaire. Un film d’une grande puissance, monument surréaliste, rare au cinéma ..
Mélanie M.
Mélanie M.

13 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2025
L'art d'un film très opaque (voire incompréhensible) au premier visionnage mais qui réussit à ne créer aucune frustration ni ennui chez le spectatur. Assez perturbant à quel point le réalisateur arrive à m'emporter dans tous ses délires visuels et scénaristiques sans me donner aucune clé de compréhension.
Cadreum
Cadreum

73 abonnés 823 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2025
Mulholland Drive de David Lynch est une odyssée labyrinthique, invitant à l'intellectualisation, tant par sa structure que par ses thématiques sous-jacentes. Loin d'être un simple récit, iI s'agit d'une immersion dans l'inconscient, où réalité et illusion se confondent. Lynch, maître du mystère, ne raconte pas une histoire : il exhume les vestiges d’un monde révolu, celui des illusions hollywoodiennes, et nous plonge dans l’effroi d’une vérité trop crue pour être supportée.

Dans sa première moitié, le film nous accueille dans un Los Angeles irréel, presque éthéré, on y suit Betty Elms (Naomi Watts) et Rita (Laura Harring), dolt cette première partie est une construction onirique issue de l'esprit de Diane Selwyn. Diane, une femme rongée par la culpabilité et l'échec, se réfugie dans un fantasme ou elle est réinventée en Betty: une jeune actrice pleine de talent et de pureté, nouvellement arrivée à Hollywood pour réaliser ses rêves.

À ses côtés, Rita (Laura Harring), amnésique et énigmatique, cherche à recomposer son identité, offrant au récit une tonalité de film noir. Dans ce rêve, les événements sont embellis, les relations idéalisées, et les problèmes simplifiés. Betty est héroïque, Rita est vulnérable et mystérieuse, et Hollywood semble être un lieu de possibilités infinies.

Puis vient le basculement. Le rêve s’effondre et laisse place à la réalité. Dans la deuxième partie, le spectateur découvre la véritable identité de Diane Selwyn. Contrairement à Betty, Diane est une femme brisée par l'échec, I'humiliation et la jalousie. Elle a commandité le meurtre de son amante Camilla Rhodes (le double de Rita) après avoir été rejetée par elle. Ce basculement révèle que la première partie n'était qu'un rêve échappatoire créé par Diane pour échap souffrance et à sa culpabilité

Hollywood, jusque-là paré des atours du fantasme, se révèle être un cimetière de désirs brisés, une machine impitoyable où talent et mérite se noient sous la corruption et le pouvoir. La scène où un réalisateur est contraint de choisir une actrice montre que le talent importe peu face aux dynamiques d'influence.

Les symboles lynchiens, tels que le club Silencio et la boîte bleue, hantent le film comme autant de rappels : tout n’est qu’illusion, et cette illusion se brise toujours face à la douleur de la vérité. Dans le club, la déclaration « Il n’y a pas d’orchestre » s’adresse autant aux personnages qu’aux spectateurs, soulignant l’artifice du rêve, qu’il soit hollywoodien ou personnel. La clé bleue est le symbole central du film. Dans la réalité, elle est le signe que le meurtre de Camilla a été accompli. Dans le rêve, la boîte bleue représente la vérité que Diane cherche à fuir. Lorsqu'elle est ouverte, le rêve seffondre, et la réalité prend le dessus.

Lynch construit un univers où chaque personnage et symbolique se dédoublent. Le rêve constitue un refuge face à une réalité insupportable. Diane, en rêvant qu'elle est Betty, recrée un monde où elle est en contrôle et où ses échecs sont effacés. Mais ce rêve est constamment menacé par sa culpabilité et apparaissent sous forme de symboles (le cadavre dans l'appartement, le vieil homme et la vieille femme, le monstre derrière le diner). Le rêve est une tentative de réécrire les événements. Ces visions grotesques et cauchemardesques culminent dans un tourbillon de folie qui consume Diane, laissant la caméra s’attarder sur son regard perdu, ultime reflet d’une âme disloquée.

Mulholland Drive est une tragédie moderne, un requiem pour les rêves et une autopsie de l’identité. En démantelant les conventions narratives et en multipliant les symboles, Lynch invite le spectateur à faire l'expérience du film à un niveau émotionnel et intellectuel. Pour le comprendre pleinement, il faut accepter d'errer dans ce labyrinthe, où le cinéma ne se contente plus de raconter : il suggère, il perturbe, il hypnotise.
Renaud Goirand
Renaud Goirand

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2025
Film étonnant et surréaliste qui nous fait voyager dans le temps de et dans l'espace sans en nous laissant un sentiment de déja vu diffus.
Pied de la butte
Pied de la butte

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 janvier 2025
Appreciations positives Incompréhensibles. La 1ère partie du film peut passer pour un thriller sauf que la 2ème partie part dans un délire total qui n'a plus aucun sens.
Melissa Zka
Melissa Zka

51 abonnés 573 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2025
Pur chef-d'œuvre signé David Lynch .
Ce film est parfait pour s'arracher les cheveux ou pour se triturer les méninges. Ce film est singulier, tout comme Lynch l'était. L'ambiance est digne des vieux films en noir et blanc, tels que je les aime et pourtant il s'agit d'un film de 2001. La musique est top . Le scénario est rocambolesque, mais en même temps pointe vraiment du doigt Hollywood et ses mauvais côtés (manipulations, mensonges, jalousies, drogues etc). Hollywood brise réellement des vies (derrière tout le côté paillettes et argent), et Lynch le fait découvrir à travers son œuvre. Entre rêve, réalité et désillusions, ce film a aussi pour but de nous faire réfléchir. Jusqu'où serions-nous prêts à aller par ambition ? L'être humain réserve bien des surprises (bonnes ou mauvaises). Ce film est un mystère, mais après tout, la vie elle-même est un mystère 
Dunkan 3000
Dunkan 3000

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2025
Mulholland Drive, je l'ai revu hier et j'ai du mal a en sortir, tellement je suis happé par l'ambiance hypnotique et mélancolique qui en émane. C est un très beau film qui marque durablement, un enchaînement d'images, de couleurs, de flous, de musiques, tous orchestrés avec grâce et beaucoup de poésie. Peu importe ce que l on comprend je pense, car ce qui se passe pour ma part s'adresse bien plus a l inconscient et a la sensibilité qu'a la rationalité. On en sort différent comme hypnotisé et un peu triste mais c est très beau. Un de mes films préférés a voir sans en attendre quoi que ce soit, juste laisser opérer la magie et la poésie.
alf38000
alf38000

17 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2026
Mulholland drive … le film considéré comme LE chef d’œuvre de David Lynch !
Étant moi-même un fervent admirateur des œuvres de Stanley Kubrick, de Terry Gilliam ou encore du grand Orson Welles, l’univers du génial réalisateur de Sailor & Lula, de Twin peaks et de Elephant man me paraissait être tout à fait a ma portée.
Après 147 mn de visionnage, c’est l’esprit passablement perturbé, les yeux dans le vide, la télécommande dans la main, et plongé dans une myriade de pensées et d’images que mes proches m’ont retrouvé en état de quasi catatonie.
Soyons honnêtes, le long métrage de Lynch est littéralement hypnotique, alors que l’on s’imagine cheminer doucement dans un thriller des plus classiques durant les deux premiers tiers du film, le tiers final nous entraîne soudainement dans monde où l’onirisme et la schizophrénie remettent en question tout ce nous pensions avoir cru comprendre. Les personnages de Betty/Diane et de Rita/Camilla , s’entrechoquant, se mélangeant, s’inversant sans jamais donner l’impression de rompre le fil rouge des évènements.
Alors, chef-d’œuvre ? Film incompris ? Semi-échec dû en (grande) partie au changement de cap voulu par les producteurs ?
Le réalisateur, à l’instar de ses coreligionnaires cités plus haut, ne donnera jamais vraiment d’explications convaincantes… et c’est peut-être tant mieux, chaque spectateur pouvant interpréter sa réalité tel qu’il l’imagine.
Incontestablement un ovni, mais à connaître absolument.
Hsj
Hsj

20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 août 2026
Beaucoup de bruit pour pas grand chose à mon sens. Quand je lis par ci par là, chef d'oeuvre absolu, ou meilleur film du 21ème siècle, on se rend vraiment compte de subjectivité prédominante dans l'exercice de la critique. Alors certes, c'est beau, il y a une ambiance très mysterieuse, qui nous donne la sensation de traverser un rêve ou plutôt un cauchemar d'ailleurs, fleurtant dans cesse avec la folie. Le jeu des acteurs est également excellent. Mais pour le reste, rien d'exceptionnel. Scénario, qui se donne des airs tarabiscoté, mais qui ne l'est pas tant que ca au final. spoiler: La fille qui est trahie par la femme qu'elle aime et qui fini par pêter les plombs...
On est en quelque sorte emporté dans sa propre folie, mais le réalisateur s'est arrangé pour bien brouillé les pistes avant, en s'amusant à inverser les rôles, et les repères de temps pour perdre volontairement le spectateur. De nombreux personnages plus ou moins glauques, sans forcément en liens direct avec l'histoire, traversent le film, renforçant la sensation d'être plongé dans la folie. Fait intéressant, un des seuls personnage à être relativement sain d'esprit, c'est celui qui joue le rôle du réalisateur ! Bref, une oeuvre intéressante et somme toute originale, mais il y bien mieux selon moi dans le domaine. Là on est plus dans le floue artistique. Il n'y a pas vraiment de morale au film. Pour moi, un film qui se veut intelligent est une oeuvre qui amène à réfléchir. Là on est juste dans le divertissement.
danivero
danivero

23 abonnés 159 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 janvier 2025
une histoire très tarabiscottée réservée à une élite intellectuelle. ce film est lent, long, sulfureux. Le réalisateur semble vouloir volontairement perdre le spectateur. c'est un genre de rébus un peu soporifique.
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