Un film étrange et étonnant qui dérange et interpelle. Une réflexion sur le cinéma certes mais aussi un film où se mêlent onirisme et réalité, thriller et romantisme. Un film qui a évidemment donné lieu à de multiples interprétations et interrogations. A voir.
Un voyage surréaliste dans le monde des rêves et des illusions d'Hollywood. Lynch brouille les frontières entre réalité et fiction, créant une expérience cinématographique déroutante et envoûtante. Le film est un labyrinthe narratif, plein de mystères et de performances folles, notamment celle de Naomi Watts.
Film très abouti sur le plan esthétique. Toutes les prises de vues sont léchées. Mais le film est incompréhensible sans décodeur. Les deux actrices principales Laura Harring et Naomi Watts jouent très bien mais j'ai eu du mal à entrer dans le film, qui est sans doute trop onirique pour moi.
Aucune cohérence dans la tenue de caméra ; c'est très mal filmé avec des cadrages approximatifs. Des jeux d'acteurs faussement surréalistes. L'ensemble est d'une lenteur insupportable. Nul.
Le film est décevant car trop long (2h26), trop confus (faisant décrocher le spectateur moyen) et faussement intellectuel. Le film est construit en 2 parties, d’inégale longueur : la 1ère qui dure quand même 2h, est l’histoire de Betty (Naomi WATTS), blonde, apprentie actrice venue de l’Ontario (Deep River) à Hollywood pour réussir et qui loge chez sa tante, partie tourner au Canada, et qui aide Rita (Laura HARRING), brune, devenue amnésique après un accident de voiture sur Mulholland Drive (route mythique pour ses vues imprenables sur Los Angeles et qui doit son nom à l’ingénieur qui la fit construire), le tout entrecoupé des péripéties d’un réalisateur (Justin THEROUX), cocu et irascible, à qui on veut imposer une actrice, et d’un tireur maladroit. Malgré l’ambiance mystérieuse [grâce à la musique électronique angoissante d’Angelo BADALAMENTI (1937-2022), dont c’était la 6e collaboration sur 8 avec le réalisateur], l’histoire n’est pas très captivante, vu sa longueur. La 2e partie raconte la même histoire mais de façon différente. Chacun aura sa propre interprétation :spoiler: la 1ère partie pouvant être la vie rêvée de Betty et la 2nde, sa vie réelle, beaucoup moins glamour et réussie. Pourquoi pas mais fallait-il un tel montage qui apporte plus de confusion que d’éclaircissement. Est-ce la vision de David Lynch sur Hollywood ? D’autres l’ont fait mieux que lui, comme Vincente Minnelli (1903-1986) avec « Les ensorcelés » (1952) et « Quinze jours ailleurs » (1962). Sur le thème du double, spoiler: Betty et Rita étant les 2 facettes d’une même femme ? Pour mémoire, le film est dédié à l’actrice Jennifer Syme (1972-2001), décédée dans un accident de voiture et qui a travaillé avec le réalisateur.
2002. J’ai 23 ans et ne suis pas particulièrement cinéphile, mais je commence à demander de plus en plus fréquemment à mes parents de m’enregistrer sur VHS des films diffusés sur canal+.
Un jour, sur l’une d’elles, le nom d’une route qui surplombe Los Angeles. Je lance le film… Une musique envoutante et une voiture qui s’enfonce mystérieusement dans la nuit, je suis très vite fasciné et happé par cette atmosphère si particulière.
Puis tout s’enchaîne. Un accident, un couple de personnes âgées inquiétant, un restaurant à l’arrière-cour peu fréquentable, des producteurs menaçants, un téléphone qui sonne dans le vide, un réalisateur trompé, un corps putréfié dans un appartement, un cowboy clairvoyant…plus le film avance, plus l’incompréhension me gagne. Je me sens malgré tout étonnamment bien à me laisser porter par une narration que pourtant je ne maîtrise pas, notamment grâce à une bande originale signée A. Badalamenti, hypnotique à souhait.
Après 1h51, une boîte bleue, un trou noir et le choc... Un choc cinématographique qui va durer 30 minutes. 30 minutes durant lesquelles la perte de repères atteint son apogée, où tout ce que j’avais eu du mal à construire s’effondre, où tout m'échappe et fait sens à la fois. 30 minutes à l’issue desquelles je reste bouche bée devant un générique sans musique, sommé de me taire par un dernier “Silenzio” lancée par une créature de la nuit aux cheveux bleus.
Me taire pour ne pas laisser s’enfuir la magie du moment que je viens de vivre, me taire pour ne pas forcément chercher à tout expliquer, me taire et accepter d’avoir dû lâcher prise pour me laisser transpercer, foudroyer, secoué par cette oeuvre qui ne ressemblait à rien d’autre que je connaissais.
Je pense que depuis ce jour, ma passion pour le cinéma et les centaines de films que j’ai vus ensuite n’ont eu pour seul but que de retrouver les sensations et la sidération ressentis devant cette expérience cinématographique unique.
Un film cryptique qui ne manque pourtant pas d'exprimer une critique claire envers la société et le cinéma d'Hollywood. Naomi Watts est magistrale et interprète ce scénario à la perfection, dirigé par un David Lynch qui fidèle à lui même, n'a pas peur de choqué pour dénoncer. Une oeuvre d'art dont on ne se lasse pas. Ces mystères continueront à intriguer les générations futurs et ne seront jamais vraiment résolu. C'est en celà que réside l'immense beauté et l'importance de ce film, dans l'histoire du 7ème art.
C'est pas parce-que c'est incompréhensible que c'est profond. C'est pas parce-que c'est Lynch que c'est génial. C'est prétentieux, ça se renifle l'entrejambe. La photo est belle, ok... Les acteurs s'ennuient autant que nous. Quand le réalisateur lui même dit qu'il ne comprend pas le film, c'est soit que c'est une grosse feignasse qui sait qu'en signant de son nom prestigieux, il sera encensé par la critique, soit qu'il se fout de nous en riant tranquillement des critiques dithyrambiques des bobos qui se la racontent.
Un film sombre, vénéneux et obsessionnel dont la musique, les images et l'histoire incroyablement puissantes vous hantent longtemps après le générique de fin. A voir et revoir, on ne peut y rester indifférent.