Petite maman
Note moyenne
2,7
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83 critiques spectateurs

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William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2021
Malgré son format réduit (à peine 1h20) et ses moyens minimalistes, Petite maman est néanmoins un grand film. Avec La jeune fille en feu Céline Sciamma avait démontré qu’elle était parvenue à une sorte de maturité, avec Petite maman elle acquiert presque un statut de cinéaste d’exception. Ce conte à la limite du fantastique est en tout point abouti. Il s’agit d’un film grave sur le deuil et donc sur la mort. Malgré la présence constante des deux fillettes (exceptionnelles d’ailleurs), nous sommes loin du film pour enfants. La scène d’ouverture dans la maison de retraite est un modèle de cinéma inventif, pensé et travaillé. Petite maman n’est pas tout à fait un film d’angoisse (encore que !), mais il fait diablement penser au Tour d’écrou de Henry James avec ses enfants pas innocents du tout. Les deux fillettes (existent elles vraiment toutes les deux ?)ne jouent pas à l’adulte : elles sont adultes, et par là même inquiétantes, même si parfois leurs rires les ramènent à leur statut d’enfant, et délivrent un peu le spectateur subjugué. Il faut bien évidemment voir et revoir Petite maman, véritable film de genre original et intelligent.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 juin 2021
Catastrophique précieux un cinéma qui se regarde très prétentieux long autant j'avais aimé la jeune fille en feu autant ce film est très mauvais bref c'est non
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 juin 2021
La petite Nelly vient de perdre sa grand mère maternelle, sa grand mère qui boitait.... et qu'elle aimait beaucoup. Il faut maintenant vider la maison, la maison où la maman, Marion (Nina Meurisse), a passé toute son enfance -une maison en pleine forêt, une forêt à laquelle la fin de l'automne prête un côté magique. Et bizarrement, Marion s'en va, laissant son mari se débrouiller seul. Et Nelly se demande: et si elle ne revenait pas?
Dans la forêt, Nelly retrouve la cabane que sa maman avait construite et, y travaillant, une petite fille qui s'appelle Marion. Elle habite dans une maison qui est le clone de celle de la grand mère, avec une maman qui boite (Margot Abascal) Les deux petites filles deviennent amies, jouent ensemble.... Pas de doute: Nelly a retrouvé sa maman, quand elle avait son âge...
C'est joli, charmant, de l'ouvrage de dame -mais c'est vain. Que l'on prenne le scénario du côté fantastique, onirique, psychanalytique: on s'ennuie ferme.
lilyzab
lilyzab

26 abonnés 172 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 juin 2021
Difficile de dire que c'est le chef d'oeuvre de Céline Sciamma! plutôt celui de l'ennui absolu! ce n'est pas parce qu'on filme les bois et deux petites filles que l'on nous embarque dans la poésie. les critiques parisiens doivent êtren en mal absolu de verdure pour l'encenser? ( pour ne pas le citer Télérama) Quand à la thématique traitée ? le deuil ? Je cherche encore l'émotion que cela devrait susciter. La recherche de la féminité? On s'ennuie tellement que l'on prête attention aux vêtements portés par les comédiens et il est vrai que la costumière a du les trouver chez une mamie. 1H12 ce film devrait être réduit à 30 minutes il aurait fait un beau court métrage!
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2021
« Petite maman » : un cinéma à hauteur d’enfant

Assurément Céline Sciamma sait filmer le monde de l’enfance. On le savait depuis « Tomboy », ce petit bijou cinématographique qui mine de rien remettait en question la notion d’identité sexuelle et provoquait du reste un tollé dans des milieux conservateurs.
Cette fois, il n’y a pas lieu de s’alarmer : le nouveau film de Céline Sciamma propose une réflexion poétique et d’une grande intensité sur le deuil vu par une enfant. Ou plus exactement sur la perception du deuil d’une adulte par une enfant.
Nelly, huit ans, vient de perdre sa grand-mère. On la voit dire au revoir à toutes les résidentes de la maison de santé où la vieille dame a terminé ses jours. Nulle trace de pleurs à cet instant, pas plus que dans le reste du film. En revanche, elle va profiter de son séjour dans une maison en forêt – celle qu’occupait la grand-mère décédée – pour interroger les lieux et chercher à comprendre l’immense douleur, pleine de dignité au demeurant, de sa maman. Et c’est alors qu’elle découvre une petite fille, Marion – même âge et même physique (le génie d’avoir pu trouver des sœurs jumelles aussi talentueuses l’une que l’autre) – qui deviendra pour Nelly une « petite maman », un substitut de la mère qui s’est absentée quelques jours, en proie à un chagrin que seule la solitude pourra apaiser.
Voilà bien un modèle de récit fantastique dont le déroulement s’effectue toujours du point de vue de l’enfant. La petite est hantée par la disparition d’un être cher, mais plus encore par le désir de comprendre l’enfance de celle qui s’est mise en retrait du monde pour mieux cacher ses larmes. Rien de plus poétique que ce thème du double (la gémellité des jeunes actrices en en permettant le parfait fonctionnement) ainsi que cette manière de scruter une maison et des bois qui cachent un secret. De ce point de vue, la cabane qui naguère fut hâtivement bâtie à l’aide de branches et de rondins a valeur hautement symbolique et, redisons-le, poétique.
Céline Sciamma a réussi un pari assez risqué : capter l’attention du spectateur selon un mode minimaliste. Certes le film ne dure même pas une heure et quart, mais quelle intensité dans les regards et quelle dignité dans l’évocation d’un drame qui eût pu se faire larmoyant. En outre, pour qui est amoureux des belles images et des cadrages de qualité, il y a de quoi se régaler. N’oublions surtout pas de mentionner le travail remarquable de Claire Mathon, la cheffe-opératrice, qui nous donne à voir des tableaux d’intérieur dignes de Vermeer pour la lumière qu’ils dégagent et la poésie qui les accompagne.
Enfin, il faut revenir sur l’admirable prestation de ces deux petites filles, Joséphine et Gabrielle Sanz, qui interprètent des rôles hors du commun sous la direction d’une cinéaste dont le talent crève l’écran. Mais toujours sur le mode de la discrétion et de la réserve. On ne peut que penser à l’univers d’un Bresson ou d’un Rivette, ce qui n’est pas le moindre des compliments.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 juin 2021
Un petit film beau, apaisant, qui n'a pas peur de prendre son temps pour aporter une ambiance bien à lui. C'est un film qui traite de l'enfance avec une justesse merveilleusement bien apportée grâce aux deux jeunes actrices mais également à la réalisatrice qui sait nous guider au travers de ses idées, tout au long du film, sans qu'on ait une seule fois l'impression que le temps passe.
magali aubert
magali aubert

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2021
Film d'une douceur mélancolique servi par le jeu d'enfants qui semblent avoir tout mieux compris que les adultes.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2021
Petite maman est sans doute le film le plus épuré de son auteure. C'est un film extrêmement minimaliste en terme de mise en scène qui a l'intelligence de traiter de thèmes aussi forts que le deuil, les relations parents enfants et la solitude sans tomber dans le pathos. Le film utilise le surnaturel dans un univers totalement naturaliste, créant une forme de poésie très touchette. Alors oui c'est un peu long, il ne se passe pas grand chose mais Sciama réussit, par instants, à toucher au sublime. Elle livre une œuvre introspective sur l'enfance où l'imaginaire est roi. C'est simple et beau, touchant et apaisant. Un joli film.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2021
Petite maman et petit film de Céline Sciamma par sa durée, sa qualité et ce qu'il en reste une fois la séance terminée. Même si ce conte fantastique où une fille rencontre sa mère au même âge peut plaire par sa modestie et son audace je n'ai pas réussi à accrocher à cette variation sur la filiation. Et le jeu plutôt forcé et irritant, voire inaudible des deux jeunes actrices m'ont définitivement sorti du film.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2021
Une petite fille vient de perdre sa grand-mère. Avec ses parents, elle participe au déménagement de sa maison. Mais le lendemain, sa mère disparait et la petite fille rencontre une autre fille du même âge. Elle s'appelle comme sa mère... Cette histoire aux allures de conte me donnait beaucoup envie et c'est, je pense, sans attentes particulières, que je suis allé le voir. Et même si je n'avais pas apprécié Portrait de la jeune fille en feu, j'avais envie de m'y aventurer. Mais non, il faut croire que je n'accroche pas à l'univers filmique de Céline Sciamma qui aborde ici le deuil et la maternité. Franchement, je ne renie pas la beauté de certains plans et la fantaisie simple du scénario mais je n'aime pas du tout sa façon de raconter des histoires. C'est d'une lenteur soporifique (je rappelle que ça dure à peine 1h12...), conceptuel tout en étant minimaliste, épuré mais à la fois étrangement lourd et formel. Face aux bonnes critiques, je vais essayer de pas me faire jeter des pierres, mais je trouve cette oeuvre inaboutie. L'idée est jolie, les décors automnaux contribuent à véhiculer une certaine nostalgie, et j'ai aimé le concept des temporalités mélangées, permettant au passé heureux de renouer avec la douleur du présent. Mais le ciment qui relie tous ces éléments entre eux, c'est tout simplement un trou béant ! En tant que spectateur, j'aime me laisser surprendre, envahir par un univers et des émotions et là je dois dire que c'est un coup manqué. C'est comme si j'étais face à un tableau dont je percevais les couleurs et les formes, mais que je n'arrivais pas à aller au-delà. C'est comme si on avait passé un scénario fantastique au sécateur, transformant l'irréel et le rêve en quelque chose de très anodin. Quel ennui, sérieux ! Et puis les deux jeunes actrices, bien qu'elles dégagent quelque chose d'intéressant à l'image, semblent hyper formatées dans des dialogues sur-écrits, encore une fois très formels, les bridant dans leur naturel d'enfant. On sent la différence lorsqu'elles s'amusent vraiment et qu'elles rient, débarrassées des répliques qui semblent les contraindre... Enfin, je me demande l'influence qu'a la renommée de la réalisatrice sur la réception plutôt positive que rencontre le film. Si Céline Sciamma n'était pas aux manettes, Petite Maman comblerait-elle autant ?
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2021
Retour aux sources pour Céline Sciamma, qui nous ramène dans son Cergy natal, au détour d’un conte, adorable et intemporelle. Tout juste après la sensation lyrique que nous a laissé son « Portrait de la jeune fille en feu », elle s’empare d’une pensée, d’un souvenir, d’un fragment de vie qui s’accommode pourtant peu à des générations qui n’ont de cesse que de regarder vers l’avant. Le contre-pied est donc idéal, à plusieurs niveaux, où la réalisatrice dépasse l’avènement du deuil afin que des enfants y bâtissent une passerelle, permettant de communiquer toute la sensibilité et la sagesse de ceux qui auraient grandi trop vite. C’est également un film qui demande la permission avant de s’engager dans la tourmente, à hauteur d’enfant et ces derniers partagent autant de petites histoires que de grands rôles.

Une grand-mère s’éteint et il ne faudra pas plus de quelques minutes pour que la virtuosité de la mise en scène et du montage de la cinéaste frappe. D’une porte à l’autre, c’est un portail de plus que la jeune Nelly emprunte, où il serait facile de s’arrêter à la régression induite par sa trajectoire. Nous avons à faire à un nouveau portrait, celui d’une famille ou plutôt d’une sororité d’exception, où les codes du fantastique sont convoqués avec une maturité à en défier l’autorité parentale. Et c’est justement une discussion symbolique qui ne refermera jamais sa parenthèse. L’espièglerie de Sciamma s’affirme à chaque nouveau pas et chaque aller-retour entre cette cabane dans les bois et le domicile de deux filles, qui s’écoutent, qui se complètent et qui jouissent d’un instant à la fois perdu et retrouvé. La question du point de vue intervient alors rapidement, si bien qu’il sera important de reconnaître les limites du jeu de rôles comme une frontière ludique, dont on ne verra jamais entièrement la silhouette.

En quoi Nelly s’identifie-t-elle à sa mère et en quoi cette dernière nourrit l’imaginaire de sa fille ? Il existe tant d’autres problématiques qui viendront se greffer à cette guérison, finalement sous les traits d’une quête initiatique. Le choix des deux sœurs Joséphine et Gabrielle Sanz comme comédiennes n’est pas anodin et les confronter à deux autres générations l’est encore moins. Dans ce qui semble tenir de la rêverie, on nous prend par la main, d’une poignée ferme et sans hésitation, par le prisme d’un regard simple et sans jugement. Dans toute cette collaboration émotionnelle, le sujet bouleverse. La crainte de ne plus pouvoir remettre les pieds dans un refuge de nostalgie nous agrippe à une réalité que l’on redoute, mais tout ce que l’intrigue souhaite avant tout véhiculer, c’est le droit de rêver et de transmettre cette maigre consolation, qui peut se transformer en plus une chose bien plus importante dans les moments les plus durs.

« Petite Maman » construit toute sa poésie autour d’une rencontre manquée et peut-être passé, mais n’éprouvera pas le besoin de la justifier. En citant ouvertement Miyazaki comme référence, la réalisatrice entame ainsi une introspection bienveillante, en harmonie avec un environnement cyclique, où il sera permis au temps de se figer. Les distinctions se brisent et tout se confond. Maternité, sororité, amitié… Tout. Il y a tant de justesses dans ce message d’émancipation qu’il serait permis de l’interpréter avec une simple pulsion. Finalement, avec la bonne distance et la bonne inclusion de ses sujets, l’expérience d’hier devient celui de demain et vice-versa.
Dominique V.
Dominique V.

17 abonnés 227 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juin 2021
Je me suis beaucoup ennuyée à ce film : j'ai trouvé l'histoire très ténue, les dialogues peu crédibles et les jeunes actrices pas naturelles.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juin 2021
Quelque chose ne fonctionne pas dans Petite maman.

Dès les premiers plans, le film se place dans une position un peu surplombante : la petite fille joue de façon froide et désincarnée, alors que la caméra louvoie un peu artificiellement dans un couloir. Quelques instants plus tard, dans un plan tourné à l'extérieur, la mère adopte une posture qui m'a semblé complètement anti-naturelle.

La suite du film se situe dans la continuité de ce début. A la fois un peu laborieux, manquant de grâce et au final très anecdotique. Sciamma ne creuse pas le vertige métaphysique qu'aurait pu générer son idée originelle : soit la mère pose des questions accessoires à la fille ("tu m'auras à quel âge ?"), soit les deux sont montrées dans des moments d'innocence (le bateau, les crêpes) qui sont comme déconnectés du sujet du film.

Le résultat est un peu froid, par moment assez beau, et globalement insipide et pesant.
Caroline C
Caroline C

33 abonnés 386 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juin 2021
Malgré la volonté évidente de jouer avec l'analyse psychologique des relations mère-fille, il faut dire que j'ai trouvé ce film bien naïf. Les dialogues entre les 2 fillettes sont parfois bien poussifs, et assez peu crédibles pour des enfants de leur âge (la petite maman qui explique à sa fille qu'elle pense déjà à elle en tant qu'enfant à venir... à 8 ans, pas sûre qu'on désire déjà des enfants...). La partie la plus réussie à mon sens, c'est les relations toutes simples et bien réelles entre la petite Nelly et ses parents. Ces scènes pleines de tendresse donnent à ressentir la nostalgie du temps qui passe et l'importance de la transmission familiale. C'est simple mais ça touche au coeur. Tandis que la partie "fantastique" paraît trop artificielle. Dommage.
Aurélien Ma
Aurélien Ma

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 juin 2021
Nul. Vraiment une daube ! Très ennuyant.. une fille qui rencontre une autre fille.. elles sont assez similaire.. film que je déconseille
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