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Nitnelav
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1,5
Publiée le 28 juillet 2026
Une vraie déception. L’idée de départ est séduisante, pourtant je n’ai jamais cru à ce qui se passait à l’écran. Les dialogues sonnent faux, l’interprétation manque de naturel et l’émotion, pourtant au cœur du film, ne m’a jamais atteint.
Malgré ses 72 minutes, j’ai trouvé le temps étonnamment long. J’admire l’intention, mais le résultat m’a semblé beaucoup trop artificiel pour me toucher.
« Les secrets ne sont pas toujours des choses qu’on essaie de cacher, c’est juste qu’on n’a personne à qui les raconter. »
Petite maman avance avec une douceur constante et un dispositif volontairement minimal. Le film choisit la délicatesse comme principe et regarde l’enfance comme un espace de compréhension silencieuse.
Avant de découvrir le film, il est utile de savoir qu’il adopte une forme presque dépouillée, qui conditionne fortement l’expérience. Céline Sciamma privilégie une narration réduite à l’essentiel, fondée sur les silences, les gestes et une temporalité très douce. Le récit se place strictement à hauteur d’enfant et demande d’accepter une logique émotionnelle simple, parfois fragile, sans tension dramatique marquée ni progression classique. Cette approche peut produire un sentiment de justesse, mais aussi maintenir à distance ceux qui attendent un conflit plus affirmé.
Ce positionnement s’inscrit dans un contexte artistique précis. Après Portrait de la jeune fille en feu, œuvre plus ample et plus frontale, Sciamma revient à une forme volontairement modeste, tant dans son dispositif que dans son ambition. Peu de personnages, des décors limités et une économie de moyens assumée prolongent des thématiques déjà centrales dans son cinéma, comme l’enfance, la filiation et la transmission, sans les déplacer en profondeur. Cette sobriété, pensée comme un geste de retrait, confère au film une légèreté maîtrisée, mais aussi un certain manque d’ampleur.
Sur le fond, le film aborde le deuil et la transmission avec une grande retenue. La perte est traitée comme une présence diffuse, jamais dramatisée, intégrée aux gestes du quotidien. La compréhension passe moins par l’explication que par le partage silencieux, et la filiation apparaît avant tout comme un lien affectif, imparfait et fragile, débarrassé de toute hiérarchie ou discours appuyé.
Le temps et la mémoire y sont envisagés comme des espaces émotionnels plutôt que comme des mécanismes narratifs. Le passé n’est ni corrigé ni jugé, simplement regardé. Le message reste clair et mesuré : accepter l’héritage émotionnel permet de vivre avec ses manques sans chercher à les effacer.
De mon côté, je n’ai pas été très emballé par Petite maman. Le film est mignon et délicat, et parvient à évoquer des thèmes profonds avec une réelle légèreté, notamment autour de la filiation et de la transmission. Son point de vue constamment tenu à hauteur d’enfant fonctionne bien, en imposant une logique émotionnelle simple et cohérente. Pourtant, cette douceur finit par freiner mon engagement : à force de retenue, le film reste pour moi à l’état d’esquisse sensible, touchante par moments, mais trop sage pour réellement m’emporter ou laisser une trace durable.
C’est précisément cette retenue qui constitue aussi sa principale limite. Le dispositif, posé très tôt, évolue peu et donne parfois l’impression d’un récit qui se contente d’exister sans se déplacer. L’absence quasi totale de tension dramatique maintient une distance constante, l’émotion affleurant sans jamais s’imposer. La brièveté et la légèreté de l’ensemble renforcent enfin l’idée d’un geste maîtrisé mais modeste, dont la délicatesse limite aussi l’impact.
Petite maman demeure ainsi un film juste et doux, à la portée volontairement restreinte, qui touche par instants sans parvenir à s’ancrer durablement.
Un film épuré et intimiste, mais dont la simplicité frôle parfois l’ennui. Si l’intention poétique est touchante, le rythme lent et le minimalisme du récit laissent une impression de légèreté un peu creuse. Un exercice de style sincère, mais trop discret pour vraiment marquer.
Film d'une grande douceur, teinté de nostalgie et filmé à hauteur d'enfant. Un regard tendre sur le deuil, les liens familiaux et l'enfance. Une mise en scène sobre et très peu de dialogues. Je comprends que ce film ne plaise pas à tout le monde car il ne s'y passe pas grand chose.
Dans cette maison vidée par l’absence, Nelly explore un territoire plus vaste que celui des pièces désertées. En rencontrant Marion, cette enfant qui lui ressemble et qui n’est autre que sa mère à son âge, elle découvre un espace où le présent et le souvenir se fondent en une douce continuité.
Ici, Sciamma ne cherche pas l’affrontement dramaturgique, elle préfère l’effleurement. Débarrassé du superflu, le film épouse une forme de minimalisme où la simplicité n’est jamais synonyme de facilité.
Ce refus de la démonstration se retrouve dans la manière dont Sciamma filme le lien mère-fille. Là où tant de récits sur la filiation insistent sur le poids des non-dits et des malentendus, Petite Maman inverse la dynamique : l’enfant ne se heurte pas à l’adulte, elle l’accueille. Dans cet espace hors du temps, la relation ne se construit plus sur la verticalité du rapport d’autorité, mais sur une forme d’égalité.
Si Petite Maman parle de perte, il n’en fait jamais un poids, encore moins un drame. La douleur est là, diffuse, mais elle se mêle à la douceur d’une transmission, à la tendresse d’un regard posé sur ce qui a été. L’une des scènes les plus bouleversantes du film réside dans cette phrase simple, presque anodine, où Nelly confie à Marion : « Je ne peux pas être triste que tu sois partie si je ne t’ai pas encore rencontrée. » Tout Petite Maman tient dans cette idée : le deuil ne consiste pas à apprendre à oublier, mais à apprendre à voir autrement.
Avec Petite Maman, Sciamma signe peut-être son film le plus radical, non par l’ampleur de son dispositif, mais par sa volonté de dépouillement absolu. Elle fait le pari d’un cinéma sans ostentation, d’une mise en scène qui s’efface pour ne laisser que l’essence de l’émotion.
Je crois être passé à côté du film ou du projet. Tout est trop écrit, trop joué, trop propre, sans vie. Les enfants eux-mêmes n’offrent aucune vitalité et jouent dans des cadres trop rigides. L’image en fait trop, elle est très voyante, d’autant plus que tout est extrêmement silencieux et lent (aucune ambiances, tout est très lourd et de longues pauses entre chaque répliques). Film qui semble vouloir dire des choses, où les moments sont sensés comptés, mais je ne sais pas ce qu’on me raconte ni ce qu’on attend que je ressente.
On ressent une recherche poétique et enfantine assez forte dans ce petit film surréaliste mais il abouti à des sentiments mitigés comme si on avait voulu faire correspondre trop de choses différenciées. Pourtant beaucoup de simplicité dans la monstration de l'enfance, on peut cependant douter de la justesse du jeu des fillettes bien que cela peut être en partie intentionnel. Le principe du deuil, de l'écoulement de la vie et de l'improbable de la rencontre proposée avec sa mère enfant se heurte à trop d'incohérences qui ne tiennent pas de l'onirisme dans les images mais d'un fantastique tordu car cela n'est justifié que par des dialogues abscons d'un sentimentalisme parfois maladroit. Le sens poétique se heurte à trop de ce qui ressort comme étant des préjugés là où a pourtant recherché à ne pas en faire transparaitre. Un manque de simplicité du fait que celle-ci a été mal proportionnée par rapport aux images. Une ambition forte qui n'est réussit qu'à moitié et dont le rendu est peu satisfaisant bien que délivrant quelques jolies impressions dans ses essais.
Thèmes (mort, deuil, parentalité, enfance, histoire familiale, mémoire, communication, transmission) intéressants et bien traités. La jeune fille ne joue pas toujours très naturellement. L'enchainement brutal sans transition des scènes est souvent désagréable et me semble un peu trop conceptuel pour les petits enfants qui ont du mal à suivre la naration. pas assez de musique.
Oui, c'est lent et poétique, mais bien que l'idée de base soit intéressante, je n'ai pas trouvé l'histoire prenante. Les petites filles (plus Nelly que la petite maman) conservent un ton plat très robotique qui fait très texte appris par coeur, parfois l'articulation laisse à désirer, et les répliques qu'on leur fait dire sonnent étranges dans leur bouche, presque comme si elles n'étaient que les marionnettes d'un ventriloque. Par conséquent, très peu de naturel aussi. On ne voit pas non plus cette fougue de la jeunesse qu'on retrouve dans les autres films d'enfants, les filles s'amusent, certes, mais elles sont loin d'être énergiques ou débordantes de joie. Le film est court, ce qui le sauve. La mère disparaît, cette nouvelle petite fille apparaît et Nelly joue avec elle, s'interroge, rien de plus, pas d'aventure particulière. Ma scène préférée reste le "voyage de fin". Pour conclure, film dont on peut apprécier la poésie mais qui n'explore pas assez le potentiel de son scénario. En espérant que ce petit voyage a permis à Marion de mieux comprendre et connaître sa mère.
Franche déception pour ce film qui souffre de défauts majeurs le rendant soporifique même s'il est court. En premier, le choix de deux fillettes qui sont mignonnes mais récitent leur texte comme à l'école. Le second est la minceur du scénario. Les deux conjugués font que le film n'arrive pas du tout à convaincre.
Je m'attendais à un peu de magie, l'insouciance de l'enfance mais c'est très plat et d'un ennui ! On a l'impression que les personnages sont des automates, ils répètent leur texte sans conviction, ils sont froids et fades comme les décors intérieurs.
Toujours bien aimé tous les films de la réalisatrice jusqu’ici (avec un petit bémol pour Portait de la jeune fille en feu). Pas du tout entendu parlé de celui-là lors de sa sortie en salles. J’ai eu un peu de mal à entrer dedans mais assez vite le film fait son petit effet. On s’attache aux jeunes filles (parfaitement interprétés par des jumelles) tandis que le côté fantastique passe très bien. On est tenu en haleine en se demandant comment tout cela va finir. Un très joli film sur le deuil, la filiation mère-fille et l’imaginaire enfantin. L’ensemble est très court mais tout est dit. Une bien belle surprise et une vraie petite pépite à découvrir que ce dernier Cécile Sciamma.
Malgré son dispositif hyper minimaliste, ‘Petite maman’ s’aventure pourtant, l’air de ne pas y toucher, sur les terres du conte fantastique. Ayant récemment perdu sa grand-mère et peu soutenue par une mère empêtrée dans son propre deuil, une petite fille passe ses journées dans les bois autour de la maison de la vieille dame et rencontre une étrange petite fille, qui lui paraît immédiatement très familière. L’enjeu du scénario ne repose pas sur l’acceptation du surnaturel, dont le scénario ne fait pas grand cas puisque les deux fillettes acceptent instantanément cette configuration “magique” mais sur une notion de “transmission’ présentée comme un ruban de Möbius. Malgré la simplicité de la proposition, malgré la très courte durée du film, ‘Petite maman’ explore des concepts tels que l’amour filial, le deuil, le rapport à l’univers quand on est enfant, le poids du passé ou la peur de l’avenir…mais sans jamais rien asséner qui s’apparenterait à une vérité ou même à un simple point de vue un brin trop affirmé. Si je devais reprocher quelque chose à ce très joli petit film, curieusement optimiste au-delà de son atmosphère automnale, ce serait de ne pas avoir bénéficié d’un écrin, visuel notamment, plus ambitieux…mais peut-être son équilibre repose-t-il justement sur son extrême modestie, qu’une atmosphère fantastique plus suggestive ne serait parvenu qu’à gâcher.
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3,5
Publiée le 20 mai 2022
Avec "Petite Maman", Céline Sciamma retrouve le thème de l'enfance pour un film sur le deuil à hauteur d'enfant, mais aussi sur la relation enfants-parents. La petite Nelly accompagne ses parents dans la maison de sa grand-mère qui vient tout juste de décéder. Ils doivent vider la maison et pendant ce temps-là, la petite fille s'aventure dans les bois où elle croise Marion, une fille de son âge ayant le même prénom que sa mère. Une étrange coïncidence ou pas... La réalisatrice s'aventure dans le cinéma fantastique tout en gardant une base rationnelle en racontant son histoire de manière réaliste. Sans nous emmener dans un autre monde, elle nous livre un récit onirique et poétique qui est d'une grande sobriété. Ce n'est pas une histoire qui déborde d'émotion, mais il y a quand même deux ou trois jolis moments d'émotion. Au final, un conte fantastique épuré, minimaliste et subtil qui est très plaisant à suivre notamment grâce aux deux petites filles qui jouent avec beaucoup de maturité.
pour X raisons, je ne l'avais pas vu à sa sortie ( Covid ???), C'est une heureuse surprise...c'est un moment de fraicheur et de poésie, comme quand les deux petites filles construisent une cabane où cuisinent des crêpes, attention les têtes...Tout est simple dans le monde des petites filles, même le chagrin... Bravo aux deux petites actrices, qui se ressemblent étrangement, et à l'inspiration de la réalisatrice et au rêve que procure le film...Le genre de film que l'on peut revoir cent fois, juste pour se sentir bien, car ce qui compte, c'est l'instant passé avec les personnages, l'évasion poétique plus que le scénario...Je conseille, si vous cherchez un peu de sérénité sur l'écran....