« Oranges sanguines » est une sorte de mélange improbable entre le film « Pulp fiction » et la série « Black mirror », en passant par l’émission « Strip tease » ! C’est malaisant, caustique, absurde et parfois drôle ! Ici, tout le monde en prendra pour son grade, qu’on soit handicapé, vieux, politicien corrompu, avocat émérite, chauffeur de taxi ou encore vierge ! Les protagonistes ainsi que les situations sont bien écrits, mais c’est clairement le casting qui détonne. Christophe Paou (le ministre), Alexandre Steiger (l’avocat), Lilith Grasmug (l’adolescente), Fred Blin (le malade) ou encore Blanche Gardin (la gynécologue) nous offrent de sacrés moments avec des répliques qui fusent à toute vitesse ! Cela donnera ainsi lieu à tout un tas de séquences mémorables car gênantes (cf. le repas d’anniversaire au restaurant, la séquence photo du ministre et de son épouse, j’en passe et des meilleures). Ainsi, cette comédie au vitriol divisera autant qu’elle séduira, mais en tout cas, elle ne pourra laisser indifférent car elle est dotée d’acteurs hors norme et surtout d’un humour noir sacrément osé !
Alors ? Aussi méchantes que ça, ces "Oranges sanguines" ? Peut-être pas autant que l'accroche ne le laisse supposer. Mais, ce qui est sûr, c'est que ce film est complètement surréaliste. Et ça, on le sent d'emblée avec ce long dialogues entre les membres d'un jury de concours de rock. Tous les échanges du films sont comme ça, voire même plus encore. A ce titre, le court, mais délicieux passage avec Blanche Gardin est tout bonnement hallucinant. Et c'est un compliment. Mais, cette première partie de film a son défaut : parfois très lourde, car trop bavarde, il aurait été préférable à certains moment de trancher un peu dans le lard. Quant à la deuxième partie du film, tout en restant surréaliste, Meurisse pousse son délire au maximum et verse bien volontiers dans le trash. Je vous garantis qu'on va loin dans l'horreur si bien que, même si le tout a la finesse d'un hippopotame dans un champ d'asphodèles, on ne peut que se réjouir de voir un mec qui n'a pas peur de prendre ses roupettes à poignée et de proposer ce qu'il a envie de proposer. Notre comédie populaire ferait bien de s'en inspirer mais bon, c'est comme tout, ce sera laissé à la convenance de chacun. Il y a de vraies bonnes choses là-dedans, mais avec un peu plus de boulot et d'application, il y avait nettement la place d'obtenir une comédie vraiment incontournable. Dommage. Et dommage aussi pour la très belle brochettes de comédiens qui s'en donne à coeur joie. Mais, encore une fois, on ne saurait être trop sévère avec un mec qui ose et qui, dans sa bande-son, met en valeur Bill Haley, Eddie Cochran, Barbara et autres Nocturnes de Chopin.
Voilà encore un film qui ne fait pas dans la dentelle. J’ai trouvé la démarche artistique juste et audacieuse. Juste dans sa première partie où tous les dysfonctionnements ou toutes les absurdités et toutes les injustices de notre société sont prononcées sans militantisme, sans réflexion primaire dans un discours relativement posé et passionné. Audacieuse dans le dernier tiers du film avec un dénouement trash.
De « Oranges sanguines », je retiendrai l’acidité du jeu des comédiens de la troupe « Les Chiens de Navarre » que je connais peu et « sanguines » pour l’aspect trash.
Une comédie féroce, clivante certainement, mais à la violence jamais gratuite. spoiler: Combien de femmes rêveraient d’émasculer leur(s) violeur(s) ?
Combien sommes-nous à le penser, hommes et femmes ? Combien sont-ils en ce moment dans l’actualité politique à vouloir torturer les représentants de l’Etat ? Entre les Gilets Jaunes et autres discours primaires, la violence verbale tenue par certains, se rapprochaient de la séquence du ministre !
C’est pourquoi « Oranges sanguines » n’exagère pas dans sa satire acide et sanguinolente.
C'est un bon film de cinéma. On ne ressort pas vraiment indemne de ce film. Le film est un peu absurde dans son ambiance, et déjanté dans son scénario qui rappelle Q. Tarentino: des scènes de discutes et des moments où tout part en vrille. Le scénario est un peu alambiqué mais ça passe. Les acteurs sont bons et décalés avec Gardin et Laffont par exemple, mais aussi Saladin. On critique la politique et on raconte la vie, de l'adolescente aux retraités. A voir.
Mis Tarantino mi fait divers, on s’ennuie pendant 1hr et puis on bascule dans le glauque. Deuxième fois que je vois ce film, mais je sais toujours pas quoi en penser. À voir, au moins une fois.
Difficile d'appeler ce foutoir un film ! les acteurs se coupent la parole sans cesse, on pourrait objecter que c'est voulu pour faire genre par la réalisateur mais ça donne l'impression d'un bordel permanent. Ajoutez à cela un Podalydès égal à lui-même, donc mauvais et on oubliera cette pantalonnade nauséabonde !
Oranges sanguines s’aveugle à la lumière de sa satire, jeu de massacres qui réfléchit certes les inégalités et les injustices à l’œuvre dans notre société mais qui, surtout, se complaît dans leur représentation. Haut perché, juché depuis la même hauteur que la caméra captant en plan zénithal le détachement des mains du couple qui n’est plus sur le lit d’un hôtel, le réalisateur explore la misère humaine avec une indifférence crasse, se délecte de la chute, vénère la catabase comme s’il s’agissait d’un juste châtiment appliqué à des coupables – corruption, bêtise, sévices etc. La principale limite du long métrage réside en effet dans la punition qu’il inflige à ses personnages, dépourvus d’existence véritable, réduits à un âge, à une fonction politique, à un statut hiérarchique. La caricature tourne à vide en ce qu’elle néglige l’humain, se repaît du sensible pour faire triompher une misanthropie nauséabonde, proche en cela du récent film Heureux Gagnants (Maxime Govare et Romain Choay, 2024), partageant avec lui l’idée selon laquelle « il n’y a pas de justice ». Quelques bons sketchs, notamment la délibération d’un jury en ouverture, et des comédiens talentueux réhaussent un intérêt sinon nul.
"Oranges sanguines"ne rebrousse pas le spectateur dans le sens du poil et on imagine mal Dubosc ou Lamy se retrouver à l'affiche d'une telle comédie. De toute façon le réalisateur ne doit pas connaître leur existence. Ça commence très fort avec deux scènes mémorables avec Vincent Dedienne et Blanche Gardin puis ça s'étiole et la dernière demi-heure où la comédie laisse place à de la violence gratuite est presque malaisante et assez souvent aberrante. Ce film envoie valdinguer la bienséance dans un esprit un peu punk, est très clivant et n'a pas peur du ridicule. Et c'est son problème.
Si ce film se veut dérangeant, acide, méchant et drôle, c'est réussi. Mais il tourne aussi beaucoup à vide, sans sens ni colonne vertébrale, loin des films à sketch des comédies italiennes. Finalement, on dirait le brouillon attachant d'un film que le spectateur continuera en vain à attendre.
Une vraie bouse pseudo trash, pseudo punk, mais vraiment glauque et vulgaire, dans mon top 10 des pires navets ! Les acteurs sont mauvais, même Podalydes, j'ai honte pour lui. Comment peut-il se produire dans une telle daube ? Seule Blanche Gardin sort du lot, dans la seule scène drôle du film, lorsque l'adolescente lui demande des conseils gynécologiques.
Ça commence dans le gentiment trash et le plutôt drôle. Et pendant une heure je me suis demandé si j'aimais ce que je voyais ou non. Puis ça vire dans le plus du tout drôle et le très trash spoiler: (une scène d'émasculation un peu too much.) Le film alors révèle sa véritable intention : le choc du spectateur à tout prix. Ce qui sauve le film, ce sont des dialogues bien écrits, ce qui est suffisamment rare dans une comédie française. Ce qui lasse un peu : encore Denis Podalydes, encore Blanche Gardin,... et cette impression de les voir au cinéma toutes les trois semaines.
Une fenêtre particulière sur notre société décapant intransigeant très drôle caustique tout y est . C est très féroce et c'est très impertinent sans concession .