Anti-thèse des " femmes du 6eme étage", ce nouveau métrage de Philippe Le Guay partait pourtant d'une idée solide pour offrir un film fort, original, et ancré dans une société gangrénée par le complotisme et l'extrémisme. Hélas, on a le sentiment que le réalisateur s'est laissé lui-même prendre au piège de cette histoire sordide. En manquant de subtilité dans la démonstration souvent didactique, Le Guay finit par se laisser dévorer avant de conclure d'une fin solide, laissant le spectateur sur le bord du chemin avec une foule de questions sans réponses.
En nauséabond, François CLUZET est magistral. Même si le film est réalisé comme un téléfilm, sa construction progressive révélant la nature du personnage est implacable : il manipule et instille le doute d'une manière débonnaire et insidieuse. la famille est déboussolée ainsi que tous les copropriétaires de l'immeuble. Le négationnisme vénéneux est parfaitement révélé, croupissant dans cette cave insalubre. Un film choc!
C'est intellectuellement et artistiquement abusé. Il n'y a aucune nuance, c'est d'un premier degré ahurissant. Le negationiste est le méchant et le juif le gentil, c'est tout de même assez restreint comme réflexion.
Ensuite c'est trop écrit, on entend les acteurs réciter leur texte.
C'est peu respectueux du public de proposer un tel ...truc
Ambiance trouble, même un peu tordue. Cluzet incarne à merveille un type à la croisée du complotisme, du négationnisme, de la méchanceté et de la paranoïa qui a décidé de pourrir la vie d'un couple.
Le trouble vient aussi de ce couple qui refuse d'incarner en toutes circonstances sa judaïté. Ce faisant, ils trahissent le reste de la famille qui vit, notamment, dans le culte mémoriel de l'holocauste.
Film sans doute utile pour essayer de comprendre l'antijudaïsme vu de l'intérieure.
Si nous devions résumer “L’homme de la cave”, ce serait un thriller sur la banalisation de l’antisémitisme. Jérémie Renier et Bérénice Bejo jouent un couple des beaux quartiers parisiens. Ils décident de vendre leur cave à un homme, joué par François Cluzet. Ce dernier semble avoir un passé trouble et s’installe dans la cave pour y vivre. Peu à peu l’ex-propriétaire de la cave, qui est juif, se rend compte que le personnage de Cluzet est un négationniste qui va jusqu’à remettre en cause la Shoah. S’en suit alors une certaine haine justifiée à vouloir chasser le nouveau voisin. Mais la situation est plus complexe car le nouveau résident s’avère fort sympathique aux yeux des autres habitants et même de la fille du couple. Philippe Le Guay ouvre le débat avec un thriller psychologique troublant tant les idées inconcevables sont portées par un homme, à première vue normal. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
A l'issue de cette projection, c'est l'interrogation. Pourquoi cette histoire ? C'était quoi le but ? Parce que, de ce que l'on comprend, le réalisateur a réussi à nous faire penser tout le contraire de ce qu'il voulait. Le grand méchant de l'histoire, à la base on imagine que c'était l'homme de la cave ! Mais en fait, on a à faire à tout un panel de personnages déséquilibrés et détestables. François Cluzet, Bérénice Bejo franchement vous nous avez habitué à bien mieux. C'est mal joué. Peut-être que l'écriture des personnages en est la cause, tant leurs comportements manquent de sens. Ce film est censé être un thriller, mais il n'y a aucun suspense, aucune tension, tous s'échinent à gâcher la vie d'un homme qui ne fait rien de mal, juste pour ce qu'il pense. Ça va à l'encontre de toute liberté d'expression : sans aller dire que ce qu'il dit est vrai (on ne va pas rentrer dans ce débat du tout), juste qu'on a encore le droit de dire ce qu'on veut, même si on se demande combien de temps on pourra. Ce film tourne au mélodrame ridicule au fur et à mesure qu'il avance, jusqu'au feu d'artifice final encore plus insipide. Bref, à éviter.
Un thriller intensif avec quelques petites lacunes à mon gout du cinéaste Philippe Le Guay !! Je suis allé voir ce film pour ses interprètes principaux François Cluzet, Jérémie Rénier et Bérénice Béjo que j'aime beaucoup dans leurs jeux et projets de longs métrages bien choisis, les deux derniers sont excellents dans la peau du couple avec une fille sous tensions de "L'homme de la cave" qui est négationniste (je ne connaissais pas ce mot) fachiste qui est propriétaire des lieux auquel se battent le gentil couple, ce personnage est incarné par François Cluzet qui a voulu faire autre chose que ce qu'on lui propose d'habitude, eh bien pour ma part, il le joue mal et se caricature , j'ai du mal a croire que ce type est effrayant, dommage. Ce long métrage avait tout pour plaire avec une histoire qui monte petit à petit en tension , du suspense, des questionnements , une mise en scène impeccable mais quelques maladresses de casting qui ne paye pas.
Très beau film. Belle interprétation et réalisation sur un thème tristement d’actualité autour de la banalisation de la désinformation et petite lâcheté du quotidien.
J'ai beaucoup aimé ce film dont le scénario est original. Bien des choses de la vie courante sont montrées, développées sans longueur. Tout est bien écrit, réaliste et les acteurs sont excellents chacun dans son rôle. Je ne comprends pas les critiques qui sont peu élogieuses à l'égard de ce film. À voir !
Film vraiment d'actualité. Plusieurs thématiques à l'œuvre, toutes pouvant être vues à des niveaux différents. Entre autres : la famille, la relation entre frères, le couple, l'histoire juive, la tendance actuelle à une nutrition attentive, la relation amoureuse entre deux adolescents, l'autodéfense etc. etc. Les acteurs sont excellents. On sent la tension tout le long du film, d'autant plus que tout est tellement plausible et peut arriver à tout un chacun. Je pense que ce film peut être revu sans problème pour analyser plus en profondeur les différentes pistes évoquées plus haut.
J'ai vu 2 fois ce film magnifique. Coup de chapeau à François Cluzet pour son interprétation toute de subtilité. Le trio Cluzet-Jérémie Renier-Berenice Bejo est époustouflant.
Sujet éminemment sensible traité avec une grande subtilité, chaque spectateur a la liberté de tirer ses propres conclusions.
Philippe Le Guay évite habilement de sombrer dans un manichéisme mièvre.