À la manière de Sofia Coppola dans "Marie-Antoinette", la réalisatrice propose un faux biopic décalé sur une monarque. Le résultat est à la fois sobre et élégant, en dépit d'un dernier quart d'heure un peu trop démonstratif. Vicky Krieps trouve un autre grand rôle à la hauteur de son talent.
Tout est pesant et long, centré sur domination de l'héroïne et sa dépression. Aucun contrepoint ne vient alléger le propos. L'histoire et le contexte sont effleurés, alors pourquoi choisir la vie d'une impératrice ? La musique moderne et certains anachronismes font penser à Marie Antoinette de Coppola ou the Crown pour les épisodes sur Lady Di. Mais ici la sauce ne prend pas, trop épaisse et pas assez épicée due à un scénario trop convenu. Dommage car il y'avait les ingrédients nécessaire, notamment la direction artistique et les acteurs.
Film lent, sans rythme, bref très ennuyeux, j'ai dû m'y prendre à 3 fois pour le finir. Pourtant l'actrice Vicky Krieps est impeccable. D'étonnants partis-pris (anachronismes, faits inventés)
Forte déception. Pourquoi ne pas faire un biopic de lady Di, puisque les faits se rapportent plus à cette dernière qu'à l'impératrice de la fin du XIXème siècle. Sans doute parce que ça a déjà été (mieux) fait dans the Crown. Et si on pouvait cesser de déclarer féministes ces portraits de femmes égoïstes et capricieuses, qui s'ennuient, certes. Mais bon, la seule conclusion à en tirer, c'est la profonde vacuité de ces systèmes monarchiques cumulant tous les privilèges, toutes les richesses, au risque de la neurasthénie, la question du genre demeurant au final secondaire.
Si Sissi avait 40 ans en 2022, elle serait sous anti-dépresseurs, on lui diagnostiquerait une anorexie mentale et elle goberait du xanax comme des petits bonbons. Mais non, à son époque, Sissi a eu la seule chance de son rang. Sinon elle serait dans cet asile de fou / folle qu’elle aime visiter. Elle ne se sent pas si différente de ces femmes attachées à leur lit. Réduite à sa seule beauté qui disparaît un peu plus à chaque anniversaire, on lui nie l’expression de son intelligence et de ses talents. Elle sert juste de représentation. Elle n’a pas le droit de penser et encore moins de s’exprimer. La génération de ses propres enfants n’est pas plus moderne. Sa petite fille l’a trouvera digne la seule fois où elle sera remplacée par une autre. Ainsi l’amour maternel ne la sauvera pas.
Mélancolique, doux, visuellement intéressant, parfois peut être un peu lent c’est pourtant une belle surprise et réussite.
Corsage est le biopic de Sissi l’impératrice. Vicky Krieps y est exceptionnelle. Une performance à couper le souffle tant elle incarne bien la monarque. Décors et costumes très beaux. Un grand film sur une femme libre.
« Corsages » qui sort sur les écrans aujourd’hui est une sorte de faux biopic prenant des raccourcis avec l’histoire officielle, tout en splittant ses différentes scènes à coup de dates et de mois. Centré sur la personne d’Elisabeth D’Autriche ( notre fameuse Sissi) interprété avec talent par Vicky Krieps, il nous propose de pénétrer dans les coulisses d’une souveraine mal aimée et devenue bien malgré elle une icone. A l’image de son sujet, le film distille un ennui poli et se permet même de réinventer la mort de la souveraine ( on ne vous en dira pas plus). A défaut d'être "révolutionnaire" dans son propos, ni dans sa fabrication(il y a des empriunts au style « Sofia Coppola meets Marie Antoinette » un peu gênants) le film peine à convaincre et surtout provoque une envie pressante d’aller vérifier les faits historiques sur wikipedia
Oui, Vicky Krieps rayonne dans son rôle de Sisi, femme si moderne. Mais en faisant le choix de ne se concentrer que sur quelques mois de la vie de l'impératrice, il ne nous donne que peu d'éléments d'intrigue vraiment intéressants et on s'ennuie un peu.
Ce film est une très intéressante évocation de la vie de SISSI relatée par la réalisatrice autrichienne de manière très différente et plus réaliste que les versions précédentes plutôt pompeuses avec Romy SCHEINDER. On découvre en effet dans ce film une SISSI étouffée par les conventions dues à son statut qui se rebelle contre cela et c’est fort bien démontré dans ce film. La réalisation est vraiment réussie et il en résulte un film historique de grande qualité et avec une remarquable interprétation de Vicky KRIEPS dans le rôle de cette célèbre princesse qu’elle incarne merveilleusement.
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3,5
Publiée le 16 décembre 2024
C'est l'entreprise la plus ambitieuse à laquelle Marie Kreutzer s'est jamais livrèe, menant au passage diverses recherches sur la mort de Elisabeth de Wittelsbach! Examinèe sur toutes les coutures, Vicky Krieps interprète avec force une Sissi qui met au point sa propre disparition, loin des reprèsentations juvèniles de la cèlèbre trilogie avec la jeune et fraîche Romy Schneider! Une impèratrice d'Autriche qui n'a ici aucun pouvoir et qui doit juste rèpondre aux injonctions du patriarcat à coup de corset trop serrè et de règime draconien! Autant dire un rècit totalement diffèrent de l'impèratrice ingènue des fifties qui symbolise encore aujourd'hui l'amour très pur! Un regard « dèlicieusement » moderne et totalement revisitèe pour le coup qui permet à la troublante Krieps d'effectuer une nouvelle grande composition! Et on voit que le film ne sait pas fait tout seul car l'actrice a du apprendre le hongrois et l'escrime en vue de donner le maximum de vèritè aux tourments de son personnage! Quant à la reconstitution, elle nous immerge dans une histoire aussi fascinante que sont hèroïne...
Effectivement ce n’est pas le faste de la vie de la cour qui intéresse la réalisatrice. Tout est plutôt sombre et solitude de tout le monde. « on est comme dans un musée ». Un monde restreint et ici peu joyeux. Aucune musique, aucun élan de caméra virevoltant. Étouffant au final comme ce corsage.
D'Elisabeth d'Autriche au cinéma, on en garde le souvenir de la trilogie avec Romy Schneider dans le rôle-titre mettant en scène la romance entre elle et François-Joseph.
Dans "Corsage", pas d'amour et de légèreté. On y retrouve une Sissi en pleine dépression, ne supportant plus la lourdeur de sa charge, du protocole, la froideur de son mari et globalement sa vie en Autriche. La cinéaste Marie Kreutzer revisite librement (ne vous attendez pas à un biopic fidèle) la vie de cette femme pour un résultat plutôt réussi. Le long métrage souffre de quelques longueurs mais l'approche plutôt moderne y est intéressante. Bon casting, bon choix de musique et belle photographie. Un peu froid au niveau de l'ambiance et des émotions cependant.
Un bon film d'époque sur la pression social et son émancipation.