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alchimissste
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3,0
Publiée le 28 août 2026
Sans contexte, c’est probablement le film le plus déprimant que j’ai vu cette année. Il nous confronte à l’une des pires peurs qu’un être humain puisse avoir : la perte de l’être cher. On se retrouve face au mythe du clown triste, avec cette question en toile de fond : le rire peut-il vraiment guérir de tout ? L’interprétation de Valérie Pachner vaut largement le détour. Elle apporte une grande profondeur à son personnage et parvient à transmettre toute sa détresse. Malgré un rythme assez lent, le film réussit à installer une atmosphère pesante et mélancolique qui ne laisse pas indifférent
Quand à un passage à niveau un train emporte toute ta famille pour un trop long voyage, quand tu n’as plus ni mari ni enfants, il ne te reste que la vie. Mais la vie, c’est quoi ? Surtout quand tu es clown. Comment rire de quelqu’un qui a perdu toute sa famille ? Après les plus grands naufrages, il ne reste qu’un souffle, l’habitude de respirer, de mettre un pas devant l’autre, jusqu’à ce qu’une main tendue, un regard moins maladroit, un éclat de soleil, viennent te souffler que la vie ne guérit pas toujours les blessures, mais elle sait parfois les apprivoiser Les vieux clowns sont tristes parce que c’est toute leur vie qui est dans leurs yeux. Un très beau film, une très belle tristesse.
Tout s’effondre pour Barbara lorsque la mort fauche son mari, Heli, et ses deux enfants, Thimo (six ans) et Fini (un an).
Il est difficile d’imaginer pitch plus dramatique que celui de ce film autrichien au titre parfait, "Vier minus drei" (quatre moins trois), gauchement traduit en français. Le risque était grand que le film inspiré de l’autobiographie de Barbara Pachl-Eberhardt (inédite en français) se noie dans les larmes.
Mais le réalisateur autrichien Adrian Goiginger évite cet écueil. Il y est aidé par la prestation exceptionnelle de Valerie Pachner. On avait découvert cette actrice dans "Une vie cachée" de Terrence Malick en 2019 – un film auquel j’avais mis zéro ET quatre étoiles – où elle jouait le rôle de l’épouse de l’objecteur de conscience interprété par August Diehl. On l’a revue récemment dans le film égyptien "Notre histoire". Elle est ici parfaite, dans un rôle pourtant casse-gueule. Elle est bien sûr dévastée de chagrin mais ne sombre pas dans le pathos.
Héli, le mari de Barbara, était clown. Et tout le film baigne dans l’univers doucement loufoque du cirque. L’enterrement est sa scène la plus réussie. Seul défaut : les flash-backs appuyés qui certes permettent de reconstituer l’histoire du couple et de sa formation, mais qui insistent un peu trop sur le bonheur irénique d’une famille à jamais détruite.
Touchant que le parcours de cette femme broyée de plein fouet dans sa vie de famille. Très belle peinture du processus de deuil et beaux flash backs de la vie "d'avant".
Voici un mélodrame plutôt emballant tiré du roman autobiographique de Barbara Pachl-Eberhart. Ce récit est porté par l'interprétation bouleversante de Valerie Pachner/Barbara, clown, qui va perdre mari et enfants dans un accident de la route. Comment survivre à un tel drame, là est la question que pose le film. Adrian Goiginger évoque la reconstruction d'une femme brisée à travers ses souvenirs heureux, mais tombe peut-être un peu trop dans le pathos. Malgré tout, cette tranche de vie ne peut qu'émouvoir devant cette résilience avec la thérapie par l'humour. Sortez les mouchoirs pour les plus sensibles!
Il y a sujet très fort au plan émotionnel : le deuil et la reconstruction psychologique afin de reprendre sa vie en main et revivre.
Mais le choix pris par le cinéaste de procéder par flashs back tout au long du récit, ne m'a pas semblé très approprié.
Alors certes, le spectateur peut reprendre ses esprits en revoyant les jours heureux, mais le cinéaste perd beaucoup en intensité avec ce choix de montage, mais surtout il ne parvient pas tout à fait à véritablement traiter le cœur du sujet : celui de la reconstruction après le trauma.
Certaines scènes sont très puissantes, d'autres m'ont semblé un peu inutiles. Un sentiment global mitigé à l'égard de " seule la vie " , mais le sujet abordé compense tout de même les moments trop nombreux, qui me sont apparus comme des défauts.
Valerie Pachner pleure juste dans Seule la vie (Vier minus drei). Même s’il était impératif qu’il en soit ainsi, cela n’enlève rien à sa performance : l’héroïne qu’elle joue, Barbara, clown de son état, a perdu son mari et ses deux jeunes enfants dans un accident de la route. Le film du réalisateur autrichien Adrian Goiginger est inspiré du livre autobiographique Vier minus drei de Barbara Pachl-Eberhart.
« Seule la vie » est inspiré de l’histoire vraie de Barbara Pachl-Eberhart. Le film raconte le parcours de Barbara, une femme qui perd son mari et ses deux enfants dans un terrible accident. Face à cette épreuve, elle doit apprendre à vivre avec son chagrin et retrouver peu à peu le goût de vivre.
Le réalisateur aborde le thème du deuil avec beaucoup de sensibilité et de pudeur. Dès les premières scènes, l’émotion est très forte. La séquence où les proches et les amis se retrouvent à l’hôpital est particulièrement déchirante. Très réaliste, elle montre le choc et l’immense douleur provoqués par une telle tragédie.
Valerie Pachner est remarquable dans le rôle de Barbara. Elle exprime avec beaucoup de justesse la souffrance, le désespoir, mais aussi la force et le courage de son personnage. Barbara exerce un métier peu ordinaire : elle est clown auprès d’enfants hospitalisés. Au fil du film, on comprend que ce métier l’aide à continuer d’avancer. Malgré sa peine, elle continue d’apporter des sourires aux autres, comme si le rire devenait une manière de résister à la douleur.
Le film alterne avec finesse les souvenirs heureux, le présent et l’espoir d’un avenir meilleur. Barbara se réfugie souvent dans les souvenirs de sa famille, qui lui donnent la force de poursuivre son chemin.
J’ai également été touché par la lettre qu’elle écrit à ses proches. Elle leur demande de ne pas rester enfermés dans la tristesse, mais de continuer à célébrer la vie. C’est cette philosophie qui donne naissance à la magnifique scène des funérailles clownesques. Voir des clowns rendre hommage à son mari et à ses deux enfants est à la fois surprenant, émouvant, et profondément humain. C’est l’une des plus belles scènes du film. Elle rappelle que le rire et les larmes peuvent parfois se mélanger pour accompagner ceux qui restent.
Mon seul regret concerne la durée. Avec ses 2 h 01, le film m’a parfois semblé un peu trop long. Certaines scènes insistent beaucoup sur le deuil et donnent une impression de répétition. Un montage un peu plus resserré aurait sans doute rendu l’ensemble encore plus fort.
Seule la vie reste tout de même un film sensible et profondément humain. Grâce à la remarquable interprétation de Valerie Pachner et à une mise en scène pleine de délicatesse, Adrian Goiginger raconte avec sensibilité le deuil et la force de l’amour. Un film qui rappelle que, même après les épreuves les plus douloureuses, il est toujours possible de retrouver peu à peu le chemin de la vie.
Le film le plus bouleversant que j’ai vu ces derniers mois … Une ode à la VIE et donc à la naissance et la mort sous toutes ses coutures… Je vous encourage à profiter de cette petpite du cinéma Autrichien ❤️
Très touchant, profondément humain, vivant malgré ce qu'on pourrait appeler le destin ! Car ce qui compte ici, c'est la vie, comment la retrouver quand elle a disparu tout autour de nous ? Comment la faire revivre ? En la faisant virevolter et jouer par une actrice formidable ! Intense !
A partir de l'histoire authentique et dramatique racontée par l'autrichienne Barbara Pachl-Eberhart dans son roman autobiographique "Vier minus drei" (Quatre moins trois), c'est à un véritable hymne à la vie que le scénariste Senad Halilbašić et le réalisateur Adrian Goiginger nous invitent dans "Seule la vie". Comment, pour Barbara, aborder le reste de sa vie quand, alors qu'on est quelque part entre 30 et 40 ans, on perd dans un accident de voiture son mari et ses deux enfants ? C'est en alternant scènes du passé et scènes de ce qui se passe dans la vie de Barbara après ce drame que le réalisateur nous peint avec beaucoup d'émotion et presque sans pathos la résilience d'une jeune femme dont le bonheur était presque sans tache et qui, petit à petit, arrive à faire front et à retrouver le goût de vivre. N'ayez crainte, on arrive à se retrouver facilement dans ce jeu entre le passé et le présent, ne serait-ce que grâce à une cicatrice au front qu'arbore Barbara suite à une chute occasionnée par une lubie de sa belle-mère qui, alors que Thimo et Fini, les 2 enfants, sont en train de mourir à l'hôpital, ne trouve rien de mieux que d'exiger qu'il et elle soient baptisé(e)s afin de leur éviter l'enfer ! Barbara et Heli, son mari, étant clowns, le film ne manque pas de montrer combien, chez les clowns, le comique et le tragique ne cessent de se côtoyer. Pour interpréter le rôle de Barbara il fallait une très grande comédienne. L'actrice autrichienne Valerie Pachner qu'on avait déjà appréciée il y a peu dans "Notre histoire - Chroniques du Caire" est encore plus que cela : elle est extraordinaire dans cette alternance de scènes de chagrin profond, de colère et de bonheur communicatif.
Exceptionnel Ce film aurait mérité d être projeté dans de nombreuses salles Une actrice magnifique de sensibilité Une histoire où la tristesse côtoie l’espoir
Avec Seule la vie, Adrian Goiginger livre un drame d'une rare sensibilité sur le deuil, la reconstruction et la résilience. Sans céder au mélodrame, le cinéaste choisit une approche profondément humaine pour raconter l'histoire d'une femme confrontée à une perte inimaginable.
Barbara et Heli forment un couple épanoui. Clowns professionnels, ils partagent leur joie de vivre avec leurs deux enfants jusqu'au jour où un accident tragique bouleverse leur existence. Désormais seule, Barbara doit apprendre à survivre à l'absence, à reconstruire son quotidien et à redonner un sens à une vie que le destin a brutalement fait basculer.
Le scénario traite du deuil avec une grande délicatesse. Adrian Goiginger refuse les effets larmoyants et préfère montrer les étapes, parfois contradictoires, du processus de reconstruction. Les souvenirs deviennent autant de refuges que de blessures, tandis que le film rappelle que continuer à vivre n'est jamais synonyme d'oublier.
Valerie Pachner livre une performance remarquable de sobriété. Son interprétation de Barbara exprime avec une grande justesse la douleur, le vide, mais aussi la lente renaissance d'une femme qui refuse de renoncer à l'amour qui a façonné sa vie. À ses côtés, Robert Stadlober et Stefanie Reinsperger participent à cette galerie de personnages profondément humains.
La mise en scène privilégie les silences, les regards et les instants du quotidien. Adrian Goiginger filme la nature et les espaces avec une grande douceur, laissant respirer les émotions sans jamais les souligner artificiellement. Cette retenue confère au film une puissance émotionnelle d'autant plus forte qu'elle reste constamment sincère.
Au-delà de la tragédie, Seule la vie est un film sur la capacité de l'être humain à continuer d'aimer malgré l'absence. Il célèbre la mémoire, la famille et la force des liens qui survivent à la disparition des êtres chers, offrant un message d'espoir profondément touchant.
Un drame bouleversant, porté par une Valerie Pachner exceptionnelle. Adrian Goiginger signe une œuvre lumineuse sur le deuil et la résilience, qui émeut par sa pudeur autant que par sa sincérité.