Malgré quelques passages très faibles (séances kiné, histoires sentimentales), le film distille de nombreuses scènes très bien filmées, montées et sonorisées. Les chorégraphies sont pleines de créativité et d'esprit de corps parmi les danseuses et danseurs. Denis Podalydès et François Civil sont nettement en dessous du niveau du reste du casting. Bravo à Marion Barbeau, au top dans tous les domaines (danse et interprétation dramatique).
Entre très bons films et ratages, Cédric Klapisch fait maintenant partie intégrante du cinéma français depuis un moment. Celui-ci ne me disait rien du tout. Je me suis lancé un peu à reculons après l’annonce de toutes ses nominations aux prochains César. J’ai bien accroché très vite. Même si ni la mise en scène ni le scénario ne sortent vraiment de l’ordinaire. Mais on s’attache très vite à tous les personnages, et il flotte très vite une certaine ambiance et un certain charme. Le casting y est aussi pour beaucoup. Marion Barbeau, danseuse à la base et recrutée dans ce sens, est vraiment très bien, une belle révélation. Le reste de la distribution est au diapason avec notamment François Civil, Pio Marmaï, Denis Poldalydès ou encore Muriel Robin (très touchante). A l’instar de Tár et de la musique classique, je ne suis pas très danse, mais j’ai beaucoup aimé ce film. Pas un chef d’œuvre, mais un joli film sur la résilience, agréable et plein d’émotion. Une belle surprise qu’on quitte avec le sourire.
Les critiques qui ont qualifié ce film de meilleur Klapish se sont un peu emballés... La reconstruction de cette danseuse blessée n'est certes pas inintéressante mais assez convenue malgré quelques moments de rires et d'émotions et même si c'est très bien filmé.
Autant je me réjouissais de voir le dernier film de Klapisch, autant sa passion pour la danse a pris le dessus sur le film. Pour qui n'apprécie pas plus la danse que ça il y aura une déception car elle est un personnage principal du film, la scène d'entrée en témoigne.
Vraiment bien. J'aurais voulu que le film dure plus longtemps. Part belle est faite à la danse, tant classique que moderne. Les danseurs/acteurs sont bien et les acteurs purs également. M. Robin et F. Civil nous font sourire. La danse classique peut mener à la danse contemporaine, l'inverse serait il vrai ??
J'aime bien quelques films qu'a réalisé le cinéaste Cédric Klapisch mais depuis quelques années, hormis "Nous deux", je vois qu'il tente des choses, des genres, de nouvelles orientations mais ça ne marche pas comme ce long métrage intitulé "En corps"!! Il y a des choses biens comme son héroine joué par Marion Barbeau qui apporte un peu de lumière à son personnage, des danses bien chorégraphiés mais le reste, qu'est-ce que je me suis ennuyé pendant la durée de 2 heures, c'était un calvaire. On se croirait dans un téléfilm diffusé sur France 3 entre des dialogues minces, une mise en scène comme on en fait très peu au cinéma de nos jours, une histoire d'amour sans artifice. Je ne reconnais pas le cinéaste qui a fait "Le péril jeune", "Un air de famille" ou "L'auberge Espagnole" que j'adorais. Dans les seconds roles, il y a des acteurs célèbres qui jouent de passages comme François Civil, Pio Marmai, Muriel Robin, Denis Podalydés ou Zinedine Soualem mais "En corps" est pour moi une grosse déception.
Un film acceptable où m'a manqué de l'émotion et de la chaleur pour que je sois totalement transporté. Certaines scènes semblaient magnifiquement dialogué et d'autres décalées ou inappropriées. Satisfaisant mais pas passionnant.
Cécile est danseuse à l'Opéra de Paris. Alors qu'elle vient d'apprendre que son compagnon la trompe, elle se blesse lors d'une représentation.
Le scénario est sans surprise, les dialogues sur le bien être et le développement personnel ineptes, les personnages secondaires caricaturaux. On se raccroche aux scènes de danse, trop peu nombreuses, très bien filmées, avec un beau travail sur le son, et le plaisir de voir la troupe de Hofesh Shechter au travail.
Mais de ce film que nous oublierons vite, restera la découverte de Marion Barbeau, première danseuse à l'Opéra de Paris, qui se révèle être une comédienne sensible, au physique à la fois fragile et puissant. Une révélation. sanscrierart.com
Un magnifique film sur tous les plans : un bon scénario avec des personnages attachants, des costumes et un univers très réussis... Un film émouvant, drôle, avec des tableaux artistiques hors du commun. Le meilleur film de Klapisch à mon avis, j'aurai plaisir à le revoir et le place dans mon panthéon du cinéma.
Un beau film , sur un sujet original , et qui doit beaucoup aux superbes ballets de Hofesh Shechter, très bien filmés. Ce qui est assez rare dans le cinéma, où il est souvent difficile de bien filmer la danse, l'émotion des corps étant difficilement palpable sur pellicule. Le scénario est bien construit , mélangeant romance, drame et psychologie par cette reconstruction intérieure . Les acteurs sont très bien dirigés, et Marion Barbeau endosse parfaitement bien l'habit de comédienne, avec beaucoup de grâce et de subtilité. Quelques scènes cultes souvent le résultat des morceaux de danse du de la troupe de Shechter ; i. e. au bord de la falaise bretonne la danse contre le vent , et l'envol des corps, superbe, magique .
Ce n'est pas exactement une démarche neuve ni un sujet qui surprenne vraiment (combien y en a-t-il de ces histoires de reconstruction?), mais il faut souligner les mérites de ce film, grandement liés à la patte de Cédric Klapisch, dont la caméra utilise les expressions des corps pour traduire tous les sentiments à l’œuvre dans l'histoire avec beaucoup de sensibilité. Il y a de la spontanéité et de la fraîcheur, qui font du bien et font largement la balance des facilités du scénario (si l'on pense notamment aux personnages secondaires plutôt stéréotypés).
Un film lumineux, plein de vie et d’envies. En passionné, Cédric Klapisch a su capter mon attention et me séduire alors que je ne suis pas du tout client de danses classique ou contemporaine. La révélation Marion Bardeau marque de son empreinte. « En Corps ». Les seconds rôles qui l’accompagnent dans sa première aventure cinématographique font également mouche. De la justesse de Muriel Robin à l’humour du couple Pio Marmaï - Souheila Yacoud, en passant par Bruno Podalydès et François Civil, tous sont plus attachants les uns des autres.
Cédric Klapisch est un réalisateur français qui ne se repose pas sur ses lauriers et sait nous surprendre. Après un détour inattendu et très réussi par le vignoble bourguignon (Ce Qui Nous Lie), un passage rapide à la comédie romantique plus traditionnelle (Deux Moi), le réalisateur nous propose un détour par l’univers de la danse, avec toujours son point de vue joliment centré sur les rapports humains. La bonne qualité du scénario, des dialogues bien écrits et un casting quasi parfait permettent de faire d’En Corps une belle réussite. Sur le plan artistique, l’atout premier du film est d’avoir associé la formidable compagnie de danse contemporaine d’Hofesh Shechter au long-métrage. Celle-ci apporte toute son intensité et son animalité à la seconde partie du film. Cédric Klapisch a pu surtout s’appuyer sur un casting de seconds rôles formidables. Notamment ceux qui étaient les têtes d’affiches de ses précédents longs-métrages, François Civil et Pio Marmaï. Ceux-ci viennent apporter de très belles touches d’humour à un récit qui en a bien besoin. Dans des registres plus dramatiques, les excellents Denis Podalydès et Muriel Robin, apportent eux une note plus adulte à l’ensemble. Mais il fait reposer tout son récit sur les frêles épaules de la danseuse professionnelle Marion Barbeau. C’est peut-être un peu trop pour cette novice devant la caméra. En effet, elle est parfois convaincante, évidemment sur toutes les séquences dansées, mais elle est plus irrégulière dans le registre dramatique où elle manque de nuance, avec le monde entier qui semble peser sur son dos. Ce n’est que l’écueil mineur d’un film de très haute tenue.
Ode à la vocation, à la passion, à la danse, à la persévérance dans un écrin de beauté visuel et sonore, d’humour et d’émotion. Cédric Klapisch réussit un magnifique film feel good au sens noble du terme. Le seul regret c’est d’être coincé sur un siège car par moment on est emporté par l’énergie des acteurs et on a envie de participer.