Mars express, sans doute le premier film d’animation français qui arrive à traiter le sujet “cyber-futuriste� à sa juste valeur.
D’abord, le film commence à toute vitesse avec une scène d’action bien animée qui dépeint déjà très bien le propos du film. Nous sommes devant un polar cybernétique, qui contient de l’action et des enquêtes. C’est clair, mais à présent qu’en est-il du film ?
Le pitch est le suivant:
L'héroïne, accompagnée de son robot, est embauchée par un riche milliardaire afin de retrouver une hackeuse qui cherche à déboulonner des robots, c'est -à -dire à leur rendre leur liberté. Pendant cette chasse, on découvre un secret…. Le temps compte avant que la position de force entre humain et robot ne s’inverse.
L’ambiance est dominée par des avancées technologiques, surplombées par des décors très réussis: architecture rétro-futuriste de la Silicon Valley, voitures magnétiques, robots-secouristes, etc.. Vous serez servis.
Le film propose une fin floue qui nous renvoie à nous et à notre imagination. Personnellement j’adore ce format de fin.
Presque “pro-robot� , ce film remet en question la légitimité des hommes. En effet, les humains, y compris l’héroîne, sont cyniques et attachés à des addictions (alcool, sexe, drogue,..). Les hommes ont du mépris envers les robots et ne s’intéressent qu’au profit. Supportés par tous ces arguments, le réalisateur nous pose une question: Est ce que les humains ont une raison d’avoir une emprise sur les robots ? (Ou bien, c’est probable que j’aie tout suranalysé xdd)
En tout cas, une des raisons qui m’a fait apprécier ce film, c'est son propos fort et sa tension palpable.
Malgré tout, les personnages ont des expressions faciales qui font parfois trop bandes dessinées. La bande son marche plutôt bien sans pour autant être très travaillée. Le doublage semble très “réaliste� mais n’a pas réellement cette touche charismatique qui aurait fait du bien à ce film.
Et enfin, les émotions que j’ai ressenties suite à la mort de l'héroïne ont été comme ce que ressent un virus quand il est contre des antibios. RIEN.
Le problème est que l'on ne s'attache à littéralement aucun personnage.
Néanmoins, le film a coûté 7 millions, quand d’autres studios d’animations en dépensent des centaines. Pour couronner le tout, le réalisateur a produit un film bourré d’idées intéressantes, dès lors de sa toute première réalisation, donc, je ne peux que vous le conseiller.