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Confessions d'un homme dangereux
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Rémi Uzan
3 critiques
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4,0
Publiée le 17 décembre 2025
Un film qui m'a bien accroché, avec une mise en scène brillante. Clooney a essayé de traduire cinématographiquement le doute quant à la carrière de tueur de la CIA de Barris et il y parvient assez bien tant les plans concernant cette carrière sont peu crédibles. Le sommet étant atteint quand Barris s'aperçoit que deux candidats de son émission sont en fait deux agents de l'Est. Julia Roberts apporte beaucoup et la scène du thé est cruelle mais bien filmée. Un film de très bonne facture qui m'a transporté jusqu'au bout. Clooney a relevé le défi de faire d'un homme plutôt détestable et sans valeurs le symbole d'une époque (années 60-70).
Sam Rockwell est très bien dans le rôle, mais je ne suis jamais arrivé à me plonger réellement dedans. Tiré d'une histoire vraie que seul Chuck Barris peut nous raconter ... j'ai eu du mal entre le créateur de jeux télévisé et le côté sombre de tueur pour la CIA ... Bon divertissement sans plus .
Passant pour la première fois derrière la caméra, Georges Clooney adapte le roman « autobiographique » d’un producteur et présentateur de télévision prétendant avoir été recruté comme tueur à gage par la CIA. Au final peu importe la véracité de cette histoire, ce qui importe c’est le portrait ambigu dressé de l’homme grâce à l’intelligence du script de Charlie Kaufman. La mise en scène sans éviter un certain maniérisme fait montre d’une audace formelle et d’une maitrise impressionnante pour le néo-réalisateur qui dirige sa distribution avec beaucoup de savoir-faire, notamment l’excellent Sam Rockwell dont l’interprétation pleine de nuances de cet homme de télévision à l’histoire controversée.
Le film de George Clooney raconte l'histoire vraie d'un singulier personnage qui confessa, il y a peu, sa vie double d'homme de télévision...et de tueur à gages. Et si Chuck Barris est qualifié de dangereux, ce n'est peut-être pas tant pour ses meurtres que pour les émissions qu'il a produites dans les années 70 et qui ont introduit dans le paysage audiovisuel la télé-réalité dans toute sa stupidité. George Clooney réalise une comédie sympathique autour d'un personnage tourné en dérision au moyen d'une mise en scène tonique et astucieuse. La biographie est sélective, fondée sur un anecdotisme cocasse, surtout lorsqu'il concerne les moeurs télévisuelles. En revanche, le portrait de Barris reste un peu trop vague parce que le récit est elliptique et lacunaire. On sort du film, finalement, sans vraiment savoir qui est ce type un rien excentrique, capable de tuer sans état d'âme après s'être vendu à un type énigmatique (George Clooney himself), comme un Faust pactisant avec Méphisto. Cette insuffisance, on la remarque surtout dans la dernière partie du film, où Barris médite sur la vie. Bien qu'elle réserve encore une belle séquence entre Sam Rockwell et Julia Roberts, cette dernière partie stigmatise une figure et un caractère pas complètement aboutis.
Je voulais le voir pour Julia Roberts mais malheureusement elle n'y joue qu'un rôle secondaire. J'ai fait l'effort de regarder les trois quarts du film mais sans y trouver le moindre intérêt. Le personnage principal est une sorte d'éternel ado répugnant et insipide qu'on encense au-delà du raisonnable pour des raisons qui m'échappent complètement. Le gars est hyper problématique (le début m'a donné la nausée, c'était vraiment nécessaire de faire ça ?), l'ensemble est interminable et sans aucun intérêt (même intellectuellement, c'est d'une indigence et d'une tristesse infinie). Un des trucs les plus dispensables et oubliable qui soient.
C'est plutôt pas mal et basé sur ce qui serait une histoire vraie. Chuck Barris, réalisateur américain inconnu en Europe, se disait aussi tueur pour la CIA. Ce versant de sa vie n’a jamais été prouvée (mais on peut penser que la CIA ne va pas s’en vanter). Ce film est un mélange des genres, vision assez satirique du monde du spectacles (émission assez débiles il faut le dire, certaines ont été copiées en Europe) de la télévision, et thriller racontant les meurtres de Barris. Le film doit beaucoup à l’interprétation de Sam Rockwell, qui reproduit l’ambiguïté du personnage. Une brochette de grands acteurs vient compléter le casting. Pas vraiment de temps mort à proprement parler même si le film peut paraitre un peu longuet en raison d’une certaine lenteur. Premier film de Georges Clooney de bonne facture.
Comédie un peu foutraque où le bon et le mauvais cohabitent, à l'image du récit rocambolesque dont il est tiré. La réalisation est bonne sans être extraordinaire. N'est pas Ethan Coen qui veut.
Clooney a certainement retenu des frères Coen la manière d'aborder des scènes violentes par l'absurde, malheureusement avec beaucoup moins de talent en ce qui concerne ce film. L'histoire de ce producteur, présentateur de télévision et aussi supposé agent de la CIA est intéressante mais on y croit peu et les longueurs sont bien présentes.
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 14 mars 2021
Le personnage de Barris joué par Sam Rockwell est totalement dénué d'attrait d'intérêt ou de charisme. Ce film l'examine minutieusement depuis sa jeunesse jusqu'à son effondrement en tant que tueur de masse accompli mais lui ne change jamais. Même sa coiffure reste la même. Sa liaison interminable et sans amour avec une fille Drew Barrymore dérive également sans être affectée par aucune influence extérieure. Les dizaines de badinages sexuels de Barris comme ses dizaines de meurtres tombent comme des cailloux dans un puits sombre. Les sentiments qu'il éprouve se traduisent essentiellement par des monologues en surimpression. Le résultat est un tableau violent mais pas horrifiant pas sexy, vulgaire mais pas humain à la fois cérébral et volubile et vide de sens. Les seuls plaisirs que l'on peut trouver dans cette histoire sont dans les recréations de la télévision d'antan. Existe-t-il un homme à l'âme si morte qu'il ne ressente aucune nostalgie pour le comique ou le son du maillet de Jamie Farr frappant le gong. Pourtant ces éclairs de brillance ne font que renforcer notre désir d'échapper au cauchemar de Confessions d'un homme dangereux. Rien ne ressemble autant à la légèreté que de voir Julia Roberts en tueuse sophistiquée terrée dans une chambre d'hôtel de Berlin-Est avec ses armes citant Nabokov et prononçant mal son nom...
« Confessions d'un homme dangereux » est un film au scénario intéressant avec un bon casting. Bizarrement, je n’ai pas vraiment accroché sans trop savoir pourquoi. Et pourtant, la réalisation est acceptable quoiqu’un peu confuse, l'esthétique est soignée, les couleurs sont originales et belles. Le film m’a paru mou et lent malgré la bonne prestation de Sam Rockwell. Entre le conte moral, le thriller d'espionnage et la comédie noire, l’immersion n’est pas garantie.
Ce film se laisse regarder mais manque cruellement de rythme : que de longueurs ! ... Pourquoi faire un film de cette durée alors qu'on aurait pu "libérer" le spectateur une demi-heure plus tôt ? spoiler: Sinon, le principe d'entretenir le doute sur la véracité du passé d'agent secret du héros est pas mal et j'ai adoré la scène de la sortie de l'église mais, au niveau de la réalisation, on ne peut s'empêcher de penser à "Un Homme d'Exception" (A Beautiful Mind) et la comparaison n'est pas à l'avantage de"Confessions d'un Homme Dangereux" ... George Clooney, réalisateur, n'a pas encore le talent d'un Ron Howard mais, comme c'est son premier film, je serai très indulgent. Ce qui me gène davantage, c'est que le personnage principal me fait davantage penser à un agent secret comme "Austin Power" qu'à un Gorille, un Tigre ou un James Bond. Est-ce qu'un homme aussi insignifiant aurait pu tuer 33 personnes ? J'ai davantage "accroché" sur les moments du film consacrés à son métier de producteur de jeux télévisés. Chapeau, pour finir, au distributeur du film qui aurait pu avoir la conscience professionnelle de regarder le produit fini une fois les sous-titres rajoutés sur la version originale. En effet, quel choix magnifique que des sous-titres blancs sur des scènes se déroulant dans la neige ... Blanc sur blanc, ce n'est même pas la peine d'essayer de lire les sous-titres ! Ce qui est drôle, c'est que le même problème s'était produit pour le sous-titrage d' "Un Homme d'Exception" : serait-ce le même distributeur pour les deux films ?
L'histoire incroyable mais vrai de Chuck Barris. L'adaptation cinématographique de George Clooney et le scénario de Charlie Kaufman inspiré de l'autobiographie du célèbre producteur de télévision américain, également animateur d'émissions de jeux télévisés aux États-Unis dans les années 1960 et 1970. Il a également composé des chansons qu'il a enregistrées dans des 45 tours. Il aurait été également d'après son autobiographie, tueur à gage pour la CIA. George Clooney signe ici son premier film. Une oeuvre superbement réalisée, qui confirmera par la suite son talent derrière la caméra. Sam Rockwell illustre parfaitement bien ce personnage d'animateur télé déjanté le jour, et celui de tueur à gage la nuit. Le reste du casting est par ailleurs prestigieux, grasse à une belle brochette d'acteur, notamment Maggie Gyllenhaal, Julia Roberts et Drew Barrymore. Bref, ce biopic est surprenant !
Il y a comme une grande vague néo-hollywoodienne et caméogène formée par Soderbergh autour d'Ocean's Eleven, vague portant dans son écume des curiosités dignes d'ouvrir un millénaire ainsi que Full Frontal et Confessions d'un homme dangereux. Clooney est pour la première fois à la réalisation et diantre, il ne démérite pas ! Ses plans sont impressionnants, souvent télévisuels mais aussi souvent lisses et techniques.
En revanche, le réalisateur ne cherche pas à créer la tension. Sam Rockwell s'en nourrit toujours, et c'est un peu sevré de force que l'acteur va jouer la vie d'une personne encore bien vivante à l'époque, et dont il est surprenant que la vie soit racontée ainsi, sans glorification, brute et seulement embellie par les paillettes cinématographiques. En fait, le film est l'adaptation où Chuck Barris, l'intéressé, s'invente une carrière de tueur à la CIA ; le script que cela donne est malheureusement aussi peu crédible que le livre au regard de la CIA elle-même.
Seul l'aspect schizophrénique prononcé vient à la rescousse. Sérieusement, j'ai cru dur comme fer, pendant les trois quarts du film, que Barris serait diagnostiqué comme tel (Confessions of a beautiful mind !). Mais c'est une fausse alerte, et la tâche de réalité l'éclabousse comme elle a éclaboussé d'autres dignes films biographiques comme Big Eyes. L'ambiance est souvent détestable, s'exhibant en de grands moulinets sur la corde raide de l'adaptation d'une vraie vie, et la preuve de sa chute est mon interprétation totalement à côté de la plaque en direct.
Voyage très étrange dans le passé de la télévision et des États-Unis pendant la guerre froide, lorsque le pays était fou et trop fort. La vie d'un mec célèbre encore en vie avec une double vie d'un tueur de la CIA. Bien fait et produit. Étrange et drôle.