On pourrait citer beaucoup de qualités à propos de ce blockbuster français : l'intelligence de l'écriture qui respecte le génie feuilletonnant du roman, la musique de Jérôme Rebotier, le casting impressionnant.
Mais ce qui est pour moi la caractéristique principale du film, et sa spécificité, c'est la modeste efficacité avec laquelle il a été conçu et réalisé. Ici, pas d'effet numérique ostentatoire, pas de scènes d'action inutiles, pas de modernisation accessoire dans le scénario : tout ce qui est montré est utile, tout ce qui est filmé fait avancer l'intrigue.
A l'image de cette sobriété bienvenue, la composition de Pierre Niney m'a paru saisissante. L'acteur auquel on peut souvent reprocher un gentil (mais parfois envahissant) cabotinage est ici parfait. Joyeux sans excès dans la première partie, puis intelligemment sombre dans la seconde, sans jamais se départir de cette assurance dans la vengeance qui semble alors lui tenir lieu de personnalité. Il illustre merveilleusement l'idée de génie de Dumas : faire d'un gentil congénital un méchant obstiné.
Toute cette affaire est mené tambour battant jusqu'à un combat final qui résume les qualités du film : sans esbroufe, raisonnablement cruel, sous un ciel nuageux et peu flatteur.
Si le casting est absolument parfait (et je pèse mes mots, tout le monde est proche de ce qu'il peut faire de mieux), j'aimerais distinguer Anaïs Demoustier, qui campe une Mercedes d'exception, et dont la moindre des expressions fait véritablement vibrer l'écran.
Enième resucée de l'oeuvre d'Alexandre Dumas... qui doit se retourner dans sa tombe, tant le film est dissemblable de l'oeuvre originale. Franchement, j'avoue ne pas comprendre les commentaires dithyrambiques sur ce film qui n'a franchement rien de transcendant. Sans doute la majorité des gens aiment ce film parce qu'ils ne connaissent pas l'histoire de Dumas. C'est désespérément long et ennuyeux; je me serais endormi si la musique avait été moins bruyante!
La énième adaptation du Comte de Monte Cristo s'ajoute au Dumas Cinematic Universe comme certains l'appellent après Les trois mousquetaires. Les deux films de Martin Bourboulon étaient déjà bien mais sans être incroyable non plus. Par contre, Le comte de Monte Cristo met une réelle claque. On a ici un "blockbuster" à la française qui se veut très ambitieux et comme le veut Pathé, relancer l'industrie du cinéma français à l'international. Edmond Dantès incarné donc par Pierre Niney, comme le veut le roman, passe d'un homme qui a tout à un homme démuni et qui va faire grandir la soif de vengeance en lui. La partie du film en prison m'a fait penser à Ben Hur qui a la même mécanique, sauf que Judas Ben-Hur est placé dans la galère. Pierre Niney en Monte Cristo, c'est un grand OUI, le jeu est au rendez-vous sans fausses notes et rien que le choix de cet acteur est très bon. Le budget du film nous permet de proposer de superbes plans, dans de sombtueux lieux, d'époque de la renaissance. Le film sait utiliser le patrimoine culturel que l'on a en France. Pas besoin de recréer tout cela en 3D ou avec de faux décors. La France est le pays parfait pour tourner ce film. Les séquences en mer sont tout aussi magnifique. C'est assez marrant mais les valeurs de plans sont assez similaire à ceux dans "Les trois mousquetaires", mais je pense surtout aux plans au drone pour filmer les petites scènes à cheval au galop. Du côté des musiques, tout ce que j'aime, de l'orchestral, un thème bien reconnaissable et de la prestance. On entend bien que le production a pris le temps pour tout ce qui est sonore et particulièrement la musique.
Bref, un excellent film français qui change de de ce que l'on peut voir actuellement et un film ambitieux qui j'espère va aller loin
Tellement satisfaisant, bien jouer, bien réalisé, une super production française qui mérite son succès, maquillages réussis,photo, costume qualité premium, un grand film d'aventure pour toute la famille...je n'ai à dire que des banalités élogieuses, un film incontournable à voir absolument .
Très déçu. Dans le livre, toute l’intrigue se dévoile au fur et à mesure, mais là c’est très rapidement dévoilé et on perd tout le plaisir de la surprise. L’histoire de Danglars n’est pas celle du livre et bcp moins intéressante Quant aux acteurs, Mercedes est très banale et pour le Monte Cristo on est loin de Depardieu ou Weber Et la musique, trop évidente, caricaturale. Bref, moment pas désagréable mais adaptation décevante.
Après Les trois mousquetaires, Le comte de Monte-Cristo s'affiche comme un divertissement populaire et de qualité, susceptible, donc, d'attirer le public le plus large possible (et de faire lire le chef d’œuvre de Dumas ?). Pas de honte à cela, bien au contraire, eu égard au niveau désespérant d'une grande partie de la production française récente. Là, c'est du lourd, et l'entreprise d'adaptation est sérieuse, avec juste ce qu'il faut de modernité et de synthèse pour que 3 heures suffisent pour encapsuler l'essentiel du roman. Et garder son esprit et la noirceur d'âme de son personnage principal ? Il sera toujours possible d'ergoter mais Pierre Niney ne déçoit pas dans ce rôle à multiple facettes. Pas de folies à attendre mais un classicisme de bon aloi, même si certains épisodes sont survolés (la captivité) mais c'est bien le retour de la vengeance qui intéresse tout le monde et la manière dont Edmond Dantesque (sic) administre ses règlements de comte. La froideur continuelle du film ne s'estompe vraiment que sur la fin et ce sont les personnages féminines qui sont à l'origine de l'émotion si longtemps tenue en laisse. Le talent de Anaïs Demoustier et Anamaria Vartolomei n'y est pas pour rien pour incarner des héroïnes amoureuses dont le caractère passionné tempère le côté sombre de Monte-Cristo. Sans atteindre des sommets, cette version du livre feuilletonnant de Dumas remplit parfaitement son office de distraction. Il n'en était pas espéré davantage.
Wouah, quel souffle! Un grand film épique comme on n’en a plus vu depuis longtemps. Ça surpasse même les 2 épisodes des 3 Mousquetaires parce que le scénario est tout simplement l’histoire la plus extraordinaire qui n’ait jamais été écrite sur le thème de la vengeance. Mais même avec un tel scénario il fallait arriver à le mettre en images et à faire tenir un roman fleuve en moins de 3 heures. Le pari est plus que tenu, le film est une réussite qui tient en haleine sans aucune baisse de tension, sans aucun temps mort. Cette intensité dramatique provient de l’histoire mais la mise en scène procure aussi du suspense. Et surtout l’image est spectaculaire, il y a de nombreux plans de cinéma qui sont magnifiques. Les extérieurs sont grandioses (l’île de Monte Cristo) mais les intérieurs sont encore plus étonnants, notamment le palais du Comte, tout droit sorti des Mille et Une Nuits. Comme toujours on va comparer Pierre Niney à ses illustres prédécesseurs dans le rôle titre. Franchement, malgré sa jeunesse il réussit une interprétation bluffante, parce qu’il arrive à incarner cette obsession de la vengeance, une sorte de mal qui le ronge de l’intérieur. Son costume ajoute au côté sombre du personnage. Une scène à elle seule résume la virtuosité de son jeu, celle où il invite tous ceux qui l’ont trahi dans une maison où s’est déroulé un drame dans le passé. Les autres acteurs sont épatants, le réalisateur a fait le choix de donner leur chance à une nouvelle génération, qui ne déçoit pas. Une mention spéciale à l’acteur qui joue le protégé du Comte, le prince Cavalcanti : il crève l’écran, tout comme l’actrice ravissante qui joue Haydée. Allez voir de toute urgence ce film, c’est un chef d’œuvre qui n’a qu’un défaut : il ringardise toutes les précédentes versions de l’adaptation de cet incroyable roman d’Alexandre Dumas !! Nota : ne lisez pas le résumé de l’histoire avant d’aller voir le film, c’est dommage de ne pas profiter des effets de surprise des rebondissements de l’histoire !
Je suis extrêmement déçu par cette adaptation du Comte de Monte Cristo. Si vous n’êtes pas familier avec le chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas, vous serez peut-être impressionné par la mise en scène et par les performances des acteurs, particulièrement celle de Pierre Niney. Cependant, pour les passionnés du roman, c’est une véritable trahison.
Les producteurs ont pris des libertés avec l’histoire, dénaturant ainsi l’essence même de l’œuvre. Ce film n’est qu’une version approximative de la trame principale, avec des personnages réécrits ou ajoutés sans raison valable. La distinction subtile entre la vengeance et la justice, si magistralement développée par Dumas, est ici réduite à une simple thématique dépourvue de toute profondeur.
L’abbé Faria, essentiel à la transformation intérieure de Dantès, est transformé en une caricature grotesque, dénuée de toute la sagesse et de la profondeur du personnage original.
La mise en scène, bien qu’esthétiquement plaisante, ne parvient jamais à capturer l’âme du roman. Les plans stylisés et la musique omniprésente créent une tension artificielle, sans jamais atteindre la gravité et l’intensité de l’histoire originale.
En conclusion, cette adaptation manque de respect et de fidélité envers le texte de Dumas. Elle privilégie le spectacle superficiel au détriment de la profondeur narrative.
Très très déçue de cette version,personnages modifies,d'autres qui n'existent pas,des trucs qui n'ont pas de sens,j'attendais ce film avec impatience, j'aime tellement ce roman et je sais vraiment déçue,dommage, je reverrais edmon avec weber et jourdain ça me consolera
LE COMTE DE MONTE-CRISTO (2024): Trahison, vengeance, manipulation, amour et sentiment capteront notre attention sur une durée de 3 heures qui passeront aux grands galops. Non… ce ne sera pas un film d'action de cap et d'épée, mais la vision d'une haine, celle d'un homme blessé au plus profond de lui-même, Edmond Dantès ou le Conte de Monte-Cristo. Une intelligence calculatrice pour des représailles dévastatrices afin de détruire ceux qui l'ont trahi. Un film français d'une très grande qualité par son impressionnante reconstitution historique (décors, costumes, navires…), par ses acteurs (Pierre Niney, Laurent Laffite…), aucun ne surjoue (Ouf!), aucun ne donne cette impression de réciter son texte (Ouf!), des personnages bien développés, du charisme dans la froideur acceptable d'un scénario où la majorité des scènes développeront de passionnantes intrigues. Une réalisation maitrisée (tous les personnages seront mis en lumière), des échanges intéressants, de magnifiques images, une bande-son modérée (Ouf! Pour mes oreilles). Je pensais que tous nos réalisateurs et tous nous acteurs français nous avaient quittés, mais en voyant ce film je me suis gravement trompé. "Le Comte De Monte-Cristo" du très grand cinéma français. Vraiment excellent!
Qu’on l’ait lu ou pas, on connaît tous l’histoire du "Comte de Monte-Cristo" comme on connaît celle des "Misérables" ou de "Cyrano de Bergerac". En 1815, alors qu’il s’apprête à épouser la belle Mercedes, le jeune capitaine de marine Edmond Dantès est injustement enfermé au château d’If. Il parvient à s’en échapper grâce à la complicité de l’abbé Faria et à mettre la main sur le trésor perdu des Templiers. Il va traquer ceux qui l’ont trahi et mettre son immense richesse au service de son insatiable vengeance.
Fort du succès emporté par "Les Trois Mousquetaires", le duo Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patelière, produit par Pathé, remet le couvert. Son ambition revendiquée : signer un blockbuster à la française en adaptant les grands classiques qui font partie de l’imaginaire populaire. Le projet n’est peut-être pas d’une créativité folle (quel sera le prochain opus ? "Sans famille" ? "Notre-Dame de Paris" ?) ; mais il n’en s’agit pas moins d’un travail soigné, dans des décors éblouissants, avec des costumes somptueux et une caméra virevoltante.
Plus qu’un blockbuster, un terme américain et galvaudé qui décrit plus un genre qu’un produit, "Le Comte de Monte-Cristo" renoue avec la tradition des péplums façon "Ben Hur" ou "Lawrence d’Arabie". C’est un film énorme, de près de trois heures qui nous emporte. Il réussit le pari d’une durée hors norme qui n’est jamais ennuyeuse. Je m’ennuie tellement à des films d’une heure trente que je dois féliciter ses auteurs de ne pas m’avoir laissé une seconde pour regarder ma montre pendant près de trois heures de rang.
"Le Comte de Monte-Cristo" est à prendre au premier degré. Il n’essaie pas de rendre crédible des situations ou des rebondissements qui, dans le livre déjà, ne l’étaient guère. Je me souviens, enfant, d’en avoir vu à la télévision une adaptation. J’en ai un souvenir marquant. J’en avais tout aimé : les personnages follement romantiques, l’omnipuissance de son héros, sorte de Bruce Wayne (le héros masqué de Batman) avant l’heure, son projet vengeur et l’habileté avec laquelle Dantès le met en oeuvre… Je pense – sans en être entièrement certain – qu’il s’agissait de la mini-série en quatre épisodes de Denys de La Patellière, le propre père du co-réalisateur Alexandre de La Patellière – qui est né la même année que moi et qui raconte qu’il accompagnait émerveillé son père sur le plateau.
J’aurais aimé mettre quatre étoiles à ce "Comte de Monte-Cristo". Mais hélas, je n’y arrive pas. Les raisons en sont multiples et mauvaises. La première est que, connaissant trop bien l’intrigue, elle me surprend moins : on sait par avance par exemple le subterfuge que Dantès utilise pour s’évader du château d’If et le succès de son entreprise. La seconde est que je suis sans doute trop vieux pour goûter ces films-là. À dix ans, j’étais fasciné et transporté. À cinquante, j’ai perdu mon âme d’enfant.
PS : Avez-vous reconnu la langue que parlent Dantès et Haydée ? Roumain ? Maltais ?
Pas tout à fait le roman,plutôt une guimauve et Niney reste le même tout le long du film,peu importe les années de cachot,et à aucun moment l’on sent chez lui un homme habité par le désir de vengeance.Certaines images font vraiment carton pâte!Et la fin est ridicule !!!Je vais vite me replonger dans le roman autrement plus dramatique.
Très difficile de donner une note à ce film tant il me paraît à la fois réussi et à côté sur ces 3h... Déjà, Les Trois Mousquetaires 1 et 2 qui ont suivi la même production, me paraissent en dessous, surtout la partie 2. J'avais donc mes réticences pour ce Monte Cristo, dont l'heure et demi me les confirme : aucun style de mise en scène, des personnages qui n'existent pratiquement pas face la priorité des décors et de la belle image... C'est long, c'est ennuyeux. Le souffle d'émotion est au plus bas, alors même que les scènes dans la prison pourraient s'y prêter. La bascule se produit quand on commence à voir les premières révélations de Edmonton Dantès. À partir de là, la caméra se rapproche des visages et on peut enfin apprécier toute la palette des acteurs qui offrent des scènes fortes en sensations. La deuxième partie rattrape donc la première mais je reste néanmoins dubitatif sur les choix scénaristiques qui me semblent simplifient l'œuvre originale. Chercher à attirer le public le plus large ne signifie pas abandonner toute vision et parti pris d'auteurs et décomplexifier son récit.
La réalisation ne m'a pas emballé. Les décors sont réussis mais la photographie est mauvaise avec des couleurs trop ternes. Le jeu d’acteur de Pierre Niney est mauvais comme souvent. Il transpire l'arrogance même quand il joue. Il ne me procure aucune émotion. Et l'ensemble du film n'est pas suffisamment fidèle à l’histoire du comte de Monte Cristo. Je préfère mille fois revoir la série télévisée avec Gérard Depardieu.
Un film épique et une magnifique fresque comme on en avait rarement vu. Du rythme, des émotions. Des images et une photo magnifiques, un scénario qui ne suit pas complètement Alexandre Dumas mais qui le dynamise dans une version cinématographique, pas de temps morts. Les 3h00 défilent à la vitesse grand V. La maîtrise des réalisateurs est remarquable. Pierre Niney incarne Edmond Dantès de manière saisissante. Les autres acteurs sont justes et remarquables. Du grand et beau ciné.